30 Mars 2010

Permalink 21:54 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 262 mots  

Fable de la fontaine (de Tourny)

« Les gens qui ont peu d’affaires sont de très grand parleurs », disait Montesquieu.

La phrase colle parfaitement à Clotaire Rapaille.

En effet, il semble que le chouchou du maire Labeaume, qui a été embauché pour refaire l’image de Québec (pour la modique somme de 250 000 $), parle plus qu’il n’agit.

Non seulement cet « expert » a-t-il imaginé une partie de ses souvenirs d’enfance, mais son C.V. est truffé de mensonges et d’exagérations.

Mais, bon, l’homme (qui a du toupet à revendre) parle bien, et il a réussi à emberlificoter le maire Red Bull, qui était tout fier de se faire flatter l’ego par un « génie » de réputation internationale…

Cela m’inspire d’ailleurs une fable, qu’on pourrait intituler Le fin renard et le petit paon :

Régis Labeaume, sur un arbre perché
Tenait en son bec un magot.

Clotaire Rapaille, par l'odeur alléché
Lui tint à peu près ces propos :
« Et bonjour, monsieur le maire
Que votre ville est jolie ! Que vous me semblez beau !

Sans mentir, si votre ramage

Se rapporte à votre plumage
Vous êtes le plus grand politicien que j’ai rencontré.
 »
À ces mots, notre beau paon est tout enjoué
Et pour montrer sa belle voix
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Le fumiste s'en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l'écoute.

Cette leçon vaut bien 250 000 $ sans doute.
 »
Le maire honteux et confus

Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.




Permalink 21:52 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 86 mots  

Le budget: votre verdict

Alors, que pensez-vous du budget maintenant qu'il a été déposé?

Trouvez-vous que le gouvernement se fie encore trop aux contribuables pour rejoindre les deux bouts?

(40 % de l'effort budgétaire a été confié aux contribuables...)

Le ministre Bachand nous promettait un budget non conventionnel. A-t-il remporté son pari?

"Nous avons besoin d'un véritable plan de match, pas d'un simple saupoudrage", me disait le chroniqueur économique Pierre Duhamel, ce midi.

Le voyez-vous, ce plan de match? Ou trouvez-vous que ce budget tire dans toutes les directions?








29 Mars 2010

Permalink 21:04 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 230 mots  

Consultation pré-budget

Alors, quelles sont vos attentes pour le budget?

Croyez-vous que Jean Charest aura le courage de prendre les mesures qui s'imposent pour sortir le Québec de la dèche? (C'est-à-dire: dégraisser l'État)

Ou se contentera-t-il d'augmenter les taxes et les impôts, et de nous presser encore plus le citron?

C'est bien beau, casquer, mais notre capacité de payer a des limites...

Et ce qui est vraiment ennuyeux est que si on augmente les impôts des entreprises, elles vont tout simplement s'installer ailleurs...Là où les impôts sont moins élevés...

Et on va se retrouver avec un plus gros taux de chômage...

Les individus ne sont pas mobiles, mais les entreprises le sont...

Et ça, rien, aucune idéologie changera quoi que ce soit à cette réalité...

Pourquoi une entreprise accepterait de payer PLUS d'impôts au Québec si elle peut tout simplement déménager ses pénates ailleurs?

Elles resteraient ici pour quoi? Pour nos beaux yeux? Pour notre "qualité de vie"?

Le hic, est que si le gouvernement continue de presser les contribuables comme des citrons, histoire de payer pour les pauvres et les riches qui eux fuient le fisc, de plus en plus de jeunes vont faire comme les compagnies, et vont s'installer ailleurs...

Ça a déjà commencé...

Donc, le gouvernement fait quoi?

Qu'aimeriez-vous qu'il fasse?




Permalink 19:44 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 160 mots  

Nouveau quotidien: on se calme...

À tous les gens des médias qui s'excitent parce qu'ils ont vu une pub annonçant la sortie prochaine d'un nouveau quotidien...

Pensez-y deux minutes...

1) Qui oserait lancer un quotidien ces jours-ci, alors que les journaux ne se sont jamais aussi mal portés?

2) Quel groupe financier aurait les reins assez solides, alors que même POWER CORPORATION éprouve des difficultés?

3) Vous avez déjà vu ça, vous, un éditeur qui publie une petite annonce pour trouver un rédacteur en chef????

Voyons, habituellement, on passe par une agence de chasseurs de têtes!!!!

On ne lance pas un appel à tous dans un quotidien!

On procède de façon discrète, on approche des gens qu'on connaît et qui ont de l'expérience, on ne dit pas aux journalistes d'envoyer leur cv par la poste!

Pas pour un poste aussi important, en tout cas...

Bref, respirons par le nez avant de nous énerver le poil des jambes...







Permalink 08:51 am, Richard Martineau / Franc-parler, 158 mots  

Québec, trop petite?

Selon Charles Désourdy, le propriétaire de Ski Bromont, ce n'est pas à Québec que devraient avoir lieu les Jeux Olympiques d'hiver, mais à Montréal!

Selon lui, la ville de Québec n'est pas assez grosse pour recevoir les J.O.!

Il ne croit pas que la Vieille Capitale a les infrastructures nécessaires pour accueillir les dizaines de milliers de touristes et d’athlètes.

"Il faut cesser de penser À Québec, dit-il, et commencer à penser AU Québec!"'

Les habitants de Québec ne seront pas contents d'entendre ça!

Cela dit, il y a du vrai dans les propos de monsieur Désourdy.

Prenez la question du transport, par exemple. L'aéroport Jean-Lesage sera-t-il suffisant pour accueillir le flot quotidien de visiteurs?

On parle de centaines de milliers de personnes, venant des quatre coins du monde...

Pas sûr...

Elle est bien belle, la ville du maire Labeaume, mais il faut être réaliste...



28 Mars 2010

Permalink 13:27 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 589 mots  

Le village des (vraies) valeurs

Connaissez-vous Peace Village ?

Il s’agit d’une enclave islamique de 3 000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Toronto.

Une sorte d’enclos pour musulmans originaires du Pakistan, où toutes les rues mènent à la mosquée.


HOMMES ET FEMMES SÉPARÉS

Le 18 mars dernier, le journal français Le Figaro a publié un reportage sur Peace Village.

Non seulement y trouve-t-on la plus grosse mosquée du Canada, mais toutes les maisons respectent les préceptes de l’Islam. Par exemple, dans les salons, des portes coulissantes permettent de séparer les hommes des femmes.

Le journaliste du Figaro a tenté de parler à des femmes voilées qui se promenaient dans les rues du village, mais il a éprouvé quelques difficultés. Comme lui ont expliqué deux gaillards qui semblaient surveiller les allées et venues des femmes, les étrangers ne sont pas les bienvenues dans cette enclave. « Il faut demander la permission pour parler aux gens et se promener… », lui ont-ils dit.

Je vous rappelle que nous ne sommes pas au Moyen-Orient, mais à 50 kilomètres de Toronto…


« L’AVENIR NOUS APPARTIENT ! »

Il y a quelques semaines, une enquête de l’Institut national statistique du Canada a révélé que dans 20 ans, les minorités visibles représenteront 63 % de la population de Toronto.

Le reporter du Figaro a demandé à Naseer Ahmad, le créateur de Peace Village, ce qu’il pensait de cette étude.

Le riche promoteur immobilier n’a pas caché sa joie :

« Ce pays a été fondé par les Français et les Anglais, a-t-il lancé. Maintenant, il y a une troisième force, c'est nous. Au Canada, il faudra qu'il y ait un premier ministre pakistanais ! »

Puis l’homme a montré le centre commercial de Peace Village. « Il y a plusieurs restaurants halal ici, a-t-il expliqué. J'ai même créé un cimetière musulman. Peace Village est une expérience unique, qui jette les bases d'autres villages du genre.

« Bientôt, nous construirons un vaste centre islamique, juste à côté de la mosquée. »


UNE ÉGLISE RASÉE

En octobre 2007, le National Post a publié un reportage sur Peace Village.

On y apprenait que pendant le jeûne du Ramadan, l’école du quartier met des lits à la disposition des enfants affamés pour qu’ils puissent reprendre leurs forces entre deux cours.

Des Italiens vivaient à côté de Peace Village. Ils avaient leur église, la Teston United Church. Mais les promoteurs du village musulman ont décidé d’agrandir leur enclave pour accueillir de nouveaux arrivants, et ils l’ont rasée…

« On est allé les voir en pleurant, mais ça n’a rien donné, de dire une Italienne qui fréquentait cette paroisse. Ils ont refusé d’entendre nos doléances et ils ont démoli notre église… »

Imaginez comment la communauté musulmane réagirait si des Chrétiens décidaient de démolir une mosquée !


VIVE LE CANADA !

Le journaliste du National Post est allé rencontrer de nouveaux résidants de Peace Village et leur a demandé pourquoi ils avaient décidé de déménager dans cette enclave.

« Parce qu’on se reconnaît dans le nom des rues », a répondu un homme.

Il y a neuf rues dans Peace Village, et chacune porte le nom d’un disciple important de l’Ahmadisme, une branche particulière de l’Islam.

« Le multiculturalisme canadien est extraordinaire… », a lancé un résidant de Peace Village.

Je suis sûr qu’Allah est d’accord.



27 Mars 2010

Permalink 22:32 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 593 mots  

Le tour de magie

Avez-vous déjà suivi un cours de magie ?

La première chose qu’on vous apprend est comment distraire votre public.

Vous attirez l’attention des spectateurs sur votre main droite pendant que votre main gauche insère un deux de pique dans le paquet de cartes ou dissimule un billet de vingt dollars.

Eh bien, c’est exactement ce que Jean Charest vient de faire avec son projet de loi sur les accommodements.


MAGIC TOM CHAREST

Il lève la main droite et dit : « Regardez, mesdames et messieurs, on va interdire le voile intégral dans la fonction publique !!!! »

Et pendant que les citoyens poussent des Ohhhhhhh et des Ahhhhhhhhh admiratifs, avec sa main gauche, Magic Tom Charest nous enfonce le port des signes religieux ostentatoires dans la gorge.

C’est ce qu’on appelle : nous en passer une p’tite vite.

À part interdire le niqab et la burqa dans la fonction publique (ce qui est aussi courageux que d’interdire les automobilistes de rouler à 220 km/h dans les rues résidentielles), le projet de loi 94 ne règlera strictement rien.

Les fonctionnaires, les juges, les policiers, les profs et les éducateurs en garderie vont pouvoir continuer de porter une croix, un kippa, un turban ou un hidjab.


ON NAGE DANS LE FLOU

Sans parler du libellé du projet de loi, qui est hyper flou.

Prenez le point 5 :

« Un accommodement ne peut être accordé que s’il est raisonnable, c’est-à-dire s’il n’impose au ministère, à l’organisme ou à l’établissement aucune contrainte excessive… »

Qu’est-ce qu’on entend par « raisonnable » et par « excessive » ?

Votre définition de ces deux mots n’est peut-être pas la mienne ou celle du premier ministre.

De plus, le point 4 stipule clairement que « tout accommodement doit respecter la Charte des droits et libertés de la personne, notamment le principe de neutralité religieuse de l’État… »

Faut choisir : l’État est neutre, ou pas ? S’il est neutre, pourquoi on accepterait des signes religieux ostentatoires ?

Bref, ce projet de loi est du Charest tout craché. Il veut tellement ménager tout le monde qu’il ne satisfait personne.


