1er Août 2010Des avortements très tardifs
L’histoire pathétique de Dominique Cottrez qui a étranglé ses huit bébés à la naissance scandalise — avec raison — tout le monde.
Je ne me ferai pas d’amis, mais ça ne fait rien, je pose quand même la question : Quelle est la différence entre une femme qui tue ses bébés à la naissance, et une femme qui se fait avorter à 23 semaines de grossesse, alors que le bébé qu’elle porte dans son ventre pourrait être viable ? (Actuellement, la limite pratique de viabilité des très grands prématurés est estimée à 22 semaines.) AUCUNE LIMITE Au Canada, AUCUNE loi n’encadre la pratique de l’avortement. Aucune limite de semaines de grossesse n'a été fixée pour pratiquer cette invention. Si vous réussissez à trouver un médecin qui accepte de vous avorter alors que votre fœtus a 30 semaines, légalement, vous le pouvez. La loi ne vous l’interdira pas. En mars 2008, l’émission Enquête diffusée à Radio-Canada révélait que des avortements tardifs sont pratiqués jusqu'à la 23e semaine de grossesse au Canada. Au-delà de cette période, les femmes sont envoyées aux États-Unis pour y subir une intervention. « Techniquement, on peut se rendre jusqu'à 36 semaines, jusqu'à l'accouchement », disait le docteur Louis Letellier de l'Hôpital Sainte-Justine. Je pose de nouveau la question : quelle est la différence entre une femme qui étrangle son bébé à la naissance, et une femme qui se débarrasse de son fœtus alors qu’il a 23, 24, 25 semaines ? UNE QUESTION TABOUE Je ne suis pas pro-Vie, je ne milite pas au sein d’une association catholique (de toute façon, vous savez ce que je pense de la religion), je ne condamne pas les femmes qui se font avorter, je ne traite pas les médecins qui pratiquent des avortements tardifs de criminels… Je pose seulement une question simple : pourquoi une femme qui tue un nouveau-né commet un crime atroce, alors qu’une femme qui subit un avortement tardif pour se débarrasser d’un fœtus viable n’en commet pas ? Peut-on poser cette question sans passer pour un suppôt de l’extrême droite religieuse ? Les gens disent : « Ah, quel monstre, cette femme, elle a tué huit poupons sans défense ! » Et les fœtus qui se font « flusher » à 23, 24 semaines, ils ne sont pas sans défense, eux ? UNE BOULE DE CHAIR Actuellement, si vous assassinez une femme enceinte d’un fœtus de huit mois et demi, vous ne commettez pas deux meurtres, mais un seul. Le bébé que la femme portait dans son ventre ne compte pas. Il est considéré à toutes fins pratiques comme une excroissance de son corps, une boule de chair. Un kyste. Mais deux semaines plus tard, si vous tuez le même bébé alors qu’il vient tout juste de pousser son premier cri (comme l’a fait Dominique Cottrez à HUIT reprises !), vous êtes considéré comme un assassin. UNE VIOLATION DES DROITS « Toute tentative d’interdire les avortements tardifs au Canada serait nécessairement une violation des droits constitutionnels des femmes », affirme la Coalition pour le droit à l’avortement au Canada. Et les droits constitutionnels des fœtus de 30 semaines et plus, eux ? Ah, c’est vrai, il n’en ont pas ! Dominique Cottrez a tué huit nouveaux nés. On pourrait aussi dire qu’elle a procédé à huit avortements très, très tardifs… Commentaires:Commentaire de: Christiane Gervais
J'avoue ne pas comprendre votre dilemme ou encore, qui vous voulez piéger avec votre question. Votre exemple ne relève pas de la liberté de la femme de disposer de son corps, de son foetus ou de son enfant, ce sont deux cas extrêmes et désespérants!
Si on procède (je ne sais quel autre verbe utiliser dans ce cas)à un avortement à plus de 22 semaines au Canada ce doit être dans des cas extrêmement rares - je l'espère en tout cas - qu'une femme se rende jusqu'à plus de cinq mois de grossesse avant de se faire avorter démontre une santé mentale ou psychologique chancelante, non? Qu'une femme, atteinte d'obésité morbide (c'est ce que j'ai lu), enfermée dans son corps, mal reçue par l'équipe médicale lors d'accouchements antérieurs, souffre également de problèmes psychologiques ou de santé mentale pour tuer, systématiquement ses petits à la naissance, plutôt que de devoir affronter le corps médical avant et pendant l'accouchement, non? Dans les deux cas, je considère que nous avons affaire à de la vraie misère, de la détresse totale et que oui, c'est horrible de tuer qui est vivant, à 22 semaines ou à la naissance, mais dans les deux cas, pour moi, on n'a pas affaire à une meurtrière ou une infanticide, mais plutôt à deux femmes qu'il faut soigner et empêcher de devenir enceintes à nouveau! Alors votre question générale sur le droit à l'avortement à 22 semaines ou plus, ne se pose pas dans le cas que vous nous présentez. Salutations, Commentaire de: jack wood
Une honte d`avorter si tard que ça.On tue un être vivant qui a rien fait de mal.Et dire que parmi ceux qui sont pour l`avortement extrèmement tardif,ceux-ci sont généralement contre de la peine de mort de tueurs.Incroyable.
Commentaire de: Kim Jolicoeur
Je crois que la question vaut la peine d'être posée.
La différence est que d'un côté, c'est la mère elle-même qui pose le geste, alors que de l'autre, c'est le médecin. Le résultat reste le même. On pourrai aussi poser la question suivante: Pourquoi un soldat qui tue un Taliban est un héro, mais si c'est un homme d'affaire canadien, disont, alors ce dernier est un meurtrier (aux yeux des lois)? Ou: Pourquoi moi je ne pourrais pas tuer le violeur de ma fille si je le voit courir dans les rues avec une machette, mais c'est correct pour les policiers de le faire si LEUR vie est en danger? Commentaire de: Annie Lune
Ces femmes ont-elles de bonnes raisons? Impossible de juger sans en connaître tous les aspects j'imagine... Qu'est-ce qu'une bonne ou une mauvaise raison? Une maladie grave, est-ce une bonne raison? Apprendre qu'on est atteinte d'un cancer et/ou qu'on n'en a plus pour très longtemps à vivre... Apprendre que l'enfant sera lourdement handicapé...Acceptable ou non? Humain ou pas?
À partir du moment où l'enfant est viable, pour moi, c'est inhumain. Certains enfants naissent parfois prématurément, plusieurs semaines à l'avance, et on réussit à les sauver. Ils sont donc des petits humains à part entière. Pour avoir déjà subi un avortement (non désiré!!!), je peux vous assurer que c'est traumatisant... autant physiquement (dans mon cas) que psychologiquement. Que certaines femmes puissent y avoir recours tardivement et de plein gré me choque et me désole... Commentaire de: Ron _
Pour moi, il n'y a aucune différence.
