31 Octobre 2010

Permalink 20:06 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 5 mots  

Here comes the Sun

Des photos HALLUCINANTES du Soleil...


Soleil


Permalink 10:41 am, Richard Martineau / Franc-parler, 606 mots  

La tête dans les nuages

C’est bien beau, être idéaliste, fixer l’horizon et rêver aux lendemains qui chantent.

Mais il faut regarder où l’on met ses pieds sinon on risque de prendre une méchante débarque.


PLONGER TÊTE BAISSÉE

Prenez ce qui se passe chez les indépendantistes.

Les purs et durs disent que le PQ devrait arrêter de marcher sur des œufs et foncer tête baissée vers un troisième référendum « no matter what ».

Pour eux, mesurer la profondeur de l’eau avant de sauter est une perte de temps. Il faut fermer les yeux et plonger, en espérant que le niveau de la rivière n’a pas baissé et qu’on ne se pètera pas la tête sur les rochers.

Cette stratégie du « tout pour le tout » n’est pas seulement bête, elle est carrément suicidaire. On risque tout simplement de se retrouver en fauteuil roulant, les quatre membres paralysés pour le restant de nos jours.

C’est ça qu’on veut ?

Affaiblir le Québec et le rendre dépendant pour les prochaines décennies ?


THE MATRIX

Avant-hier, mon confrère Joseph Facal a prononcé un discours fort remarqué (et fort attendu, compte tenu des rumeurs qui circulent sur son avenir) devant la Ligue d’Action Nationale.

« Partons d’où les Québécois sont en ce moment et non d’où nous voudrions qu’ils soient », a-t-il dit à la toute fin de son allocution.

Tout est là. Au lieu de passer notre temps à discuter du monde tel qu’il devrait être, parlons du monde tel qu’il est.

Si vous croyez que les gens sont prêts à faire la souveraineté du Québec, vous êtes comme les humains dans The Matrix : vous êtes plongés dans un profond coma et vous prenez vos rêves pour la réalité.

Le temps est venu de gober une p’tite pilule rouge, de sortir de votre cocon et de regarder la réalité en face : que ça vous plaise ou non, que vous le vouliez ou pas, actuellement, les Québécois se foutent de la souveraineté comme de leur première chemise à carreaux.


LE FEU DANS LA CHARRUE

Déclencher un troisième référendum dans les conditions actuelles, c’est se jeter en bas d’une falaise en espérant que la loi de la gravité sera bienveillante et qu’elle ne s’appliquera pas.

De même, obliger le PQ à tenir un référendum au cours de son prochain mandat est le condamner soit à perdre les prochaines élections (tout est possible), soit à se retourner de bord en cours de mandat et à faire comme s’il n’avait jamais rien promis.

« Les grands hommes ont fait de grandes choses parce qu’ils étaient inspirés par un grand idéal, disait Ralph Waldo Emerson. On a besoin d’accrocher sa charrue aux étoiles. »

Organiser un premier référendum sur la souveraineté en 1980 était accrocher sa charrue aux étoiles.

Organiser un troisième référendum sur la souveraineté en 2010, dans les conditions actuelles, c’est prendre sa charrue, l’arroser avec du carburant et mettre le feu dedans.

C’est ça que veulent faire les indépendantistes purs et durs ?


TOUT OU RIEN

J’ai parfois l’impression que les indépendantistes aux cheveux blancs préfèrent immoler leur rêve plutôt que de le voir leur échapper.

Nous ne verrons pas le Québec devenir un pays de notre vivant ? Alors, fuck off, PERSONNE ne le verra !

Maudite belle mentalité…



29 Octobre 2010

Permalink 19:53 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 3 mots  

Il y a comme un pattern...

Permalink 07:34 am, Richard Martineau / Franc-parler, 13 mots  

Wow!!!

La danse au cinéma.

Un petit bijou pour égayer votre journée!





Permalink 00:05 am, Richard Martineau / Franc-parler, 38 mots  

Mauvaise nouvelle pour ses fans (dont je suis)

Ça regarde mal pour Michael Douglas...

Douglas

Christopher Hitchens, Michael Douglas...

Merde, les gars que j'aime bien ne se portent pas très bien...

Et c'est ce qui nous attend tous...

Faut profiter de la vie pendant qu'elle passe!











Permalink 00:00 am, Richard Martineau / Franc-parler, 36 mots  

Pour nostalgiques seulement

L'acteur qui jouait le rôle de Danny Williams dans Hawaïi Five-0 est mort à 72 ans...

Ça ne nous rajeunit pas!

(En passant, avez-vous vu le remake qui joue actuellement au réseau CBS? Pas mal!)





28 Octobre 2010

Permalink 19:59 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 39 mots  

Entre eux

L'arrondissement du Plateau Mont-Royal va installer 600 parcomètres supplémentaires, et fixer le tarif à trois dollars l'heure.

Parfait, les amis!

Restez entre vous, on n'ira plus vous visiter...

J'ai hâte de voir ce qui va arriver à vos commerces...


Permalink 08:52 am, Richard Martineau / Franc-parler, 591 mots  

Pot: une drogue pas si douce

J’ai souvent pris position pour la légalisation de la marijuana.

Comme de plus en plus de gens (dont d’anciens chefs de police et des milliardaires comme George Soros et Edgar Bronfman, qui ont donné leur appui à la légalisation du pot en Californie), je trouve que la guerre aux drogues douces est un gaspillage éhonté d’argent et de ressources, un combat coûteux et inutile.

Mais il y a quelques mois, j’ai eu une conversation qui m’a un peu ébranlé.


DANS LE PRÉCIPICE

Il y a dix mois, le fils d’un de mes amis s’est enlevé la vie. J’ai écrit une chronique sur le sujet le 24 décembre 2009.

Il avait fait une première tentative quelques semaines plus tôt. Sa mère a quitté momentanément son emploi pour le garder à l’œil et être à ses côtés, mais le premier jour où elle est retournée au travail, son fils a recommencé et cette fois-là, il ne s’est pas raté.

Il avait 16 ans.

Au salon funéraire, mon ami (qui était démoli) m’a beaucoup parlé de son fils, de ses angoisses, de son mal être.

Son fils n’avait jamais été très hop-la-vie, mais depuis qu’il s’était mis à fumer du pot, son moral avait pris une méchante débarque.

« Je suis convaincu que le pot a contribué à pousser mon fils dans le précipice, m’a-t-il dit. Il s’était mis à fumer régulièrement, et plus il fumait, plus il déprimait. On voyait les effets néfastes du pot sur son moral, on lui disait d’arrêter, mais il ne voulait rien savoir.

Résultat : il n’a pas réussi à remonter la côte et il s’est pendu. »


LA DÉGRINGOLADE

Entendant notre conversation, un autre père qui était présent au salon funéraire s’est joint à nous et a commencé lui aussi à nous parler de son fils.

C’était exactement la même histoire : le jeune avait le moral bas, il a commencé à fumer régulièrement du pot et son état mental de même que ses notes se sont mis à dégringoler.

Je sais ce que vous allez me dire : rien ne nous permet d’affirmer que le fils de mon ami ne se serait pas suicidé même s’il n’avait jamais touché à un joint de sa vie. Et l’alcool aussi a poussé de nombreuses personnes au suicide, pourtant, on en vend dans tous les dépanneurs.

Vous avez raison.

Je ne dis pas qu’il ne faut pas légaliser la mari. Je continue à croire que la guerre aux drogues douces ne sert strictement à rien.

Mais de là à dire que le pot est une substance inoffensive, qu’on peut consommer sans problème en compagnie de ses enfants, il y a une marge.


DEUX CONDITIONS

On veut légaliser la mari ? D’accord. Mais seulement à deux conditions :

1) Que l’on condamne à de très lourdes peines les pushers qui vendent de la drogue aux mineurs.

2) Que l’on accompagne cette légalisation d’une campagne sensibilisant les gens aux dangers de cette substance.

Pas une campagne molle, genre « La modération a bien meilleur goût ».

Pas « Un joint c’est bien, deux c’est mieux ».

Mais un message qui punche. Et qui affirme clairement que des études démontrent qu’il existe bel et bien un lien entre la consommation de pot et la dépression.



27 Octobre 2010

Permalink 21:05 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 222 mots  

Denis Villeneuve, un has been?

Le cinéma québécois est à l'honneur dans le dernier numéro des Cahiers du cinéma...

Non seulement peut-on lire une entrevue avec Xavier Dolan (entrevue annoncée à la une!), mais la mythique revue publie également un essai sur "le renouveau" du cinéma québécois...

L'auteur de cet essai écrit que la nouvelle génération de réalisateurs (Denis Côté, Sophie Deraspe, Stéphane Lafleur, etc.) propose "une esthétique diamétralement opposée à celle des cinéastes des années 90 (les Denis Villeneuve, François Girard, Manon Briand et André Turpin, auteurs DONT LE MANIÉRISME PUBLICITAIRE A VIEILLI)..."

!!!

Est-on en train de nous dire que Denis Villeneuve, le réalisateur de Polytechnique et d'Incendies, est un HAS BEEN????

Il jette ses choux gras, le critique!

Pourquoi ne pas dire qu'Arnaud Desplechin est fini et dépassé, tant qu'à faire?

C'est bien beau, la chasse à la nouveauté, mais il ne faudrait pas exagérer...

Et parlant d'esthétique publicitaire, me semble que Xavier Dolan ne donne pas sa place...

_____

PS aux gens qui ne savent pas lire: ce n'est pas Xavier Dolan qui critique l'esthétique "dépassée" de Denis Villeneuve, mais un critique qui écrit un essai sur le renouveau du cinéma québécois!!!!!!

Pourtant, mon texte était très clair...








Permalink 20:48 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 47 mots  

Avant le Gros Jambon

Il y a quelques jours, j'écrivais une chronique sur l'obésité de l'État québécois (Gros jambon).

Sur son blogue, le journaliste économique Pierre Duhamel explique comment l'État EST DEVENU un gros jambon...

