16 Février 2010Le merdier
Il y a quelque temps, un lecteur se demandait pourquoi les enseignants avaient droit à deux mois de congé, l’été.
Pour cet homme, c’était un passe-droit, une injustice. J’en avais parlé à Lucien Francoeur, qui enseigne au cégep. « Tu sais pourquoi on a deux mois de congé ? m’a t-il répondu. Parce que si on n’avait pas ça, on se tirerait une balle dans la tête. » Quand je lis le reportage de mon confrère Sébastien Ménard, qui s’est fait passer pour un suppléant, je comprends ce qu’il veut dire. Non seulement j’aurais le goût de me flinguer moi aussi, mais je ne tiendrais pas deux mois. MOURIR AU FRONT Enfants-rois insolents, parents agressifs, réformes bancales, « pédagogues » déconnectés, bureaucratie étouffante, directeurs qui passent leur temps à remplir des formulaires… Les profs (surtout ceux qui enseignent au secondaire) en prennent plein la gueule. Comme les infirmières qui travaillent dans les salles d’urgence (et qui, tous les jours, sont confrontées à des cas de toxicomanie, de maladies mentales et de violence conjugale), ils pataugent littéralement dans la merde. Chaque fois qu’un parent « flushe » ses responsabilités, chaque fois qu’un technocrate accouche d’une réforme-bidon, chaque fois que le Ministère coupe dans les services d’aide psychologique, ça leur tombe directement sur la tête. Pas étonnant qu’un aussi grand nombre d’entre eux décrochent. On leur demande de gagner la guerre contre l’ignorance avec des mousquets. On leur dit de tenir bon, on leur promet que l’artillerie va venir leur porter renfort, mais l’artillerie ne vient pas, l’aviation ne se pointe pas, et ils tombent comme des mouches au front… REFLET D’UNE ÉPOQUE Qu’est-ce que vous voulez que des profs fassent contre l’air du temps ? Avez-vous déjà essayé de stopper un ouragan avec un dictionnaire, vous ? Je vous ai déjà parlé du film Une semaine de vacances, que Bertrand Tavernier a tourné en 1980. Dans une scène particulièrement touchante, le comédien Michel Galabru (qui interprète le père d’un enfant en difficulté) parle de son fils. « Vous savez, de nos jours, les enfants ne ressemblent pas à leurs parents, dit-il. Ils ressemblent à leur époque. Mon fils n’est pas un Mancheron : c’est un 80. » Idem pour nos enfants. Ils sont le reflet d’une époque qui privilégie la facilité à l’effort, l’insolence à la politesse, l’argent au savoir. Ce ne sont pas des Tremblay ou des Martineau : ce sont des 2010. Et des 2010, c’est l’enfer. DIPLÔME À VENDRE Dans le numéro printemps-été 2009 de l’excellente revue Argument, Christian Bouchard, un prof de Trois-Rivières, écrit ce qu’il pense du système d’éducation moderne : « Au nom de la démocratisation de l’enseignement, mais au mépris du peuple, une certaine gauche universitaire, lénifiante, avilissante, sociologisante, fonctionnariste, aura adopté comme mot d’ordre une insulte : “Abrutissez-vous !” « N’apprenez plus à écrire ni à lire, ne respectez plus les règles de grammaire, ne vous cultivez plus, changez le monde en restant ce que vous êtes. « Résultat : des étudiants dépourvus de tout sens critique assujettis aux lois du marché. L’étudiant est un client ; l’enseignement est un produit ; le diplôme est à vendre. » SENS DES PRIORITÉS Pendant que le navire coule, la ministre de l’Éducation négocie depuis DEUX ANS avec des ultra religieux pour les accommoder. C’est ce qu’on appelle avoir le sens des priorités. Commentaires:Commentaire de: Frédéric Gouin
Il est faux de dire que les profs ont deux mois de vacances. Les profs sont payés pour 200 jours de travail. Lorsqu'ils s'absentent, leur paie est coupée de 1/200e. Les 2 mois d'été, les profs ne sont pas payés. Ils doivent être les seuls travailleurs à ne pas recevoir un 4% de vacances! Ils ne sont pas payés pour les jours fériés quand les écoles sont fermées. Ces deux mois pendant lesquels les écoles sont fermées sont des "vacances" forcées, prises à leurs frais. Quand un chantier de construction ferme, les employés peuvent recevoir du chômage ... pas les profs. Les profs ne sont payés QUE pour les 200 jours qu'ils travaillent, pas un jour de plus! Le salaire d'un prof qui commence tourne autour de 36 000$ et le salaire maximum est autour de 68 000$. Ce qui fait entre 180$ et 340$ par jour, pendant 200 jours. Un conducteur d'autobus qui s'absente une journée a juste a s'inscrire sur la liste des remplacements et faire en heures supplémentaires les heures qu'il n'a pas pu faire ... et gagner plus d'argent qu'il n'en a perdu. Un prof ne peut pas faire de temps supplémentaire!