LES QUÉBÉCOIS ONT RAISON !

On a fait grand cas des propos anti-Québécois tenus par une certaine élite canadienne anglaise, qui voit dans notre défense de la laïcité une preuve supplémentaire de notre intolérance et de notre xénophobie.

Mais c’est l’élite go-gauche qui pense comme ça. Les Canadiens situés plus à droite de l’échiquier politique sont parfaitement d’accord avec nous.

Dans le plus récent numéro du magazine Maclean’s, Mark Steyn, un columnist conservateur qui s’intéresse de très près à la montée de l’islamisme en Europe, dit haut et fort qu’il est du côté des Québécois « intolérants ».

Dans le reste du Canada, écrit-il, les seuls groupes qui ont droit au chapitre sont les minorités chéries par les gauchistes : les gais, les Amérindiens, les musulmans… Alors qu’au Québec, le groupe le plus important est LA MAJORITÉ.

Le niqab, dit-il, ne mérite pas plus de « respect culturel » qu’un gars qui se pointe dans une classe déguisé en Darth Vader.

Et il termine son texte en disant : « Vive le Québec niqab-libre ! »


PREMIER PAS

Cela dit, Steyn devrait lire attentivement le projet de loi 94.

Il se rendrait compte que si c’est un pas dans la bonne direction, c’est un pas extrêmement timide…



26 Mars 2010

Permalink 13:57 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 671 mots  

Les "bons" pédos (2)

Autre texte que j'ai écrit en février 2009:


LE BAL DU VAMPIRE

Demain, un juge se penchera sur le cas de Roman Polanski pour savoir si le célèbre réalisateur d’origine polonaise (à qui l’on doit plusieurs films à succès comme Rosemary’s Baby, Le Bal des vampires et Chinatown) pourra un jour remettre le pied sur le territoire américain.

Polanski, rappelons-le, a fui les États-Unis en 1977 après avoir été arrêté par la police californienne pour le viol d’une jeune fille de 13 ans.


« IL FAUT LE COMPRENDRE… »

Vous vous rappelez vaguement cette histoire et vous voulez vous rafraîchir la mémoire ?

Louez Roman Polanski : Wanted and Desired, un documentaire disponible dans nos clubs vidéo depuis le 27 janvier. Tout est là.
La réalisatrice, Marina Zenovich, reconstitue toute l’histoire.

Comment Polanski a amené une jeune fille de 13 ans dans la maison de Jack Nicholson pour la photographier. Comment il l’a droguée. Comment il l’a sodomisée.

Et comment il s’est envolé pour Paris afin d’échapper à la justice.

Ce qui est hallucinant, dans ce documentaire, c’est de voir à quel point les gens du milieu du cinéma défendent ce pédophile qui n’a jamais caché son amour des jeunes filles.

« Il a perdu ses parents dans les chambres à gaz nazies… »

« Sa femme s’est fait assassiner par la bande de Charles Manson alors qu’elle était enceinte de huit mois… »

« C’est un esprit libre, un grand artiste, un génie tourmenté qui a été victime du puritanisme américain… »

Hey, le gars (qui avait 44 ans à l’époque) a VIOLÉ une jeune fille de 13 ans !!!

C’est puritain, de le condamner pour ça ? Il faudrait le féliciter et lui donner une poignée de main ?


LE TALENT N’EXCUSE PAS TOUT

C’est fou comme les artistes sont traités différemment des autres citoyens.

Si Polanski était un plombier, tout le monde voudrait qu’il croupisse en prison pour les dix prochaines années. Mais c’est un artiste, alors on lui trouve des circonstances atténuantes.

On dit qu’il a beaucoup souffert, qu’il a énormément de talent, qu’il est harcelé par une société austère, intransigeante…

Foutaise. Ce n’est pas parce que tu as réalisé de grands films (de très grands films, même) que tu vis au-dessus des lois.

Violer une jeune fille de treize ans est un crime grave. Que tu t’appelles Roman Polanski ou Joe Bloe.


AH, CES AMÉRICAINS…

Ce qui est particulièrement révoltant, dans le documentaire de Marina Zenovich, est à quel point les aventures judiciaires de Polanski font glousser les intellectuels français.

« Ah, ces Américains, ils sont tellement puritains, ils ont tellement une conception étriquée de la sexualité, ah ah ah… »

C’est de droite, maintenant, d’être contre la pédophilie ? En Europe, on peut sauter tous les enfants que l’on croise dans la rue, c’est ça ?

En France, où il vit en exil depuis trente ans, Polanski est traité comme un prince. On lui a décerné plusieurs honneurs, on l’a nommé membre de l’Académie des beaux-arts… Le fait qu’il ait violé une fille de 13 ans ne semble choquer personne. C’est même une preuve supplémentaire de son génie, de sa liberté de pensée…

Tout ça lève le cœur.

Polanski est l’un de mes cinéastes préférés. J’adore ses films. Reste qu’il faut regarder la réalité en face : c’est un pédophile.

Qui a drogué et violé une fille de 13 ans.

____________


Je pourrais dire la même phrase pour André Brassard:

Brassard est l’un de mes metteurs en scène de théâtre préférés. Reste qu’il faut regarder la réalité en face : c’est un pédophile.

Qui a baisé un garçon de 14 ans.









Permalink 13:53 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 739 mots  

Les "bons" pédos

Concernant l'affaire d'André Brassard, le metteur en scène qui a avoué aimer les p'tits garçons...

Ça fait longtemps que je le dis et l'écris: il y a un double-standard concernant la pédophilie.

Un plombier qui baise un mineur est un monstre.

Un artiste qui baise un mineur est un être excentrique.

Voici ce que j'ai d'ailleurs écrit sur le cas Polanski en octobre 2009:

___________


NOS AMIS LES PÉDOPHILES

Il s’est dit — et écrit — beaucoup de choses ahurissantes sur l’arrestation du cinéaste Roman Polanski.

Que le réalisateur de Chinatown (qui a drogué et sodomisé une fillette de 13 ans) est victime du puritanisme américain, que son talent le place au-dessus des lois, qu’on ne devrait jamais arrêter un cinéaste dans un festival de film, etc.

Mais la chose la plus débile que j’ai entendue est sortie de la bouche du Ministre de la culture français Frédéric Mitterrand.


UNE DÉFENSE LARMOYANTE

« Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays, a lancé le neveu de l’ancien président de la République. Je suis très ému en en parlant parce que je trouve que c’est une chose épouvantable et totalement injuste.

« Roman Polanski est un homme de cinéma de réputation internationale. De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens, c’est absolument épouvantable.

« De la même manière qu’il y a une Amérique généreuse, il y a aussi une certaine Amérique qui fait peur et c’est cette Amérique-là qui vient de nous présenter son visage. J’apporte mon soutien à Roman Polanski. Je pense que tous les Français doivent être avec Roman Polanski dans cette épreuve. »


LA CONFRÉRIE DES PÉDOS

Cela dit, aussi stupide soit-elle, la sortie de Frédéric Mitterrand n’est pas très surprenante. Entre pédophiles, on se défend.

En 2005, l’actuel ministre de la Culture a publié une autobiographie (La mauvaise vie) dans laquelle il avouait candidement, et avec une certaine fierté, se rendre souvent en Thaïlande afin d’y louer les services de prostitués mineurs.

« J’ai pris le pli de payer pour des garçons, écrivait-il. Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici. La misère ambiante, la drogue qui fait des ravages, les maladies. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément.

« On pourrait dire qu’un tel spectacle est abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter.

« L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »


PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN

En 1998, la Justice française a adopté une loi spéciale permettant de poursuivre tout citoyen français qui s’adonne au tourisme sexuel.

Or, non seulement cette loi n’a pas empêché Frédéric Mitterrand de faire le tour des salons littéraires en disant haut et fort qu’il se tapait des enfants en Thaïlande, mais ce pédophile avoué a été nommé ministre de la Culture !

Par Sarkozy, le grand défenseur de l’ordre et de la morale !

C’est à n’y rien comprendre…

En mars dernier, deux Français ont été condamnés à sept ans de prison pour « tourisme sexuel aggravé sur des mineurs de moins de quinze ans » en Asie.

Je me demande comment ils ont réagi quand ils ont vu un ministre pédophile prendre la défense d’un artiste pédophile alors qu’eux croupissent en taule pour avoir commis le même crime !

Cela dit, c’est de leur faute.

Ces hommes étaient médecins.

Ils n’avaient qu’à écrire des livres ou à tourner des films s’ils voulaient sauter des enfants en toute liberté…





24 Mars 2010

Permalink 21:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 596 mots  

Les gros bras de l'UPA

Chaque fois qu’on entend parler d’intimidation syndicale, on pense toujours au monde la construction.

Dans l’imaginaire collectif, ça va ensemble, comme le quartier chinois et les Chinois.

Mais si l’on en croit certains producteurs agricoles, le harcèlement syndical ne se pratique pas seulement sur les chantiers de construction des grandes villes.

Il empoisonne également l’air frais des campagnes.

BRIS DE CONFIANCE

Selon Benoît Girouard, président de l’Union paysanne, un syndicat agricole citoyen qui dénonce depuis des années le monopole de l’UPA, un artisan-fromager qui s’apprêtait à sortir un fromage appelé Le Brie du Monopole (histoire de faire connaître avec humour le combat que mène l’Union paysanne pour la liberté d’association) aurait subi des pressions de la part de Marcel Groleau, le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, un organisme associé à l’UPA.

Monsieur Groleau se serait rendu en personne chez le fromager avec l’intention de le « dissuader » de sortir son fromage.

CONSEIL D’AMI

Avant-hier, j’ai reçu monsieur Groleau à mon émission à LCN (Franchement Martineau).

Le président de la Fédération des producteurs de lait m’a dit que contrairement à ce qu’affirme monsieur Girouard, il n’a jamais intimidé ou fait des pressions auprès du fromager.

Il a juste, « en toute amitié », demandé au fromager pourquoi il avait accepté de sortir un fromage portant ce nom, alors que « ses affaires allaient si bien ».

« Je voulais le sensibiliser au fait qu’il a des voisins, que ceux-ci n’apprécieraient peut-être pas qu’il sorte un fromage portant ce nom, et que ça me faisait de la peine de voir un ami producteur qui jouit d’une si bonne réputation se retrouver soudainement en pleine controverse… »

UNE MENACE ? JAMAIS !

Il y a deux façons de menacer un agriculteur.

1) Tu te pointes chez lui, et tu lui dit : « Si tu vas de l’avant avec ton projet, je vais te le faire payer cher en ta… ! »

2) Tu te pointes chez lui, et tu lui dis que ça te ferait énormément de peine de voir un ami que tu respectes et admires se retrouver dans une position difficile parce qu’il a pris une mauvaise décision.

Monsieur Groleau a choisi la deuxième.

Est-ce une menace, techniquement parlant ?

À vous de décider.

Mais disons que ça y ressemble étrangement.

C’est comme la différence entre : « Si tu continues, je vais te foutre mon poing sur la gueule » et « Mon bon ami que j’aime tant, de grâce, fais attention où tu mets les pieds quand tu marches car tu risques de trébucher et de tomber la face la première sur mon genou, ce qui serait grandement déplaisant, avouons-le… »

LA POINTE DE L’ICEBERG

Selon Benoît Girouard, ce qui se passe actuellement dans le milieu de l’agriculture ressemble étrangement à ce qui se passe dans le milieu de la construction.