Comme vous le dites en conclusion, ce n'est qu'un avortement tardif ... et j'ajouterais ... qui évite une visite chez le toubib et une intervention chirurgicale. Commentaire de: max perreault
La différence est que le nouveau née ressent la douleur et pas le foetus de 22 semaines ...
Commentaire de: Eric Wilson
S'il fallait trancher une ligne... là fut la première...
Comment peut-on innover? En la déplaçant dans le temps? Ça commence quand on coupe le cordon pour moi, tu existe dès cet instant.. c'est pour ça que ça s'appelle la naissance. Donc oui Richard, je trouve ça pire mais à la fois comparable. Les motifs menant à de telles actions sont à la limite recevables, mais difficilement "comprenables" dans plusieurs cas... C'est en réalité l'envers immédiat de la médaille... La naissance est le point de bascule voilà tout! Pour l'église c'est dès la conception, et pour le monde moderne, c'est au choix de la porteuse... Finalement Richard... Y'en a pas de différence, pas dans la finalité du geste, mais assurément oui dans sa perception! C'est ça être trop proche de la ligne... Commentaire de: Richard Dupuis
Vrai que la ligne, entre les deux, est excessivement mince, et que la question demande une sérieuse réflexion.
Commentaire de: Paul Verreault
J'aimerais que vous questionniez des femmes sur cette question mais je sais qu'aucune femme ne se fait avorter avec plaisir et que chacune a ses raisons de le faire ou non.
Commentaire de: Philippe Taliana
Richard,
Je sens une pointe d'exaspération dans ton article, pourtant l'explication est assez simple...C'est qu'on a toujours pas défini les limites de ce qu'on appelle l'ETRE HUMAIN. Cette définition est un work-in-progress à mesure qu'on rencontre de nouveaux défi. Il n'y a pas si longtemps, le "Noir" n'était pas tout à fait humain...en tout cas pas autant que le "Blanc". Il est relativement (et je pèse sur le "relatif) entendu, au Canada, que l'Être Humain commence sa vie à la naissance. Avant, c'est partie du corps de la personne qui le porte, comme sa jambe ou sa vie propre. Au dernière nouvelles, personne de s'est fait accuser de tentative de meurtre sur soi même!! Vercors avait bien exposer le problème dans LES ANIMAUX DÉNATURÉS. L'explication est donc simple à ton questionnement (Le pourquoi). Maintenant pour aller plus loin, faudrait se poser en tant que société cette question bien difficile des limites de l'être humain (conception, x ou y semaines, naissances) Si on porte le débat un peu plus loin... Sarkozy menace de retirer la citoyenneté (donc les droits constitutionnels) à des criminels...sont ils moins humains??? Ciao!! Commentaire de: Andre Delisle
Monsieur Martineau,
Ici, vous mêlez les ‘droits individuels’, relevant de la justice, et le droit ‘moral’, relevant du domaine religieux, deux notions qui sont souvent incompatibles. Aucun pays au monde ne reconnaît le foetus comme une personne. Si on le faisait, certaines sociétés n’hésiteraient pas à commettre des abus, comme par exemple imposer à une mère un mode de vie que l'on juge sain pour le bébé à naître mais qui irait à l'encontre de ses libertés individuelles. D'ailleurs, il faut retenir que de ne pas reconnaître un fœtus comme un être humain est en fait une grande VICTOIRE pour les femmes qui deviennent ainsi les seules ‘propriétaires’ de leurs corps. La Cour Suprême du Canada est venue confirmer à plusieurs reprises les principes d'intégrité, d'égalité et d'intimité reconnus par les chartes et la Common Law. Ainsi, on ne peut dissocier une femme de l'enfant qu'elle porte ; ce ne sont pas deux individus, mais bel et bien UN SEUL, et ce, jusqu'à la NAISSANCE de l'enfant. C’est comme ça ! C'est une question de droit dans un système de 'justice' d'un pays. D'ailleurs,il faut bien tracer une ligne en quelque part et que les systèmes de justice sachent à quel moment un foetus devient une personne de droit. Or, le système de justice du Canada a décidé qu'on devient des citoyens seulement quand on naît et pas avant. Évidemment, si on en arrive à se pencher sur le côté 'moral' de tout cela on ressent un certain 'malaise' et on a tendance à regarder cela sur le plan de la 'conscience morale'. Ça devient alors un peu plus compliqué... Mais pas pour Mgr Ouellet qui, lui, est convaincu par sa foi dans le plan divin qu'un foetus est un être humain au moment de sa conception, donc dès qu'une cellule s'est unie à une autre cellule, le jour un de la conception. Cela est une autre histoire ! Commentaire de: Michel Pall
Une de ces question à débats sans fin. Jamais il n'y aura de réponse. Il n'y a que des points de vue. Des opinions. Mais comme la société doit dépasser ceci et statuer, elle le fait. Et tant qu'à moi la ligne tracée l'est au bon endroit malgré l'indignation de certain. Lorsqu'on change l'appelation tout simplement. De foetus à bébé. Un bébé est maintenant un humain à part entière avec tout les droits qui viennent avec. Avant il n'est que foetus, point. Je vois déjà la volée de roches qui approche mais c'est ainsi et ça ne changera pas. Le reste tient du bon sens et de la morale. Il en pleut des crétins et crétines qui ne devrait jamais enfanté. Mais la nature est ce qu'elle est. Je ne me souviens plus du film exactement mais c'était avec un jeune Keenu Reeve qui souffrait de se faire battre par son père et qui disait ''il faut un permis pour conduire une voiture mais n'importe quel adepte du coup de pied au cul peut être ton père''. On peut naitre au bon endroit, au sein de parent aimant et on peut se retrouver au sein d'une connasse. Ce sont les dés de la vie. On ne remontera pas jusqu'à celui qui se fait plaisir et envoie dans la toilette 500 000 humains potentiels! Je sais, je pousse loin. Les extrèmes sont toujours ridicules. On doit chercher le centre. Ça été fait que ça vous plaise ou non. C'est avant qu'il faut intervenir. L'avortement, ou qu'il se situe dans le temps est la conséquence navrante d'un manque de jugement trop souvent inconscient.
Commentaire de: Lindsay Jacques
En fait, la Loi qui actuellement régit le débat énonce que le foetus n'aquiert la personnalité juridique et les droits qui en découlent que s'il est complètement sorti, vivant, du sein de sa mère : a) qu'il ait respiré ou non; b) qu'il ait ou non une circulation indépendante; c) que le cordon ombilical soit coupé ou non.