Un texte éclairant sur les dérives de l'interventionnisme économique...




Permalink 07:38 am, Richard Martineau / Franc-parler, 93 mots  

L'affaire Rémy Couture

Il y a quelques mois, je vous parlais de Rémy Couture, un maquilleur de films d’horreur qui a été arrêté pour « corruption des mœurs », après avoir posté sur Internet des photos et des vidéos FICTIVES trop explicites.

« C’est quoi la suite ? demandais-je. Va-t-on effectuer des descentes dans les clubs vidéo ? »

Eh bien ce soir, à 20 hres à Télé-Québec, Les Francs-Tireurs présentent un reportage sur Couture.

Vous pourrez voir ses films et son atelier.

C’est notre façon de fêter l’Halloween…


Permalink 07:36 am, Richard Martineau / Franc-parler, 526 mots  

Un beau projet

La dette de 223 milliards de dollars qu’a creusée l’État québécois vous inquiète ? Arrêtez de paniquer, c’est pas grave !

Après tout, ce n’est qu’une série de zéros qui s’alignent sur une feuille de papier.

Ce n’est pas parce que la province est dans le rouge qu’il faut arrêter de dépenser !


MASSACRE À LA SCIE

En début de semaine, un chroniqueur de La Presse s’est plaint sur son blogue que le projet d’austérité mis de l’avant par les membres du Réseau Liberté-Québec (réduire les dépenses de l’État, assainir les finances publiques, mettre fin à l’endettement chronique du Québec) n’est pas « enthousiasmant ».

« Je ne sais pas ce qu’on gagnerait à voir les programmes sociaux débités à la hache », écrivait-il.

Premièrement, il ne s’agit pas de passer l’État à la tronçonneuse mais, comme l’a expliqué Joanne Marcotte lors de l’ouverture du premier événement du RLQ, de « réformer le modèle social-démocrate » et d’arrêter « d'engloutir des sommes astronomiques dans des programmes sociaux universels mur à mur qui ne produisent que des files d'attente ».

« Exigeons plus de nous-mêmes et demandons moins de nos gouvernements », résumait l’instigatrice de ce mouvement citoyen.

Deuxièmement, pourquoi nous sortir de la dette ne serait-il pas un projet « enthousiasmant » ?


LENDEMAIN DE VEILLE

C’est drôle, mais moi, quand je finis de payer le solde de ma carte de crédit, je déborde d’enthousiasme.

Et quand je vois que dans dix ans, mon hypothèque va être remboursé en totalité, je suis très, très enthousiasmé.

Je suis heureux de voir qu’à ma mort, je ne laisserai pas des dettes à mes enfants, mais une jolie demeure qu’ils pourront utiliser à leur guise.

Pas besoin de s’acheter une troisième télé plasma pour ressentir un thrill ! Payer ses dettes procure AUSSI du plaisir !

C’est ça, le problème, avec le Québec : on veut faire le party, mais on ne veut pas passer l’aspirateur le lendemain.

On trouve ça trop plate.


LES RÊVEURS

Même si c’est très excitant et très enthousiasmant de couper des rubans rouges, on ne peut pas toujours construire de nouvelles autoroutes, il faut aussi entretenir celles qui existent déjà.

Les babyboomers nostalgiques de la grande époque des méga projets disent que les adeptes de la droite fiscale sont trop terre à terre et qu’ils ne rêvent pas.

Mais laisser une province économiquement saine à nos descendants EST un rêve !

C’est même un très beau rêve !

N’est-ce pas ce qui animait les pères et les mères de la Révolution tranquille : laisser un Québec fort aux générations futures ?

Eh bien, aujourd’hui, 50 ans plus tard, laisser un Québec fort, ça veut dire payer nos dettes et mettre de l’ordre dans nos finances.

Personnellement, je ne peux rêver d’un projet plus enthousiasmant que celui-là…



26 Octobre 2010

Permalink 08:26 am, Richard Martineau / Franc-parler, 623 mots  

La fin du monologue

Vous trouvez que le Québec est sclérosé ?

Que nous vivons dans une société bloquée, paralysée, où il est impossible d’effectuer la moindre réforme sans que les syndicats et les groupes de pression ne sortent dans la rue ?

Regardez ce qui se passe actuellement en France, vous verrez : quand on se compare, on se console !

À côté de l’hippopotame hexagonal, l’éléphant québécois est aussi vif et aussi rapide qu’une panthère.


ON NE BOUGE PAS

En effet, la France (qui s’y connaît en grève et en manif) connaît une autre crise sociale. Les gens sortent dans la rue, les syndicats protestent — bref, c’est le bordel.

Pourquoi ? Parce que l’État veut reporter l’âge légal de la retraite de 60 à... 62 ans !

Nos cousins devraient venir faire un tour au Québec : ici, l’âge légal de la retraite est de 65 ans, et personne n’est mort.

C’est quand même hallucinant : la société vieillit, il y a de moins en moins de jeunes pour payer les pensions des retraités, mais les Français refusent de prendre les mesures qui s’imposent.

Ils s’accrochent à leurs acquis comme si rien n’avait changé depuis les années 70.


ÉGOÏSME GÉNÉRATIONNEL

Comme l’a dit l’écrivain Denis Tillinac, l’un des rares intellectuels français qui appuient publiquement le président Sarkozy :

« La France d’aujourd’hui ne ressemble plus du tout à la France d’il y a dix ans. Des problèmes qui étaient latents deviennent cruciaux. Malheureusement, les Français ne veulent pas l’admettre. Ils n’ont pas envie de l’avouer. Alors ils se sont construit un petit fétiche sur lequel ils lancent des fléchettes : Nicolas Sarkozy. Le Président est devenu un bouc émissaire.

« La mobilisation des manifestants qui luttent contre la réforme du régime de retraite relève d’un égoïsme générationnel : non seulement les jeunes ne se soucient plus des vieux, mais les quinquagénaires et les sexagénaires comme moi qui en ont bien profité n’ont pas envie de travailler deux ans de plus pour payer pour la retraite de ceux qui suivent… »


LE VENT TOURNE

Au Québec, nous avons longtemps adopté la stratégie française : tête dans le sable, doigts dans les oreilles, œillères en béton…

Mais ça commence à changer.

Grâce à l’acharnement de certains « lucides », qui n’ont pas eu peur de penser à contre-courant, quitte à se faire traiter de tous les noms (« fascistes », « anti-syndicalistes », « égoïstes »), le DÉBAT est enfin revenu dans le paysage politique québécois.

Nous avons réappris à discuter, à confronter des idées, des points de vue.

On peut être en désaccord avec les idées exprimées par les ténors du nouveau courant de droite qui est en train d’émerger au Québec, mais au moins, on parle !

On jase, on débat, on s’obstine !

Une société, c’est comme un individu : quand elle ne se remet pas en question, elle s’ankylose.


REFUS CATÉGORIQUE

Hier midi, j’animais un débat à LCN entre Éric Duhaime, du Réseau Liberté Québec, et Réjean Parent, président de la Centrale des syndicats du Québec.

Après avoir répété à maintes reprises que les propos d’Éric Duhaime étaient « imbéciles », monsieur Parent a décidé de tirer la plogue et de quitter.

De quoi a-t-il peur ? Pourquoi ce refus catégorique de débattre ?

On a l’impression que certaines personnes n’acceptent pas de ne plus monopoliser le débat public…



25 Octobre 2010

Permalink 22:35 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 69 mots  

Libéré sous caution

L'homme de 71 ans qui a battu sa fille à mort parce qu'elle ne voulait pas faire sa prière a été libéré sous caution...

Sidimé a raconté aux policiers qu’il avait giflé sa fille à trois reprises avec la paume de sa main à la hauteur du visage et des fesses. Après l’avoir frappé, il aurait entendu du bruit, car la jeune fille était tombée par terre.






Permalink 22:20 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 18 mots  

Une guerre inutile

Un chef de police à la retraite qui fait de la pub pour la légalisation de la mari...





Permalink 08:23 am, Richard Martineau / Franc-parler, 614 mots  

Gros jambon

Connaissez-vous l’histoire du petit garçon gringalet qui voulait prendre des forces pour faire peur aux bandits et protéger sa famille ?

Il était tellement obsédé par l’idée de prendre du poids et d’augmenter sa masse corporelle qu’il est devenu obèse.

Aujourd’hui, il passe son temps avaché sur son lazy-boy et n’est plus capable d’effectuer le moindre mouvement sans s’essouffler.


BROCHER L’ESTOMAC

Eh bien, ce petit garçon gringalet, c’est l’État québécois.

L’État québécois voulait grossir pour pouvoir protéger les siens. Alors il a mangé, mangé…

Il a tellement bouffé qu’aujourd’hui, il souffre d’obésité chronique.

Paralysé par une dette de 223 milliards de dollars et croulant sous le poids de 563 000 fonctionnaires, l’État est tellement gros, tellement obèse qu’il ne peut plus rien faire.

Le Parti libéral du Québec a promis qu’il allait lui brocher l’estomac pour l’aider à perdre du poids, mais au lieu de passer à l’acte et d’envoyer l’État subir une chirurgie bariatrique, le PLQ s’est dégonflé et a demandé aux citoyens de piger dans leurs portefeuilles pour pouvoir lui offrir une boîte d’éclairs au chocolat...

Résultat : non seulement l’État n’a pas perdu un gramme (le gouvernement Charest a dépensé 461 millions de dollars de plus que prévu au cours de l’année financière 2009-2010), mais il n’a jamais été aussi immense.

On dirait Gérard Depardieu un soir de brosse !


DOUBLE FROMAGE

Voilà pourquoi 450 personnes se sont regroupées à Sainte-Foy samedi dernier à l’invitation du Réseau Liberté Québec.

Voilà pourquoi une majorité de citoyens voudraient porter Force Québec au pouvoir.

Et voilà pourquoi 81 % des Québécois souhaitent que le gouvernement réduise ses dépenses.