Le travailleur québécois moyen travaille 241 jours (365 - les fins de semaines (104 jours) - 10 jours fériés - 10 jours de vacances). Il gagne en moyenne 711$ par semaine. Soit près de 37 000$ par année (711 x 52). Commentaire de: Fernand Cloutier
Richard Martineau
EXCELLENT texte pour vos lecteurs surtout ceux qui ignorent les réalités d'"ENSEIGNER". J'ai fait 20 ans dans le système, dont 9 ans en enseignement primaire. Quand j'ai quitté, j'ai même retiré mon fond de pension pour être certain de ne pas y retourner. J'ai fait une année de chômage et 3 mois de BS avant d'aller travailler dans les mines. C'était en 1979... Commentaire de: Christian Méthot
M. Bouchard, que vous citez dans votre dernier éditorial, paraît mal saisir les termes qu'il emploie. En effet, comme tout bon professeur de littérature, il a le goût des beau mots, des phrases élégamment tournées qui frappent l'imaginaire et impressionnent le profane. Dès qu'on y regarde de plus près cependant, on ne peut que constater le vacuité de ses accusations. S'il veut accuser la réforme d'être lénifiante, soit. Qu'il ne l'applique pas dans sa classe à l'instar de bien d'autres professeurs. Cependant, il l'accuse aussi d'être sociologisante, ce qui démontre qu'il n'a vraiment rien saisi à cette réforme qui est au contraire inspirée de théories des sciences cognitives, de la psychologie et des sciences de l'éducation. L'accent est placé sur l'élève en tant « qu'apprenant », apte à tout apprendre pour peu qu'on emploie les bonnes techniques. Il n'y a rien de bien sociologisant là dedans, la réforme en serait plutôt l'antithèse.
D'ailleurs, il démontre encore son incompréhension du sujet alors qu'il accuse des tendances gauchistes et sociologisantes d'être à l'origine d'une commercialisation des diplômes et d'un penchant pour l'argent au détriment de l'acquisition de savoirs. Drôle de réflexion, puisqu'il s'agit souvent des propos tenus par la droite qui cherche à favoriser l'utilité immédiate des savoirs, ou du moins une vision vertement contestée par la gauche et les sociologues. En bref, je crois que M. Bouchard nous démontre à merveille (sans le vouloir bien entendu) l'utilité de s'assurer que les élèves possèdent non seulement un bon bagage de connaissances, mais encore qu'ils soient capable de les mettre en œuvre (les compétences...). Parce qu'un esprit bien fait n'est pas seulement un esprit bien rempli qui se contente de faire rejaillir des termes d'une manière disparate sous le coup de l'indignation, ce qui semble être le cas de notre professeur de littérature. Commentaire de:
Si nous ne sommes pas faits pour une profession, on change.
La pédagogie est malheureusement une vocation et NE S'ACQUIÈRE PAS SUR LES BANCS D'ÉCOLE. Le problème c'est qu'à soixante mille dollars par année et 3 mois (chiffre véritable) de vacances par année, rares sont celles (ou ceux) qui lâchent le morceau. À bon entendeur, salut ! Commentaire de: pierre tremblay
Je connais un enseignant d'histoire au secondaire.
Il a changé d'emploi. Il est maintenant postier. Il travaille avec un camion pour cueillir la poste . Il a moins de stress comme cela. C,est triste, mais 25 % des jeunes profs abandonnent durant les premieres années. Commentaire de: nathalie mondat
Pour ce que J'en pense ..
Et bien quand on est sur le bord d'une falaise a sauter des fois vaut mieux prendre un bon recule,revenir en arriere pour amorcer le saut.. Tandisque maintenant on a bati un bien étrange fondation qui craque de partout et on essaye de batir dessus alors on a le resultat que ca donne.. Les parents enfants et enseignants on le dos large pourtant ce n'est pas tant eux qui ont changés alors faudrait peut-etre une bonne dose d'humilitée au penseurs de ce fiasco et admettre qu'il y a des valeurs sures comme la stabilitée pour ne nommer que cela....Vous savez les VALEURS humaines sont dans les dictionnaires les plus basics et le basic c'est important a ce qu'il me semble. Commentaire de: normand caron
Très explicite votre commentaire M.Martineau.