Cependant, le foetus a des droits à titre rétroactifs, c'est-à-dire qu'il pourra exercer lorsqu'il aura obtenu la personnalité juridique, donc qu'il sera né vivant. Du coup, le plus froidement possible, je dirais que la différence juridique entre les 8 bébés français et l'avortment tardif, dans un contexte canadien, à tout le moins, c'est la naissance. Cependant, cette réponse est bien incomplète, selon moi. Pour tuer 8 bébés bien vivants, il faut une psychopathologie qu'une mère qui se fait avorter sur le tard n'a pas, ou n'a pas forcément. Également, nul besoin de mentionner, mais je le ferai quand même, que les femmes qui se font avorter ne réclament certainement pas le foetus pour l'enterrer dans le jardin. L'autre midi, une bande de personnes agées se promenaient avec des affiches sur lesquelles était mentionné Auschwitz. Pensant qu'il s'agissait d'une quelconque commémoration, j'étais sensible à leur cause. Puis, lorsque je me suis approchée, j'ai compris qu'en fait, ces personnes comparaient la clinique d'avortement qui se trouvait à quelques mètres de là à Auschwitz... Comment peut-on comparer le massacre de dizaines de milliers de juifs à l'avortement? Dois-je rappeler que derrière les atrocités de l'holocauste, il y avait une volonté d'anéantire une population toute entière. Que des gens y ont été torturés et froidements tués, quand ce n'était pas à petit feu? Comment peut-on comparer cela avec une femme qui, n'étant pas apte à être mère pour une raison ou pour une autre, entre dans une clinique d'avortement? Sauf votre respect, M. Martineau, c'est en comparant l'avortement à ces atrocités inhumaines qu'on fait en sorte que des femmes qui devraient se faire avorter ne le font pas. Et vous savez comme moi qu'au-delà de la belle histoire du droit à la vie, il y a de ces femmes - et de ces hommes- qui ne devraient pas avoir d'enfant. Commentaire de: Mike Stanley
Tout cela n'est pas nouveau...
Écoutez ici une entrevue entre Normand Lester et le pédiatre Jean-François Chicoine : http ://www.radioego.com/ego/listen/5371 Cela date de Août 2006 et je ne me souviens pas que cette entrevue ait soulevé les passions même si les propos sont plutôt dérangeants. Commentaire de: Denis Gauthier
Concernant l'avortement, la vraie question que la Société doit se poser est : est-il moralement acceptable d'empêcher la naissance d'un être humain?
Si oui, on est Pro-choix, sinon on est Pro-Vie. Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
La vie appartient à Dieu et il la donne et la prend selon son bon vouloir et elle appartient à lui seul. Il n'y a rien de religieux la-dedans. Quand on parle de Dieu, on ne parle pas nécessairement de religion malgré le fait que beaucoup de gens ne peuvent faire la distinction, reliant Dieu à la religion automatiquement la minute que l'on écrit le mot Dieu.
Aucune femme n'est forcée à devenir enceinte, personne ne l'oblige, elle n'a qu'à surveiller ses périodes fertiles. Se faire avorter à 20, 22 ou 23 semaine de grossesse est immoral et criminel. Je ne parle pas ici de cas de viols ou de nécessités médicales pour sauver la mère, je parle ici d'un cas de grossesse non désirée ou d'imprudence morbide. Mais, la loi des hommes dit que cela n'est pas criminel dans tous les cas. Il est aussi tout à fait idiot de penser que d'essayer d'établir à quel moment le foetus devient un être humain puisque mené à terme, il le sera de toute façon. Cela est se déplacer dans l'historique de l'acte immoral et ne rend pas l'acte légal au sens de la bonne morale. Si la loi des hommes décide que de se faire avorter n'est pas criminel, cela ne veut pas dire que c'est bon, au contraire, c'est mauvais. Le 4ième commandement dit: Tu ne turas point! C'est clair non? Avorter, c'est tuer. Commentaire de: Suzanne Fortin
Non seulement le foetus n'a pas de droits constitutionnels, en fait, légalement, il n'existe pas!
Je suggère de consulter les écrits de Margaret Somerville là-dessus. Elle parle d'avoir été consulté pour un avortement tardif à 32 semaines à cause d'un palais fendu. Apparremment la procédure a eu lieu. Ce n'est pas vrai que tous les avortements tardifs ont lieu au États-Unis. Les avortements par cause médical-- par example un problème génétique-- peut avoir lieu dans des hôpitaux. Cependant, comme ils ne répondent pas à la définition médicale de l'avortement au Canada-- une termination de grossesse avant 20 semaines-- ils ne sont pas considérés comme des avortements; ils sont codés comme des mortinaissances à des fins statistiques. On les appelle tout simplement des terminations de grossesse. Alors, ils ne sont pas nécessairement comptés dans les statistiques émis par Statistiques Canada. Les avortements motivés par des raisons personnelles, économiques ou sociaux sont envoyés aux États-Unis. Les médecins canadiens ne veulent pas les faire. Commentaire de: Adrien Arcand
«Pourquoi une femme qui tue un nouveau-né commet un crime atroce, alors qu’une femme qui subit un avortement tardif pour se débarrasser d’un fœtus viable n’en commet pas ?»
Au point de vue légal la réponse est très simple: le foetus fait partie du corps de la femme et personne ne peut être accusé de meurtre puisqu'il ne s'agit pas d'une autre personne. La Cour suprême s'est prononcé la-dessus. Tuer un enfant qui est né et qui ne fait plus partie du corps de la femme c'est un infanticide. Ce n'est pourtant pas compliqué à comprendre. Au point vue moral la viabilité du foetus rentre en ligne de compte et il y a très peu de médecin au Québec qui pratiquerait un avortement passé la 23e semaine comme vous l'avez souligné, à moins que la vie de la femme soit en danger ou que le foetus présente de sérieux problèmes. Ça demeure quand même un problème moral et rien ne dit qu'un bébé prématuré de 24 ou 25 ou même 26 semaines survivrait. La justice n'a pas en s'en mêler. Dans tous les cas d'avortements, peu importe ce que les pro-vies en pensent, ÇA NE LES REGARDE PAS à moins que l'enfant soit né, vivant et indépendant du corps de la mère. Il me semble que ça aussi c'est facile à comprendre ! Commentaire de: René P.
"Quelle est la différence entre une femme qui tue ses bébés à la naissance, et une femme qui se fait avorter à 23 semaines de grossesse, alors que le bébé qu’elle porte dans son ventre pourrait être viable ?"
Très simple, un foetus est (pour le moment)dépendant de Sa mère, un bébé est dépendant d'une mère. Même seulement dépendant d'un tuteur. Il y a aussi un problème de la philosophie "pro-vie" dans l'avenir. Imaginons que le foetus puisse être transplanter à une autre mère... ou même pourrait continuer de vivre en éprouvette. Où est-ce que ça pourrait aller ce besoin de faire vivre des possibles humains. On pourrait même dire que les spermatozoïdes et les ovules soient en partie vivant, et qu'on doit les garder gelés en attendant, car il pourrait devenir des êtres vivants... Commentaire de: Mario Quintal
Je ne suis pas militant pro-vie et je trouve monsieur Martineau,que vous avez entièrement raison. Mais attendez vous à recevoir un tas de pierres par les féministes à poils longs.
Commentaire de: martin plante
Très bonne question, je ne pense pas que la réponse se trouve en quelques lignes.
