9 Novembre 2007Les vrais problèmes
On parle beaucoup d'identité, ces temps-ci, au Québec.
Vous ne trouvez pas qu'on s'enfarge dans les fleurs du tapis? Qu'il y a des dossiers autrement plus importants? On se demande quelle sorte de draps acheter (en coton? en flanelle?) alors que la maison brûle! C'est comme le maudit bulletin chiffré. On s'énerve le poil des jambes. Or, c'est un faux débat. Le scandale n'est pas que l'on donne A plutôt que 90 % aux enfants. C'est qu'on les fasse tous passer, même les poches, mêmes les cancres! C'est ça, le vrai problème! Malheureusement, ces temps-ci, au Québec, on a de la difficulté à faire la différence entre les problèmes mineurs et les problèmes majeurs... Commentaires:Commentaire de: Michaelle Martel
M. Martineau, vous dites: "Le scandale n'est pas que l'on donne A plutôt que 90 % aux enfants. C'est qu'on les fasse tous passer, même les poches, mêmes les cancres!"
Là je vous donne 1 000 fois raison. Mais le Québec est un adepte de l'égalitarisme... donc, personne de mieux que nous, personne de pire. On va aller loin avec cette mentalité. Pourquoi diable sommes-nous si complexés, si paranos? On ne veut plus de modèles à suivre, on ne veut plus admirer personne. On croit que l'on se suffit à soi-même. Peuple complexé et prétentieux à la fois. Faut le faire! Heureusement que le ridicule ne tue pas, on serait tous morts. Commentaire de: Parti Pris (le vrai)
La décripitude de l'enseignement est peut-être attribuable au fait que notre système scolaire soit matriarcal et que les femmes ont tendance à chouchouter les enfants plutôt qu'à les entraîner à être performants. Malgré que ce soit plein de vieilles femmes laides, frustrées de la vie et avide de contrôle qui dirigent. Des femmes à claques comme Courshêne et Forget.
Les "cancres" ce sont plutôt les écoles, les commissions scolaires, les psychologues et psychiâtres, l'armée de faux-spécialistes et de pédagogues. Ensemble ils ont échoué lamentablement à instruire nos enfants. Un scandal honteux qui coûte $9 MILLIARDS par année. Les pays du tiers-monde réussissent mieux à enseigner les maths car ils vont droit au but. Leurs manuels ne contiennent QUE des maths et non pas des bonhommes dessinés en forme de calculatrice racontant des belles histoires. Est-ce qu'on réforme une langue ? NON, les langues évoluent très lentement. Est-ce qu'on réforme la constitution ? Le système parlementaire ? Le système monétaire ? Le système militaire ? NON NON ET NON ! Il y a des députés depuis 1000 ans, il y a des lieutenants, des généraux depuis 2000 ans. L'argent existe depuis 5000 ans. Alors pourquoi 21 réformes de l'enseignement en 30 ans ? Les méthodes des années 1960, avec la règle de calcul, l'apprentissage par coeur, le calcul mental, les règles de français, la géographie, et le conditionnement physique voilà l'essentiel. Il faudrait revenir dans le passé et offrir un enseignement qui FORCE les élèves à se servir de leur tête et à bouger avec leur corps. Commentaire de: Lisette Benoit
Je suis d'accord avec toi, Richard, on s'enfarge dans les fleurs du tapis avec des faux problèmes mais on aime chialer sans résoudre. C'est ce qu'on aime!
Commentaire de: Danny Chamberland
Un point pour le gagnant et un point de participation pour le perdant...
Je ne pense pas que ça va aider les "cancres" cette facilité, bien au contraire : ils vont finir par frapper un mur sur le marché du travail. Les vrais problèmes... ils sont trop complexes pour qu'on puisse s'y intéresser, probablement... Commentaire de: Annie Corbeil
Le projet de loi sur l'identité, ce n'est pas mauvais en soi, mais c'est un coup d'épée dans l'eau.
Commentaire de: Charles Magne
Les "zélus" et les "wannabe zélus" choisissent leurs combats, ceux qu'ils croient faire résonner une corde sensible chez l'électeur ou ceux qu'ils sont convaincus de pouvoir remporter.