Mais je ne peux m'empêcher d'y voir une autre excuse pour les profs d'accepter voir de consciemment ou inconsciemment encourager le bullying! Le prof se dit: "C'est trop dure de contrôler la meute par la discipline, donc jettons lui un os à gruger!!!" "Et que l'os à gruger n'ait pas l'affront de se défendre parce-que LUI aura affaire à moi!!! J'ai assez de problème comme çà et c'est moins de trouble d'en punir un (voir d'en expulser un si on est au privé) plutôt que cinq (de tout de façon ceux-ci sont de vrais tefflons). C'est à lui à apprendre dès 11 ans à règler les problèmes sans violence (et c'est pas à moi à moi à lui expliquer comment!). Si ses parents chialent? Mais pour qui ils se prennent? C'est à leur flot de s'adapter au groupe pas l'inverse! C'est normal qu'on "taquine" avec un peu violemment à 11 ans!!! Çà ne donne absolument mais absolument pas le droit à l'os à gruger de brailler et encore moins de réagir de façon tout à fait I-N-A-C-C-E-P-T-A-B-L-E (c-à-d se défendre)! Non mais çà se peut tu!!!". Excusez-moi M.Martineau, mais avec la mentalité ci-haut exprimée par le professeur (ou directeur) typique (du moins au Québec), je suis incapable d'éprouver la moindre sympathie pour les professeurs même si je suis conscient que ce sont des mals nécessaires pour la société!!! Commentaire de: Sylvain Thériault
J'enseigne au secondaire depuis une dizaine d'années. J'ai travaillé dans une école privée avant de joindre les rangs du public. Ce que j'y vis et vois au quotidien me désole au plus haut point pour le Québec de demain, du moins pour une certaine idée que l'on se fait du Québec de demain... La Révolution tranquille, avec tous ses chambardements, a provoqué une rupture de sens au niveau des valeurs. La société québécoise, maintenant libérée du joug de l'Église, s'est mise à ''tripper'', à consommer, et, une fois de temps en temps, à avoir un enfant ou deux, parmi d'autres objets de consommation destinés à combler un vide... Le peuple québécois, comme bien d'autres d'ailleurs, ne sait plus trop où il s'en va, ni s'il a encore le goût de se définir comme une collectivité qui se projette dans l'avenir avec des aspirations communes, la mode étant à l'individualisme. Le résultat ? Un peuple illetré, qui souffre inconsciemment de sa pauvreté culturelle, un peuple coupé de ses références historiques, un peuple qui se réfugie dans la survie à court terme, la déification de sportifs en patins et la consommation
insipide de télé-réalité... Pendant ce temps-là, sévit à Québec l'un des pires gouvernements de notre histoire, véhicule par excellence de cette crise de valeur, où argent et ambitions personnelles priment... Le Québec francophone meurt un peu chaque jour, dans l'indifférence totale. Et la piètre qualité de notre système d'éducation en est le principal cancer... Commentaire de: nathalie mondat
p.s étrange quand meme je connais plusieurs jeunes et aucuns ne me manque de respect,meme si a une époque j'ai eue bien du trouble avec un de mes enfants et bien le respect est revenue vitesse grand V.
Je ne crois pas qu'il est saint de tollérer cela et en aucun cas car le trouble qui s'y cache et bien c'est au parents de s'en occuper avec l'aide de l'école..un peu mais surtout aux parents quitte a prendre une sabbatique ou peut importe les moyens grands ou petits il faut tuer les comportements malsains immédiatement des leurs apparitions sinon et bien bonne chance..Les "pas graves" peuvent et vont le devenir "grave" . Et je ne dit pas ici de casser les personalités mais bien de mettre un tuteur a la jeune pousse,le laisser grandir dans un vase quand meme ouvert et créatif mais tout de meme avec des nutriments de base stable fixe et le faire dans les bonnes us et coutumes et surtout avec attention .. La je parle juste de l'interaction entre humains parce que ca ne me tente pas de touber sur la tres étrange busness qu'est devenue le systeme scolaire et ses regles a ce qui me semble bien plus interessée qu'aux services de la dite clientelle. Je me demande de combien on parle quand meme avec les demande de tel ou tel livres affaires ect..Et je vois bien plus du solidarité sur combiens ont est payés que comment agire pour nos éleves. Commentaire de: Tina Lajoie
Je suis d'acord avec votre article "Le merdier" et je fais partie des parents qui NE "flushe" PAS mes enfants et j'essaie de me battre pour faire en sorte qu'elle fasse plus de français car elle est dans une classe dite "spécial" car elle a de la difféculté d'apprentissage. Et je dit que la ministre de l'éducation devrait prendre le temps d'écouter plus les profs et les parents et faire un topo. Moi, j'aimerais bien lui dire un mot, (j'ai un garçon plus vieux qui à laché l'école, et une fille qui est sur le bord du précipice..)Une maman très, très décourager
Commentaire de: Mario Leblanc
En effet! l`égalité par la médiocrité voila le slogan du Ministere de l`Éducation du Québec!
Éternel homo-soviéticus le jeune quécécois est un cobaye des apparatchiks du ministere en perpétuel essai et réforme depuis 1960. Seul ces pseudos-pédagogues semi-marxistes ont raison! Comment peut-on etre assez stupide pour adopter une réforme qui n`a meme pas encore fait ses preuves en Suisse pour l`imposer au Québécois! Les Suisses sont moins cons ils l`ont refusé! Si une personne vous dit - j`ai construit un avion embarque avec moi ont verra si il va voler! Allez-vous embarquer? Mais nous pouvons etre certains que les apparatchiks ne seront pas punis! Personne ne perdra son emploi béton syndiqué pour avoir commis des erreurs aussi catastrophiques. C`est comme pour le cours ECR des millions de dollars pour un désastre. Pourtant cela ne devrait pas etre si compliqué - reprendre les bonnes vieilles méthodes qui ont fait leurs preuves pendant des siecles avant que la génération hippies gauchistes de 1966 détruise le systeme éducatif qui avaient fonctionné jusqu`a ce que les pseudo-pédagogues (crétins a diplomes) ne commencent leur oeuvres sans fin de démolition! Commentaire de: Isabelle Robillard
Très beau texte, M. Martineau.