Autre question: Est-ce qu'il existe une limite, physique ou légal, au nombre d'avortements payé par l'état? Ce sont des questions très difficile à répondre, mais il est très important d'en discuter. C'est seulement dommage que ce soit la première fois qu'on en parle depuis ce reportage en 2008 (Merci Martineau!). Si on nous informait davantage sur ce genre de chose pour se faire une idée au lieu d'écouter Wilfred nous expliquer pourquoi il ne veut pas mettre son bébé dans les revues, on avancerait peut-être un peu. Finalement, c'est comme la fécondation in vitro payé par l'état. On sait rien! J'ai l'impression que je paie des taxes pour que les femmes n'est plus besoin d'être avec un homme (du moins le temps d'une soirée) pour avoir des enfants. J'espère seulement qu'il ne vont pas fécondé n'importe qui n'importe quand n'importe comment! Je pense que ça se doit être aussi stricte que d'adopter un enfant. Commentaire de: Claude Morin
''...alors que le bébé qu’elle porte dans son ventre pourrait être viable ?'' Richard Martineau
M. Martineau Un bébé désigne l'être humain en bas-âge et la mère ne porte pas un bébé dans son ventre mais porte bel et bien un foetus. Vous parlez vous-même des ''droits constitutionnels des FOETUS de 30 semaines et plus'' un peu plus loin !!! Ça n'existe pas ça, ''les droits constitutionnels'' d'un foetus non plus. Les gens ont l'habitude de ne pas employer les bons termes et d'inventer des choses qui n'existent pas ! Comment voulez-vous qu'ils comprennent la différence entre tuer un bébé et ne pas mener à terme une grossesse ? Tant que le foetus n'est pas sorti du corps de la mère ça reste un foetus et rien ne garanti qu'il deviendra un bébé: les complications lors de l'accouchement (séquelles neurologiques grave,handicap moteur, choc traumatique et/ou le manque d'oxygène ...) peuvent faire que le foetus ne deviendra jamais un bébé ! Dans le cas d'un infanticide, la justice doit aussi prouver que le bébé n'était pas mort-né ! Comment peut-on accuser quelqu'un du meurtre de quelqu'un qui n'est pas né ? La Cour Suprême sera toujours 'intraitable' sur ces principes fondamentaux et le reste demeure une décision entre la femme et son médecin: ce n'est pas l'affaire des tribunaux et encore moins l'affaire des drètistes qui veulent toujours dire aux autres quoi faire et quoi penser (comment s'habiller, quoi faire de leur corps, qu'ils devraient se sentir coupables etc ...) Commentaire de: nathalie mondat
A mesure qu'un fétus est viable et bien c'est un meurtre.
Moi, je mettrais la limite a 18 semaines. Et que l'acces a des avortements pour celles qui le désire et bien se fassent dans les plus brefs délais..au p.c..mettre un rush la dessus.. Et bien contente que les pharmaciens aient le droit et le devoir de procurer la pilule du lendemain et aussi a l'urgence et ce même a royal victoria,sainte justine ou a l'hopital juive, a celles qui en font la demande "no question ask". Commentaire de: Stéphane Gagné
Tout à fait d'accord. Il est temps d'arrêter de jouer à l'aveugle avec une notion aussi illogique que celle-là. Et la notion de la viabilité démontrée scientifiquement est une base toute à fait logique pour aborder l'inacceptable de cette situation.
Commentaire de: Pauline St-Pierre
Plus personne au Canada, n'a le droit de disposer de la vie de quelqu'un, mais quand est-ce que ce «quelqu'un» devient quelqu'un, afin de dire qu'on puisse lui enlever la vie.
Je prends un exemple; Le mot «vie» pour un Taliban, ne veut sûrement pas dire la même chose, que pour un Français. Le respect de la vie de quelqu'un, change de signification avec les peuples. Les pro-vie contre les autres, ou les pro-hétéros contre les pro-gais, ces débats seront toujours relevés par les médias! Alors retournons à Jeannette avec «parler pour parler» les français aiment çà, et les anglais nous regardent aller, de moutons en moutons! Commentaire de: nathalie mondat
Je ne suis donc pas pour la criminalisation de l'avortement mais a un moment donné,enfin aujourd'hui car il y a 20 ans quand une femme voulait avorté dans un délais raisonable et bien c'était tout un aria si elle n'avait pas les moyens de se payer le privé car ça branlait dans le manche pour offrir un accès pas a peu près..Aujourd'hui j'espere que ça a changer..Vraiment!
Mais le foetus a un moment donné faut lui donner une protection si admettons une femme enceinte de quatre mois qui ne veut pas se faire avorter et qui admettons se droguerait ou abuserait de l'alcool et bien cette femme pour moi commet un crime très grave sur un humain quelle hypoteque serieusement et pour moi ça c'est carrement odieux alors il faut l'arreter d'agire et lui forcer une thérapie le temps que ce bébé viennent au monde et c'est un devoir de lui donner le droit de ne pas vennir aux monde déformé malade ou déficiant.. La jurisse prudance serrait de veiller a un suivi .. Et je répete aussi ce que d'autre avant moi ,je fait confiance aux femmes pour ce qui est de leurs corps et je suis pro-choix... MAIS dans le cas ou une femme enceinte souffre d'une déficiance intellectuelle ou est accro a quelque chose (du pareille au même) Et bien il faut s'occuper de prendre la responsabilité du bébé a venir en bon parents pour celles qui n'en sont pas capable.. Je finirai en disant que je serrait contre et pas a peu pres si quelqu'un forcerait une femme a l'avortement ou l'en empechait mais si elles décident de le garder et si le bébé est viable ,il y a la césarienne si elles le désirent et si c'est possible ,je crois que D'ouvrir le champs des possibilités et interventions serrait bien.. Et a un moment donné le foetus si il est pour venir au monde et bien IL FAUT LE PROTEGER.. Commentaire de: nathalie mondat
Plus jeune,a quinze ans ,J'ai eue un avortement avec une piqure dans le ventre(avancer). Et oui quand j'ai vue le foétus et bien ..C'est un meurtre..
Je me suis faite trimbaler d'hopital a hopital avant d'avoir le service et je me suis rendu jusqu'au bord du suicide avec tout cette angoisse de ne pas pouvoir avoir le service avant.. Je suis une meurtriere et les complices de se meurtre sont ceux qui ne voullait pas ..Car dans ce temps je l'ai bien sentie le non ma belle fait le adopter..Va ailleur et niaise jusqu'au bout et tu va être obliger de le garder..Seulement je l'ai dit a la derniere hopital que j'allait me suicider et juste a ce prix ..Car ce l'était.. Ils m'ont finalement admise..Finalement.. Un vrai cauchemard qui m'a suivie longtemps car j'en ai fait une dépression et ça a fait boule de neige sur bien des affaires aujourd'hui je le sait de la hauteur de mon âge.. Et chaque cas est différent , mais ceci est ce que je crois savoir de mon experience et être vrai.. Commentaire de: Just Ice
«La vie appartient à Dieu et il la donne et la prend selon son bon vouloir et elle appartient à lui seul.» Jean-Claude St-Yves
Vous parlez selon vos convictions mais VOTRE 'Dieu' n'existe pas selon les religions qui ne sont pas monothéistes ni selon la justice de l'homme, ni selon de nombreux scientifiques. Si jamais il existe qui vous dit qu'il se soucie de la destinée de tous et chacun ? : «« Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains. » Einstein Et même si Dieu se souciait du destin de chacun, qui êtes vous pour condamner les femmes ? Est-ce que vous vous prenez pour (votre) Dieu ? Commentaire de: Guylaine TREMBLAY
...Je me suis posée la mëme question lors de ma visite a l'exposition Bodies.