C’est la même bouse, le même purin.

La même campagne d’intimidation, les mêmes jeux de pouvoir, le même harcèlement envers ceux qui osent vouloir se libérer de l’emprise du syndicat.
« Chaque semaine, des syndicats affiliés à l’UPA poursuivent des agriculteurs, affirme le président de l’Union paysanne. Ce qui s’est passé avec ce fromager n’est que la pointe de l’iceberg. »

Mais il n’y a AUCUN problème avec le monde syndical, noooooon…



Permalink 20:30 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 165 mots  

Voile intégral interdit

Jean Charest a annoncé aujourd'hui que le voile intégral ne sera pas toléré dans les services publics, d'un côté comme de l'autre du comptoir.

Mais le hidjab, de même que les autres signes religieux ostentatoires (croix, kippa), seront permis...

Croyez-vous que ce projet de loi réglera la question une fois pour toutes?

Cette décision vous satisfait-elle?

« Un accommodement ne peut être accordé que s'il est raisonnable, et il cesse d'être raisonnable lorsqu'il impose une contrainte excessive au ministère ou à l'organisme eu égard aux coûts qui s'y rattachent, à ses effets sur le bon fonctionnement de l'organisme ou sur les droits d'autrui » a expliqué la ministre de la Justice.

Tout cela est bien beau.

Mais comment le gouvernement définit le mot RAISONNABLE? Qu'est-ce qu'une contrainte EXCESSIVE? Et à partir de quel point juge-t-on qu'un accommodement entrave le BON fonctionnement d'un organisme?

Tout cela demeure très flou...

J'ai l'impression que l'on continue de tâtonner dans le brouillard...



Permalink 09:11 am, Richard Martineau / Franc-parler, 134 mots  

Xénophobes, vraiment?

Selon l'auteur de cette lettre ouverte publiée dans Le Devoir, notre fixation sur le voile est un signe patent de xénophobie, d'intolérance et de racisme...

À croire ce militant anti-raciste, il n'y a que les Québécois de souche qui sont contre le port du voile.

Or, c'est complètement faux.

Beaucoup d'immigrants, de Néo-Québécois, d'arabes et même de Musulmans se disent CONTRE le port du voile!

Pourquoi ne viser QUE les Québécois de souche????

Pourquoi ne parle-t-il jamais de Djemila Benhabib, par exemple, ou encore (sur la scène internationale) d’Azar Majedi, de Taslima Nasreen, d’Irshad Manji, de Chahdortt Djavann, d’Ayaan Hirsi Ali et de Samia Shariff, toutes des MUSULMANES qui sont CONTRE le port du voile et CRITIQUENT l’islamisme???






Permalink 08:34 am, Richard Martineau / Franc-parler, 32 mots  

Régime minceur

L'État québécois, on le sait, souffre d'obésité morbide (voir entrée précédente).

Il faut absolument couper dans le gras.

Selon vous, par quel bourrelet devrait-on commencer?


Permalink 08:33 am, Richard Martineau / Franc-parler, 595 mots  

Le génie québécois

Il y a des gens qui disent que le Québec manque d’ambition, des gens qui s’ennuient du bon vieux temps de Manic-2, avec son réservoir géant, sa structure bétonnée de 400 tonnes et ses turbines colossales.

« Ça, c’était un projet porteur, disent-ils. Dans ce temps-là, le Québec n’avait pas peur de voir les choses en grand ! »

Effectivement, c’était la belle époque. Tout était à construire, tout était à faire.

Mais aujourd’hui encore, nous élevons des structures gigantesques, démesurées, pharaoniques.

La seule différence est qu’on ne peut pas les voir ni les visiter.

Elles n’existent que sur papier.

DES PROJETS COLOSSAUX

Prenez l’organigramme du Ministère de la Santé et des services sociaux.

La semaine dernière, dans sa chronique, Pierre Duhamel disait que le MSSS compte sept fois plus d’employés que le Mouvement Desjardins, qui est pourtant le premier employeur privé du Québec. Il y a 1,4 fois plus d’employés dans ce ministère que dans toute la fonction publique fédérale, et son budget annuel est de 27 milliards de dollars.

(Juste comme point de comparaison, les revenus totaux de Bombardier sont de 21 milliards.)

C’est pas colossal, ça ? C’est pas titanesque ?

Si le MSSS était un bâtiment, il ferait passer les grandes pyramides d’Égypte pour des cabanes à moineaux.

On pourrait entreposer l’Empire State Building dans ses toilettes !

DES STRUCTURES STUPÉFIANTES

Dire que pendant ce temps-là, les cheiks de Dubaï s’énervent le poil des jambes avec leur tour de 160 étages…

Tu veux voir des grosses structures, Mohamed ? Va sur Internet et regarde l’organigramme de l’État québécois. Tu vas avoir le vertige de ta vie…

Pour paraphraser Napoléon : « Du haut du bureau du Premier ministre, une dette de 217 milliards de dollars vous contemple… »

Ce n’est pas vrai que le Québec manque d’ambition. Dans le domaine de la construction d’organigrammes, nous sommes les meilleurs au monde.
Nos structures étatiques stupéfient le monde entier.

Promenez-vous à travers le monde et parlez aux fonctionnaires que vous croisez, vous verrez : personne ne sait comment nos ministères tiennent debout.

Ça défie toute logique !

OUI, LE QUÉBEC SAIT FAIRE !

Tiens, j’ai une idée : pour stimuler la fierté de nos jeunes, et leur montrer que le Québec sait faire, on devrait organiser une exposition ambulante des plus beaux organigrammes de l’État québécois.

Imaginez l’impact !

Les enfants seraient bouche bée. Toutes ces cases, toutes ces lignes, toutes ces structures qui se chevauchent, se surimposent et se dédoublent !

Tous ces bureaux qui ne servent à rien, ces ordis qui ne sont jamais ouverts, ces chambres d’hôpital vides, ces comités bidon, ces rapports tablettés, ces haut fonctionnaires qui passent leur temps à compiler des factures et à gérer des comptes de dépenses !

C’est bien simple, juste à y penser, j’ai les yeux pleins d’eau…

À L’ENVERS

Ce qui fait le génie de l’État québécois est qu’habituellement, les structures sont en forme de triangle.

La base en bas, le sommet en haut.

Or, au Québec, nos organigrammes sont construits à l’envers ! Plus tu grimpes dans la structure, plus il y a d’employés, et plus ils ont des moyens !

AUCUN autre pays ne fonctionne comme ça. Nous sommes les seuls au monde à adopter ce modèle.

« Nous sommes quelque chose comme un grand peuple », disait Ti-Poil.

You Bet !



23 Mars 2010

Permalink 08:50 am, Richard Martineau / Franc-parler, 166 mots  

Pas dans ma rue!

À Dollard-des-Ormeaux, un père de famille a eu droit à une contravention de 75 $ pour avoir joué au hockey dans la rue...

Qui n'a pas fait ça?

Quand les autos passent, tu te tasses, puis tu reviens et tu remets la balle au jeu...

C'est quoi, le problème?

On vit vraiment dans une société hyper policée: pas le droit de se chamailler dans la cour d'école, pas le droit de grimper sur les montagnes de neige...

Et en même temps, on se plaint que les enfants ne jouent plus dehors, et passent leur temps devant la télé!

Duh!

Une ville, ce n'est pas que des autos: c'est aussi des enfants qui jouent dans la rue, dans la ruelle, qui crient, qui chantent, qui rigolent... Qui se cachent sous les balcons, qui grimpent sur le toit des garages...

Et pas seulement dans des structures de parcs!

Comme chantait Cat Stevens, du temps où il ne priait pas Allah:

"Where Do The Children Play?"


22 Mars 2010

Permalink 08:19 am, Richard Martineau / Franc-parler, 255 mots  

Lundi sans viande

Que pensez-vous du concept des Lundis sans viande?

Personnellement, je trouve que cette initiative est pleine de bon sens.

Il ne s'agit pas d'EMPÊCHER les gens de manger de la viande le lundi! Juste de les encourager à le faire.

De toute façon, ça ne peut faire de mal. En Occident, nous mangeons beaucoup trop de viande, tous les spécialistes en alimentation le disent.

Et puis, diminuer notre consommation de viande c'est bon pour l'environnement.

Non seulement les bovidés sont-ils responsables de 20 % des émissions totales de gaz à effet de serre (leurs flatulences polluent plus que votre auto), mais la production de viande mobilise 70 % des terres arables.

Il faut entre trois et neuf calories végétales pour produire une seule calorie animale.

Alors, pourquoi pas?

_____

PS: Je viens de lire certains commentaires de lecteurs...

Incroyable comment les gens pognent les nerfs et deviennent hystériques quand on parle de diminuer (pas arrêter: DIMINUER) leur consommation de viande.

C'est comme si on leur disait d'arrêter de respirer!!!!

Ils grimpent tout de suite dans les rideaux. "Touche pas à mon steak!", "Arrête de me dire quoi manger!", "Mêle-toi de tes affaires!"

Mon Dieu, calmez-vous!!!!

Je fais juste vous communiquer certaines données, c'est tout.

Après ça, si vous voulez manger de la viande 5 fois par jour, c'est vos maudites affaires!

Vous dites que le végétarisme est une religion. Désolé, mais c'est vous qui réagissez comme des curés à qui on aurait interdit de dire la messe!




21 Mars 2010

Permalink 20:36 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 606 mots  

La guerre ordinaire

C’est cette semaine qu’a commencé The Pacific, la nouvelle mini-série de Tom Hanks et Steven Spielberg sur la Deuxième guerre mondiale.

Autant Band of Brothers, sur la campagne européenne, m’avait bouleversé, autant le premier épisode de cette reconstitution de la guerre du Pacifique m’a laissé sur ma faim.

On dirait une Minute du patrimoine.

PAS DES HÉROS

Si, comme moi, vous êtes fasciné par cette période de l’Histoire, tout en étant allergique au cliché du « soldat laconique qui verse une larme en regardant le drapeau de son pays claquer au vent », je vous conseille de lire Ils ont écrit la guerre, de Sébastien Vincent, publié chez Vlb éditeur.

Enseignant à la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (pourquoi n’aie-je jamais eu un prof comme ça ?), ce jeune homme nous offre des extraits de lettres, carnets et journaux intimes écrits par des combattants canadiens-français lors de la Deuxième guerre.

Le résultat est passionnant.

On se rend compte que ces soldats n’étaient pas des héros à la Private Ryan : juste des gars ordinaires qui essayaient de survivre.

L’ENFER

« Nous étions en août 1944 et nous n’avions pas pris de bain depuis le début de juillet, raconte un lieutenant. Les poux, la gale s’étaient installés malgré nos habits de combat enduits de désinfectant. Nous avions des ampoules aux pieds, nos ongles d’orteils, pourris dans des chaussons qui tombaient en lambeaux, puaient la charogne. On avait l’air de condamnés à mort… »

« Le système nerveux de certains de nos hommes n’étant pas assez solides pour résister, la peur les avait rendu fous, écrit le caporal Côté. L’un pleurait comme un enfant et de gros sanglots secouaient son corps de la tête aux pieds. L’autre, étouffé par des convulsions nerveuses, se roulait par terre. Le spectacle était pitoyable. Il ne nous restait qu’à fumer et à prier… »

« La rotule d’un de mes genoux tremblait sans arrêt, même quand je l’empoignais solidement, avoue le Sergent Juteau. Il n’y avait pas d’erreur, j’avais peur. Une peur viscérale, qui me rivait les fesses pour m’empêcher de tout lâcher. J’avais beau me raisonner, j’avais peur. Je tremblais, et ce n’était pas de froid. »

On est loin de John Wayne !