Et c'est vrai que dans la bataille contre le décrochage scolaire, il y a comme un fond d'angoisse sourde et désespérée...comme l'était la bataille de Stalingrad pour les pauvres soldats de Paulus. Je ne veux pas comparer la misère et la souffrance des profs aux martyrs de la deuxième guerre mondiale mais c'est quand même un problème très, très grave qui est en train de miner notre société, ou à tout le moins de faire une tache indélébile sur notre belle société distincte. Après ça, quand on me parle d'identité québécoise, de fierté québécoise, que voulez-vous, je n'arrive plus à ressentir autant d'enthousiasme que souhaité. Commentaire de: Isabelle Robillard
@ Sylvain Thériault
Votre commentaire est à la fois superbe, triste et d'une implacable lucidité. Commentaire de: Bruno Gagnon
Et les infirmières, justement... Elles ont 2 mois de vacances? Y'en a beaucoup des métiers difficile plein de stress et de problèmes mais très peu ont 2 mois de vacance pour s'en remettre.
Commentaire de: andré michaud
Pauvres profs! Pauvres étudiants! Pauvre avenir pour le Québec!Nous vivons sous la dictature des sous-ministres DÉCONNECTÉS DE LA RÉALITÉ.
Nos stupides sous-ministres du ministère leur ont imposé DE FORCE et sans consultations des tas de réformes farfelues et déconnectées de la réalité qui ont détruit notre système d'éducation. Ce sont EUX qui ont détruit notre système d'éducation, et après ils sont partis avec de riches retraites...c'est révoltant! Pendant ce temps on pousse des employés comme moi à prendre leur retraite en leur disant qu'ils sont trop au service des citoyens et qi'ils osent critiquer le clergé que contituent les sous-ministres... Pour avoir travaillé 35 ans au ministère , je peux vous assurer que TOUS les ministres se fient aveuglément aux stupides sous-ministres qui sont TOTALEMENT DÉCONNECTÉS de la RÉALITÉ.Ils préfèrent ce fier à ces incompétenst prétentieux qu,aux profs et aux employés qui donnent les services...et c'est vrai pour TOUS les partis!! Au minsitère de l'Éducation les relations avec les ressources humnaine es6t ULTRA MINABLE!! Jamais AUCUN(e) ministre a vraiment écouté les profs qui sont totalement méprisé par les sous-ministres, avec les résultats désastreux que nous connaissons. Quand donc tous ces destructeurs du système d'éducation seront enfin jugés et punis pour tout le tord qu'ils ont causé? Autant les employés du ministère que les profs sont ULTRA ÉCOEURÉS de ces maudits sous-ministres déconnectés de la réalité et des ministre pleutres qui leur "lèche le cul". Qui arrêtera les discours creux et passera VRAIMENT à l'action? Il est hélas peut-être trop tard. Redresser la situation et devenir plus sérieux dans l'évaluation entrainerait SÛREMENT une baisse de la certification et cela aucun politicien n,aura le courage de le faire. Au contraire on masque l'échec et corrigeant de façon farfelue..et on se vante d'un bon taux de certification... En plus de subir le dégoûtant sabotage des sous-ministres , les profs doivent affronter des parents pour qui leur enfant est un petit roi. Les profs plus performants sont encouragés par la bureaucratie syndicale à niveler vers le bas...et il n'y a jamais de bonus pour encourager les bonnes performances. Incompétents et compétents ont le même salaire!!! Bientôt personne ne voudra être prof, et être méprisé autant par la bureaucratie du ministère que la bureaucratie syndicale...et les sous-minsitres auront réussi leur sabotage total. Ils riront de nous , bien assis sur leurs grosses pensions! Commentaire de: Marie Chantal
@ Bruno Gagnon!!!
Cessez de focuser sur les 2 mois de vacances des profs. ILS NE SONT PAYÉS QUE POUR 200 JOURS D'ÉCOLE!!!! La jalousie ne mène à rien monsieur. Allez s'y faites-le devenez prof... et vous m'en reparlerez!!! Commentaire de: Michel edoin
Triste réalité , nos usines a cancres que sont nos écoles publiques francophones sont le résultat de la prise de controle de l`éducation par les fonctionnaires , les syndicats
et autres intellectuels de gauche a partir des années 70 , et tres important , les parents ont confié l`éducation de leurs enfants aux écoles et se sont débarassés de leurs responsabilités parentales , je pense que nous allons redevenir une nation de porteurs d`eau , les meilleures jobs iront aux anglophones et autres groupes ethniques mieux scolarisés et pouvant parler deux et trois langues , le job d`enseignant devient de plus en plus difficile et je connais deux jeunes de moins de 30 ans qui ont abandonné , ecoeurés de se faire envoyer chez le diable par les éleves et les parents ; je ne vois rien de brillant pour le Québec de demain . Commentaire de: Sébastien Daneau
Soyons empirique sur le sujet.
La nouvelle cohorte de la réforme arrive au cégep cet automne, non? Faites comme moi et sortez votre chaise longue et le popcorn et voyons ce qui en sera... Commentaire de: Martin Boudreault
Cessez donc avec votre "ILS NE SONT PAYÉS QUE POUR 200 JOURS D'ÉCOLE" !!! à 60 000$ pour 200 jours, alors que le salaire moyen est d'environ 39 000$ (sans fond de pension) pour environ 240 jours de travaille annuel avec comme seul avantage de pouvoir choisir où avoir ses 2 semaines de vacances, vous êtes grandement regagnant !!!