Pour ce qui est de vouloir faire "passer" tout le monde à l'école, ça dénote deux grosses tares du québécois moyen: La loi du moindre effort. Faire passer tout le monde, c'est tellement plus facile et moins de trouble à gérer. Et le concept du "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". On ne veut jamais faire de peine à personne, au Québec, on a le "traumatisme" et la "blessure" facile au Québec, alors on ne veut pas dire "non" et on ne veut pas faire de peine à personne... Un peuple fort que ça va faire, ça, Mossieur... Commentaire de: Philippe David
@ Danny Chamberland
"Je ne pense pas que ça va aider les "cancres" cette facilité, bien au contraire : ils vont finir par frapper un mur sur le marché du travail. " Avec les baby boomers qui s'en vont tous à la retraite dans les 25 prochaines années, il va y avoir du travail même pour les cancres, j'ai bien peur. Commentaire de: René Bouthillette
@ M. Martineau :
Je cite vos paroles. Vous êtes allé trop vite sur le clavier. Il nr fallait pas débuter le paragraphe ainsi ... " Malheureusement, ces temps-ci, au Québec, on a de la difficulté à faire la différence entre les problèmes mineurs et les problèmes majeurs..." mais plutôt le débuter ainsi ... " Depuis toujours au Québec ... " V'là que la '' Marois '' maintenant s'égosille avec le problême identitaire pour pousser le " Collégien " Dumont dans le tiroir des oubliettes et pourchasser le P.M. ... Et durant tout ce temps , le Québec s'enlise et fait rire de sa distinction ! Commentaire de: Ciceron Derome
"Le scandale n'est pas que l'on donne A plutôt que 90 % aux enfants. C'est qu'on les fasse tous passer, même les poches, mêmes les cancres!"
J'avoue que j'ai un peu de difficulté avec ce bout de texte. Notamment, les mot "cancre" et "poche" utilisés ici ont une connotation qui me chatouille quelque peu eu égard à la dignité humaine. Cela me rappelle la parabole des talents. On peut tirer des enseignements de certains livres sans pour autant souffrir "d'aplaventrisme" devant les "révélations" de la "sola scriptura". Cette parabole indiquait en quelque sorte que les contenants des talents de chaque individu variaient et que l'important se situait plutôt dans l'action de les combler, peu importe le modèle. Ici, depuis moultes années, on a établi une sorte de hiérarchie sociale où les "métiers" étaient en quelque sorte pour les "basses classes". Je crois que l'agilité des mains c'est d'abord l'agilité de l'esprit, et il n'est pas vrai de dire, indirectement ou implicitement, que les "métiers manuels" sont pour le "petit peuple" (implicitement les cancres et les poches). Le génie prend toutes les formes possibles et imaginables. Il y a d'incroyables génies dans les "métiers" comme il y a des génies "intellectuels". Les deux sont des humains à part entière qui contribuent à l'avènement des société. Ce n'est pas être "égalitariste" que de dire que les "intellectuels" ne sont pas plus humains que les "manuels". Plutôt que de dévaloriser les métiers comme cela se produit souvent, il faut plutôt encourager les gens à choisir ce qu'ils aiment dans la vie sans leur accoler cette étiquette de "manuels". En termes plus larges, je dirais qu'il y a des (et non pas les) "manuels" qui sont beaucoup plus intelligents et qui ont un sens des responsabilités beaucoup plus développé que des (et non pas les) "intellectuels". Nous pouvons être des génies dans tous les domaines. Il s'agit de bien les publiciser ces domaines et de s'adresser à l'intelligence des personnes et non à l'artifice d'un "statut". Fondamentalement c'est une question de respect de la dignité humaine, une question d'éthique. Commentaire de: Aéro planeur
Téka, comme je l'ai dit ailleurs, ce n'est pas le port du voile par quelques gamines à l'école qui va avoir un impact sur la qualité de l'éducation de nos enfants.