LA CHAIR DE POULE

J’ai lu beaucoup d’ouvrages sur la Deuxième guerre (Cornelius Ryan, Stephen Ambrose, John Lukacs), et je peux vous dire que cet essai fait partie des grands livres du genre.

On a l’impression d’être à côté des soldats, de sentir leur haleine, d’entendre leur voir trembler lorsqu’ils dénoncent avec colère l’incompétence de leurs supérieurs, « avec leurs pantalons bien pressés, la figure violacée par l’abus de cognac, qui nous regardaient de haut et nous trouvaient bien malodorants pour leurs narines sensibles ».

« Mon capitaine a la chair de poule continuellement, écrit un soldat. Pauvre diable ! Dans les moments dangereux, on ne le voit plus. Ça me dégoûte, tous les gars sont dégoûtés. On ne peut pas compter sur nos officiers, ils sont inutiles… »

RENDRE LE PASSÉ VIVANT

Je ne peux vous dire à quel point j’ai adoré ce livre. S’il était américain, Sébastien Vincent ferait le tour des émissions de télé et son livre serait un best-seller.

Malheureusement, il est né dans une province qui doit écrire « Je me souviens » sur ses plaques d’immatriculation pour se rappeler de ne pas oublier…



20 Mars 2010

Permalink 09:59 am, Richard Martineau / Franc-parler, 410 mots  

Le zoo et la jungle

Le grand cinéaste Milos Forman (Amadeus, Vol au-dessus d’un nid de coucou) avait une jolie formule pour parler du régime communiste, qu’il a connu en Tchécoslovaquie, son pays natal, et du régime capitaliste, qu’il a découvert quand il s’est installé à Hollywood.

Il disait que le communisme était un zoo, et le capitalisme, une jungle.

Dans le zoo, tes besoins primaires sont pris en charge par l’État, mais tu n’as aucune liberté.

Et dans la jungle, tu es complètement libre, mais tu dois te débrouiller toi-même pour manger, t’habiller et te trouver un logement.

Si tu est faible et que tu as peur de la compétition, le zoo est parfait pour toi, car tu n’as pas à te battre pour survivre. Les geôliers viennent te porter de la nourriture trois fois par jour, on te protège des prédateurs qui pourraient te blesser, on te prend en charge, etc.

Mais si tu es combatif et ambitieux, la jungle est faite sur mesure pour toi, car tu es libre de faire ce que tu veux et il n'y a pas de plafond à ton ambition... Cela dit, dans la jungle, si tu te blesses ou si tu tombes malade, c'est à toi de te prendre en charge et de te relever, l'État ne fera rien pour toi...

Comme disent les Anglais: "You're on your own..."

Au Québec, on préfère le zoo.

(Je ne dis pas que le Québec est communiste!!!! Mais c'est vrai que le fameux modèle québécois penche plus du côté du zoo que de celui de la jungle...)

Tout le monde égal, tout le monde sur le même pied, pas une tête qui dépasse... L'éducation gratuite pour TOUT le monde, la santé gratuite pour TOUT le monde, l'État intervient dans TOUS les domaines d'activités...

Dans le zoo du Québec, tous les services sont tous assurés par l'État.

Bon, le système est tout croche et tout déglingué, et la vie dans le zoo n'est pas aussi trépidante que dans celle dans la jungle, mais le citoyen n'a pas d'effort à faire, il suffit qu'il ouvre la bouche et qu'il lève la main pour que l'État court à son chevet et réponde à ses besoins.

Vous, vous préférez le zoo ou la jungle?





19 Mars 2010

Permalink 21:22 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 193 mots  

L'ère des pétasses

Un ex-maîtresse de Tiger Woods a décidé de rendre public les textos sexuels qu'il lui envoyait...

Je vais me faire des ennemies auprès de la gente féminine, mais...

C'est quoi, ces pétasses?

Voulez-vous me dire pourquoi une femme ferait ça?

Comme l'écrivait Brel: les vraies putes sont celles qui vous font payer après, pas avant...

Dans le dernier numéro de GQ, l'ex-maîtresse d'un politicien américain a décidé de tout déballer et de raconter sa relation cachée...

Avant, les maîtresses se montraient discrètes et savaient garder le silence.

Aujourd'hui, elles se battent pour faire la première page des journaux... Elles enregistrent leurs conversations téléphoniques, au cas où un éditeur les approcherait pour qu'elles écrivent leurs mémoires...

N'importe quoi pour avoir leur petit 15 minutes de gloire...

Et qu'importe si leur indiscrétion et leur soif de célébrité brisent des familles et détruisent des carrières... Ces pétasses voient ça comme des dommages collatéraux...

Conseil aux hommes connus: gardez votre bizoune dans votre pantalon, une aventure est trop chère payée...




18 Mars 2010

Permalink 20:12 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 604 mots  

Relooke ton look

Avant-hier, j’étais en train d’écrire à mon ordi quand des images diffusées sur ma télé ont attiré mon attention.

Un gros gars arborant une coupe Mohawk parlait à la caméra, entouré de ses goons.

« Tiens, me suis-je dit, la SQ a arrêté des Hell’s ! »

Eh non.

C’était Rambo Gauthier, représentant du local 791 du Syndicat des opérateurs de machinerie lourde, FTQ-Construction, qui répondait aux questions des journalistes.

LES VÊTEMENTS PARLENT

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, si on m’accusait d’être un fier-à-bras qui fait de l’intimidation sur des chantiers de construction, me semble que je ferais attention aux signaux que j’envoie quand je me présente devant les caméras.

Je ne me pointerais pas avec mon entourage, et j’éviterais de m’habiller comme Mom Boucher.

Et si jamais mes compagnons d’armes voulaient à tout prix s’asseoir derrière moi pour manifester leur soutien et m’apporter un peu de réconfort en me flattant le dos et en me tapotant la cuisse, je leur dirais d’enlever leur casquette, de décroiser les bras, d’amorcer un semblant de début de sourire (vous savez, quand la bouche se met en forme de demi-lune vers le haut ?) et de ne pas trop montrer leurs tatouages.

Relations publiques 101

« Le vêtement est un langage, disent les spécialistes. On choisit les vêtements que l’on porte en fonction du message que l’on veut transmettre. »

Je ne sais pas si c’est volontaire, mais hier, les vêtements que Rambo Gauthier et ses goons portaient disaient :

« Tasse-toé, l’gros, sinon on va t’en crisser une dans face ! »

Pas génial quand tu veux prouver aux gens que tu n’es pas violent.

LES BRUTES ANTI-BRUTALITÉ

Idem pour les manifestant contre la brutalité policière.

Vous croyez que c’est une bonne idée de vous pointer à une manifestation anti-violence avec des briques, des cagoules et des barres de fer ?

Hmmmmmmmmm, pas sûr….

Je ne suis pas un expert en images, mais il me semble que ça envoie le message inverse que celui vous voulez communiquer.

C’est comme se pointer à une manif pour les droits des animaux avec un vison. Ou organiser un méchoui pour financer une association végétarienne.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Et puis, qu’un doctorant en philosophie prenne la plume pour m’expliquer, mais c’est quoi, l’idée derrière la cagoule ? Vous aviez froid ? Vous vouliez apporter votre soutien à Naema ?

À VISAGE DÉCOUVERT

Vous allez trouver ça drôle, chers amis altermondialistes, mais dans la population civile (vous savez, les nonos qui travaillent de 9 à 5 et qui paient des impôts pour que vous puissiez discuter des meilleures façons de faire tomber le capitalisme à l’UQAM), porter une cagoule, c’est dire haut et fort qu’on s’apprête à poser un geste illégal et qu’on ne veut pas se faire identifier.

Oui, je sais, c’est niaiseux, mais que voulez-vous, c’est comme ça que le vrai monde pense.

Ils n’ont pas encore lu les grands exégètes de la pensée anarchiste.

Ça ne vous tenterait pas d’essayer un autre costume, l’an prochain ?

Je ne sais pas, moi, vous pourriez vous déguiser en représentant syndical d’opérateurs de machinerie lourde.

Ça ne coûte pas cher : un t-shirt noir, des tatouages qui partent au lavage et un air de beu.

Vous allez voir, l’effet est garanti.



17 Mars 2010

Permalink 21:02 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 358 mots  

Les jeunes manquent d'ambition?

Après Lucien Bouchard qui dit que les travailleurs Québécois sont paresseux, c'est maintenant au tour d'une femme d'affaires de déplorer le manque d'ambition des jeunes.

Dans une lettre ouverte publiée aujourd'hui dans La Presse, Sylvie Bovet, l'héritière de la célèbre chaîne de boutiques de vêtements pour hommes, affirme que les jeunes ont perdu le sens de l'audace et le goût du risque.

"Ma génération manque parfois d'énergie ou de volonté pour foncer", dit-elle.

Avant, dit-elle, les gens d'affaires partaient des entreprises à partir de rien...

Ils se relevaient les manches et travaillaient... C'était l'époque des bâtisseurs...

Aujourd'hui, les jeunes attendent des subventions... Ils ne risquent pas leur chemise...

On ne travaille pas pour léguer un héritage à ses successeurs, ou pour participer à la croissance économique de sa société et créer de l'emploi...

On travaille pour assurer son propre bien-être, point.

"Notre but est de s'offrir le plus de confort possible..."

"On veut le gros poste, beaucoup de responsabilités, un gros salaire, mais nous ne sommes pas nécessairement prêts à faire les sacrifices que cela implique, écrit-elle. Quand vient le temps de mettre l'épaule à la roue, nous répondons la plupart du temps: absent. C'est comme si le sens du devoir et des responsabilités nous échappait."

Je trouve son analyse assez juste...

Cela dit...

Peut-être que les jeunes se disent que le travail n'est pas tout dans la vie.

Peut-être que les jeunes ne mettent pas tous leurs oeufs dans la même panier.

Peut-être que les jeunes ont choisi d'investir plus de temps et d'énergie dans l'amitié, la famille, les enfants...

Peut-être que les jeunes se disent: "Pourquoi travaillerais-je comme un fou pour une entreprise qui va me remplacer dès qu'elle en aura l'occasion?"

Les jeunes d'aujourd'hui ont vu leurs parents donner les meilleures années de leur vie à leur employeur, et pour quoi? Est-ce que cela les a rendus plus heureux?

C'est bien beau, le travail et l'argent, mais il y a peut-être autre chose...










Permalink 20:47 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 194 mots  

Les Keystone Cops frappent encore

Comme vous le savez sûrement, des policiers ont infiltré le groupe de manifestants qui participaient à la marche contre la brutalité policière, mardi.

Personnellement, je trouve cette tactique stupide.

Que les flics surveillent les manifestants, soit. Qu'ils protègent les commerces et s'assurent que l'événement se déroule dans le calme, o.k.

Mais pourquoi INFILTRER le groupe? À quoi ça sert?

C'est sûr que les flics déguisés en militants altermondialistes vont se faire repérer! Avez-vous vu leur look? La façon dont ils marchent?

Croient-ils vraiment qu'ils vont se fondre dans un groupe d'anarchistes???? Que PERSONNE ne va les remarquer?

Voyons!

Et qu'est-ce qui arrive quand ces "agents secrets" se font repérer?