Parce qu’on en a ras le cul de voir l’État écrasé sur le sofa du salon, se commander des pizzas all dressed extra large avec du fromage dans la croûte.

Ça va faire !

Tu veux te bourrer la face ? Alors utilise TA carte de crédit pour acheter ton junk food, pas la nôtre !


MAUVAIS PLI

C’est ça, être de droite.

Pas « dilapider le service public », comme je l’ai entendu l’autre jour à la télé (à quand un cours de culture politique à l’école ?), mais obliger l’État à suivre un régime Weight Watchers pour qu’il puisse à nouveau se pencher pour attacher ses lacets.

Parce que maintenant, ça fait dur…

L’État québécois est tellement gros qu’il y a des départements complets qui se cachent dans ses plis.

Tu soulèves un bourrelet, et tu trouves 50 fonctionnaires qui suivent un atelier de feng shui !


LES DINOSAURES

Selon l’ineffable Claudette Carbonneau, la réduction des dépenses de l’État est dangereuse car « les compressions dans les services publics et les programmes sociaux ne manqueront pas d’avoir un impact négatif sur les citoyens… »

Pour la présidente de la CSN, la meilleure façon d’assainir les finances de l’État n’est pas de dégraisser l’État, mais d’augmenter les impôts des particuliers de 950 millions de dollars !

Bref, piger de nouveau dans les poches des citoyens pour que le monstre puisse s’empiffrer davantage !

Il faut vraiment être déconnecté de la réalité pour écrire une chose pareille.


LES TEMPS CHANGENT

Heureusement, le vent tourne.

De plus en plus de gens se rendent compte de l’urgence de la situation.

Et de l’importance de prendre le virage qui s’impose…



24 Octobre 2010

Permalink 09:00 am, Richard Martineau / Franc-parler, 600 mots  

Dieu est une femme

La présence des femmes sur la scène politique change-t-elle la façon dont on fait de la politique ?

C’est la question que pose la journaliste Pascale Navarro dans son livre Les femmes en politique changent-elles le monde ? (Boréal), un essai qui risque de créer beaucoup de remous…


L’HONNÊTETÉ A UN SEXE

Pour écrire son livre, Pascale Navarro a interviewé une vingtaine de politiciennes qui oeuvrent tant sur la scène provinciale que fédérale.

Si j’appuie plusieurs affirmations faites par ces dames (par exemple, je suis d’accord que les femmes sont plus sensibles que les hommes à la question de la conciliation travail-famille, pour la simple raison que ce sont souvent elles qui doivent quitter leur travail pour prendre soin du petit dernier qui fait de la fièvre), d’autres me font sortir de mes gonds.

« Depuis qu’elles sont sorties des maisons et entrées dans toutes les sphères de la vie publique, les femmes ont changé les façons de faire, de dire la député péquiste Agnès Maltais. Elles ont insufflé à la vie publique, en plus de la compassion et de l’empathie, un souci de la transparence et de l’éthique : elles sont plus intransigeantes sur l’honnêteté, l’intégrité, elles sont plus pointilleuses sur les questions de conflits d’intérêt.

« Bien sûr, les hommes aussi, mais chez les femmes, c’est fondamental. »


DU DÉLIRE

Pardon ????

Les femmes sont FONDAMENTALEMENT plus honnêtes que les hommes ?

Elle est bonne, celle-là ! Allez dire ça à Lise Thibault, pour voir ! Et demandez à Nathalie Normandeau ce qu’elle pense de son parti, je serais curieux d’entendre sa réponse…

Agnès Maltais n’est pas seule à délirer à voix haute.

« En général, les femmes n’aiment pas la stratégie, dit Monique Bégin. Elles voient cela comme de la pure manipulation. »

Les femmes sont directes alors que les hommes sont retors…

« ll serait rassurant que les femmes qui sont au gouvernement, et dans l’opposition, se réunissent une fois par semaine pour évaluer l’impact des décisions sur toutes les Québécoises », lance Lise Payette.

Imaginez… Une fois par semaine, TOUTES les députées de TOUS les partis laisseraient tomber les armes et se rencontreraient dans une salle (le Salon Rose ?) pour voir si elles ont réussi à faire avancer la cause de leurs sœurs !!!

Et pourquoi ne pas faire ça avec les Noirs, tant qu’à faire ? Ou avec les gais ?

N’importe quoi…


LE SIGNE DU DIABLE

Dans son documentaire écolo Solutions locales pour un désordre global, la réalisatrice Coline Serreau (La Crise) nous sert les mêmes âneries sexistes.

Les hommes violent la Terre, les femmes la nourrissent.

Le capitalisme brutal est masculin, le développement durable est féminin.

L’Occident détruit, le Tiers-Monde construit.

Les Blancs sont de sales bourreaux, les Noirs sont de pauvres victimes. Etc., etc.

En d’autres mots si, comme moi, vous avez le malheur d’être un occidental blanc hétérosexuel, vous êtes le trou de cul du monde.

Et si en plus vous faites de la politique, alors là, vous avez probablement le nombre 666 tatoué quelque part sur votre cuir chevelu.


LA CULTURE DES DIFFÉRENCES

Vous souvenez-vous du temps où on mettait l’accent sur ce qui nous rassemblait ?

Cette époque est terminée. Maintenant, tout ce qui nous intéresse, c’est ce qui nous distingue les uns des autres.

Ce qui nous différencie.

Dommage…





22 Octobre 2010

Permalink 00:03 am, Richard Martineau / Franc-parler, 63 mots  

Suis-je seul à me poser cette question?

Vous ne trouvez pas ça bizarre que les gens semblent plus choqués par le fait que le colonel Russell Williams portait des petites culottes roses en dentelle, que par celui qu'il a violé et tué deux femmes????

Violer et tuer deux femmes fait de toi un monstre.

Alors que porter des sous-vêtements féminins ne fait de toi qu'un excentrique...

Non?








21 Octobre 2010

Permalink 10:59 am, Richard Martineau / Franc-parler, 45 mots  

On coupe où?

Le niveau d'endettement des Québécois est actuellement de 223 milliards de dollars.

Un sondage Léger-Marketing montre que 81 % des répondants souhaitent que le gouvernement s'attaque à cette dette astronomique en réduisant ses dépenses …

C'est bien beau, mais... on coupe où ?

Vos suggestions !





Permalink 07:21 am, Richard Martineau / Franc-parler, 610 mots  

Un vieux combat ?

Voulez-vous me dire depuis quand la défense du français est devenu un combat d’arrière garde ?

À lire certains commentateurs, l’opposition à la loi 115 est un réflexe frileux, peureux, passéiste.

Seuls les collectionneurs de ceintures fléchées ont peur d’élargir l’accès aux écoles anglaises.

Les autres, les citoyens modernes qui vivent au XXIe siècle, applaudissent à deux mains cette entaille à la loi 101.


LE MYTHE DU LAISSER-FAIRE

Pourtant…

Si les immigrants parlent de plus en plus français, s’ils réussissent à s’intégrer et à prendre leur place, s’ils jouent un rôle de plus en plus important dans la construction du Québec moderne, ce n’est pas parce qu’on leur a permis d’étudier dans la langue de leur choix.

C’est parce qu’on a voté une loi les OBLIGEANT à fréquenter l’école française !

Pensez-vous que si on n’avait pas orienté les nouveaux arrivants, ils auraient naturellement opté pour un enseignement en français ? Non : ils auraient continué de faire ce qu’ils faisaient avant l’application de la loi 101, ils se seraient tournés vers l’école anglaise.

C’est bien beau, le libre choix, mais quand vous êtes en désavantage numérique (comme c’est le cas pour les francophones en Amérique), le laisser-faire privilégie la majorité, pas la minorité !


UNE QUESTION DE PRINCIPE

Qu’on le veuille ou non, la plupart des immigrants qui s’installent chez nous ne viennent pas vivre au Québec : ils viennent vivre au Canada, pour ne pas dire en Amérique. Si on ne leur force pas la main, si on ne les oblige pas à étudier dans une école française, ils vont tout simplement dériver vers l’anglais.

Qu’y a-t-il de si méprisable à vouloir protéger sa langue et sa culture ? En quoi est-ce un combat rétrograde, passéiste ?

On dit qu’il n’y a « que » 2 500 personnes qui vont se prévaloir du passe-droit que constituent les écoles passerelles.

À partir de quel nombre a-t-on le droit de se poser des questions ? 5 000 ? 10 000 ?

C’est comme dire : « Il n’y a que six musulmanes qui portent un voile intégral dans la fonction publique québécoise, donc, pas besoin de légiférer… »

Et le principe, lui ?


LE PROBÈME EST RÉGLÉ !

Quant à l’argument voulant que la loi 101 est obsolète maintenant que les immigrants parlent français, c’est comme dire qu’on n’a plus besoin de mettre des feux rouges au coin des rues parce que les automobilistes arrêtent…

Il n’y a rien de pire qu’une mesure de protection qui a du succès. Les gens ont l’impression que le problème qui était à la base de l’adoption de cette mesure est réglé et qu’ils n’ont plus besoin d’elle.

Le nombre de victimes du sida est en baisse ? Plus besoin de capote !

Les gais sont plus acceptés qu’avant ? On peut recommencer à rire d’eux !

Le français se porte bien ? Le temps est venu d’élargir l’accès aux écoles anglaises !

On veut revenir en arrière, c’est ça ?


UN TROU DANS LE BARRAGE

Les gens sont tannés de l’État-maman qui leur dit toujours quoi faire et comment agir, je le comprends.

Mais il ne faudrait quand même pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Élargir l’accès aux écoles anglaises, c’est percer un trou dans un barrage.

Pas sûr que j’ai le goût de prendre le risque…



20 Octobre 2010

Permalink 17:06 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 110 mots  

Gauche caviar

Ce soir, aux Francs-Tireurs à 20 h à T-Q, la comédienne Fanny Ardant, que j'ai rencontrée à Paris, nous dit pourquoi elle soutient les Roms, menacés d'expulsion en France...

