4 Décembre 2007Excuse my french
Selon les dernières données, les gens dont la langue maternelle est le français, et qui parlent français à la maison, sont en minorité à Montréal.
Ils forment moins de 50 % de la population de la ville. Ça vous surprend? Trouvez-vous que Montréal s'anglicise rapidement? Qu'on se fait servir de plus en plus souvent en anglais dans les commerces? Où sont les hommes?
J'ai reçu plusieurs courriels de filles qui se plaignent de la mollesse des gars d'aujourd'hui.
Deux exemples... _______________________ MARGUERITE: « Récemment, durant l’un de mes joyeux moments de SPM, je chantais Où sont les hommes? à mon chum, parce que j'étais découragée de voir que les VRAIS gars — ceux, qui, comme la génération de mon papa, savaient se servir de leurs mains pour faire des tâches d’hommes (comme réparer l’auto, faire la plomberie, installer des luminaires, etc.) — se font de plus en plus rares. Ils font quoi, les hommes, maintenant? Ils jouent aux jeux vidéo, ils pitonnent, ils se pouponnent! Ils sont assis devant la télé, ils écoutent des émissions de fifille… Cela dit, c’est de notre faute, à nous, les femmes. On voulait que les gars changent ? Eh bien, ils ont changé. Ils ressemblent maintenant à nos chums… de filles. Et comme on n’est jamais contentes, on continue de chialer ! » ________________ ISABELLE, DE DRUMMONDVILLE: « Nous voulions des hommes capables de s’exprimer au-delà des simples grognements qu’émettaient nos vieux pères; nous les avons! Nous voulions des hommes capables de pleurer; nous les avons également! Alors pourquoi nous plaignons-nous, les femmes ? Parce que nous attendons le juste milieu entre Brute 33 et Opium pour homme. Entre le kit « favoris et moustache » et les cheveux bouclés emprisonnés dans le gel. Nos hommes d’aujourd’hui ont des gros bras et des pectoraux faisant envie à Arnold Shwarzenegger, mais pleurent comme des madones à la moindre occasion! Récemment, je regardais les dernières émissions d’Occupation double et de Loft Story. Je n’en revenais pas! Des armoires à glace gémissaient comme des petites filles qui se sont fait insulter dans la cour d’école. Comment la passion peut-elle naître pour des hommes semblables? Pour la première fois dans l’Histoire, on a atteint l’égalité entre les sexes. Les hommes sont dorénavant aussi moumounes que les femmes !!! » _________ Vous êtes d'accord? Là où ça fait mal
J'ai finalement vu L'âge des ténèbres de Denys Arcand, hier.
Est-ce moi qui suis dans le champ? Toujours est-il que je trouve ce film magistral. Un portrait cruel, terrible, implacable et extrêmement désespéré du Québec. N'allez pas voir ce film si vous êtes déprimé, car vous aurez envie de vous flinguer... Je ne comprends pas l'accueil tiède ou carrément hostile des critiques... Je trouve au contraire ce film courageux et nécessaire. Comme Flex-O-Flex, Arcand met le doigt là où ça fait mal. Eh oui, là où ça fait mal!
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
Pour lui écrire, cliquez ici! Pour lire sa biographie, cliquez ici! Pour lire ses chroniques, cliquez ici! 10 derniers articles10 derniers commentaires
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