Les militants anti-brutalité disent: "Regardez, ils nous ont infiltrés, c'est de la provocation, c'est à cause de ces agents provocateurs si la marche a dérapé..."

Bref, grâce à l'imprudence et le manque de jugement des flics, les militants ont le beau rôle...

Ce matin, Claude Poirier disait qu'il y a quelques années, les policiers se faisaient passer pour des journalistes afin d'infiltrer des groupes de manifestants!!!!

Pas fort comme méthode...





16 Mars 2010

Permalink 23:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 48 mots  

À la défense de la police

Un texte à lire sur la "brutalité policière"...

On m'a dit que l'auteur de cette lettre ouverte a été l'objet de plusieurs menaces anonymes...

Provenant de gens qui sont contre la violence et l'intimidation, bien sûr...

Comme les manifestants anti-brutalité qui lancent des roches et des briques...


Permalink 22:55 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 18 mots  

Pour un Québec laïc et pluraliste

Si vous voulez signer la pétition de Guy Rocher concernant la laïcité, cliquez sur ce lien...








Permalink 20:01 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 279 mots  

Les jeunes contrevenants

Tel que promis, les Conservateurs ont présenté un projet de loi sur les jeunes contrevenants.

Le projet de loi C-4, présenté par le ministre de la Justice, Rob Nicholson, prévoit notamment l'imposition à des adolescents de 14 à 18 ans, coupables des crimes les plus graves, de peines de prison de même durée que celles dont sont passibles les adultes.

J'avoue que mes avis sont partagés.

D'un côté, je me dis que tuer quelqu'un est un crime extrêmement grave, qui doit être puni sévèrement, que le criminel soit mineur ou non.

Après tout, le mort est mort, que son assassin ait 12 ou 18 ans...

De l'autre, je me dis que si tu commets un geste aussi grave à 12 ou 14 ans, c'est sûrement parce que tu as grandi au sein d'une famille toute croche...

En fait, la question qu'on devrait se poser est simple...

Quel est le but du système pénal?

Punir ou réformer?

Si on veut punir, pas de problème, on n'a qu'à jeter les criminels dans des cachots humides jusqu'à la fin de leurs jours...

Mais si on veut les réformer, pas sûr que de mettre un mineur en prison pour 20 ans soit la bonne solution. C'est comme l'envoyer à l'université du crime.

Quand il va sortir, il va être pire que lorsqu'il est entré...

C'est ce qu'on veut?

Cela dit, je parle de façon théorique.

C'est ça, le problème avec le débat sur la peine de mort.

Théoriquement, je suis contre.

Mais si un homme tuait un de mes proches, je voudrais lui arracher la tête avec une pince à sourcils...



Permalink 16:24 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 412 mots  

Que les vrais racistes se lèvent

Ainsi, selon certains éditorialistes et chroniqueurs canadiens anglais, toujours prompts à dénoncer l’intolérance entre deux insultes anti-francophones, les Québécois seraient racistes car ils n’acceptent pas le niqab.

Pour montrer au reste du monde que nous ne sommes pas des adeptes du KKK, il faudrait roucouler comme des pigeons et nous pâmer de joie chaque fois que nous croisons une femme qui porte un drapeau islamiste sur la tête.

MALADIE MENTALE

Ce qui m’énerve, dans cette analyse hautaine et condescendante, est que les grands humanistes qui habitent The Rest of Canada laissent croire que l’allergie au niqab est une maladie mentale qui ne touche que les Québécois de souche.

Or, c’est faux. Plus faux que ça, tu fais comme la très subtile CBC, et tu nommes Don Cherry « Great Canadian ».

Chaque semaine, je reçois des messages venant de Néo-Québécois qui pourfendent les accommodements.

Si les génies du National Post et du Globe and Mail sortaient de leur bureau et venaient passer quelques jours au Québec, ils se rendraient compte qu’il n’y a pas que des Tremblay et des Bouchard qui détestent l’extrémisme religieux.

Il y a aussi des NGuyen, des Diaz et des Benhabib.

Sans oublier Fatima Houda-Pépin, sans qui les Ontariens seraient actuellement aux prises avec la charia.

L’OISEAU FAIT SON NID

Tenez, voici un courriel que j’ai reçu l’autre jour de la part d’un lecteur nommé Ali Mouallem (qui, je le présume, n’est pas né dans une cabane à sucre au Saguenay).

Si l’auteur de cette lettre s’appelait Jean-Claude Biron, nos intellos de Toronto (de même que leurs collabos du Québec, les Taylor, Weinstock et compagnie) crieraient au scandale et dessineraient des croix gammées sur le fleurdelisé.

Mais voilà, il s’appelle Ali Mouallem.

Oui, oui, un arabe ! Qui pense comme nous ! Ça vous en bouche un coin, non ?

J’imagine qu’ils vont dire qu’il a été contaminé à force de nous côtoyer…

REGARDEZ-VOUS

Chaque fois que j’entends un English Canadian brailler sur le terrible sort que les méchants Québécois font vivre à leurs pauvres minorités, je pense aux francophones hors Québec qui sont traités comme de la sous-merde par nos fanas du multiculturalisme.

Et je me dis qu’ils n’ont aucune leçon à nous donner.



15 Mars 2010

Permalink 20:09 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 177 mots  

Les bons, les brutes et les truands

Aujourd'hui, une manifestation a été organisée pour manifester contre la brutalité policière.

Trouvez-vous que les policiers de Montréal abusent effectivement de leur force et de leur autorité?

Croyez-vous qu'ils font du profilage racial?

Ou trouvez-vous au contraire qu'on surveille tellement le travail des policiers que ceux-ci ont les mains liées?

Après tout, on ne lutte pas contre les gangs de rue en se comportant comme des scouts ou des travailleurs sociaux...

Le boulot des policiers n'est pas de faire traverser les petites vieilles aux intersections ou de jouer au ballon avec les jeunes pour "tisser des liens avec la communauté".

C'est d'arrêter des bandits!

Et, parfois, il faut adopter la manière forte...

Quant au profilage racial...

N'est-ce pas tout simplement dû au fait qu'il y a beaucoup de jeunes issus des minorités ethniques à Montréal-Nord?

Je suis sûr que dans le quartier chinois, les flics arrêtent plus de Chinois que de blancs.

Tout simplement parce que dans le quartier chinois, il y a plus de Chinois!

Non?


Permalink 20:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 623 mots  

Le corps du Christ

Après les États-Unis, l’Autriche, les Pays-Bas et l’Irlande (où le nombre de plaintes d’abus sexuels commis par des prêtres dépasse 14 000), c’est maintenant au tour de la Suisse et de l’Allemagne d’être secoués par une série de scandales sexuels impliquant des membres du clergé catholique.

Quoiqu’en pensent les grenouilles de bénitiers, on ne peut plus parler de cas « isolés ». Il s’agit bel et bien d’un problème de fond.

Une épidémie de pédophilie est en train de gangrener l’Église catholique.

« Laissez venir à moi les petits enfants », a dit Jésus.

Certains prêtres ont pris cette phrase au pied de la lettre…

UN SECRET DE POLICHINELLE

Pour le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, pas de doute : la règle obligeant les prêtres à faire vœu de célibat est la cause de tous les maux.

Un point de vue que partagent plusieurs catholiques, dont le théologien suisse Hans Küng.

« Certes, ces déviances pédophiles ne sont pas exclusivement à porter au débit du célibat, a écrit Küng dans Le Monde. Mais c’est l'expression la plus frappante de la relation crispée qu'entretient la hiérarchie catholique avec la sexualité.

« Pierre, ainsi que les autres disciples du Christ, ont été mariés tout au long de leur apostolat, et Paul s'est porté en faux contre ceux qui soutenaient qu'"il est bon pour l'homme de s'abstenir de la femme".

« L'obligation du célibat constitue la principale cause du déficit catastrophique en prêtres. Quelle est la meilleure façon d’attirer de jeunes prêtres ? L'abrogation de la règle du célibat et l'ouverture de l'ordination aux femmes. Les évêques le savent bien, mais encore faudrait-il qu'ils aient le courage de le dire à voix haute. Ils auraient pour eux la grande majorité de la population… »

UNE VIE D’HOMME

Vous me direz que permettre aux prêtres de se marier et d’avoir une vie sexuelle n’est pas un remède-miracle contre la pédophilie. Après tout, plusieurs pédophiles ont des épouses…

Effectivement. Reste que comme l’affirmait un éditorial du Monde, on n'a jamais relevé de phénomène de pareille ampleur dans des religions où les pasteurs sont mariés.

Et puis, entre vous et moi, pourquoi un prêtre ne pourrait-il pas avoir une vie sexuelle ? Pourquoi l’amour terrestre entrerait-il en contradiction avec l’amour céleste ?

Selon moi, c’est le contraire : la seule façon de comprendre vraiment les hommes (donc, de pouvoir leur venir en aide) est de partager entièrement leurs peines et leurs joies, bref, de mener une vie d’homme, et non une vie d’ange.

Comme disait le poète latin Térence : « Je suis un homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger. »

UNE OBSESSION MORBIDE

Qu’est-ce qu’un prêtre peut comprendre à l’amour s’il n’aime pas charnellement ? Qu’est-ce qu’il peut comprendre au mariage s’il n’est pas marié ?

Pas étonnant que les églises se vident. Pourquoi irais-je me confesser à un homme qui passe sa vie à nier son humanité, à nier son désir ? Qu’est-ce que cet homme peut m’apprendre ? Comment peut-il comprendre ce que je vis ?

Sa connaissance de l’expérience humaine n’est que théorique.

Tout le monde sait que la meilleure façon de développer une obsession morbide pour le sexe est d’inhiber ses pulsions…

C’est ce que veut le Vatican ? Un clergé vieillissant peuplé de prêtres névrosés et angoissés, croulant sous le remords ?



Permalink 19:58 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 617 mots  

Parents responsables recherchés

Il y a quelques jours, dans l’État du Rhode Island, les membres d’une commission scolaire ont décidé de renvoyer le directeur, les profs, les administrateurs et tout le personnel d’une école secondaire (93 personnes !) parce qu’ils n’étaient pas contents de la performance des élèves.

« Tout l’monde dehors ! On recommence à neuf… »

Cette décision qui a fait couler beaucoup d’encre a été défendue par Barack Obama lui-même.

DES BOUC-ÉMISSAIRES FACILES

Dans une chronique savoureuse publiée sur le site Huffington Post, le comédien Bill Maher a dit que ce ne sont pas les profs qu’on aurait dû congédier, mais les parents des enfants.

« C’est trop facile de blâmer les professeurs pour l’échec de nos enfants, écrit-il. Ce sont des bouc-émissaires parfaits. Mais si l’on se fie aux études, les profs ne font aucune différence. L’important, c’est l’attitude et l’implication des parents. Tu as beau envoyer ton enfant dans une école privée qui te coûte 20 000 $ par année, si tu ne t’impliques pas dans son éducation, et s’il n’y a aucun livre chez toi, il va couler, point.

« Quand il n’y a ni livre ni parents à la maison, qui élève les enfants ? La télévision. Nous laissons la télé transformer nos enfants en idiots finis. »

LE COMPTOIR DES PLAINTES

C’est le réflexe de l’époque.

Nos enfants échouent leurs examens ? C’est la faute des profs. Ils engraissent ? C’est la faute de MacDo. Ils sont violents ? C’est la faute de Nintendo. Ils sont vulgaires ? C’est la faute des vidéoclips. Ils sont obsédés par le sexe ? C’est la faute d’Internet.