On voulait l'interviewer dans un camp de Roms, mais elle ne voulait rien savoir.

Elle préférait qu'on la rencontre... au bar du Lutécia, l'hôtel le plus chic de Paris!

Bref, elle soutient les Roms... mais de loin.

La gauche caviar dans tous ses états...

(En passant, juste avant l'entrevue, son assistante est venue nous rencontrer pour nous dire qu'il fallait l'appeler MADEMOISELLE Ardant, et non MADAME Ardant, sinon, ça allait barder...)

Reprise: jeudi 14 h, samedi 20 h, mardi 23 h





Permalink 16:56 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 46 mots  

Voir mauve

En cette journée contre l'homophobie, une chronique de ma blonde sur le sujet...

Elle dit que l'autre jour, elle a entendu une chroniqueuse culturelle traiter un gai de "fifi" à la radio...

Fifi!

En 2010!

Pourquoi pas dire "nègre" à la place de Noir, tant qu'à faire?





Permalink 08:01 am, Richard Martineau / Franc-parler, 608 mots  

Si la vie vous intéresse

La prochaine fois que j’entends quelqu’un dire qu’il ne faut pas accepter de gais dans l’armée, que ça brise le moral des troupes, et qu’il n’y a rien de mieux qu’un petit séjour dans les Forces pour insuffler le sens du devoir, de la discipline et de l’autorité chez un individu (sans oublier une bonne dose de virilité), je lui montre une photo du colonel Williams en train de faire le coq dans une p’tite culotte en dentelle rose extra small.

Ça va lui fermer la trappe drette-là.


LA FORCE DU MENTAL

« Une carrière au sein des Forces armées canadiennes vous permettra de contribuer à un monde meilleur, peut-on lire sur le site de l’organisme (qui massacre le français comme ce n’est pas permis). Votre entraînement vous donnera une bonne condition physique et mentale et développera chez vous un sens aigu de la performance, d’un but à atteindre et de confiance… »

La preuve : le colonel Russell Williams.

Voilà un homme qui avait un « mental » équilibré ! Et quel sens aigu du devoir !

Ce n’est pas comme ces crottés aux cheveux longs qui traînent dans les parcs, et qui sont la honte du pays…


UNE IMPOSSIBILITÉ PHILOSOPHIQUE

En juillet 1997, le ministre de la Défense nationale a rendu public le rapport de la Commission d’enquête sur les événements scandaleux qui s’étaient déroulés en Somalie (des soldats canadiens avaient torturé et assassiné un jeune voleur de 16 ans).

Voici ce qu’on pouvait y lire :

« Un homme peut être égoïste, lâche, déloyal, faux, il peut être insaisissable, se parjurer et être immoral à tous autres égards, mais rester excellent dans certaines entreprises qui n'ont pas les mêmes impératifs que la carrière militaire.

« Il est possible, par exemple, d'être un artiste extrêmement créatif ou un scientifique de premier plan tout en étant un homme très mauvais. Par contre, un homme mauvais ne peut pas être un bon marin ni un bon soldat ni un bon aviateur… »

Vous avez bien lu : un homme « mauvais » ne peut pas être un bon militaire ! Vous ne pouvez pas être un officier émérite et un crack-pot !

Ça ne se peut pas, c’est une impossibilité philosophique…

Un comptable brillant qui viole ? Oui. Mais un grand soldat psychopathe ?

Ça n’existe pas.


LE MONSTRE

Pourtant…

Russell Williams ÉTAIT bel et bien un grand officier. Ce pilote d’élite qui commandait la base de Trenton était même considéré comme un modèle.

Mais ça ne l’a pas empêché d’être un monstre.

Dans Combat Motivation : The Behavior of Soldats in Battle, Anthony Kellet écrit : « Pour que l'armée soit en mesure d'accomplir sa mission sur le champ de bataille, elle doit être formée à l'agression… »

Et comment on amène une personne normale à tirer sur des gens qu’elle n’a jamais vue ?

On lui apprend à agir comme une machine, c’est-à-dire à dissocier ses actes et ses émotions.


LE PARADIS

Comprenez-moi bien : JE NE DIS PAS QUE L'ARMÉE FORMES DES TUEURS EN SÉRIE OU QUE TOUS LES SOLDATS SONT DES PSYCHOPATHES!!!

Juste que si vous êtes un tueur en série, vous devez vous sentir comme chez vous dans l’armée, car c'est une institution où l'on vous apprend à dissocier vos actes et vos émotions...

Idem pour les pédophiles.

Un pédophile qui travaille au sein de l’Église catholique, c’est comme un vampire qui décroche un boulot dans une banque de sang…



19 Octobre 2010

Permalink 10:30 am, Richard Martineau / Franc-parler, 269 mots  

André l'intouchable

Petit retour sur ma chronique d’hier…

Parce que j’ai osé me questionner sur la véracité des « miracles » attribués au Frère André, des cathos m’ont abreuvé d’injures…

C’est ce qui me fait rigoler chez les croyants. Ils ne cessent de parler d’amour, de tolérance et de compassion, mais dès que vous les critiquez, ils perdent leur calme et vous abreuvent d’injures…

Et le pire est que beaucoup de cathos qui m’ont insulté me félicitent chaleureusement quand je pourfends les islamistes ou les juifs hassidiques.

Ils veulent que je critique la religion des autres, mais pas la leur. Ils applaudissent quand j’affirme que le voile n’a pas sa place dans les institutions publiques, mais luttent pour qu’on garde les crucifix dans les écoles.

Mettons une chose au clair, les amis : j’ai le droit de critiquer les religions. TOUTES les religions. Y compris celle du frère André et du cardinal Ouellet.

Et devinez quoi ? Je ne me gênerai pas.


LE MESSIE

D’ailleurs, parlant du Frère André, pas étonnant que sa canonisation touche autant les gens.

On a beau avoir sorti les Québécois de l’Église, on n’a pas sorti l’Église des Québécois. Nous continuons d’attendre le Messie qui nous emmènera à la Terre promise.

Demandez-le à François Legault. Son parti (qui n’a ni nom ni programme) n’est MÊME pas encore officiellement formé que déjà, on le porterait au pouvoir !

Si ce n’est pas de la croyance aveugle, ça…



Permalink 10:27 am, Richard Martineau / Franc-parler, 324 mots  

Le pouvoir de l'argent

Que vous soyez pour ou contre le projet de loi sur les écoles passerelles, force est d’avouer que ce projet ne tient pas debout deux secondes.

Car que dit-il, exactement ?

Que si vous avez de l’argent, vous pouvez vous soustraire à la loi.


UNE CONSTITUTION À DEUX VITESSES

Les gens qui ont les moyens d’envoyer leurs enfants dans une école anglophone privée non subventionnée pendant trois ans obtiendront automatiquement le droit d’envoyer toute leur marmaille dans une école anglophone publique ou dans une école anglophone privée subventionnée.

Mais ceux qui n’ont pas les moyens de se prévaloir de cette petite entourloupette devront continuer d’envoyer leurs enfants à l’école française, comme la loi l’oblige.

Indépendamment du débat sur la langue, ce projet de loi n’a aucun sens car il crée un système légal à deux vitesses.

Il dit : « Il y a deux sortes de Constitution : une qui s’applique aux riches, et une autre qui s’applique aux pauvres. »

Comment peut-on soutenir un projet de loi aussi injuste ?


UN CADEAU À SES AMIS

Vous me direz que de toute façon, le système de justice n’a jamais été égalitaire. Les gens qui ont de l’argent peuvent se payer de bons avocats, alors que les plus démunis n’ont pas les moyens de s’embarquer dans un long et coûteux procès.

C’est vrai.

Reste qu’il y a une différence entre cette situation, et affirmer haut et fort que les citoyens peuvent ACHETER un passe-droit leur permettant de contourner la Constitution !!!

La loi est-elle la même pour tous, oui ou non ? Si on veut faciliter l’accès aux écoles anglophones, qu’on le fasse pour tout le monde !

Et pourquoi un tel empressement pour faire passer ce projet de loi ? Jean Charest veut-il faire un cadeau à ses amis du West Island ?



18 Octobre 2010

Permalink 20:30 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 18 mots  

La folie en face

Russell

Le colonel Russell Williams était vraiment, vraiment cinglé...

(Pour voir le défilé de mode au grand complet...)


Permalink 15:59 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 147 mots  

Un pays paralysé

Avez-vous vu ce qui se passe en France? Les émeutes, les incendies, les affrontements?

Tout ça parce que l'État veut faire passer l'âge de la retraite de 60 ans à... 62 ans!!!!

(Ce qui est tout à fait normal dans une société où il y a de plus en plus de vieux et de moins en moins de jeunes...)

Bordel!

Comment pouvez-vous changer quoi que ce soit quand la moindre petite réforme donne lieu à des débordements pareils ?

Quel pays sclérosé... Que dis-je? Fossilisé...

Personne ne veut remettre ses acquis en question... C'est la grève générale à la moindre promesse de changement...

Chez nous, l'âge de la retraite est à 65 ans, et personne n'est mort!

Pas étonnant qu'autant de Français quittent leur pays pour s'établir ici.

À côté de la France, le Québec est un modèle d'innovation et de flexibilité!








Permalink 10:48 am, Richard Martineau / Franc-parler, 599 mots  

Barbus 1 Canada 0

Comme vous le savez, un jugement autorise maintenant le port du voile intégral dans les tribunaux de l’Ontario.

Les femmes seront forcées de témoigner sans leur niqab seulement lors de cas extrêmes.

Même l’Assemblée musulmane canadienne trouve qu’il s’agit d’une décision « politiquement correcte » !


UNE TENUE COMME UNE AUTRE

Savez-vous ce que ça veut dire en termes clairs ?

Ça veut dire que le système de justice ontarien a donné sa bénédiction au voile intégral !

