5 Décembre 2006Contre Ségolène
Parlant de Natacha Polony (voir entrée précédente): dans l'hebdomadaire Marianne, la philosophe pourfend Ségolène Royal, la nouvelle vedette de la scène politique française.
Elle la trouve pognée, puritaine, maternante. (D'ailleurs, sur ce point: je reviens d'un court séjour à Paris. Plusieurs personnes m'ont dit que Ségolène Royal a affirmé, à la télé, que la fellation est un acte humiliant pour la femme! Méchante tigresse, non?) Polony n'est pas seule à avoir du mal avec Ségolène. Dans la même édition de Marianne, une autre intello, Clara Dupont-Monod, attaque aussi la nouvelle Reine du Parti Socialiste. Ce n'est pas parce qu'on est une femme qu'on vote automatiquement pour une femme, dit-elle. Et ce n'est pas parce qu'on est un Noir qu'on vote automatiquement pour un Noir! Extrait de son texte: "Mme Royal, vous dites: "Je suis la relève car je suis une femme." La politique peut-elle se limiter au vote chromosomique? Je ne le crois pas. Quand je vous regarde, je regarde vos idées. La véritable égalité entre hommes et femmes commencera le jour où ce genre d'argument semblera aussi incongru qu'un homme disant : "Votez pour moi car je suis un homme." À force d'appuyer sans cesse sur votre "différence", vous la creusez. Votre programme relève du manichéisme sexuel. D'un côté, les hommes aveugles et sourds aux intérêts du peuple; de l'autre, les femmes adeptes d'une ouverture harmonieuse. Or, depuis quand des valeurs portent-elles des sacs à main ou des cravates? Vous dites que les femmes sont nées douces, irréprochables. Imelda Marcos et Elena Ceausescu apprécieront." Et pan! Les femmes sont meilleures?
Je suis tombé sur cette entrevue de la philosophe Natacha Polony.
Les intellos qui passent leur temps à répéter que "les femmes sont plus bienveillantes, moins agressives, plus compatissantes" et toutes ces conneries devraient lire cet entretien... Extrait: "On est dans une époque qui glorifie la femme comme étant le nouveau sauveur. C'est-à-dire qu'on va se sortir de tous nos péchés originels par la femme. Par exemple, l'autre jour, j'entendais Ségolène Royal interrogée par une journaliste de France 2 qui lui demandait : « Vous avez une façon originale de voir les choses, est-ce parce que vous êtes une mère de famille ? » Et Ségolène Royal répondait : « Bien sûr, c'est une autre vision, parce qu'on peut avoir de l'autorité et qu'on peut dire aussi je t'aime, etc. » Il y a tout ce discours sur le fait que les femmes vont révolutionner la politique, l'entreprise, le monde, qu'elles sont merveilleuses, qu'elles sont tolérantes, qu'elles ont plus d'amour. Mais il suffit de voir ce que donnent les femmes dans toutes les révolutions, ce que donnent les femmes quand elles sont mères de martyrs et de kamikazes pour comprendre qu'on est dans le délire le plus complet. Sauf que refuser cela est tout de suite mal vu. On est soupçonné d'être une fois de plus réactionnaire, voire favorable au phallocentrisme triomphant. Et on oublie finalement que le plus grand féminisme, c'est celui qui est humaniste, c'est-à-dire celui qui arrive à comprendre que l'identité est multiple. J'ai sans doute beaucoup plus à voir avec un homme dont je partage les idées qu'avec une femme dont je ne partage pas les idées. Pour cela il est nécessaire de comprendre que l'identité n'est pas figée, elle est multiple, elle varie au fur et à mesure des âges. Je ne pense pas qu'être femme construise uniquement ce que nous sommes. Et je ne pense pas qu'il y ait quelque valeur féminine qui soit meilleure que les valeurs masculines..." Deep-a-dee Doo-da, Deep-a-dee Hey
Selon ce texte du New Yorker, Walt Disney est le père de l'Amérique moderne.
Les Américains lui doivent la plupart de leurs valeurs, de leurs idées, de leurs croyances idéologiques: l'éthique du travail, la foi en une fin heureuse, une vision hyper optimiste (pour ne pas dire naïve) du monde, etc. Bref, comme disent les Anglais, "It's Walt's World, We Just Live In It..." Kaboum!
Un terroriste pourrait-il mettre la main sur une bombe atomique?
Selon ce texte du magazine américain The Atlantic, ce ne serait pas facile, mais ce ne serait pas impossible... Gare aux serpents
Avez-vous vu le film Snakes on a plane?
Le flair d'un douanier des Philippines a empêché que le scénario ne se déroule pour de vrai dans un avion en partance pour Bangkok. Il a découvert 130 reptiles vivants dans les valises d'une passagère! (Vous allez apprendre à me connaître. Je vous avertis tout de suite: j'adore les histoires insolites, surtout celles qui mettent en vedette des animaux fous...) Gare au perroquet
Lu dans le magazine français Marianne, en page 29:
"Les aventures extraconjugales d'un Allemand ont été dénoncées en 2005 par Hugo, le perroquet de la famille. Une mésaventure semblable est arrivée cette année à Carlos de Gambos, un Argentin volage. Lors de la procédure de divorce, l'avocat de Rosella (sa femme) a même cité le perroquet comme témoin! Pendant plus de deux heures, le perroquet a tout déballé au juge, allant jusqu'à donner les noms des maîtresses de Carlos..." Concours
Aujourd'hui, dans Le Journal de Montréal, j'ai écrit une chronique sur Bernard Landry intitulée "Irrésistiblement"...
Question-quiz: pourquoi ai-je choisi ce titre? La première personne qui me donne une réponse juste gagnera... gagnera... euh... gagnera tout mon respect, voilà! ______________ O.K., je vais vous donner la réponse: IRRÉSISTIBLEMENT était le titre d'une chanson de Chantal Renaud, la conjointe de Bernard Landry.
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
Pour lui écrire, cliquez ici! Pour lire sa biographie, cliquez ici! Pour lire ses chroniques, cliquez ici! 10 derniers articles10 derniers commentaires
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