Au lieu de s'enfarger dans le voile, on devrait se préoccuper du rôle des commissions scolaires et des enjeux de la réforme. Mais s'est bien plus facile de tapper sur le voile : c'est visible et simple à comprendre, ce qui n'est pas le cas de la mission des commissions scolaires et du sens de la réforme, qui sont des sujets qui demandent un certain effort intellectuel pour bien en comprendre les enjeux. C'est surtout la paresse intellectuel qui nous guide dans nos choix de débats. Commentaire de: mikael arcand
Sauf votre respect, je pense que vous vous trompez lorsque vous dites qu'il n'y a pas de lien entre la dérive du système scolaire québécois et notre obsession identitaire actuelle. S'il y a eu 21 réformes en 30 ans, comme dit M. Parti Pris (le Vrai), je pense que c'est parce que nous voulons tellement être une société laïque que nous ne sommes pas capables d'admettre que le meilleur système éducatif est celui qu'ont inventé les religieux et qu'ils ont mis en pratique de l'époque de Charlemagne jusqu'à la Révolution tranquille. Mais maintenant, que voulez-vous, il faut être moderne... et laïque...
Commentaire de: Normand ajoindre
Vous dites "au Québec, on a de la difficulté à faire la différence entre les problèmes mineurs et les problèmes majeurs... "
Nos élus sont des communicateurs, des "debaters", on leur amène ces dossiers-là. C'est pas eux qui sont à critiquer, c'est nous, les pas intelligents. Commentaire de: Julienne Hormis
Finalement, nous voila arrivés à la même conclusion. Le Québec, ou les politiciens québécois laissent de côté les vrais problèmes pour ne s'occuper que de "la dentelle qui orne la robe". ILs lancent l'os au peuple québécois, et celui-ci s'y jette dessus avec fougue et dévouement. Depuis que j'ai mis les pieds ici au Québéc, je n'ai cessé de constater les contradictions et les mauvaises gestions. Mais qu'à chaque fois que je donnais mon avis, on me répondais qu'ici c'est meilleur que le pays de ma provenance. Peut-être il fut un temps où le Québec était un pays où il faisait bon vivre. Plus maintenant. Tout est miné: l'éducation, le travail, les loisirs, les infrastructures... Je ne sais à quel miracle il faut s'y attendre pour remédier à ces situations, mais peut-être une prise de conscience de la part du peuple empêchera dans le futur ces politiciens de nous berner et de nous mener en bateau. Et que les médias cessent de faire de la propagande. La crise identitaire québécoise aurait pu être résolue dés le début par une loi interdisant les signes religieux dans les lieux publics et le problème serait résolu. Pas besoin de commissions et compagnie et du gaspillage à gauche et à droite et à non plus finir.
Commentaire de: Normand ajoindre
N'oublions pas nos "sépulcres blanchis". C'est nous qui choisissons nos élus. Il y en a qui ne veulent pas que ça aille bien. En effet, des gens satisfaits ne font pas la révolution. Ces élus sont obligés d'être négatifs afin d'aider leur parti.
Ces élus choisiront alors des causes "nobles" qui, ils le savent, ne peuvent être réalisées par le parti au pouvoir. (exemple:éliminer la pollution, éliminer la pauvreté, éliminer la maladie). Ces élus qui ne collaborent pas pour que le gouvernement fonctionne bien, nous ne pouvons pas les identifier comme faisant partie du problème étant donné qu'ils sont des chantres des causes "nobles". Peut-on être contre la vertu ? Commentaire de: Nadine .
Mon fils est né le 12 septembre et la date limite d'entrée est le 30 septembre. Dès la maternelle, on m'a dit qu'il aurait de la misère parce qu'il est né tard dans l'année et on m'assurait qu'il était très intelligent; s'il serait né disons en mars ou avril, ça ne serait pas la même chose, il n'était comme pas assez "mature". Je lui faisais faire ses devoirs comme il se doit, il est intelligent et apprend vite, mais ce qu'on m'avait dit s'est avéré vrai; il aurait dû attendre une année avant d'entrer à l'école. En 5è année du primaire, il avait beaucoup de misère, il ne passait pas dans des matières importantes. J'ai été voir le directeur et je lui ai demandé de lui faire doubler son année parce que malgré mes efforts, il "n'accrochait" pas à ses études. On m'a répondu qu'avec la réforme, on ne faisait plus doubler. J'ai insisté mais il n'y avait rien à faire. Au secondaire, ç'a été un désastre. Il est maintenant en secondaire "spécial" et en plus, il a un déficit de concentration: tout un choc pour moi qui est contre le Ritalin et ses confrères... :'( Aujourd'hui, il est encore en secondaire spécial avec 1 journée par semaine en "pratique", c'est-à-dire qu'il passe 1 journée à travailler pour voir différentes sphères du travail. Ils ont la chance d'aller dans n'importe quoi question d'avoir une idée de ce que tel ou tel travail a l'air. Comme je savais déjà, c'est un manuel comme moi (je suis électricienne); quand on lui demande un travail, il est très bien éxécuté. Mais la théorie...