Toujours la faute des autres, jamais la nôtre.

Nous sommes tous des victimes du système.

Dans Lire, c’est la vie, un passionnant recueil de chroniques qu’il vient de publier chez Boréal, Jacques Godbout pourfend cette attitude :

« Les Parlements sont devenus des services d’aménagement des droits et des plaintes, écrit-il. Les diverses communautés qui forment la société sont dans une perpétuelle concurrence victimaire : les homosexuels, les handicapés, les Églises, les Noirs, les réfugiés, les cancéreux, les chômeurs, les syndiqués, les artistes demandent tous à l’État de leur venir en aide.

« Il s’agit moins de trouver comment vivre ensemble que de tirer profit, chacun pour soi, des richesses accumulées. Le Québec n’est plus une patrie, mais un État protecteur. Une compagnie d’assurances. »

« AIDEZ-NOUS ! »

On pourrait ajouter les parents à cette longue liste de victimes.

« Aidez-nous, nous sommes débordés ! Ouvrez les garderies plus tôt, fermez-les plus tard, éduquez nos enfants, élevez-les, instruisez-les, aimez-les, montrez-leur les bonnes manières, donnez-leur le goût de lire, attisez leur curiosité, faites-les bouger, rendez-les plus ouverts, altruistes, compatissants, gentils, généreux, car nous, parents, n’avons ni le temps ni l’énergie… »

Certains parents voudraient que leurs enfants soient comme des ordinateurs. Vous les branchez, ils sont hyper fonctionnels, et à toutes les deux semaines, ils mettent automatiquement leurs logiciels à jour sans qu’on ait à lever le petit doigt.

Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça marche…

DRÔLE D’HÉRITAGE

En terminant, je vous livre la meilleure citation que j’ai lue sur les erreurs des parents. Elle provient du psychologue américain James Dobson :

« Nous nous efforçons de donner à nos enfants tout ce qui nous a manqués dans notre jeunesse et nous négligeons de leur donner ce dont nous avons bénéficié. »



Permalink 09:10 am, Richard Martineau / Franc-parler, 115 mots  

Racistes, les Québécois?

Selon les Canadiens anglais, les Québécois sont racistes car ils tiennent à la laïcité, ne veulent pas d'écoles confessionnelles subventionnées et n'acceptent pas qu'une femme porte le niqab dans un cours de francisation...

Vous n'êtes pas excédés de vous faire traiter de racistes, vous?

Pourtant, c'est clair: nous ne sommes pas CONTRE les immigrants, nous sommes juste contre le multiculturalisme qui, au lieu de favoriser l'intégration, encourage plutôt les communautés ethniques à se replier sur elles-mêmes...

Notre vision de la nation est totalement différente de la mosaïque multiculturelle favorisée par le ROC.

Cela ne fait pas de nous des racistes pour autant...

12 Mars 2010

Permalink 11:29 am, Richard Martineau / Franc-parler, 554 mots  

Lettre d'un lecteur

M. Martineau,

Les Européens ne sont pas les seuls à être inquiets, les arabes modérés le sont aussi.

J'ai écrit une opinion en ce sens:

PETIT À PETIT, L'OISEAU FAIT SON NID

Mme Naïma Atef Amed n’a pas été expulsée d’un cours de français mais, comme l’a expliqué une lectrice vendredi dernier, elle a préféré son niqab à son cours.

Pire encore, selon un représentant du cégep invité à l’émission Mongrain : c’est Naïma qui est revenue sur sa parole, pas le cégep, car Naïma avait accepté de se dévoiler en classe. Elle a donc menti en jouant la « victime » et en prétendant que le cégep ne voyait pas de problème avec le niqab.

Naïma, qui ne maîtrise que l’arabe, prétend aussi que personne ne l’a poussée à se plaindre devant la Commission des droits de la personne. Elle prétend avoir fait ça de sa propre initiative. Je n’en crois rien. On dirait un autre mensonge.

À mon avis, Naïma est instrumentalisée. Des extrémistes se servent de gens comme elle pour, comme l’a déjà écrit M. Martineau, tester les limites de la tolérance du pays d’accueil.

Rappelons-nous aussi l’incohérence de ces jeunes sportives qui, elles aussi, semblaient instrumentalisées. Elles avaient refusé de respecter les règlements du taekwondo, et décidé de quitter une compétition.

Ensuite, on les a abondamment vues dans les médias se prétendre « victimes » d’intolérance, car porter leur voile islamique était primordial pour elles, disaient-elles. Mais on a ensuite pu voir un peu partout dans les médias la moitié de ces soi-disant « victimes » se lamenter tête nue, comme si soudain il n’était plus important de porter leur voile islamique!

Si bien des arabes comme moi ont quitté des pays musulmans, c’est pour fuir des théocraties étouffantes. Voir ici de plus en plus de femmes faire étalage public de leur religion me met mal à l’aise. Voir des gouvernements modernes accepter les signes religieux visibles pour les employées de l’État me donne des haut-le-coeur.

Mon point de vue est celui de l’ethnologue Claude Lévi-Strauss qui un jour a dit que le port du voile islamique ici, en Occident, est une « impolitesse ». « Petit à petit, l’oiseau fait son nid », dit le proverbe. C’est exactement ce que font les extrémistes religieux : petit à petit, ils s’installent, instrumentalisent certaines femmes, jouent la carte de la victimisation, inventent de fausses persécutions, sèment la haine contre les Occidentaux, etc.

Vous autres, Canadiens et Québécois, cessez donc de vous sentir coupables de crimes imaginaires. Ce sont vos ancêtres qui ont bâti ce pays. Cessez donc d’accepter l’inacceptable, comme ce retour lent mais réel du religieux dans la sphère publique.

Cessez donc de courber l’échine et de plier devant les fanatiques religieux. Faites-le aussi en pensant aux arabes qui, comme moi, craignent ces régressions sociales qui « petit à petit » mènent vos pays modernes vers une islamisation lente mais certaine. De plus, est-ce un pays qui régresse que vous voulez léguer à vos enfants?

Ali Mouallem, Montréal


Permalink 11:24 am, Richard Martineau / Franc-parler, 581 mots  

Servez-vous!

« La politique est l’art de se servir des hommes en leur faisant croire qu’on les sert. »
— Louis Dumur

Je suis peut-être naïf, mais il me semble qu’avant, les fonctionnaires et les politiciens avaient un certain sens de la noblesse.

Ils se considéraient comme des « serviteurs de l’État ».

Aujourd’hui, on a l’impression que c’est l’inverse.

Les gens qui travaillent au gouvernement ne servent pas l’État : ils se servent de l’État.

Ils pigent dans le Trésor public comme si c’était un plat de bonbons.

LA CRISE ? OÙ ÇA ?

Quand ce ne sont pas des représentants de la Reine qui mènent la vie de château sur le bras de la princesse, ce sont des fonctionnaires qui se paient des voyages à Disneyworld ou des politiciens qui empochent de généreuses primes de départ après avoir eux-mêmes claqué la porte de leur bureau.

D’un côté, on nous dit qu’il faut se serrer la ceinture parce que les temps sont durs.

De l’autre, on n’hésite pas deux secondes à payer 1000 $ pour faire changer un interrupteur ou installer une sonnette.

Et après ça, on déplore le cynisme des citoyens…

« Bou hou hou, les citoyens ne vont plus voter. Bou hou hou, ils sont toujours en train de nous critiquer… »

LES AVENTURES DE FIFI BRINDACIER

Les « serviteurs de l’État » me font penser à Fifi Brindacier.

Vous vous souvenez ? Fifi Brindacier avait neuf ans, elle vivait seule avec un singe et un cheval, mais ne manquait jamais d’argent. Quand elle voulait acheter des bonbons, elle descendait dans la cave et revenait les poches remplies de pièces d’or, à la grande joie de ses amis.

Chaque fois que je regardais Fifi Brindacier, je me demandais tout le temps : « Mais où elle prend son argent ? »

Or, après quelques épisodes, j’ai enfin appris son secret : le père de Fifi Brindacier était un pirate qui lui avait laissé un coffre au trésor.

Les fonctionnaires font exactement la même chose.

Quand ils ont besoin de 2000 $ pour acheter deux plantes (Ils vont les chercher où, grands dieux ? Dans la forêt amazonienne ?), ils descendent dans la cave et se servent.

La seule différence est qu’ils ne pigent pas dans le coffre au trésor, mais dans le coffre du Trésor.

C’est-à-dire : dans nos poches.

BAR OPEN

Remarquez, les fonctionnaires et les politiciens ne sont pas seuls à agir ainsi.

Tout le monde pige dans le plat de bonbons. Et à deux mains, en plus.

Regardez la manière dont on utilise le système de santé.

Un petit rhume ? Allez, on va à l’urgence ! De toute façon, ça ne coûte rien, aussi bien en profiter…

Nous agissons tous comme si l’État était un gros « bar open ». Comme si les services offerts par le gouvernement ne coûtaient rien.

Or, c’est NOUS qui payons ces services ! Avec NOTRE argent !

Mais on ne voit pas la couleur d’aucune facture, alors on croit que c’est gratuit.

SUR LA PAILLE

Vous connaissez l’histoire du gars qui vit dans une maison en bois et qui brûle une planche de sa maison chaque fois qu’il a froid ?

Un jour, il se retrouve sur la paille.

Eh bien ça, c’est nous.

À force de piger dans le plat de bonbons, il ne restera plus rien.


10 Mars 2010

Permalink 16:09 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 550 mots  

Tremblement de terre aux Pays-Bas

La semaine dernière, des élections municipales se sont déroulées aux Pays-Bas.

Le Parti pour la liberté de Gert Wilders a effectué une percée importante en arrivant en tête à Almere, une cité-dortoir de 190 000 habitants.

Cette nouvelle a fait le tour de la Terre. Pourquoi ? Parce que Wilders a basé son programme sur la défense des droits des homosexuels, la défense de l’égalité homme-femme et un rejet catégorique de l’Islamisme qui, dit-il, menace les valeurs fondamentales de son pays.

REMPLIR LE VIDE

Tout de suite, les commentateurs se sont exclamés : « Mais comment pareil raciste a-t-il pu remporter autant de votes ? »

Comment ? Mais c’est simple : Wilders a rempli le vide que les autres partis refusent de combler, c’est tout.

C’est ce qui arrive quand les Jean Charest de ce monde refusent d’établir des balises claires pour défendre les valeurs de leur nation. La hargne populaire monte d’un cran.

Vous voulez comprendre la percée de Gert Wilders ? Regardez ce qui se passe partout en Europe.

En Angleterre, un sondage a montré que 37 % des musulmans entre 16 et 24 ans appuyaient la sharia et 37 % croyaient qu’on devrait exécuter les musulmans qui renoncent à l’Islam. 74 % des musulmans âgés entre 18 et 24 ans aimeraient que les femmes portent le voile.

Le 7 juillet 2006, un an après les attaques terroristes qui ont fait 56 morts à Londres, le London Times a publié les résultats d’un sondage. On y apprenait que 20 % des Musulmans vivant en Angleterre éprouvaient de la sympathie pour la « cause » derrière cet attentat !

DES CHIFFRES INTÉRESSANTS

En mai 2006, le Pew Research Center publiait un sondage démontrant que 22 % des musulmans vivant en Allemagne, 29 % des musulmans vivant en Espagne, 35 % des musulmans vivant en Angleterre et 42 % des musulmans vivant en France appuyaient les commandos-suicides.