A la vue des foetus, j'ai demandé aux personnes concernés jusqu'a combien de semaine on peut avorter et a combien de semaine un foetus est-il viable. Il y avait 2 semaines de différences ! Je suis revenue bouleversée. Ca n'a pas été de voir tant de corps vidée, coupée, ciselée. mais de savoir qu'il y avait 2 semaines de différence entre un accouchement avortée et un foetus viable ! Commentaire de: Louis Francoeur
Je ne suis en aucun cas pour la criminalisation de l'avortement.
Je me permets cependant une petite réflexion sur ce qui nous amène à ne pas reconnaître au foetus quelque droit que ce soit avant sa naissance. Puisque le gouvernement fédéral a laissé aux juges le soin de statuer sur le droit, les juges ont donc agi en bons avocats qu'ils sont et se sont arrêtés sur une notion fondamentale en droit, celle de la preuve. Comment prouver que le foetus est une entité distincte de la mère? Seule la naissance peut prouver qu'un foetus est devenu un être vivant distinct de la mère. Tant qu'il n'est pas sorti de son ventre, on ne peut "prouver" sa viabilité comme être à part entière. Si on demandait à des médecins de se pencher sur la question, c'est probable qu'il fixerait la période charnière de l'existence d'une vie propre au moment où nous pouvons pratiquer une césarienne et permettre au bébé de vivre par lui-même et de se développer normalement. Si on demande à un philosophe chrétien fondamentaliste comme monseigneur Ouellet, il dira que dès la conception de la vie, il y a être vivant. L'argument que je veux soulever ici, c'est que nous laissons beaucoup de décisions sociales entre les mains des avocats et des juges. Et il ne faudrait pas se surprendre que les citoyens soient grandement surpris par les conclusions auxquelles ils en viennent. Car le droit n'est qu'une des perspectives dans la vie, ce n'est pas la seule qui compte. Les politiciens préfèrent évidemment cette méthode car cela leur évite de trancher des débats sociaux complexes et d'intégrer justement toutes ces perspectives de la vie. Mais croire que la Charte des droits et libertés est un texte suffisamment précis pour statuer sur toute question sociale sans débat comme nous le faisons malheureusement trop souvent au Canada peut être une des causes de la perte de confiance des gens envers notre système judiciaire. Pour revenir à l'avortement, et sur le plan moral et humain seulement, je dirais que quand la mère porte dans son sein un foetus et qu'elle ressent ses coups de pieds, j'imagine qu'elle doit savoir aussi qu'elle porte un être vivant distinct d'elle-même. Alors, je considère qu'elle fait une faute morale si elle se fait avorter. J'ai bien dit une faute morale, laissons la justice en dehors de tout ça. Commentaire de: maude levasseur
C'est facile de juger une situation dont tu ne connais pas les tenants et les aboutissants. Dans certaines circonstances les femmes n'ont pas le choix de mettre un terme à une grossesse.
Voici un exemple déjà vu : une dame a développé un cancer en cours de grossesse et elle a dû faire un choix entre sa vie ou celle du foetus et ce à 26 semaines et elle avait peu de temps pour décider de son sort. Si elle poursuivait sa grossesse le risque était qu'elle mourait, parce qu'elle ne pouvait pas recevoir de traitements de chimiothérapie car le foetus en aurait été affecté et rien ne garantissait la santé du foetus. En toute circonstance les femmes doivent garder le contrôle de leur corps et des choix qu'elles auront à faire tout au cour de leur vie. Il y a des centaines de raisons pour vouloir un avortememt et la majorité des femmes sont responsables et n'espère ne jamais recourir à l'avortement. Cessez votre chasse aux sorcières comme ça se faisait dans l'ancien temps. Lâchez nous dont la paix une bonne fois pour toute et arrêtez de toujours rementtre en question la vie des femmes quand ça fait votre affaire d'en parler et surtout de façon aveugle et irresponsable. Commentaire de: Jean-Claude St-Yves
@ Just Ice
Je ne me prends pas pour Dieu, et surtout, je ne condamne personne. Je dis simplement que l'acte d'avortement est immoral. Je vois votre incappacité de vous empêcher de mettre la religion la-dedans. Vous êtes de ceux qui ne peuvent dissocier Dieu de la religion. Les religions sont les créatures des hommes qui dans la peur du vrai Dieu les ont inventées pour se rendre sympathiques à Lui. Bien sûr, le Christ a fondé sa propre religion qui est la seule bonne et que son message est transporté depuis 20 siècles par l'Église Catholique fondée sur l'apport de Simon-Pierre. Commentaire de: Marguerite Visiteur
L'avortement est une chose de femme pas d'homme, trop peureux pour se faire opérer en ayant peur de ne plus avoir d'érection..... Des poules mouillées quoi!
Je me fais violer : oui j'avorte j'ai 45 ans je tombe enceinte oui j'avorte j'ai 12 enfants et pas les moyens oui j'avorte. Infanticide non jamais. L'enfant est rendu à terme il vit et respire de lui même. Mais tant et aussi longtemps que 23 semaines ce n'est qu'un embryon, un peu comme une plante de fleur ou de légumes qui ne c'est pas rendu à terme ou encore pire la vie de l'enfant ou de la mère est en jeu. J'ai connu trop de femme morte en couche pour débattre le sujet. Moi la première à 20ans je suis enceinte de 4mois et demi et j'ai un gros kyste dermatoide. L'enfant grandit et le kyste perfore et je me retrouve à l'urgence pour me faire opérer d'urgence, il n'y a pas de place pour 2, ont demande à mon mari, ont sauve qui, la femme ou l'enfant, merde j'ai 20 ans ....bref ont me sauve et sauve l'enfant mais la question a tout de même été posé....nous étions en 1977 et j'ai eu 3 enfants par la suite, alors si mon mari aurait dit on sauve l'enfant,il aurait peut-êre été veuf avec 1 seul enfant, alors que nous en avons eu 4 et que nous sommes grand-parents de 5 petits enfants. L'avortement oui pour des cause de maladies, enfant déjà avec une vie hypothéqué,comme mère à 45 ans et plus, viol Une mère paumé par la drogue etc... De toute façon comme je le disais au début l'avortement est une histoire de femme. Les hommes sont des trouillards lorsque vient de temps de dire je cesse de prendre la pilule vas te faire castrer. Une femme passe 3 jours à l'hopital pour se faire ligaturer, un homme c'est 1/2heure dans le bureau du médecin. Mais juste au cas ou.....je ne pourrais plus avoir de réaction et d'érection, vas y donc toi chérie....comme c'est contre nature, moi non et oui pour toi Jane.... bye bye Commentaire de: Maurice Roberge
Ce sera toujours inhumain et immoral de tuer un enfant conçu, c'est-à-dire animé d'une âme spirituelle, qu'il soit viable ou non ; arrêtons donc de chercher de vaines excuses au moyen d'arguments mensongers.