Aux yeux de la justice de l’Ontario, le voile intégral (« une cage que l’on pose sur la tête des femmes », pour reprendre la très juste définition de Janette Bertrand) est maintenant considéré comme une tenue vestimentaire parmi tant d’autres, une habitude culturelle comme le port du kilt pour les Écossais.

Si ce n’est pas un signe d’aplaventrisme, je ne sais pas ce que c’est…

Mais, que voulez-vous, ça concerne la religion, alors on plie !


PAIN CASHER

Ça me fait penser à un texte ahurissant que j’ai lu, l’autre jour, dans La Presse.

La journaliste a travaillé quelques jours dans une boulangerie appartenant à des juifs hassidiques. Elle raconte que les employés de ce commerce doivent respecter la loi hébraïque à la lettre, même s’ils ne sont ni juifs ni hassidiques.

« S'ils ont droit d'éteindre le four, ils n'ont pas le droit de l'allumer, écrit-elle. Une fois, un employé de nuit a allumé le four par lui-même. Il a fallu jeter tout le travail de la nuit, a dit le patron. Pour que le pain soit casher, il doit avoir été cuit par un juif… »

La journaliste retranscrit cette grossièreté sans aucun jugement, comme si c’était la chose la plus normale du monde, une habitude culturelle comme une autre…


LE RACISME ACCEPTABLE

Or, quelle est la différence entre jeter une fournée de pain aux poubelles parce que le four a été allumé par un non juif, et les Rednecks du Mississippi qui vidaient complètement les piscines publiques dans les années 60 dès qu’un sale Noir avait osé y tremper le pied ?

C’est le même racisme virulent, la même discrimination pathologique ! La même peur de l’autre, de l’étranger, de ceux qui « ne sont pas comme nous »…

Mais vu que c’est religieux, on hausse les épaules et on dit que c’est une pratique « folklorique » et « mystérieuse ».

Alors que c’est complètement débile !

Vous imaginez, un boulanger catholique qui jette une fournée de pain parce que le four a été allumé par un juif ???


LA COUR DES MIRACLES

C’est fou comme la raison prend le champ quand la religion se pointe le bout du nez.

Prenez tout le brouhaha sur la canonisation du Frère André.

On parle de ses prétendus miracles comme s’il s’agissait d’une vérité historique et scientifique !

Un peu de scepticisme, s’il vous plaît !

Pour qu’un miracle soit « authentifié », nous dit-on, il faut que le « miraculé » ait seulement prié le frère André.

Car s’il a aussi prié un autre saint (saint Bernard de Menthon, par exemple, le saint des alpinistes, ou saint René Goupil, le saint des anesthésistes), on ne pourrait pas savoir si c’est vraiment le Frère André qui l’aurait guéri ou si ce n’était pas son voisin de nuage.

Allô ???

Où est passé notre sens critique ?



17 Octobre 2010

Permalink 14:26 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 55 mots  

Magique

Regardez ça: un petit moment de pure magie...

Un père et son fils ont réussi à filmer la Terre de l'espace grâce à une petite invention maison...

Vous imaginez?

Au lieu de jouer à un jeu vidéo avec son fils, ce père a décidé d'effectuer une expérience scientifique avec lui!!!

Wow...






Permalink 08:25 am, Richard Martineau / Franc-parler, 627 mots  

Encore la FFQ

On a beau penser ce qu’on veut de la Fédération des femmes du Québec, il faut rendre à Cléopâtre ce qui lui appartient : rayon bêtise, les militantes de la FFQ sont fortes.

Juste comme on pensait qu’elles avaient touché le fond, elle descendent encore d’un niveau.


CHOISIR LE SEXE

Prenez ce qui s’est passé lors de l’occupation des bureaux de la ministre Saint-Pierre jeudi.

Pour couvrir l’événement, les militantes de la FFQ et leurs « sœurs » du rassemblement Toujours Rebelles ont demandé au journal Le Devoir de dépêcher « une journaliste féminine, de préférence ».

Vous avez bien lu : mesdames veulent choisir le sexe des journalistes qui vont les interviewer !

Comme les musulmanes qui exigent de se faire servir par des fonctionnaires de sexe féminin, ou les musulmans qui refusent de se faire ausculter par des docteurs en jupons !

Et après ça, ça vient nous parler d’égalité des sexes…

C’est quoi, la suite ?

Envoyer des journalistes jeunes couvrir les manifs étudiantes, des journalistes noirs assister aux conférences de presse de la Ligue des Noirs du Québec ou des journalistes homosexuels écrire sur le Défilé de la fierté gaie ?

Un homme ne serait pas capable de couvrir objectivement une manif de féministes, c’est ça ?


DES DINOSAURES

La prochaine fois que la FFQ occupe le bureau d’un ministre, je vais proposer à mon patron de leur envoyer Nathalie Elgrably-Lévy les interviewer : nos Amazones vont se rendre compte que ce n’est pas parce qu’une journaliste a un vagin qu’elle appuie nécessairement leur cause.

Tout comme ce n’est pas parce qu’on a deux seins qu’on est nécessairement CONTRE la guerre en Afghanistan.

Non, mais c’est qui, ces femmes ? Dans quel monde vivent-elles ?

On devrait les exposer au Musée de la civilisation, afin de montrer à nos enfants comment ça se passait, dans les années 70…


À BAS LE CAPITALISME !

Dans son rapport d’activités 2008-2009, dans la partie consacrée à « la lutte contre la mondialisation capitaliste et patriarcale » (vous ne rêvez pas, c’est bel et bien écrit), la FFQ affirme :

« Il est difficile de parler des femmes et des conflits armés sans penser aux femmes palestiniennes et aux bombardements à Gaza qui ont eu lieu en décembre 2008 et janvier 2009. En plus d’avoir organisé une manifestation en janvier 2009, une membre du comité femmes et mondialisation a représenté la FFQ dans une délégation canado-québécoise qui s’est rendue en Palestine en mai dernier… »

Et les femmes israéliennes qui reçoivent régulièrement des roquettes sur la tête, gracieuseté des extrémistes barbus du Hamas (un organisme qui, rappelons-le, veut imposer la charia en Palestine), elles ne comptent pas ?

Elles ne méritent pas une visite de courtoisie de la part d’une militante de la FFQ ?

(Pourtant, un rapport commissionné par l'ONU a fait état de «crimes de guerre» et de «possibles crimes contre l'humanité» commis par les DEUX PARTIES à Gaza en 2008-2009, c'est-à-dire autant l'armée israélienne que le Hamas!!!!)


DES MILLIONS

Ce qui nous amène à notre question de fond : à quoi sert la Fédération des femmes du Québec ? Au nom de qui parle-t-elle ?

Et, surtout : pourquoi continuons-nous de subventionner cet organisme ?

Comme l’a souligné Éric Duhaime la semaine dernière, au cours des 30 dernières années, la FFQ a reçu plus de 3,2 millions de dollars de Condition féminine Canada.

Et entre 2008 et 2011, un autre 770 000 $ est venu s’ajouter.

Mais, bon, qu’est-ce que j’en sais, hein ?

Je ne suis qu’un homme, après tout…



16 Octobre 2010

Permalink 09:41 am, Richard Martineau / Franc-parler, 577 mots  

Monsieur Patate

Mon amie Marie-Pierre a eu une drôle de vision, l’autre jour.

Je ne sais pas ce qu’elle avait bu, mais elle m’a lancé, en pleine réunion :

« T’imagines, Richard, le fun qu’on aurait si on avait Régis Labeaume à la mairie de Québec, Gilbert Rozon à celle de Montréal et Denis Coderre comme premier ministre ? »

Juste à y penser, j’ai failli pisser dans mes culottes.

Même Les Parlementeries n’accoteraient pas ça !


TOUT D’UN BLOC

Une chose est sûre : ça changerait des momies à la langue de bois qui nous servent de politiciens.

Voilà pourquoi Labeaume est tant aimé du public : il est à prendre ou à laisser. Vous l’aimez ? Parfait ! Vous ne pouvez pas le sentir ? Tant pis, il s’en fout.

Contrairement aux politiciens de carrière qui ne peuvent pas faire un geste sans consulter leurs faiseurs d’images, et qui commandent des sondages pour savoir s’ils devraient dire « Salut » ou « Bonjour », le maire de Québec se fout complètement de ce qu’on peut penser de lui.

Il est tout content que Red Bull commandite un de ses événements ? Il va brandir le produit devant les photographes et demander à ses électeurs de l’acheter. Tant pis si ça fait Président de chambre de commerce : Red Bull aide Québec ? Québec va aider Red Bull !

Que ceux qui ne sont pas contents écrivent une lettre ouverte au Devoir en buvant du thé vert.


GROS JEAN COMME DEVANT

Labeaume nous ramène à la belle époque des Jean Garon et des Guy Chevrette, quand la politique était un sport de contact qui attirait non pas des technocrates inodores, incolores et sans saveur, mais des « Gros Jean comme devant » qui buvaient du gin sur l’heure du lunch et n’avaient pas peur de dire que les militants de Greenpeace étaient des « gosseux de poils de grenouilles ».

Ça manque de fini ? Ce n’est pas digne d’un élu ?

On s’en balance !

Que ceux qui ne sont pas contents écrivent une lettre au Devoir en mangeant du tofu.

Après tout, on ne met pas une ville sur la « mappe » en faisant des petits points et en marchant sur des œufs.


LE RETOUR DU GRAS

Suivez-vous ce qui se passe sur la scène culinaire ?

On assiste de plus en plus au retour du « gros manger gras ». Même les grands cuisiniers s’y mettent : soupes au pois maison, jarrets de veau, poutines au fois gras.

Après des années passées à grignoter des feuilles de laitue arrosées d’une goutte de vinaigre balsamique, les gens se tournent maintenant vers la bouffe avec un gros B.

Celle qui coule sur le menton, et qui triple votre degré de cholestérol juste à la regarder.

Eh bien, Labeaume, c’est ça.

