26 Janvier 2012

Permalink 19:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 305 mots  

Oscars

Drive n'est pas en candidature aux Oscars, ni David Fincher pour Meilleur réalisateur ou Melancholia de Lars Von Trier pour Meilleur film étranger...

Cela dit, ces gens sont en bonne compagnie: Hitchcock et Kubrick n'ont jamais reçu d’Oscar, Blade Runner n'a pas été sacré Meilleur film, et Gandhi a remporté contre E.T.! Même Citizen Kane a été boudé...

Ordinary People a gagné contre Raging Bull, et Kramer contre Kramer a gagné contre Apocalypse Now.

APOCALYPSE NOW !

C’est comme si tu préférais siroter une tasse de thé avec Janine Sutto plutôt que que caler une bouteille de tequila avec Eva Mendes…

Autre scandale: Les Boys 3 n'a jamais été en nomination pour le Meilleur film étranger,

Pourtant, il avait tout pour lui… S’il y a un film qui a marqué le cinéma québécois, c’est bien celui-là — avec Y a plus de trou à Percé avec Céline Lomez et La pomme, la queue et les pépins avec Donald Lautrec et Roméo Pérusse...

Meryl Streep est en nomination comme Meilleure actrice dans The Iron Lady. Pas étonnant: elle fait deux choses que les membres de l’Académie adorent , elle a un accent et elle se vieillit grâce à un savant maquillage...

Si vous voulez remporter Oscar, j'ai trois conseils pour vous : avoir un accent, vieillir, et jouer un handicapé…

Rappelez-vous : aux Oscars, l’important n’est pas de récompenser le meilleur film, c’est de donner l’illusion à la Terre entière que les multimillionnaires de Hollywood n’ont pas seulement un gros portefeuille et un gros égo, ils ont aussi un cœur.

Ils donnent des trophées à des films sérieux qui ont un message à transmettre, et après, ils écœurent leurs agents pour jouer dans Transformers 3.



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Permalink 17:21 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 20 mots  

"Je veux remercier Allah pour mon Oscar..."

L'acteur Liam Neeson veut se convertir à l'Islam.

Il trouve les cinq appels quotidiens à la prières quotidiens inspirants...

Ben coudonc...










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Permalink 07:17 am, Richard Martineau / Franc-parler, 573 mots  

C'est dans leur culture...

Avez-vous lu ça ?

Lors de sa plaidoirie, cette semaine, l’avocat de Mohammad Shafia a demandé aux jurés de prendre en considération le facteur culturel dans leur analyse des faits.
Par exemple, si son client a dit qu’il voulait découper ses filles en morceaux, il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre.

Il faut mettre ces propos dans leur contexte culturel. Mohammad Shafia est afghan, et dans la culture afghane, un homme fâché peut dire des choses qu'il ne pense pas réellement.


LE VIOL ET LES HAÏTIENS

Ça me fait penser à la juge Dubreuil.

Vous rappelez-vous ?

En 1996, une femme noire de Québec a été violée par deux Haïtiens lors d’une visite à Montréal.

Malgré l’absence totale de remords de la part des agresseurs, la juge Monique Dubreuil a condamné les deux hommes à une peine légère pour ce genre de crime : 18 mois de prison avec sursis (donc, pas de prison si les gars se tiennent tranquille), et 100 heures de travaux communautaires.

Pourquoi une peine aussi clémente ? Parce que, selon la juge, « l’absence de regret des deux accusés semblait relever plus d’un contexte culturel particulier à l’égard des relations avec les femmes que d’une véritable problématique d’ordre sexuel »…

En d’autres mots : les violeurs n’éprouvaient pas de remords parce que chez les Haïtiens, ce genre d’agression n’est pas considéré comme grave…


UN FACTEUR ATTÉNUANT

Les propos de la juge Dubreuil avaient provoqué un tollé, et avec raison : non seulement laissaient-ils à penser que la juge considérait l’origine culturelle des agresseurs comme un facteur atténuant, mais ils sentaient la discrimination à plein nez.

Comme si les Haïtiens ne considéraient pas le viol comme un crime !

Un regroupement de douze organismes haïtiens avait d’ailleurs déposé une plainte au Conseil de la magistrature du Québec…

Qu’a dit le ministre de la Justice Serge Ménard devant cette levée des boucliers ? A-t-il blâmé la juge Dubreuil ?

Non, il l’a défendue.

« Les juges doivent tenir compte des circonstances culturelles, a-t-il dit. Nous les incitons même à le faire. »


« UNE VALEUR IMPORTANTE »

Pourquoi ?

Y aurait-il deux formes de justice : une pour les Québécois de souche, et une pour les immigrants ?

Le cas de la juge Verreault, que j’ai rappelé dans ma chronique du 26 novembre, allait dans le même sens : 23 mois de prison pour un Algérien qui avait violé sa belle-fille de neuf ans, parce qu’il avait eu l’amabilité de la sodomiser au lieu de la pénétrer dans le vagin, préservant ainsi sa virginité — « une valeur qui semble très importante dans leur religion, d’expliquer la juge. On peut donc dire que d’une certaine façon, l’accusé a ménagé sa victime… »


C’EST NORMAL !