La légalisation du meurtre des enfants innocents et sans défense, par avortement ou autrement, n'est certes pas digne d'une société civilisée. Commentaire de: Michaella Cespedes
''..pour statuer sur toute question sociale sans débat comme nous le faisons malheureusement trop souvent au Canada...''
Louis Francoeur La société a de tout temps débattu sur l'avortement, ce n'est quand même pas nouveau d'hier ! La question a bel et bien été débattue par toutes les organisations inimaginables au cours des siècles mais la Cour Suprême du Canada a établi que l'avortement n'était pas un crime et que seule la femme pouvait décider de rendre à terme une grossesse, le contraire serait immoral. Tant qu'aux partis politiques ils ne sont pas intéressés à diviser leurs troupes. Les fondamentalistes religieux catholiques ou autres peuvent bien débattre de la question si ils le veulent bien mais ça n'y changera rien. Vous pouvez bien nous excommunier ou vouloir nous criminaliser ou nous damner 'au nom de Dieu' si vous le voulez mais ça ne demeurera toujours que la pseudo-justice des hommes et rien d'autre. Le divin restera toujours insaisissable. Commentaire de: Thérèse Julien
Si jamais on obtient un concensus sur le fait qu'un homme qui bat sa femme enceinte de 32 semaines (+ -) serait tenu coupable d'hominicide volontaire à ce moment-là, on s'en reparlera.
Commentaire de: Jacques Beauséjour
Je parts de la question de la violation des droits. Comme le dit M. Martineau :
«Et les droits constitutionnels des fœtus de 30 semaines et plus, eux ? Ah, c’est vrai, ils n’en ont pas ! Dominique Cottrez a tué huit nouveaux nés. On pourrait aussi dire qu’elle a procédé à huit avortements très, très tardifs…» VOICI MON TÉMOIGNAGE Je suis né en 1939 et je suis le dernier enfant d’une famille de 15. J’ai appris de mes sœurs qu’à ma naissance l’accouchement avait été pénible et que ma mère et l’enfant ont passé près de mourir. À cette époque il n’était pas question pour des parents ou des médecins de songer à l’avortement pour sauver la mère. Je veux dire «Merci, de tout mon cœur, maman et papa pour la vie. Merci au Dr Millette de Ste-Adèle qui a manifesté sa compétence pour aider cet accouchement difficile.» «Maman, tu as pris le risque de mourir pour me donner un cadeau des plus précieux : La vie». «Maman, à ma naissance tu a risqué de mourir et je suis heureux de constater que ta vie ne s’est terminée qu’à l’âge de 89 ans.» Heureusement que je n’ai pas été un fœtus en 2010 car pour sauver ma mère, le médecin de l’an 2010 aurait recommandé l’avortement puisqu’il n’existe pas de législation concernant la protection de l’enfant à naître. Puisque j’ai la chance d’être vivant aujourd’hui au nom de tous les enfants à naître tués hier-aujourd’hui-demain je demande la reconnaissance d’un droit à vivre. Je demande de donner à nos mamans et nos papas les soutiens nécessaires pour les encourager à prendre la décision de nous donner la vie. Jacques Beauséjour, député du Parti Québécois (Comté d’Iberville 1976-1985) Commentaire de: Martin Fiset
Nos loi sont basées pas mal sur l'habitude.
Quand je pense, pendant que le gouvernement se mêle de la fécondation in vitro, en partie pour le repeuplement du Québec; en même temps pas de limite (curieux?!) sur l'avortement; et le tout sur le dos des contribuables, des travailleurs qui rendent services; j'en reste pantois. Commentaire de: Louis Francoeur
@Michaella Cespedes
Vous ne semblez pas faire la distinction entre moralité, religion, et loi. Mentir est immoral mais généralement pas illégal. Les lois sont un sous-ensemble de la morale pour lequel des sanctions sont prévus par l'État. Faire un acte répréhensible moralement (comme mentir ou trafiquer la pensée d'autrui)n'a pas besoin d'une sanction religieuse. Faire une faute morale n'implique que l'individu face à sa conscience, du moins en ce qui me concerne. La morale religieuse est un ensemble différent de la morale commune à un peuple. La plupart des pays (États-Unis, Suisse, Belgique, France,...) ont établi une limite de temps pour permettre l'interruption volontaire de grossesse. Si le Canada ne l'a pas fait, c'est qu'il a voulu se ménager le débat politique sur cette question et il s'est plutôt rabattu sur le travail des juges qui ont dû alors interpréter une loi beaucoup plus générale (la Charte des droits et libertés) pour statuer. Dans la citation que vous faites de mon commentaire, vous tronquez la partie sur la charte des droits et libertés et vous en trafiquez ainsi le sens. Je n'ai également jamais émis l'opinion qu'il devait y avoir une sanction religieuse à une faute morale, vous trafiquez encore ma pensée. Commentaire de:
@max perreault
Si on croit votre affirmation, on aurait le droit de tuer quelqu'un sous anasthesie generale puisqu'il ne ressent pas la douleur. Un avortement c'est comme tuer quelqu'un pendant qu'il dort. c'est un meurtre. Commentaire de: Michaella Cespedes
''Avorter, c'est tuer.'' Jean-Claude St-Yves
''l'acte d'avortement est immoral.'' Jean-Claude St-Yves Vous pouvez croire ce que vous voulez mais la Cour Suprême, elle, a déterminé exactement le contraire, c'est à dire que l'avortement n'était pas tuer (un meurtre) et que c'était plutôt obliger une femme à rendre à terme sa grossesse qui était immoral. ''le Christ a fondé sa propre religion qui est la seule bonne'' Jean-Claude St-Yves Ça c'est vous qui le dite mais les bouddhistes, les musulmans , les hindous ou les juifs disent exactement la même chose. L'homme n'a pas inventé seulement la religion il a avant tout inventé un (des) dieux pour expliquer ce qu'il ne comprend pas et ensuite les religions pour 'adorer' leur (s) dieu (x) ! Vous ne pouvez pas dissocié l'un et l'autre. La religion est un ensemble de rites, croyances la plupart du temps théistes sauf pour les sectes plus moderne de type scientologie. Commentaire de: Louis Francoeur
"Vous pouvez croire ce que vous voulez mais la Cour Suprême, elle, a déterminé exactement le contraire, c'est à dire que l'avortement n'était pas tuer (un meurtre) et que c'était plutôt obliger une femme à rendre à terme sa grossesse qui était immoral." Michaella Cespedes
Vous êtes encore toute mêlée. La cour suprême ne peut en aucun cas déterminer qu'une chose est immorale. Ce n'est pas de sa compétence, sa compétence est au niveau du droit, donc de la légalité. Alors ce que vous dites ne peut être vrai et est donc faux! Mais pour vous en convaincre aller lire vous mêmes le jugement de la Cour suprême sur le sujet, voir R c. Morgentaler 1988. Ce que ce jugement a pour effet, c'est de permettre l'avortement a gogo au Canada parce que l'ancienne loi qui la balisait a été invalidée par la Cour suprême. La cour n'a fait que répondre aux questions sur la validité de l'ancienne loi. En l'invalidant, cela signifiait qu'il n'y avait plus aucune loi sur l'avortement au Canada. Alors arrêter de prétendre toute sorte de choses que la Cour suprême n'a jamais dites. Commentaire de: normand tremblay
@ Michaella Cespedes,,''Avorter, c'est tuer.'' et ''l'acte d'avortement est immoral.'' je suis d accord avec ses 2 affirmations . Pour ce qui est de la Cour Suprême, qui a déterminé exactement le contraire c'est à dire que l'avortement n'était pas tuer (un meurtre) et bien la Cour Suprême ce n est que la justice des hommes .La Justice de Dieu nous défend de tuer a moins de légitime défense ou que la vie de la mère est en danger lors d un accouchement . Les hommes se trompent bien souvent dans leur jugement et après un certain temps voient leur erreurs de s être éloigner de la Vrai Sagesse qui vient de Dieu .