Commentaire de: Olivier Gagnon
@Marie Chantale:
Ben là, j'espère qu'ils ne sont payés que 200 jours... Je suis en congé les fins de semaine et je ne suis pas payé non plus. Commentaire de: Thérèse Julien
Michel edoin et Sylvain Thériault... Bravo à vous deux!
Commentaire de: Robert Labonté
@Sylvain Thériault
Oui très beau commentaire. C'est à se demander pourquoi le Canada tien tant à garder le Québec? C'est à se demander pourquoi je tiens tant à rester au Québec? Ce qui rend la chose plus triste c'est qu'il va avoir des séparatistes et/ou autres qui vont dire que si le Québec était un pays tous ces problèmes n'existeraient pas. La pensée facile et magique du Québec qui n'aide pas à ce que vous avez décrit. Commentaire de: Boris Slavosk
Même en tant qu'étudiant j'en avais marre des ''Autres'' pas capable d'écouté en classe, idiot, crétin arrogant
Le problème avec c'est enfants pas élevé c'est qu'il pénalise toute la classe (Le professeur doit faire + de discipline que de matière, C'est sa qui va faire tourné le Québec dans quelques années... Dieu nous viennent en aide... Commentaire de: Stéphanie Brideau
Combien d'heures supplémentaires faites vous par jour non payées?? J'en fais au moins deux par jour.
Commentaire de: Sylvain Thériault
En ce qui concerne la Réforme, et bien j'ai vécu sa cahoteuse implantation, deux fois plutôt qu'une, travaillant au sein d'une école dite ''pilote''... De très mauvais souvenirs d'une équipe d'enseignants sceptiques, mais néanmoins lancés dans cette aventure qui sentait l'improvisation à plein nez, qui se devaient de suivre la mesure
imposée ( oui, imposée ! ) par des c.p. ( conseillers pédagogiques ), qui endossaient cette nouvelle panacée pédagogique tels des apparatchiks d'une autre époque. J'invite les défenseurs de la Réforme à aller consulter le programme d'histoire de secondaire 4, avec ses 3 compétences disciplinaires ésotériques, et sa quinzaine ( oui, quinze... ) de composantes sujettes à évaluation. Rappelez-vous que l'on parle ici d'ados de 15 ans, et non pas de candidats au doctotat en histoire ! Un immense ménage s'impose, mais pour cela, il faut du courage politique, denrée inexistante dans ce Québec sous anesthésie... Commentaire de: Marie-Eve Shank
@Martin Boudreault : Vous savez, nous manquons d'enseignants qualifiés, alors faut surtout pas se gêner si notre salaire vous allèche, il y a de la place !
@Bruno Gagnon : Oui, en effet, ça peut paraître beaucoup 2 mois de vacances par année... Mais vous savez que les infirmières et tous les autres corps de métier d'ailleurs, ont jusqu'à 5 ou même 8 semaines de vacances (payées eux) par année selon leur ancienneté ? Par ailleurs, pour 60 000$/année = 300$/jour (pour 200 jours), mais il faut compter que nous ne travaillons pas seulement 40hrs/semaine pendant les mois d'école... Nous faisons le même travail qu'un cadre d'entreprise. D'ailleurs, dans les cours de gestion, on cite souvent des exemples de l'enseignement ! ------------------------------------------------------------- Tout compte fait, la question n'est même pas là ! - Quand 25% des jeunes enseignants quittent avant leur 5e année d'enseignement; - Quand près de la moitié des enseignants avouent vivre des symptômes liés à l'anxiété, épuisement professionnel et autre; - Quand la tâche "enseigner" prend seulement 20% de notre tâche; - Quand il manque d'enseignants compétents et formés pour assurer la relève: Il y a lieu de s'interroger et de voir ce qui ne fonctionne pas. Vous savez, les gens qui grognent contre la réforme ont ce même discours : Si les élèves sont en situation d'échec, c'est que ça ne fonctionne pas, il faudrait réviser la réforme. Et bien à vous j'ai envie de vous dire : Quand les enseignants sont en situation d'échec, il y a aussi lieu de réviser certaines choses... et c'est là que nous nous en allons avec la négociation pour notre convention collective. Et je vous ferai d'ailleurs remarquer que 2 des 3 ccibles que nous revendiquons sont en lien avec les élèves (moins d'élèves en difficulté par classe, moins d'élèves par classe (dans le but de leur offrir un enseignement adapté et de meilleure qualité)... Le 3e point : reconnaître notre travail fait en nous permettant d'accéder plus rapidement à un poste (ca nous prend quand même entre 8 et 10 ans !). Comme vous pouvez le voir, nous avons vraiment à coeur la réussite des élèves. Il faut passer 1 journée dans une classe d'enseignant pour voir les petits miracles que nous arrivons à faire avec peu. C'est vraiment là que nous nous sentons valorisés, quand un enfant nous sourit, quand nous avons des "merci" de leur part, quand les yeux d'un enfant s'illuminent... et c'est pour CELA que nous faisons cet emploi, parce que si nous le faisions pour la reconnaissance sociale que ça apporte.... nous aurions tous lâché !!!! P.S. Pour l'amour, cessez de dire qu'enseigner est une "vocation" et ne peut pas s'apprendre... C'est tout faux... Oui il faut savoir aimer les jeunes, avoir le goût d'être là pour eux, car de l'amour, il en faut beaucoup, mais l'éducation n'est plus comme dans le temps des soeurs ! Il y a beaucoup (et de plus en plus) à apprendre sur le métier afin d'être prêts à le faire. La psychologie de l'enfant, les réalités difficiles auxquelles nous sommes confrontés, les élèves en difficulté, les différents programmes... ce n'est pas "inné" ça... c'est de l'acquis mon cher... Commentaire de: Paul Tergeist
C'est drôle de voir commen la roue peu virer de l'autre sens.