Cette réforme a été de la merde... Mon fils n'est pas tellement plus accroché à ses études, et comme la plupart des jeunes, son orthographe est à chier... il écrit au son!!! Quelle sorte de travailleurs ça va faire?!?! Commentaire de: Ciceron Derome
@ makael arcand
Permettez-moi de commenter un extrait de votre texte: ___________ "S'il y a eu 21 réformes en 30 ans, comme dit M. Parti Pris (le Vrai), je pense que c'est parce que nous voulons tellement être une société laïque que nous ne sommes pas capables d'admettre que le meilleur système éducatif est celui qu'ont inventé les religieux et qu'ils ont mis en pratique de l'époque de Charlemagne jusqu'à la Révolution tranquille. Mais maintenant, que voulez-vous, il faut être moderne... et laïque..." (makael Arcand) _________ J'aimerais bien connaître votre définition du mot "laïque" dans votre texte. En vous lisant, j'ai l'impression, un peu à l'instar du discours du cardinal Ouellet, que le religieux, nécessairement bon en soi parce que collé au "divin", a découvert, par révélation probablement, la meilleure façon d'enseigner aux enfants et que le "laïcisme", souffrant d'un manque évident de révélation, a sombré dans toutes sortes de réformes plus ou moins heureuses et que, donc, il faut retourner au religieux. Si c'est cela le fond de votre pensée, je suis en profond désaccord avec vous. Il n'est pas vrai de présenter la "laïcité" comme la source de tous les maux. Laïcité au Québec, c'est mon humble opinion, ne veut pas dire athéisme. Cela veut dire séparation des religions de l'État. Cela ne veut pas dire bannir les religions. Cela veut plutôt dire que les religions relèvent du privé et qu'il est préférable, dans la sphère publique, de les exclure compte tenu de leur caractère d'exclusivité où la domination de l'humain sur l'humain passe par la délégation des "pouvoirs divins", ce qui a l'heur, et l'histoire en est pleine, d'aboutir régulièrement à des massacres. En france, la séparation des religions de l'État remonte au début du vingtième siècle. C'est un modèle où même les signes extérieurs sont totalement exclus. À titre d'exemple, une fonctionnaire de l'État de peut porter le voile. Ici, au Québec, il semble que le modèle de laïcité prend une direction différente. C'est intéressant. À titre d'exemple, une bonne enseignante en mathématiques pourrait enseigner sa matière avec compétence tout en portant le voile, à la condition qu'elle ne "recrute" pas... Il y a là une ouverture intéressante. Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
Pour tous ceux qui sont sur le respirateur des profs de français, qui disent que je fais pleins de fautes, j'ai ceci à vous dire: Comme la grammaire change tous les deux ans, toutes les fautes sont devenues des sans fautes.
J'ai apris mon français dans les année 50 et il est grandiosement supérieur à celui de 2007! Si l'on serait en 1950, 95% des blogueurs seraient recallés rapido presto! Toutefois, je ne blâme que ceux qui décident ce qui est une faute ou pas, c'est-à-dire les demeurés qui au ministères ne sachent pas quoi faire pour se rendre utiles tout en ayant un scandaleux salaire pour faire mouvoir un crayon sur un papier dispendieux ou à tapper sur le clavier d'un ordinateur payé par mes taxes. Mais, je ne peux m'empêcher de dire que ça fait pitié en petit étourneau! Laisser un commentaire:
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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