Commentaire de: Claude Morin
Facile de jeter la pierre aux femmes mais ce ne sont pas des bondieuseries qui vont empêcher des millions d'enfants de naître avec le sida, de mourir de faim ou de ne pas manger à leur faim, d'être exploité sexuellement ou par le travail parce que les parents n'ont pas d'argent, de ne pas recevoir d'éducation ou d'être obligés de quitter ses études précocement etc ..
Ce ne sont pas vos bondieuseries non plus qui vont empêcher des millions de femmes de se faire violer ou d'être obligées de se soumettre à leur mari et de tomber enceinte ! En plus, on veut obliger les femmes à enfanter sinon on les criminalise ! Certains veulent même nous faire croire que le 'bon' Dieu 'pense' comme eux et qu'ils possèdent la vérité infuse ! Quelles balivernes ! Commentaire de: Michaella Cespedes
Louis Francoeur
La juge Bertha Wilson dans l'affaire Morgentaler en 1988: '' La femme subit une décision prise par d'autres sur l'éventuelle utilisation de son corps pour alimenter une nouvelle vie. Que peut-il y avoir de moins compatible avec la dignité humaine et le respect de soi ?'' juge Bertha Wilson Quand il s'agit de la Charte des Droits et Libertés la compétence n'est pas seulement au niveau du droit. Chacun des juges de la Cour Suprême INTERPRÈTE la charte des Droits et Liberté et l'aspect moral d'une loi ! C'est plutôt vous qui êtes encore mélangé: Qu'il s'agisse de n'importe quel sujet ou loi (avortement, cellules souches, procréation 'in vitro' ou même éventuellement la burqa, les juges de la Cour Suprême sont appelés à donner leur appréciation personnelle de ce qui est 'moral' ou ce que sont les libertés individuelles et ils ne s'appuient pas seulement sur des points de droit, c'est faux. Vous auriez intérêt à aller sur le site de la Cour Suprême du Canada et à lire leur introduction et vous arrêter aux mots 'démocratie' 'libertés individuelles' 'valeurs', 'accommodements' et 'ENJEUX les plus importants de notre société' ! Pourquoi pensez vous que la Cour Suprême invalide des lois ? Vous êtes complètement hors champs. Commentaire de: Louis Francoeur
@Michaella Cespedes
Premier constat. Vous voyez bien que la juge n'a jamais parler de moralité dans son jugement. Vous aviez rapporté faussement le jugement de la Cour suprême. Deuxième constat. Vous ne comprenez toujours pas comment fonctionne nos institutions. La Cour suprême est le dernier recours lorsqu'il y a contestation d'un jugement sur la légalité des actions des particuliers, des entreprises ou des gouvernements selon le corpus de lois de ce pays. Elle n'est pas dans la sphère morale (stricte séparation de la religion et de l'État), ni dans la sphère législative (stricte séparation du pouvoir législatif et judiciaire), ni dans la sphère exécutive (elle n'a aucun mandat de police). Elle interprète notre système de lois. La première loi du pays est la constitution. Donc elle invalide parfois des lois parce que celles-ci ne respectent pas la constitution. C'est ce qu'elle a fait dans le cas de l'ancienne loi 251 en se basant sur la charte des droits et libertés qui est enchâssée dans la constitution. Elle ne l'a pas invalidée sur une base morale mais sur des points de droit (jurisprudence notamment). La cour ne fait pas les lois, donc en aucun cas elle ne doit sortir du cadre juridique du pays. Elle se base bien sûr sur les jugement antérieurs qui ont interprété la loi et elle doit exercer son jugement (juge, ça le dit)dans l'interprétation de lois aussi abstraites que la Charte des droits et libertés. Qu'en l'absence de prises de positions claires par le pouvoir législatif sur un sujet épineux comme l'avortement ou les cellules souches, les tribunaux en soient venus à la limite de la création des lois, j'en conviens. C'était d'ailleurs le sens de ma première intervention. Commentaire de: Michaella Cespedes
Louis Francoeur
''Elle ne l'a pas invalidée sur une base morale mais sur des points de droit (jurisprudence notamment).'' C'est faux. Relisez le jugement en AUCUNE façon il n'est fait mention de jurisprudence. Jugement: ''Selon le plus haut tribunal du pays, l'article 251 du Code criminel rendant l'avortement illégal va à l'encontre des dispositions de la Charte canadienne des droits et libertés en enfreignant le droit des femmes «à la vie, la liberté et à la sécurité de leur personne». '' La femme subit une décision prise par d'autres sur l'éventuelle utilisation de son corps pour alimenter une nouvelle vie. Que peut-il y avoir de moins compatible avec la dignité humaine et le respect de soi ?'' juge Bertha Wilson Premier constat: Vous ne comprenez pas le mot 'jurisprudence'. La Cour ne s'est basée sur AUCUN jugement passé. Deuxième constat: C'est vous qui mélangez la religion et la justice, pas moi. Ce que vous ne voulez pas comprendre c'est que 'la morale' a des dimensions multiples: philosophiques, religieuses, et juridiques et que ce qui est 'immoral' ce n'est pas seulement aller à l'encontre de valeurs religieuses. Tout le monde sait très bien que certaines religions peuvent avoir des valeurs 'immorales'. La 'dignité humaine et le respect de soi' dont fait mention la juge Bertha Wilson n'ont rien à voir avec la jurisprudence: ''La dignité humaine est au coeur de l'entreprise philosophique puisque c'est en elle que se décident les fondements de la morale et de l'éthique.'' Thomas De Koninck La dignité humaine. Troisième constat: Vous ne comprenez pas le rôle de la Cour Suprême qui peut AUSSI être appelée à donner des avis juridiques au gouvernement. Non, 'la dignité humaine' 'le respect de soi' et 'la liberté' dont ont fait mention les juges pour justifier leur jugement n'ont rien à voir avec la jurisprudence mais sont des questions philosophiques relevant de la morale et de l'éthique. Commentaire de: Just Ice
@Louis Francoeur