Dans les années 40,50 et 60 les profs n'y allaient pas de main morte avec les éleves et les boomers devraient pouvoir confirmer.Moi c'est les années 70 et 80.Les profs étaient moin pire,mais encore là...J'ai vue beaucoup de profs fairent de l'abus.Surtout côté humiliation,Je l'ai aussi subit.Comme par exemple.Me mettre en avant de la classe,pour lire mon travail devant tout l'monde.Elle lisait un paragraphe et ensuite m'humiliait et elle fesait par expres pour faire rire tout les autres.C'est sale ...tres sale. J'ai vue aussi un autre prof,faire manger la moitié d'un efface à un éleve pour la simple raison qu'il tenait souvent son efface pres de ses levres quand il écrivait.Des coups de regle et de dictionnaire sur les doigts,pour des raisons stupides j'en ai vue en masse.Des claques en arriere de la tête. Dans l'temps les profs nous fesaient peur. En musique,j'ai même déjà reçu une claque sur la flûte qui m'a cogné les dents assez solide juste par ce que je fossais un peu.((OUIIIII c'est important de bien jouer de la flûte dans la vie!!!!))Cela va vous être tres utile dans votre vie d'adulte.Que des Conneries ses cours semblable! Pourtant je n'étais pas un éleve turbulent ou rebel.Ce n'était que de la pure abus d'autorité sur des jeunes et j'en ai vue beaucoup plus de ce que j'ai écris ici. Maintenant j'ai 40 ans.je peux comprendre que c'est dure ce que les profs vivent en ce moment.Mais vous ne ferez pas pleurer les parents de ces jeunes insolents,par ce que eux,ils ont vécus le contraire.Les grand parents encore moin eux ils ont mangés des coup de strap par les curés qui enseignaient ou ens(ai)gnaient. Commentaire de: real robidoux
Le monde devrait comprendre que le vrai endroit où un où une ados comprennent et apprennent vraiment les valeurs et les rudiments de la vie c'est bien durand leurs passages à l'école.
Les parents devraient comprendre que d'élevé un enfant c'est de lui apprendre la discipline le respect la politesse et l'effort et non d'être l'esclave de ce petit et savoir qu'un enfant de deux ans ne peut pas gerer un foyer avec des adultes. Commentaire de: Pierre Archambault
Les profs sont trop bien payés pour ce qu'ils font. Les étudiants ont certainement des difficultés à apprendre. Mais ils faut comprendre que des étudiants qui mangent pas à leur faim, qui vivent avec des parents pauvres sont plus sujet à des difficultés d'apprentissages. 80 % des travailleurs font moins de 30 000 $ / an, les prof sont bien payés ils sont victimes des enfants provenant des milieus pauvres ( parents avec moins de 30 000 $/ an )
Détenant un bacc en comptabilité, gagnant 26 000$/ an et voulant changer d'emploi, j'ai envoyé mon cv aux commissions scolaire de Mtl et de Laval.Aucune m'a offert d'emploi, donc il ne doit pas y avoir de nombreux employés qui quittent leurs emloi bien payé. Commentaire de: Annie Desbiens
@ Marie-Ève Shank
Ton commentaire est vraiment extraordinaire et représente vraiment bien ce qui en est. BRAVO! Je suis 300% d'accord avec toi. @Martin Boudreault et Bruno Gagnon Je vous invite cordialement à venir passer une journée, JUSTE une journée avec moi dans ma classe de 2e secondaire et à me suivre pendant une journée complète. Vous verrez... Sans oublier que je vous ferai goûter à la correction que j'ai à faire le soir bien sûr! 6 travaux par étape x 185 élèves x 10 minutes par copies, c'est le temps que je passe juste à corriger les soirs et les fins de semaines dans une étape mes chers messieurs, faites le calcul. Et là je ne vous parle pas de ma préparation de cours. On arrive pas devant une classe pas préparé voyons! Je dois bâtir les notes de cours et les documents que je vais donner aux élèves! Pas une fin de semaine pendant l'année scolaire je peux me permettre de ne pas travailler dans mes livres. Le saviez-vous? J'aime enseigner, j'aime les jeunes et je me donne à fond dans mon travail afin de monter des cours