Le retour de la grosse Patate après trois décennies de politique minceur.

C’est pas subtil pour deux sous, mais c’est authentique et ça nourrit son homme.


LE PARTI MINI-WHEATS

Certains diront que c’est de la politique populiste. Et pourquoi pas ? Qu’y a-t-il de mal à parler au peuple et à se faire comprendre de lui ?

C’est d’ailleurs ce qui manque à Force Québec : une bonne couche de sucre susceptible de nous aider à avaler la pilule.

Joseph Facal et François Legault sont très nutritifs, personne n’en doute.

Mais où est le côté givré ?



14 Octobre 2010

Permalink 08:10 am, Richard Martineau / Franc-parler, 572 mots  

De simples doléances?

Avez-vous écouté les plaidoiries de deux parties à la Commission Bastarache, hier et avant-hier ?

Si oui, bravo. Vous méritez deux morceaux de robots.

Sinon, vous avez manqué — oui, oui, je vous le jure — un bon show.


UNE GRANDE PLAIDEUSE

Tous les observateurs ont applaudi la performance impressionnante de Me Suzanne Côté, qui représente la partie gouvernementale, et avec raison.

Autant elle n’a guère brillé en interrogatoire et en contre-interrogatoire (trop sèche, pour ne pas dire glaciale, comme si elle menait une vendetta personnelle), autant elle est une plaideuse redoutable.

(Les téléspectateurs qui ont vu l’avocate à l’œuvre à l’émission La Joute, où elle m’a battu à plate couture, peuvent en témoigner.)

Mais il y a une chose qui m’a fait tiquer dans la plaidoirie de Me Côté : quand elle a accusé Marc Bellemare d’avoir crié au feu et d’avoir tiré la sonnette d’alarme pour rien.


Y A RIEN LÀ

« Tout ministre de la Justice est constamment sollicité, a lancé Me Côté dans sa plaidoirie, mardi matin. La personne qui accepte de devenir ministre doit être en mesure de traiter l'information qu'on lui donne sans en être affectée. Recommander la candidature de quelqu'un d'autre que cela vienne d'un ministre, du premier ministre, d'un solliciteur de fonds, ce n'est pas illégal. Ce n'est pas interdit. Ce n'est pas sinistre... »

Bref, approcher un ministre et lui demander de considérer telle ou telle candidature quand vient le temps de nommer un juge n’est pas un crime. Il n’y a pas de quoi grimper dans les rideaux.

À entendre Me Côté, ça fait même partie de la job de ministre !


PAS N’IMPORTE QUI

Pour Me Côté, proposer un nom à un ministre n’est pas une pression indue, mais une simple « doléance » (c’est le mot qu’elle a utilisé).

Quand une telle demande vient de Joe Blow ou de monsieur et madame Tout-le-monde, d’accord, Me Côté a raison. Tout le monde a droit de mousser la candidature de son cousin ou de son beau-frère, il n’y a pas de quoi crier au loup.

Mais quand ça vient d’un des principaux collecteurs de fonds du parti au pouvoir, c’est une autre paire de manches.

Franco Fava et Charles Rondeau ne sont pas des citoyens ordinaires. Ce sont des collecteurs de fonds qui ont fait entrer des centaines de milliers de dollars (pour ne pas dire des millions) dans les caisses du Parti libéral du Québec.

Quand des gars comme ça te parlent, t’as intérêt à les écouter.

Monsieur Fava et monsieur Rondeau n’ont pas à vous harceler pour effectuer une pression indue sur votre personne. Ils ont juste à ouvrir la bouche et à murmurer.


LE FOND DU PROBLÈME

Me Côté a beau avoir livré une excellente plaidoirie, reste que les questions soulevées par les travaux de la Commission demeurent.

Un : pourquoi madame Landry a-t-elle informé le premier ministre de l’allégeance politique de certains candidats, si ce n’est pour orienter son choix ?

Deux : pourquoi des collecteurs de fonds peuvent-ils entrer dans le bureau du premier ministre ?

Et trois : pourquoi des collecteurs de fonds demandent-ils à un ministre d’envisager telle ou telle candidature ?

C’est ça, le fond du problème.

Tout le reste, c’est de la poudre aux yeux.





13 Octobre 2010

Permalink 16:32 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 131 mots  

Bonne mine

Trouvez-vous qu'on parle trop de l'histoire des mineurs chiliens?

Certaines personnes affirment qu'on beurre épais, et qu'on sombre dans l'hypermédiatisation, dans le voyeurisme, l'écoeurement.

Personnellement, je ne vois pas vraiment de problème dans la couverture médiatique de cet événement, c'est une belle histoire qui finit bien, normal que les gens s'y intéressent...

Il y a tellement de choses qui vont mal et qui ne fonctionnent pas, pour une fois qu'on réussit à sauver du monde!!!!

On est loin de cette petite fille qui était tombée dans un puits et qui dépérissait en direct à la télé, il y a plusieurs années... Ça, c'était dégueulasse.

Mais ici, il me semble qu'on est face à un autre phénomène.

Qu'en pensez-vous?


Permalink 07:30 am, Richard Martineau / Franc-parler, 616 mots  

C'est une exception...

À Longueuil, Nouténé Sidimé, une jeune musulmane de 13 ans, aurait été battue à mort par son père de 71 ans car elle refusait de faire sa prière quotidienne.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… », diront certains.

O.K., d’accord.


NOYÉES, DÉCAPITÉES

À Kingston, trois jeunes musulmanes de 19, 17 et 13 ans ont perdu la vie après avoir été poussées dans un canal par des membres de leur famille qui n’approuvaient pas leur mode de vie occidental.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

À Mississauga, une jeune Ontarienne originaire du Pakistan a été étranglée par son père et son frère parce qu’elle refusait de porter le hidjab.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

À Buffalo, une Musulmane de 37 ans qui était sur le point de divorcer a été décapitée par son mari.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »


ÉTRANGLÉES, MENACÉES

Au Texas, deux sœurs musulmanes de 17 ans ont été criblées de balles par leur père qui n’aimait pas la façon dont elles s’habillaient.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

En Georgie, une Musulmane de 25 ans originaire du Pakistan a été étranglée par son père pour avoir voulu se sortir d’un mariage arrangé.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

En Angleterre, l’actrice Afshan Azad, qui jouait dans le film Harry Potter et la coupe de feu, a reçu des menaces de mort de la part de membres de sa famille car elle fréquentait un non musulman.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »


ÉBORGNÉES, ABATTUES

À Nîmes, en France, un Musulman a arraché les yeux de sa femme avec ses mains car elle désirait mettre un terme à leur mariage forcé.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

En Turquie, un jeune Musulman a abattu sa soeur de 16 ans avec l’accord de ses parents, de son frère et de deux de ses oncles car elle avait eu l’imprudence de tomber enceinte après un viol.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

En Belgique, une jeune Musulmane a été assassinée par son frère de 22 ans car elle refusait d’épouser de force un Pakistanais qui avait été choisi par sa famille.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »


BRÛLÉES, FRAPPÉES

En Allemagne, un Musulman de 20 ans a étranglé sa sœur jumelle avec un câble et l’a frappée avec une matraque jusqu’à ce qu’elle meure. Raison : la jeune fille avait déshonoré sa famille en se faisant avorter.

« C’est une exception, il ne faut pas généraliser… »

À Lyon, un jeune Musulman de 17 ans a étranglé sa sœur aînée et a brûlé son cadavre dans le sous-sol de la demeure familiale.

Etc. etc.


LA TÊTE DANS LE SABLE

Contrairement au magazine Maclean’s, qui aime tirer des conclusions générales à partir de quelques faits, je ne dirais pas que l’Islam est la religion la plus dangereuse au monde…

Mais tout comme ne pouvait pas dire « Il n’y a AUCUN problème de corruption au Québec », on ne peut pas se mettre la tête dans le sable et affirmer qu’il n’y a AUCUN problème avec l’islam.

Ça serait complètement déraisonnable…

À quand une véritable prise de conscience dans le monde musulman ?



12 Octobre 2010

Permalink 18:33 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 88 mots  

Bel exemple pour la jeunesse

Sur sa page Facebook, Stéphane Gendron se vante d'avoir roulé à 140 km/h dans une zone de 70.




Je suis beni des Dieux: je suis passe dans une operation radar sur Decarie Nord a 140 dans une zone de 70 avec 5 voitures patrouilles et un policier sur le viaduc qui pointait! Rendons grace a Dieu! Lol

Je m'excuse auprès des vierges offensées qui n'ont jamais pensé rouler 140 sur une autoroute un beau matin de journée fériée et quasi déserte. Ayayayayayayeyeyeyayayayyayey!




Devrait-on lui imposer un couvre-feu?


SG 1
Permalink 07:59 am, Richard Martineau / Franc-parler, 635 mots  

Le soleil se lève à l'Est

Un de mes amis qui est avocat dans le milieu des affaires revient d’un séjour à Shangaï. Je l’ai rencontré dimanche soir dans un restaurant, alors qu’il était encore sous l’effet du décalage horaire.

« J’ai vu l’avenir, m’a-t-il dit. Je suis convaincu que dans 20 ans, la Chine va dicter l’agenda au reste du monde. Nous aurons été les derniers humains à vivre sous l’hégémonie américaine. Cette période de l’histoire est terminée, nos enfants vont grandir dans un monde qui n’aura rien à voir avec celui que nous avons connu… »


LE GÉANT VERT

Mon ami m’a montré des photos qu’il a prises à l’aide de son Blackberry.

« Regarde… Tu vois ce centre-ville qui ressemble à Manhattan ? Ces gratte-ciels illuminés, cet hôtel de 94 étages ? C’est une petite partie de Shangaï. Il y a 20 ans, il n’y avait rien à cet endroit, c’était un immense champ, avec des rizières...

