12 Juillet 2007Le Red Light voit rouge
Les autorités néerlandaises veulent nettoyer le fameux Red Light d'Amsterdam.
Finalement, ce n'est pas parce qu'on décriminalise le pot et la prostitution qu'on se débarrasse du crime organisé! Car qui fournit les filles aux bordels? Qui fournit la mari aux propriétaires de "coffee shops"? La mafia! À Amsterdam, la mafia profite de la décriminalisation des drogues douces et de la prostitution. Elle fait des affaires d'or, surtout grâce au trafic de filles. Les gangsters vont chercher les filles en Europe de l'est, et les font travailler dans les bordels d'Amsterdam. Ils ouvrent aussi des "coffee shops", où ils écoulent leur stock et blanchissent leur argent... (Comme au Québec, où la mafia blanchit son fric dans les différents casinos de la province...) C'est pourquoi de plus en plus de politiciens néerlandais demandent la fermeture pure et simple du Red Light... Bref, c'est un peu naïf de dire que la légalisation vient à bout du crime organisé... Si l'État québécois légalise le pot, par exemple, la mafia va juste vendre du pot plus fort que celui permis par la loi. Et elle va vendre du pot aux mineurs, elle va vendre son pot moins cher — bref, le crime organisé va s'adapter...
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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