dynamiques et intéressants pour mes élèves et tenter de leur faire aimer les sciences, je travaille comme une folle! Je suis payée pour 35 heures et j'en travaille 50!! Mais quand je lis des commentaires comme les vôtres, j'ai vraiment le goût de vomir. JE NE LE PRENDS CARRÉMENT PAS et j'en ai la rage au coeur! Vous travaillez dans quoi vous? La construction? L'administration? La vente aux détails? Peu importe... Si je commençais à critiquer vos conditions salariales et votre emploi, à dire que vous êtes bien trop payés pour le travail que vous faites, vous me diriez sans doute de me mêler de mes affaires n'est-ce pas? Vous pourriez aussi me dire que comme je ne pratique pas le même emploi que vous, je n'ai aucune idée de quoi je parle! ET BIEN VOUS AURIEZ TOUT-À-FAIT RAISON !!! C'est la même chose pour vous. Vous n'avez aucune idée de quoi vous parlez. Il est facile de juger lorsqu'on est à l'extérieur et qu'on a pas mis les pieds dans une école depuis des années. La seule vision du travail d'enseignant que vous avez est celle que vous aviez à l'adolescence quand vous étiez assis à un bureau. Mais les gars... Comme le mentionne si bien Marie-Eve Shank, ne vous gênez pas pour vous inscrire à l'université en enseignement, si nos 2 mois de vacances vous font tant saliver. Juste 4 ans d'études universitaires... y'a rien là! Alors amenez-vous les mecs, on vous attend! Il reste de la place en masse à l'université... Come'on... vous allez être vraiment bons! En plus, on manque de gars en enseignement... Mais n'oubliez pas... vous allez travailler plus de 45 heures semaines, vous serez payés pour 35, vous allez vous faire envoyer chier par certains élèves et leur parents, on vous demandera de tous les sauver, on vous dira d'en faire plus plus plus plus pour faire passer les élèves, vous n'aurez pas une soirée ni une fin de semaine où vous n'aurez pas à travailler dans vos livres, vous devrez supporter les commentaires cabochons de ceux qui disent que vous êtes trop payés à vous pogner l'cul MAIS SURTOUT, SURTOUT, VOUS LES AUREZ VOS DEUX MAUDIT MOIS DE VACANCES !!!!! P.S. Les monteurs de ligne chez vidéotron et les programmeurs-analystes de chez IBM ont 8 semaines de vacances par année... y'as-tu quelqu'un qui les écoeure avec ça? Commentaire de: Denis Gauthier
Les profs sont les gras-durs de la société. gros salaire, 2 mois de vacances, 30 hres et moins par semaine, voyages en Grèce avec les étudiants.
Je le sais, j'ai été moi-même professeur. Ils ne sont pas à plaindre. La belle vie. Tellement qu'ils ne veulent changer de jobs. ARRÊTONS DE PLAINDRE LES MIEUX NANTIS DE LA SOCIÉTÉ. Occupons-nous des VRAIS PROBLÈMES. Commentaire de: pierre tremblay
Pierre Archambault
Il y a un problème si vous ne gagnez que 26 000$ par année avec un diplôme de CA je suppose. Vous manquez d'ambition ou vous restez assis sur votre c___ CV " Ça ne sert à rien de jalouser les autres pour leur salaire. Un prof qui a étudié 17 ans , gagne environ 35 000$ par année en commençant . Il peut atteindre entre 50 et 65 000$ après plusieurs années et d'autres études . Comparez donc avec les policiers. Un sergent gagne plus qu'un enseignant pour un simple cours de CEGEP" Il gagne autant qu'un directeur d'école. Comparez des pommes avec des pommes cher monsieur. Commentaire de: Fernand Cloutier
Il y a des "brûlots" dans ce blog. (brûlots = québecois qui brûlaient les écoles par peur du communiste)(si je ne fais pas erreur)
Pendant les deux mois d'été, plusieurs profs vont se perfectionner à cause des changements de programmes ou de méthodes ou dans une discipline quelconque pour améliorer leur enseignement. Ceux qui sont jaloux, allez vous inscrire pour faire un bac en enseignement; celà vous permettra de VRAIMENT connaître ce qu'est l'enseignement. Commentaire de: Fran. Miuky
Je suis en enseignement depuis 25 ans, 13 ans au préscolaire. J’ai choisi de plein gré cette orientation.
