3 Décembre 2006

Permalink 18:07 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 128 mots  

Dans les annales

Voici une résolution qui a fait l'objet d'un vote lors du récent Congrès du PLC:

"Égalité et âge de consentement

ATTENDU QUE la loi actuelle est discriminatoire envers les couples de même sexe non mariés parce qu’elle interdit aux personnes non mariées de moins de 18 ans d’avoir des relations sexuelles anales même si elles sont consentantes;

IL EST EN OUTRE RÉSOLU QUE le Parti Libéral du Canada conseille vivement au gouvernement fédéral de fixer l’âge légal requis pour consentir à des relations sexuelles anales à celui requis pour consentir aux autres actes sexuels."

(Tiré du cahier "Les ateliers d’élaboration de politiques au congrès d’investiture et biennal de 2006, du 29 novembre au 3 décembre 2006")

Permalink 17:28 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 159 mots  

Hic!

La période des partys de bureau commence.

Pour ceux qui sont pigistes comme moi, cette période est infernale. On a deux, trois partys par semaine. Qu'on ne peut pas rater, bien sûr, car ce serait mal vu.

N'oubliez pas: buvez de l'eau entre vos consommations d'alcool! Car vous allez faire des choses que vous allez regretter, et vous serez morts de honte lorsque vous croiserez vos confrères de travail au bureau, deux, trois jours plus tard...

C'est drôle, de se photocopier les fesses devant tout le monde, quand tout le monde est saoûl. Mais le lendemain, tout le monde dégrise, et la blague se retourne contre vous...

Et des photocopies, ça se scanne si facilement...

Un clic, et le Québec en entier voit vos niaiseries...

Faites attention aux téléphones-cellulaires qui prennent des photos! Aujourd'hui, tout le monde est caméraman, et le Web est un gros Loft Story international...
Permalink 17:18 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 223 mots  

Tir à blanc

Dimanche, Le Journal de Montréal conseillait à ses lecteurs de regarder la reprise des Francs-Tireurs, le soir même, à Télé-Québec.

"Vous pourrez voir une excellente entrevue de l'humoriste français Dieudonné", disait en substance la journaliste.

Or, si vous avez regardé cette reprise (diffusée en même temps que Tout le monde en parle — sans commentaire...), vous n'avez pas vu mon entrevue avec Dieudonné, mais une entrevue que Pat Lagacé a faite avec Stéphane Dion il y a quelques semaines.

Pourquoi? Parce que l'entrevue de Dion était plus à propos, because sa victoire de la veille?

Non.

Parce que dans l'entrevue qu'il m'a accordée (entrevue soit dit en passant qui avait été diffusée mercredi dernier sans aucun problème), Dieudonné s'en prenait au chanteur Patrick Bruel, qui l'avait attaqué lors de son récent passage à Tout le monde en parle.

Les propos de Dieudonné à l'égard du chanteur de charme étaient très durs.

Or, paraît que Bruel n'a aucun sens de l'humour, et qu'il adore envoyer des lettres d'avocats.

Résultat: T-Q a choisi la prudence, et a décidé de ne pas diffuser l'entrevue, histoire de ne pas froisser BruBru.

Un choix ironique, étant donné qu'une partie de l'entrevue avec Dieudonné portait justement sur la difficulté de critiquer une certaine communauté à la télé.
Permalink 17:07 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 301 mots  

Le party

Pour des raisons professionnelles, j'ai passé toute la journée de samedi au Congrès du Parti Libéral Du Canada.

Le cirque!

Je n'ai jamais vu autant de gens mal fagotés depuis ma visite au Festival western de Sainte-Tite. Des mononcles et des matantes en t-shirt rouge extra-large, bardés de macarons, portant des chapeaux de cow-boys aux couleurs de leurs candidats, tapant sur des tambours ou soufflant dans des trompettes, criant "Oh Rae, Oh Rae, Oh Rae, Oh Rae!" ou "Michael is here!"

Il y a même un homme qui portait un t-shirt disant: STÉPHANE IS THE MAN!

Oh yeah...

Heureusement, les jeunes, eux, étaient plus présentables. Des gars cravatés avec des attaché-case (style Justin), des filles en tailleur qui semblaient sortir d'un film de Hitchcock. Vous savez, des bibliothécaires austères avec des lunettes et un chignon. Mais dès que vous les séduisez, elles enlèvent leurs lunettes, laissent tomber leurs cheveux et se transforment en tigresses...

Pas étonnant qu'on distribuait des condoms (vrai!). Comme le disait Henry Kissinger, un diplomate qui était laid comme un pou mais qui tombait les plus belles femmes au monde, le pouvoir est le plus puissant aphrodisiaque sur terre.

Et un Congrès au ledership, c'est la quintessence du pouvoir.

On ne le dit pas assez, mais un Congrès politique, c'est aussi ça: des histoires d'amour et de couchette, des coups de foudre, des portes qui claquent, des visites clandestines à trois heures du matin, du grenouillage dans les corridors, des couples qui se font et se défont, des beuveries, le party...

Le show ne se déroule pas seulement sur scène.

Les jeunes politiques ont beau être straight à l'os, ils n'en demeurent pas moins jeunes. C'est-à-dire bourrés d'hormones.