''Elle ne l'a pas invalidée sur une base morale mais sur des points de droit (jurisprudence notamment).'' Louis Francoeur Dans les pays de common law comme le Canada, les arrêts des cours d'appel lient les tribunaux inférieurs jugeant d'autres affaires, et ces mêmes cours d'appel sont liés par leurs propres jugements. La Cour Suprême n'est pas liée par la jurisprudence des tribunaux inférieurs puisque c'est elle qui se prononce en dernière instance...à moins que la Cour Suprême se soit déjà prononcée sur le litige en question ... Si vous consultez l'encyclopédie canadienne pour le mot 'jurisprudence' ils ont un définition plus large de la jurisprudence qui englobe toute la ''connaissance pratique du droit'' par contre ça rejoint l'opinion de Mme Cespedes: ''Les tribunaux canadiens, et plus particulièrement la Cour suprême, n'ont plus maintenant d'autre choix que d'explorer le sens moral fondamental de termes comme « liberté d'expression », « égalité », « sécurité de la personne » et ainsi de suite afin de déterminer si une loi ou une règle de droit en particulier est conforme à la Charte. Inévitablement, certaines décisions fondées sur la Charte soulèvent des controverses.'' Commentaire de: Pierre Boult
Bonjour monsieur Martineau,
Quelqu'un m'a fait parvenir cet article que vous avez publié dans le Journal de Montréal et concernant l'avortement. Vous dites : . Non, il n'y en a pas!!! Merci de tout simplement dire la vérité. Et de vous tenir debout. Bonne journée. Pierre Boult Commentaire de: Louis Francoeur
@just Ice
Dans le jugement Morgentaler, dont il est question ici, la jurisprudence utilisée est explicitement notée dans le jugement qu'on peut lire sur internet. Le juge en chef Dickson cite plus d'une dizaine de causes à l'appui de son jugement, même la juge Wilson en cite tout autant. Ce sont des causes qui viennnent non seulement de juridiction canadienne (tribunaux inférieurs) mais aussi de tribunaux américains, britanniques, allemands,... Donc madame de Cespedes disaient encore une fois le contraire de la vérité quand elle affirmait qu'aucune cause antérieure n'avait servie à ce jugement. Pour ce qui est de faire appel à la moralité dans l'interprétation des droits fondamentaux, cette opinion que vous dites partager me semble extrêmement dangereuse. Les juges ne sont pas des censeurs moraux mais des spécialistes du droit. Si la juge Wilson a flirté avec un discours éthique dans ce jugement, tous les autres juges s'en sont bien gardés, étant suffisamment avertis de ce qu'une telle dérive pourrait entrainer. Car c'est le propre du législateur de se fonder sur des arguments moraux et du contexte social canadien, entre autres, pour faire les lois. Il n'appartient pas aux juges de faire les lois. Même si des juges ont flirté avec les considérations éthiques pour porter leur jugement, ce que la charte des droits et libertés jumelée à une certaine lâcheté des parlementaires a pu leur laisser franchir, ils dérivent fortement vers l'activisme judiciaire quand ils franchissent la frontière de la raison pour tomber dans celle de la morale. D'ailleurs, n'importe quel juge comprendrait que dit en ces termes, ils tombent littéralement dans le piège de la censure morale propre aux sociétés qui n'ont pas séparé l'Église de l'État. Commentaire de: Just Ice
Tous les juges en sont venus au CONSENSUS que l'article 251 interdisant l'avortement enfreignait le droit des femmes « à la vie, la liberté et à la sécurité de leur personne » qui sont des valeurs et des notions philosophiques énoncés dans la Charte.
La décision des juges DOIT être appuyée sur ces notions et non sur des jugements passés même si certains juges peuvent en avoir cités. Toute loi ou règle de droit qui est incompatible avec ces notions énoncées dans la Charte devient inopérante selon l'article 52 de la Constitution. C'est 'la loi suprême' selon la déclaration même de la Cour ! Rien à voir avec mon opinion (!), c'est dans l'encyclopédie canadienne qui énonce la pratique courante des tribunaux depuis que la Charte a force de loi (1982): ''Les tribunaux canadiens, et plus particulièrement la Cour suprême, n'ont plus maintenant d'autre choix que d'explorer le sens moral fondamental de termes ...'' Rien à voir avec du 'flirtage'! La Cour Suprême n'a pas le choix d'interpréter et 'explorer le sens moral fondamental' de ces notions philosophiques pour rendre leur jugement. Ça ne me semble pourtant pas difficile à comprendre. Par contre, vous avez le droit de penser que cette pratique est 'extrêmement dangereuse' si vous le voulez ...mais vous devrez vivre avec parce que ce n'est pas demain la veille que cette pratique va disparaître ! Commentaire de: Michaella Cespedes
''Elle ne l'a pas invalidée sur une base morale mais sur des points de droit (jurisprudence notamment).''
Louis Francoeur Juge en Chef Dickson: ''Tant les tribunaux que les législateurs, dans d'autres sociétés démocratiques, sont arrivés à des décisions entièrement contradictoires lorsqu'il leur a été demandé de soupeser les valeurs que la question de l'avortement oppose. Voir, p. ex., l'arrêt Roe v. Wade, 410 U.S. 113 (1973); l'arrêt Paton c. Royaume‑Uni (1980), 3 E.H.R.R. (Cour européenne des droits de l'homme); The Abortion Decision of the Federal Constitutional Court ‑‑ First Senate ‑‑ of the Federal Republic of Germany, 25 février 1975, traduit en anglais et réédité dans (1976), 9 John Marshall J. Prac. and Proc. 605; et l'Abortion Act, 1967, 1967, chap. 87 (R.‑U.)'' Le juge Dickson affirme que d'autres sociétés démocratiques sont arrivés à des décisions entièrement contradictoires et il cite ces jugements !!! Wow ! C'est peut-être effectivement de la 'jurisprudence' mais ce n'est certainement pas sur cette base que ce juge a invalidé la loi sur l'avortement comme vous l'avez affirmé !!! :) Laisser un commentaire:
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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