J’aime travailler avec les jeunes, j’adore ma « vocation », je comprends aujourd’hui tout le sens de ce mot. Je me « consacre » jour et nuit à l’éducation, jusqu’à en perde le sommeil pour planifier et trouver des solutions à des situations complexes! Et ça …j’en ai souvent! Il est difficile d’avoir du soutien! Je crois que les élèves sont très heureux dans ma classe, j’en fais un point d’honneur. Mes élèves apprennent dans le plaisir et le respect mutuel. Outre cela, le dynamisme, la créativité, la justice, la compréhension et la valorisation des efforts font partis de mes valeurs. Vous vous souvenez sûrement de vos meilleurs enseignants, ceux qui avaient de la complicité avec vous et qui vous donnaient l’impression que vous étiez une personne extraordinaire, eh bien je tente de faire de même avec mes élèves! Je suis pourtant issue d’un système contraignant des années 60. J’aime profondément ce que je fais, mais lorsqu’il m’arrive d’avoir des groupes très difficiles par la simple présence d’élèves qui ont de grands besoins (trisomie, dysphasie dyspraxique, TED, TC, TOP et …) parce qu’ils ont des handicaps très lourds ou et des comportements très violents ou des carences affectives… et que ces élèves n’ont pas d’aide, là ça devient très pénible! Tout le monde écope! Je tente par tous les moyens de trouver des solutions. J’utilise différentes stratégies. Nous avons peu d’aide, les professionnels comme les psychologues, orthophonistes, orthopédagogues, psycho-éducateurs sont des perles rares! Ces professionnels divisent leur temps entre plusieurs écoles. Lorsque nous avons l’aide d’une TES (oui… c’est féminin…) elle peut nous quitter pour répondre, ou éteindre des feux dans une autre classe, nous laissant avec des situations complexes entre les mains. Ce n’est pas de leur faute mais cela fait parti de notre réalité. Hier encore une collègue fût mordue et graffignée par un "petit de 5 ans"… il refusait de compléter son dessin… pauvre petit… Mais tout va bien, nous dit-on! Ce n’est pas la première fois qu’il a un tel comportement. L’enseignante est toujours sur la corde raide avec lui. Si l’on parle d’intégration, devrions-nous parler de diminution du ratio et de support actif et réel à l’enfant qui en a besoin. Sinon oubliez l’intégration! Ce n'est pas parce que se sont des « petits » que tout va bien! Et lorsque certains parents prennent pour leur petit, il faut opérer avec doigté et subtilité pour renverser la machine! Les cas de peudo-psychiatrie sont intégrés dans nos classes, faut faire avec. Nous les enseignants, nous pouvons vivre des violences de toutes sortes. (Physiques et psychologiques) Se faire mordre, lancer des chaises, graffigner, donner des coups et j’en passe… se faire engueuler, menacer par les enfants et les parents, n’est pas rare! Peut-on aussi se poser des questions concernant nos valeurs sociales… le respect, la courtoisie, l’amabilité, la coopération, l’équité, le courage et la reconnaissance des responsabilités de nos actes, la justice. Où sont passées toutes ces valeurs? Observez juste la conduite automobile, cela nous en dit long! Heureusement, il y a encore des adultes et des parents qui vivent ces valeurs! Quelles sont les valeurs des enfants de ces parents? Il y a des chances qu’elles soient semblables! Cette année j’ai une classe extraordinaire, (il y a très longtemps que j’ai pu dire cela) Je dors sur mes deux oreilles, pour plusieurs années passées et peut-être pour plusieurs années à venir! Malgré tout j’encourage les jeunes enseignants à poursuivre leur vie dans le domaine. Je crois toutefois qu’il pourrait très bientôt… manquer d’enseignant! En passant… ce ne sont pas tous les « profs. » qui gagnent 60 000$ par année, le salaire de base est 36 000$ (ce qui n’est pas le cas de tous les contractuels en enseignement. Ils peuvent se voir offrir 73% ou 55% mais dans ces conditions, on complète gratuitement notre temps à voyager entre les écoles… j’ai fait cela 11 ans!). Si j’étais payée pour l’énergie et le temps donné à l’enseignement… je serais millionnaire! Je quitte souvent l’école vers 18h30 avec d’autres collègues, en fait, nous fermons l’école. Devinez ce que je fais le soir à la maison, je poursuis… À ceux qui crient contre les « profs. », vous étiez peut-être parmi les élèves qui avaient besoin d’aide et d’une plus grande attention...! Commentaire de: Sébastien Lamer
Je suis enseignant au niveau secondaire. En lisant plusieurs commentaires, il est assez clair que certaines personnes ne connaissent pas vraiment ce que c'est que l'enseignement, il ne doit pas non plus y avoir d'enseignants dans leur entourage... Autrement, il devrait y avoir plus de gens intéressés par les avantages de l’enseignement : 3 mois de « congé »!
Voici autre façon de voir le salaire versus les mois de « congé » des enseignants. Sur notre paye, notre salaire peut-être divisé en 26 payes et il est plus ou moins fixe pour une année scolaire. Le gouvernement considère, à la lumière de ce qui est écrit sur notre paye, que nous travaillons 35 heures par semaine. J'ai pendant 3 ans, et ce avant la réforme en enseignement, calculé les heures que je travaillais pour l'école dans une année scolaire. J’ai ensuite divisé le nombre d’heures total par 35 heures pour connaître le nombre de semaine de 35 heures que cela représentait. Et bien, croyez-le ou non, j’arrivais à 49 semaines de 35 heures de travail… Et oui, seulement 3 petites semaines de « congé » en réalité. Est-ce nécessaire de mentionner que depuis la réforme, nous ne comptons plus les heures pour comprendre et se rapprocher le plus possible de ce qui nous est demandé? Je me demande dans quelle profession les travailleurs rentrent au boulot les fins de semaine sans être payé? Ou encore travailler quelques heures le soir en disant à leur patron : « Non! Je ne veux pas être payé pour ces heures! ». Évidemment, comme dans chaque domaine, des enseignants ne font que le minimum, mais plusieurs enseignants n’en viennent plus à voir la lumière au bout du tunnel. En réalité, le tape-à-l’œil des congés 2 mois l’été, 2 semaines en décembre et la relâche en mars sont certes des avantages à être un enseignant, mais nous travaillons à d’autres moments ailleurs que de 8h à 16h tout simplement… Bonnes réflexions! Laisser un commentaire:
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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