« Au lendemain de l’Expo universelle de Shangaï, le 1er novembre, des grues et des bulldozers vont se pointer sur le terrain de l’expo. On va démolir les pavillons et construire un immense complexe d’habitation, avec un centre commercial, des écoles, des aires vertes, des stations de métro, des autoroutes… Dans deux ans, on ne reconnaîtra pas le quartier. »

Non seulement la Chine se développe à la vitesse grand V (elle sera probablement la première puissance économique dans une trentaine d’années), mais elle le fait de façon intelligente.

Elle est maintenant le premier investisseur mondial en technologie verte.


MADE IN QUÉBEC

Terminée, l’époque où seules les bébelles à un dollar étaient « Made in China ». Bientôt, nos autos, nos ordis et nos appareils électro-ménagers seront conçus et fabriqués en Chine. Idem pour nos éoliennes et nos panneaux solaires.

Et au Québec, on va fabriquer quoi ? Du sirop d’érable et des maquettes en plastique de la Place Rouge pour les touristes étrangers de passage à Shangaï.

Les Chinois vont aller au Dollarama de leur quartier pour acheter des jouets cheap « Made in Québec ».

« Et tu sais ce qui m’a le plus déprimé ? m’a confié mon ami. En revenant au Québec, j’ai ouvert la télé et je suis tombé sur un reportage sur le CHUM, un projet qui a été lancé en 1999 ! Pendant qu’ici, on a de la difficulté à construire un simple hôpital, là-bas, on érige des quartiers complets en cinq ans… »


LA CIGALE ET LA FOURMI

Il y a quelque temps, j’ai regardé un documentaire passionnant sur De Gaulle.

Des Français qui avaient 20 ans dans les années 50-60 disaient à quel point le grand homme leur tombait sur les nerfs après la guerre.

« Il ne cessait de parler de nation, de devoir, de travail et de sacrifice, alors que tout ce qu’on voulait faire, c’est nous amuser », se rappelait un homme.

C’est exactement ce que nous faisons aujourd’hui.

Chaque fois qu’un lucide nous dit qu’il faut travailler plus fort et être plus performant, nous roulons des yeux.

Il fut un temps où l’Occident produisait. Maintenant, l’Occident consomme. On s’endette jusque là pour consommer.

Et qui produit ? L’Orient.

Il n’y a pas qu’en géographie où le soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest. En économie aussi.

______

PS: je parle bien sûr ici du développement ÉCONOMIQUE de la Chine, et non de son développement POLITIQUE, qui, lui, est loin d'être un modèle à envier...

Il est à espérer que plus la Chine se développera économiquement, plus elle évoluera politiquement...






11 Octobre 2010

Permalink 08:19 am, Richard Martineau / Franc-parler, 612 mots  

Les deux faiblesses de Force Québec

Ainsi, après une longue période de réflexion (et un exil d’un an), mon confrère chroniqueur Joseph Facal aurait donc décidé de se lancer une nouvelle fois dans l’aventure politique aux côtés de l’ex-ministre François Legault.

Voilà qui me réjouit.

Cela dit, si — comme tous les pro-Lucides — j’accueille avec enthousiasme l’arrivée éventuelle d’un nouveau parti de centre droit sur l’échiquier politique (il y a quand même l’ADQ, ne l’oublions pas), je me pose quand même deux grosses questions.


LES RÊVES ET LA RÉALITÉ

Un : Legault et Facal, semble-t-il, veulent mettre de côté la fameuse question nationale pour créer une coalition rassemblant autant des souverainistes que des fédéralistes.

Sur papier, c’est génial.

Mais en pratique, ça risque d’être une autre paire de manches.

En effet, comme l’a dit très justement Françoise David, tôt ou tard, les membres de Force Québec vont frapper l’écueil de la question nationale. Mettre cette question sous le tapis, c’est comme dire que l’hiver n’existe pas au Québec.

C’est, comme disent les anglais, du wishful thinking. Prendre ses rêves pour la réalité.


ÇA RISQUE DE CRAQUER

Effectivement, la question nationale n’a pas la cote, ces temps-ci. Elle se cache, elle hiberne. Mais que feront les membres de FQ quand elle se pointera de nouveau le museau ?

Quelle sera la position de cette formation sur la défense de la langue, les accommodements, la laïcité, les écoles passerelles ou les relations avec Ottawa ?

Y aura-t-il une ligne de parti, ou les membres voteront-ils chacun selon sa conscience ?

Au printemps, on peut faire comme si l’hiver n’existe pas. Mais à la mi-décembre, c’est plus difficile.

S’entendre sur un programme économique n’est pas très compliqué. Après tout, les chiffres ne mentent pas. Mais c’est beaucoup plus complexe de créer un consensus sur des questions aussi « abstraites » et « volatiles » que l’identité.

Qu’arrivera-t-il lorsque le paquebot de Force Québec frappera la banquise de la question nationale ? La coque craquera-t-elle de partout ?

Les fédéralistes sauteront-ils dans les canots de sauvetage ?


LE BEURRE ET L’ARGENT DU BEURRE

Autre obstacle qui risque de faire du mal à Force Québec : l’immaturité de l’électorat québécois.

Car soyons francs : le Québécois moyen est difficile à suivre. Demandez-le à Lucien Bouchard.

Un jour, nous disons que nous sommes prêts à faire les sacrifices qui s’imposent pour mettre de l’ordre dans nos finances publiques. Le lendemain, nous pourfendons le gouvernement parce qu’il a eu l’outrecuidance de nous demander de nous serrer la ceinture.

On agit comme des jeunes en pleine crise d’adolescence. Parfois, nous voulons être traités comme des enfants qui ont besoin de se faire raconter des histoires avant d’aller dormir. D’autres fois, comme des adultes responsables.

On demande aux élus de nous parler franchement et de nous donner l’heure juste. Mais quand ils le font, on grimpe dans les rideaux.

Bref, sommes-nous vraiment prêts pour un parti comme Force Québec ?


LES IDÉALISTES

Cela dit, ça m’épate toujours de voir que des gens de qualité qui ont une belle carrière dans le privé sont prêts à faire d’immenses sacrifices pour essayer de remettre le Québec sur les rails.

Je me demande juste si les gens derrière Force Québec ne sont pas un peu trop optimistes, un peu trop idéalistes…



10 Octobre 2010

Permalink 09:04 am, Richard Martineau / Franc-parler, 59 mots  

Femmes, aux fourneaux!

Châtelaine célèbre ses 50 ans.

Et qu’est-ce que les bonzes du magazine font pour souligner cet événement ?

Elles sortent un livre de recettes !

Après avoir milité pour sortir les femmes de la cuisine, on les encourage à y retourner !

C’est comme si ma femme avait 50 ans, et que je lui offrais un robot culinaire…





Permalink 09:03 am, Richard Martineau / Franc-parler, 521 mots  

À quoi sert la FFQ?

Une lectrice, Johanne Lauzon, m’a envoyé un courriel suite à ma chronique d’hier sur l’imbécile publicité anti-guerre de la Fédération des femmes du Québec :

« Voulez-vous bien me dire à quoi sert la FFQ, avec seulement 500 membres ? Quels sont les objectifs de ces groupes, sinon soutirer des subventions au gouvernement et se faire offrir des emplois à vie ou presque ? »


LES MAMELLES AU SANG

Mon ami Stéphane Lessard m’a fait part d’une réflexion similaire :

« Les organismes comme la FFQ reçoivent des sommes astronomiques sans pour autant légitimement parler au nom des femmes. Un jour, j'ai fait un sondage maison autour de moi pour me rendre compte qu'aucune femme que je connais ne se sent représentée par ces organismes.

« Ce sont des générateurs de subventions pour des gens qui veulent continuer à pousser leurs idéologies comme à la belle époque des années 70, mais avec un chèque de paie en plus. Et il n'y a pas que la FFQ, en passant. Le Québec a les mamelles au sang tellement il y a de ces générateurs de vide qui s'y accrochent… »

Difficile de mieux dire.

En effet, comment peut-on prétendre parler au nom des femmes, des Noirs, des Juifs ? Ces groupes sont aussi hétérogènes et aussi morcelés que la société !


ACHETER LA PAIX

Qu’on donne de l’argent à des groupes qui aident les femmes battues, par exemple, pas de problème. Ces organismes d’entraide qui oeuvrent sur le terrain offrent une aide concrète, réelle.

Mais « la Fédération des femmes du Québec » ? À quoi ça sert ?

Il s’agit en fait d’une poignée de pseudo-intellectuelles qui se cachent derrière un segment de la population pour mousser leur propre agenda.

Croyez-vous que les femmes d’affaires se reconnaissent dans la FFQ ? Ou que les Juifs qui dénoncent les politiques d’Israël se reconnaissent dans le Congrès juif canadien ?

Absolument pas.

Pourquoi les gouvernements continuent de subventionner ces groupes, alors ? Tout simplement pour acheter la paix.

Comme ça, ils peuvent dire : « Regardez, on prend soin de nos minorités, on a donné X dollars au Réseau des Petites Personnes du Québec ou à la Fédération provinciale des Albinos… »


LES TÈTEUX

Dans Mau-Mauing the Flak Catchers, son livre le plus drôle et le plus caustique, le satiriste américain Tom Wolfe brosse un portrait hilarant de ces groupes de pression qui brandissent toutes sortes de causes pour téter des subventions.

Les dirigeants de ces groupes disent travailler pour les communautés chinoises ou latines, mais dans le fond, les subventions qu’ils réussissent à extirper à l’énorme machine bureaucratique mise sur pied pour pomper l’argent des contribuables ne servent qu’à les faire vivre, eux et leurs copains.

Ils sont comme les p’tits poissons qui accompagnent toujours les gros requins et qui bouffent les restes de leurs repas…

Une subvention pour une étude bidon, une autre pour une pub anti-guerre, et ils font leur année…


9 Octobre 2010

Permalink 14:39 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 593 mots  

La brassière et la carabine

Des pubs nulles et de mauvais goût, j’en ai vu plusieurs dans ma vie. Mais la pub contre la guerre que vient de faire la Fédération des femmes du Québec occupe une place spéciale dans mon panthéon personnel.