Mohammad Shafia est-il Canadien ?

Si oui, il a les mêmes droits et les mêmes responsabilités que tous les autres citoyens du pays, et son avocat n’a pas à demander aux jurés de tenir compte de son origine ou de sa culture.

J’espère que les membres de la communauté afghane vont réagir à ces propos qui laissent sous-entendre qu’il est normal, dans « cette communauté », de proférer des menaces de mort contre ses propres enfants…



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25 Janvier 2012

Permalink 15:26 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 602 mots  

Guerre idéologique

Décidément, ça bouge sur l’axe gauche-droite !

Après les publications des livres De Colère et d’espoir de Françoise David et Pour en finir avec le gouvernemaman de Joanne Marcotte, c’est au tour de deux autres grosses pointures de la gauche et de la droite de se tirer dessus à boulets rouges : Jean-François Lisée et Éric Duhaime.


BONNE GAUCHE CONTRE MÉCHANTE DROITE

Le blogueur péquiste publie Comment mettre la droite K.-O. en 15 arguments, alors que le cofondateur du Réseau Liberté Québec (et collaborateur régulier à Franchement Martineau, à LCN) propose L’État contre les jeunes : comment les babyboomers ont détourné le système.

Deux pamphlets enflammés, deux façons opposées de concevoir l’avenir du Québec.

Tout d’abord, qu’est-ce que la gauche et la droite ? Lisée répond à la question en citant les politologues Alain Noël et Jean-Pjilippe Thérien.

La droite, affirme-t-il, serait « pessimiste sur la nature humaine » et considèrerait la vie « comme une compétition acharnée entre les individus ».

Ah oui ?

Je suggère au blogueur de L’Actualité de lire l’essai d’Éric Duhaime : il s’apercevra que les valeurs défendues par la droite québécoise n’ont rien à voir avec les clichés véhiculés par ses amis politologues.


SOLIDAIRES AVEC LES JEUNES

Que dit Duhaime ?

Qu’au lieu d’endetter les générations futures en payant à crédit des programmes qu’il ne peut s’offrir, le Québec devrait plutôt gérer ses finances de façon responsable, « rétablir le pont entre les générations » et « faire preuve de solidarité envers la jeunesse ».

C’est être « pessimiste envers la nature humaine », de dire ça ? C’est « voir la vie comme une compétition acharnée entre les individus » ?

Absolument pas.

C’est au contraire faire la promotion de la générosité et de l’entraide.

Comme plusieurs de ses camarades, Lisée croit dur comme fer que la gauche a le monopole de la compassion et de la solidarité.

Si vous pourfendez le corporatisme syndical et critiquez les groupes de pression qui défendent leurs intérêts avant ceux de l’ensemble de la population, c’est que vous êtes égoïste et individualiste.

Quelle vision simpliste des choses…

Dire que dans son livre, Lisée me traite de tenant de la « droite populiste ». Et la gauche populiste, monsieur le professeur ?


UN « VIRUS »

En fait, Lisée et Duhaime visent le même but : améliorer la situation du Québec.

Seules les méthodes qu’ils préconisent divergent.

Mais dire que la droite est un « virus idéologique qui propose une réduction des systèmes d’entraide publics », comme l’affirme Lisée dans son ouvrage, est un mensonge.

La droite ne veut pas démanteler l’État. Elle veut un État plus efficace, qui aide MIEUX ceux qui en ont VRAIMENT besoin, et qui fait preuve d’ÉQUITÉ envers les générations.

Quel est le problème, avec ce point de vue ?


POINTS COMMUNS

Lisée affirme qu’il faut diminuer les subventions aux entreprises. Nathalie Elgrably-Lévy dit exactement la même chose.

Il croit que les riches devraient payer leurs services plus chers. Joanne Marcotte a déjà défendu la même position.

Il affirme qu’il faut s’attaquer à la dette et donner un coup de pouce à la productivité — deux dadas d’Éric Duhaime.

C’est ça, sa gauche efficace ?

Ça ressemble étrangement à la droite compatissante.



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24 Janvier 2012

Permalink 15:24 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 199 mots  

Le "contexte culturel"

Nouvelle de l'Agence QMI concernant le procès Shafia:



L'avocat de Mohammad Shafia a demandé aux jurés de prendre en considération le facteur culturel dans leur analyse des faits, relevant que l'essentiel du procès s'est déroulé en dari, la langue maternelle des accusés. L'avocat a estimé que ne connaissant pas cette langue et ses intonations, le jury ne maîtrisait pas forcément les codes permettant de différencier les nuances de certains témoignages, comme le sentiment de tristesse ou de colère.

Jouant une nouvelle fois la carte culturelle, Me Tremp a également rappelé que, pendant le procès, un expert avait expliqué que dans la culture afghane, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, car un homme fâché peut dire, sous le coup de l'émotion, des choses qu'il ne pense pas réellement.




Quand un Québécois de souche dit qu'il va tuer son fils, il faut prendre ses propos en considération.

Mais quand c'est un membre d'une communauté culturelle qui lance ce genre de menaces, il faut remettre ses propos dans "leur contexte culturel"...

Avons-nous une poignée dans le dos, bordel?




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