En Irlande, un sondage a montré que 57 % des musulmans voudraient que le pays devienne une république islamique.

Et si ces chiffres vous laissent froids, lisez la chronique de Joseph Facal, aujourd’hui. Il nous apprend que l’an prochain, en Espagne, un parti politique ouvertement islamique présentera des candidats dans sept villes importantes, dont Barcelone et Madrid !

TOUS DES IGNORANTS ?

Au Danemark, le journal Politiken a réalisé un sondage auprès de 1500 chefs d’établissements scolaires. Résultat : une école sur trois a accepté de modifier son mode de fonctionnement habituel pour satisfaire les demandes des élèves musulmans.

À Paris, dans certains quartiers, des musulmans ferment des rues et arrêtent la circulation pour prier !

Selon le Financial Times, 70 % des Français, 65 % des Espagnols et 63 % des Italiens sont favorables à l’interdiction de la burqa.

Ces gens-là sont tous racistes ? Ils sont tous xénophobes ?

UN POÈME INQUIÉTANT

En 1997, alors qu’il était maire d’istanbul, l’actuel premier ministre de Turquie Recep Erdogan a récité un poème disant :

« Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats… »

Il affirmait noir sur blanc que l’Islam menait une guerre ouverte par l’entremise de ses mosquées !

Et vous vous demandez pourquoi certains Européens sont inquiets et pourquoi l’extrême droite a le vent dans les voiles ?

Coudonc, lisez-vous les journaux, des fois ?



Permalink 15:57 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 88 mots  

La hausse des médecins spécialistes

Idée de l'Institut économique de Montréal:

Les médecins spécialistes veulent être mieux payés.

Nous n'avons pas les moyens de leur accorder la hausse salariale qu'ils exigent.

Pourquoi ne pas leur permettre de pratiquer dans le privé, à raison d'un nombre-plafond de X d'heures par semaine?

Comme ça, ils seraient contents, ils pourraient "améliorer" leur sort...

Qu'en pensez-vous?

Pourquoi dès que nous parlons d'ouvrir les portes au privé en santé, au Québec, tout le monde poigne les nerfs et grimpe au plafond?



9 Mars 2010

Permalink 20:13 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 175 mots  

Viande à phoque

Ce mercredi, la sénatrice Céline Hervieux-Payette va organiser une dégustation de viande de phoque au chic restaurant du Parlement, pour convaincre ses consoeurs et confrères que la chasse au phoque n'est pas un crime...

La dame va-t-elle trop loin?

C'est une chose de défendre les chasseurs. C'en est une autre d'organiser un lunch!

Le sénateur Mac Harb (qui s’oppose à la chasse au phoque) trouve cette initiative de mauvais goût.

Cela dit, la seule différence qui existe entre l'abattage des phoques et celui des vaches est que les vaches sont tuées dans des lieux clos, alors que les phoques sont tués à l'air libre, devant les caméras, et sur de la glace blanche...

Si les gens pouvaient voir ce qui se passait dans les abattoirs, ils seraient aussi choqués que lorsqu'ils voient des p'tits phoques se faire défoncer le crâne à coups de bâton...

On veut manger notre viande, mais on ne veut SURTOUT pas savoir comment elle atterrit dans notre assiette...


Permalink 19:09 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 9 mots  

À visage découvert

Un diaporama qui en dit long...

(Attention: images éprouvantes)


Permalink 14:34 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 584 mots  

Ô Canada à la sauce PC (pour Parti Conservateur et Politiquement Correct)

Stephen Harper a beau avoir une image de cow-boy, il a quand même les femmes à cœur.

La preuve : il voulait changer les paroles de l’hymne national afin de le rendre moins sexiste.

Au lieu de chanter : « « Que la ferveur patriotique anime tous vos fils », il voulait que les Canadiens chantent : « « Que la ferveur patriotique nous anime tous. »

Mais la réaction de la population a été tellement vive que le gouvernement conservateur a décidé d’abandonner sa proposition, et de laisser l’hymne national en paix.

MES AÏEUX

Cela dit, ce n’est que partie remise.

Car veux, veux pas, un jour, le débat va être relancé. Des groupes de pression vont dire que l’hymne national est trop passéiste, et qu’il faut le changer pour mieux refléter la nouvelle réalité du pays…

Prenez les paroles de la version française.

« O Canada ! Terre de nos aïeux / Ton front est ceint de fleurons glorieux ! »

Pourquoi « Terre de nos aïeux » ? Ça exclut tous les immigrants qui sont venus enrichir le pays au fil des ans.

C’est bien beau, les ancêtres, mais le pays n’appartient pas seulement à ceux qui l’ont bâti il y a 200 ans, il appartient aussi à ceux qui sont arrivés hier !

Comment voulez-vous qu’un immigrant originaire de Tanzanie chante « Terre de nos aïeux » avant un match de hockey ?

Ses aïeux sont en Afrique !

LA CROIX EN QUESTION

Continuons…

« Car ton bras sait porter l’épée / Il sait porter la croix… »

Aïe, aïe, aïe… Deux anachronismes dans la même strophe !

Premièrement, l’allusion à l’épée est trop violente, ça donne à penser que le Canada est une dictature militaire (au lieu d’un gros CPE, comme c’est le cas).

Et deuxièmement, pourquoi nos bras devraient-ils seulement porter la croix ? C’est insultant envers les croyants des autres religions !

Surtout que si la tendance se maintient, dans quelques années, il y aura probablement plus de mosquées et de synagogues que d’églises chrétiennes au Canada.

Qu’est-ce que cette phrase va vouloir dire quand Mohamed et Moishe vont se passer la rondelle sur la glace du Centre Bell ?

Absolument rien.

IL ÉTAIT UNE FOI

Strophe suivante :

« Ton histoire est une épopée, des plus brillants exploits… »

Le massacre des Amérindiens est un exploit brillant ? La déportation des Acadiens, la pendaison de Louis Riel, l’exécution des Patriotes, l’internement des Japonais pendant la Deuxième guerre, les enfants de Duplessis, la loi des mesures de guerre, tous ces événements qui ont jalonné notre histoire méritent qu’on se pète les bretelles ?

Pas sûr.

Finalement :

« Et ta valeur, de foi trempée / Protègera nos foyers et nos droits. »

Pourquoi « de foi trempée » ? Qu’en est-il des athées et des agnostiques ? On est censés vivre dans un pays laïque, après tout ! Pourquoi parler de religion dans l’hymne national ?

Et pourquoi « protègera nos droits » ? Nos droits ne sont-ils pas suffisamment protégés avec la Charte ? Pourquoi mentionner seulement nos droits, et pas nos devoirs ?

À VOS CRAYONS !

Bref, comme vous le voyez, on a du chemin à faire.

Moi, si j’étais Premier ministre du Canada, j’appellerais tout de suite Luc Plamondon pour qu’il se mette au travail.

Ou plutôt : Luck Mervil et Elisapie Isaac.

C’est plus politiquement correct.



8 Mars 2010

Permalink 20:22 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 291 mots  

Jacques Godbout et les accommodements

Dans un texte paru dans L'Actualité en décembre 2009, l'écrivain Jacques Godbout écrivait :

"Quand les Québécois refusent les salles de prière, les modifications aux menus des cafétérias, les heures de piscine réservées aux femmes, le port de signes religieux par les employés de l'État, ils se comportent comme un peuple ouvert sur le monde réel et qui ne veut pas troquer ses valeurs contre des comportements qui ne sont que l'avant-garde d'une pensée d'arrière-garde.

On affirme que l'immi­gration est nécessaire pour maintenir notre «niveau de vie» ? Mais ce niveau de vie, justement, comporte aussi des valeurs que le relativisme multiculturel occulterait volontiers au nom d'une philosophie naïve postethnique..."

Il ajoute:

" La détestation culturelle de soi et la complaisance négligente envers l'islam orthodoxe se sont surtout épanouies au sein des
élites, leaders d'opinion, universitaires et classe politique. Une enquête d'opinion montre que 91 % des Danois estiment nécessaire de se battre pour les valeurs fondamentales de leur société. "

Deux ans plus tôt, dans Le Devoir, il écrivait:

"Le multiculturalisme canadien, ou québécois, est une politique naïve et généreuse qui est devenue, par un effet pervers, discriminatoire. En voulant assurer des relations harmonieuses entre les différentes cultures issues de l’immigration, en encourageant chacune d’entre elles à s’épanouir, le multiculturalisme a favorisé la ghettoïsation et l’apparition de barons ethniques qui se sont empressés d’exercer le pouvoir sur leurs communautés..."

Qu'en pensez-vous?

Trouvez-vous les tenants du multiculturalisme naïfs?

Croyez-vous que les élites sont complaisantes envers l'Islam orthodoxe?

Les valeurs du Québec font-elles partie du niveau de vie qu'il faut maintenir?




Permalink 20:08 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 575 mots  

Vous êtes plus riches que vous le croyez

Les temps sont durs, répètent les gouvernements.

Il faut se serrer la ceinture, couper dans les dépenses et augmenter certains tarifs sinon on va frapper un mur.

10-4, on comprend, on n’est pas fou, on sait compter.

Mais il me semble que ce message passerait mieux si TOUT LE MONDE était mis à contribution. Or, ce n’est pas le cas.

Pendant que les citoyens sont pressés comme des citrons, plusieurs entreprises multimilllionnaires fuient leurs responsabilités en plaçant leur argent dans des paradis fiscaux.

LE PARADIS POUR LES RICHES

C’est le cas des banques.

Comme l’affirme le prof Léo-Paul Lauzon, les banques n’ont de leçon à donner à personne en matière de responsabilité fiscale.

Il y a deux ans, le coloré professeur de comptabilité a publié une étude sur les banques et les paradis fiscaux.

On y apprenait qu’en 2007, les cinq plus grandes banques canadiennes (la Banque Royale du Canada, la Banque Toronto Dominion, la Banque Scotia, la Banque de Montréal et la CIBC) comptaient au minimum 89 filiales officielles dans les paradis fiscaux.

Entre 1993 et 2007, ces cinq institutions bancaires ont réussi, selon les chiffres extraits de leurs états financiers vérifiés, à éluder aux fiscs canadien et provinciaux un montant de 16 milliards de dollars d'impôts grâce à l'évasion fiscale pratiquée dans les paradis fiscaux par leurs filiales.

Seize MILLIARDS de dollars.

Vous imaginez ce qu’on pourrait faire avec ça ?

Pas étonnant qu’on soit dans le trou…

LEUR JUSTE PART

« Les bien nantis ne cessent de répéter que nous avons une dette monstrueuse, un État obèse et trop de services publics, écrit Léo-Paul Lauzon dans son rapport. Mais ils ne disent jamais un mot sur la fraude fiscale dans les paradis qu’ils connaissent bien puisqu’ils en sont les responsables.

« Avec l’acceptation par nos élus du maintien de la fraude fiscale pratiquée dans les paradis fiscaux par les entreprises et les riches contribuables, nos gouvernements se privent volontairement de recettes fiscales qui devraient, en toute légitimité, revenir à la collectivité. »

Bonne remarque, non ?

Au lieu de nous demander de nous serrer la ceinture et de payer davantage, les gouvernements devraient obliger les grosses entreprises à payer leur juste part.

Ça serait un début…

DESSINE-MOI UN MOUTON

D’un côté, il y a les pauvres qui ne paient pas d’impôts. De l’autre, les grosses entreprises qui fuient leurs responsabilités.

Et entre les deux, la classe moyenne qui paie pour combler les manques des uns et des autres.

Heureusement qu’on l’a, la classe moyenne. Elle travaille, elle fait de l’argent, elle dépense, elle s’endette, elle obéit aux lois, elle ne cache pas son fric dans des paradis fiscaux et elle fait ce qu’on lui dit sans jamais se révolter.

Qu’est-ce que vous voulez de mieux ?

Un beau petit mouton qu’on peut raser à volonté.

Et quand elle se fâche et qu’elle vote ADQ, on dit qu’elle manque de solidarité et de compassion…

LA GRÈVE DE LA CLASSE MOYENNE

En France, les immigrants ont organisé une Journée sans Immigré. Pendant 24 heures, les immigrants restent chez eux et ne font rien, histoire de montrer à leurs compatriotes que la France serait dans le trou s’ils n’étaient pas là.

À quand une Journée sans classe moyenne ?



Permalink 20:02 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 201 mots  

Une cinéaste qui a des couilles

J'adore Katrhyn Bigelow, qui a remporté l'Oscar de la meilleure réalisation hier pour l'excellent film The Hurt Locker...

Alors que 90 % des femmes se cantonnent dans le cinéma psychologique, introspectif et sentimental, elle filme des poursuites automobiles, des fusillades et des explosions.

Elle a toujours refusé de s'enterrer dans un genre-ghetto.

Et c'est tant mieux!

En effet, pourquoi les femmes seraient-elles obligées de faire un seul genre de films?

Pourquoi laisser les films de guerre, les suspenses et les drames policiers aux hommes?

Bigelow refuse les catégories. Pour elle, il n'y a pas de films de gars et de films de filles, il y a des films, point.

En passant, je vous conseille fortement de louer K-19: The Widowmaker, un long métrage extraordinaire racontant le naufrage d'un sous-marin nucléaire soviétique...

Un excellent thriller, inspiré d'un fait réel...

___

En passant, parlant des Oscars, pouvez-vous me dire pourquoi George Clooney a fait la sale gueule toute la soirée?

Était-il vraiment fâché ou était-il de mèche avec les deux animateurs?

J'ai rarement vu une star hollywoodienne se comporter aussi mal lors d'un gala...

Pas très bon pour son image de chic type, ça...




Permalink 19:51 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 49 mots  

Le statut d'une liberté

Photos d'une manif qui a eu lieu à Paris aujourd'hui, près du pont de Grenelle, où se trouve une réplique de la Statue de la liberté, dans le cadre des "célébrations" du 8 mars...

C'est bien de voir que les féministes ne sont pas toutes endormies...

Face


Mime


6 Mars 2010

Permalink 20:32 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 13 mots  

L'horreur

L'histoire la plus folle, la plus terrifiante que j'ai lue cette année...


4 Mars 2010

Permalink 20:19 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 85 mots  

L'avenir du magazine

Les bonzes du magazine américain Wired ont annoncé qu'ils allaient éditer une version électronique pour le IPad d'Apple, cet été.

Regardez le vidéo promotionnel...

Hallucinant.

C'est ni plus ni moins que l'avenir du magazine...

Un peu comme le fameux Flypmedia...

Il y aura de l'audio, du vidéo, des images qui tournent, des pubs en 3D que vous pourrez manipuler, des hyperliens, etc.

On est loin du Reader's Digest!

Nos enfants vont regarder nos vieux magazines en papier et vont dire: "Kessé ça???"




3 Mars 2010

Permalink 17:04 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 217 mots  

Les petits princes

Dans The National Post, un spécialiste dit que les parents surprotègent beaucoup trop leurs enfants...

On devrait, dit-il, leur permettre de jouer avec des marteaux, de planter des clous et même, oui, de jouer avec le feu... sous supervision parentale, bien sûr!

Et qu'importe si votre petit se fait mal en plantant un clou, ou se brûle les doigts en jouant avec des allumettes!

Ça fait partie de l'enfance!

L'enfance, c'est pas seulement des fêtes, des cadeaux et des gâteaux! C'est aussi se faire des bobo, tomber en bas de son vélo, se chamailler, se faire pousser en bas d'une montagne de neige...

Pleurer!

Nos enfants, dit-il, sont élevés dans des enveloppes matelassées, du velours, de la soie...

Laissons-les brûler des insectes avec des loupes, nom de Dieu! Laissons-les participer à des courses de boîtes à savon! Laissons-les construire des bazookas avec des canettes de bière et de l'essence à briquets!

Laissons-les jouer avec des ciseaux!

Laissons-les courir dans le bois! Traverser des ruisseaux!

Laissons les enfants être des enfants!

Ce sont des enfants, pas des bibelots de porcelaine!

S'ils ne prennent pas de risque, s'ils sont élevés dans la peur du danger, qu'est-ce que ça va être plus tard?

Quelle sorte d'adultes ça va donner?





2 Mars 2010

Permalink 17:24 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 130 mots  

Moi ne plus parler en créole

Dans Main basse sur la langue, Lionel Meney écrit que l'idée d'avoir un "parler québécois", qui serait différent du français international, nous enferme dans une sorte de ghetto linguistique...

Au Devoir, l'auteur a dit que ce repli linguistique est la preuve par A + B que les Québécois sont complexés...

Au lieu d'accepter avec fierté de faire partie de la Grande Francophonie Mondiale, nous voulons nous replier sur nous-mêmes, parler une langue que nous seuls comprenons... Lire Astérix en Kébécois...

Bref, c'est le débat contre le joual... 40 ans plus tard!

Comme le chantait Charlebois:

"Moi ne plus chanter en créole

Plus jamais chanter en créole

Pays trop petit pour gagner sa vie

Moi ne plus chanter..."






Permalink 17:11 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 236 mots  

Le français par le voile

Vous avez lu la dernière trouvaille d’André Pratte, de La Presse ?

« Rien ne favorise davantage l'intégration à la société française du Québec que les contacts avec des francophones, a-t-il écrit hier. Or, à cet égard, les Québécois de la majorité devraient faire des efforts supplémentaires. Il faut se demander si le débat au sujet des accommodements encourage les immigrants allophones à aller à la rencontre des francophones. En bloquant à des musulmanes d'origine afghane ou pakistanaise l'accès à la fonction publique parce qu'elles portent le voile, on les exclut d'un lieu de travail où elles seraient en contact quotidien avec la majorité de langue française… »

Bref, il faut accepter le voile dans la fonction publique... car ça permet aux immigrants d’apprendre le français !

Hallucinant…

Jusqu'où une société d'accueil doit-elle renier ses principes pour accommoder le nouvel arrivant?

N'est-ce pas à ce nouvel immigrant de faire un effort pour s'intégrer???

Croyez-vous que la dame au niqab qui s'est fait expulser d'un cours de français voulait s'intégrer?

Elle refusait que les hommes la regardent dans les yeux!

Elle a fait sa présentation orale le dos tourné à la classe!!!!

Vous croyez que cette femme voulait s'intégrer?

Si elle n'aime pas les valeurs du Québec, pourquoi donc a-t-elle décidé d'immigrer ici?

Iriez-vous vous installer dans un pays sont les valeurs sont à l'encontre des vôtres?



Permalink 17:05 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 455 mots  

Le prof d'Albert Camus

Cette année, on souligne le 50e anniversaire de la mort d’Albert Camus (L’Étranger). Pour l’occasion, on a réédité plusieurs textes de l’écrivain, dont Le Premier homme, un manuscrit inachevé qu’il traînait dans sa mallette lorsqu’il eut son accident fatidique.

UN ATTENTAT CONTRE LES ENFANTS

Si je vous parle de ce roman, c’est qu’à la toute fin, on peut y lire une lettre que Germain Louis, l’instituteur préféré de Camus, celui qui lui a permis de poursuivre des études supérieures et d’échapper à la misère, envoya à l’auteur de La Peste.

En voici un extrait :

« Je veux dire le mal que j’éprouve en tant qu’instituteur laïc devant les projets menaçants ourdis contre notre école.

« Je crois, durant toute ma carrière, avoir respecté ce qu’il y a de plus sacré dans l’enfant : le droit de chercher sa vérité. Je vous ai tous aimés et crois avoir fait tout mon possible pour ne pas manifester mes idées et peser ainsi sur votre jeune intelligence.

« Lorsqu’il était question de Dieu (c’est dans le programme), je disais que certains y croyaient, d’autres non. De même, pour le chapitre des religions, je me bornais à indiquer celles qui existaient. J’ajoutais qu’il y avait des personnes ne pratiquant aucune religion. Je sais bien que cela ne plaît pas à ceux qui voudraient faire des instituteurs des commis voyageurs en religion.

« Le journal a signalé que, dans un département, une centaine de classes de l’École laïque fonctionnent sous le crucifix accroché au mur. Je vois là un abominable attentat contre la conscience des enfants. Que sera-ce dans quelque temps ? Ces pensées m’attristent profondément. »

LA RELIGION SUR LE BANC D’ÉCOLE

Cette lettre a été écrite le 30 avril 1959.

Il y a 51 ans, un instituteur s’indignait qu’on osât faire pénétrer la religion à l’école.

Vous imaginez comment cet humble enseignant se sentirait aujourd’hui s’il pouvait voir ce qui se passe ? Il aurait une attaque cardiaque.

La religion n’est pas seulement entrée à l’école : elle y siège ! On l’enseigne comme on enseigne les maths et les sciences, avec révérence, sans le moindre recul ni aucun sens critique.

Et si jamais un enfant ose critiquer du bout des lèvres un dogme religieux qui lui paraît discutable, on le rappellera à l’ordre en lui disant qu’il ne faut pas juger, que toutes les croyances s’équivalent et que sous le soleil radieux du pluralisme, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.


1er Mars 2010

Permalink 21:47 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 148 mots  

Silence, on tue!

On parle beaucoup des musulmans qui sont victimes de racisme...

Mais savez-vous qu'en Orient, des chrétiens sont harcelés, intimidés et assassinés?

Dans son livre CES CHRÉTIENS QU'ON ASSASSINE, René Guitton (qui est de passage à Montréal cette semaine) affirme que les persécutions croissantes poussent les Chrétiens à fuir les pays où est né le christianisme.

Des églises catholiques sont saccagées, des cimetières sont profanés.

Et ces agressions insoutenables se heurtent au silence de la communauté internationale.

"Juifs et Musulmans sont aussi persécutés, écrit René Guitton. Mais la reconnaissance de leurs souffrances ne doit pas se faire au prix de la négation de celle des Chrétiens.

Y aurait-il de bonnes et de mauvaises victimes? Des victimes dont on doit parler et d'autres qu'il faut passer sous silence?"

Pourquoi on dénonce l'islamophobie, mais jamais la christianophobie?




Permalink 06:51 am, Richard Martineau / Franc-parler, 72 mots  

Le permis à 21 ans?

La série noire continue: à cause de la témérité de jeunes chauffards, deux personnes ont perdu la vie à Laval et deux autres au Saguenay.

Devrait-on hausser l'âge d'obtention du permis de conduire?

Et devrait-on modifier les cours de conduite?

Qu'est-ce que ça prendrait pour rendre les routes plus sécuritaires?

Les jeunes conducteurs sont-ils plus téméraires que les plus vieux? C'est ce que semblent indiquer les statistiques...