Cette pub est tellement à côté de la plaque sur tellement de points qu’elle mérite un prix spécial au prochain Festival international de la publicité.


OÙ SONT LES HOMMES ?

La pub met en scène une femme dont les deux enfants sont morts au combat en Afghanistan (en passant, ce n’est pas une vraie mère de soldats, mais une comédienne, preuve que la FFQ est aussi manipulatrice que l’Armée canadienne).

« Avoir su qu’en donnant la vie, j’allais fournir de la chair à canon, je n’aurais peut-être pas eu d’enfants…», dit la dame en déposant un soutien-gorge ( ?) sur une carabine.

Question numéro un : où est le père de ces enfants morts au combat ? À la taverne, en train de fêter avec ses amis militaires ? Aux danseuses ?

On a l’impression que selon la FFQ, il n’y a que les femmes qui pleurent la mort de leurs enfants. Les bonshommes, eux autres, s’en foutent comme de l’an 40.

Pourquoi ne pas avoir aussi inclus le père dans cette pub ? Il aurait pu déposer son caleçon sur la carabine de son fils…


BONJOUR LA SOLIDARITÉ

Question numéro deux : à croire la FFQ, toutes les femmes sont contre la guerre.

C’est, bien sûr, complètement faux. Non seulement de nombreuses politiciennes appuient-elles l’effort de guerre, mais plusieurs femmes et mères de famille servent au sein des Forces armées.

De plus, c’est bien beau, le message pacifique, mais c’est grâce à qui si les jeunes filles afghanes qui ne pouvaient pas aller à l’école sous le régime despotique des Talibans peuvent maintenant s’éduquer, sans craindre d’être mariées de force à des pédophiles octogénaires ? Grâce aux soldats canadiens !!!!

Ça aurait peut-être été gentil de le souligner…

Après tout, ce n’est pas le but de la FFQ ? Défendre le droit des femmes, de TOUTES les femmes ?

Demandez aux Afghanes si elles ont hâte que les forces armées occidentales se retirent de leur pays pour laisser le champ libre aux barbus, je serais curieux d’entendre ce qu’elles ont à dire.

M’est d’avis qu’elles vous diraient de vous foutre votre soutien-gorge rose dans le cul.


LES « VRAIES » FEMMES

Question numéro trois : la FFQ représente-t-elle TOUTES les femmes ou seulement les femmes qui penchent à gauche ?

En effet, non seulement la FFQ milite-t-elle pour le retrait des troupes canadiennes en Afghanistan (thème hautement féministe s’il en est), mais elle milite aussi contre une plus grande présence du privé dans les services publics.

Qu’est-ce que cela a à voir avec le combat des femmes ?

Des femmes, il y en a de toutes les sortes : des grosses, des p’tites, des poilues, des qui se rasent, des à gauche et des à droite.

À ce que je sache, Nathalie Elgrably-Lévy, Isabelle Hudon et Monique Jérôme-Forget font encore partie de la gente féminine, et elles n’appuient aucunement ce combat anti-privé.

Pour la FFQ, c’est clair : les femmes sont TOUTES à gauche, sinon ce sont des hommes déguisés.

Dire qu’on les subventionne pour qu’elles véhiculent ces âneries…



7 Octobre 2010

Permalink 17:52 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 78 mots  

Question quiz

Donc, un CINQUIÈME parti provincial risque de voir le jour, sous la férule de François Legault et Joseph Facal.

Question quiz du jour:

Quel parti existant va en prendre plein la gueule si jamais cette formation voit le jour?

A) LE PQ

b) L'ADQ

C) LE PLQ

D) QUÉBEC SOLIDAIRE

E) TOUTES CES RÉPONSES

F) LE VOTE VA SE MORCELER, ET CHAREST VA SE FAUFILER ENTRE LES QUATRE AUTRES PARTIS

Votre réponse?


Permalink 08:29 am, Richard Martineau / Franc-parler, 8 mots  

Une idée pour MacLean's

Ottawa: la ville la plus corrompue au Canada????




Permalink 08:15 am, Richard Martineau / Franc-parler, 236 mots  

Retour sur MacLean's

Sur le site Internet du Maclean’s, Martin Patriquin, l’auteur du texte affirmant que le Québec est « la province la plus corrompue du Canada », m’égratigne.

Entre vous et moi, ce que Patriquin pense de moi ne m’intéresse pas beaucoup.

Après tout, je n’ai pas de leçon d’éthique à recevoir de la part d’un gars qui, alors que Jacques Parizeau luttait pour sa vie aux soins intensifs, a organisé un concours de blagues destiné à rire de l’ex-premier ministre !

De plus, le reportage de Patriquin n’avait AUCUNE valeur journalistique. Comme l’a écrit Jean-François Lisée dans son blogue : si le Québec occupe le premier rang de l’étude « hautement scientifique » du Maclean’s, quelle province occupe le deuxième rang ? Quelle province est LA MOINS corrompue au pays ?

On ne le saura jamais, pour la simple raison que ce qui motivait le Maclean’s n’était pas d’établir un palmarès rigoureux de la corruption au Canada, mais de « basher » le Québec.


ON A MAL LU

Martin Patriquin affirme que j’ai mal compris son texte.

Comme Jean Charest, Ignatieff, Lisée, le Conseil du patronat, la Fédération québécoise des chambres de commerces, etc.

Ça commence à faire du monde, non ?

Tous ces gens vous ont mal lu ?

Si oui, pourquoi les patrons de Rogers se sont-ils excusés ?



Permalink 08:13 am, Richard Martineau / Franc-parler, 367 mots  

L'envers de la médaille

Je parlais hier du film Carlos qui brosse un portrait romantique du terroriste.

On vit aussi ce phénomène au Québec, avec le 40e anniversaire de la crise d’octobre.

Certaines personnes ont tendance à mythifier les felquistes, à les représenter comme des victimes du système, des idéalistes qui ont été manipulés par la police et le gouvernement…


UNE ENFANT BLESSÉE

Mais sur le terrain, la réalité était moins rose.

La fille d’un felquiste m’a écrit. Elle dit que cette période l’a profondément blessée.

« Au cours des dernières années, il m’est arrivé de rencontrer des profs qui se disaient fiers d’avoir devant eux l’enfant d’un felquiste. Je leur répondais qu’il ne connaissait pas l’envers de la médaille, les souffrances, les vies de famille sacrifiées au nom d’un idéal.

« Comment peut-on voir un acte héroïque dans cette tragédie ? Quarante ans plus tard, j’en tremble encore. Les journalistes qui nous appelaient en pleine nuit, les commentaires dans les journaux, les enfants qui nous harcelaient dans la cour d’école, l’obligation de nous exiler pendant des semaines pour fuir l’agitation, la honte, la peur, les soldats qui se pointaient dans notre cuisine avec leurs mitraillettes…. »


LES PRESBYTES

« J’avais 13 ans, à l’époque, et je vivais dans la peur de perdre mes parents. Tout cela a complètement bousillé ma vie. J’espère que cela ne se reproduira plus, car aucune famille ne mérite de subir de telles blessures.

« J’offre mes plus sincères condoléances aux membres de la famille Laporte… »

Les militants purs et durs souffrent souvent de presbytie.

Ils sont prêts à tout pour aider des inconnus mais se foutent des gens qui sont près d’eux…

Ils veulent changer le monde, mais gâchent la vie de leur propre famille.

Au lieu de se jeter dans le travail ou dans l’alcool pour fuir la réalité, ils se jettent dans une cause.

C’est la même soif d’absolu qui pousse les gens à joindre des sectes, ou des mouvements fondamentalistes…



6 Octobre 2010

Permalink 09:30 am, Richard Martineau / Franc-parler, 63 mots  

Ce soir aux Francs-Tireurs

Petite note pour vous dire qu’à 20 h ce soir, l’émission Les Francs-Tireurs que je co-anime sur les ondes de Télé-Québec présente une entrevue avec monsieur Accommodement raisonnable lui-même, maître Julius Grey.

Si vous ne grimpez pas dans les rideaux en écoutant certaines idées défendues par monsieur Grey, c’est que vous êtes probablement mort.



Permalink 09:29 am, Richard Martineau / Franc-parler, 522 mots  

Carlos Superstar

Après le dictateur en herbe Che Guevara et le bandit Jacques Mesrine, c’est maintenant au tour du terroriste Carlos d’être l’objet d’un biopic.

Réalisé par Olivier Assayas, Carlos sortira sur nos écrans le 15 octobre dans une version de 2 h 45.

Je n’ai pas vu la version écourtée. Mais j’ai regardé la version télé de 5 h 30, qui a été diffusée sur Canal +, en France, et disons que le résultat m’a grandement agacé.


LA LEÇON DE ROSI

En 1962, le grand cinéaste italien Francesco Rosi a tourné une biographie de Salvatore Giuliano, un bandit qui a mis son « talent » au service de la mafia et des séparatistes siciliens.

Au lieu de raconter platement la vie de Giuliano (il est né en novembre 1922, il a commis tel et tel crime et il a été tué le 4 juillet 1950), Rosi a plutôt choisi d’utiliser la figure du bandit pour mettre à jour les liens secrets qui unissaient la mafia, la police et l’État italien dans les années 40.

Ce n’est pas « Salvatore le criminel romantique » qui intéressait le cinéaste. Il s’en foutait complètement. C’est le système de corruption qui tournait autour de lui.

En utilisant Giuliano comme prétexte à brosser un portrait complexe de la corruption en Italie, Rosi n’a pas seulement transformé une simple biographie filmée en pamphlet politique : il a évité de « mythifier » le criminel, d’alimenter sa légende et de le transformer en star.


LE MICK JAGGER DU CRIME

Dans Carlos, un portrait du « terroriste qui a fait trembler le monde », pour reprendre le slogan publicitaire du film, Olivier Assayas fait tout le contraire.
Il filme Carlos comme si c’était Mick Jagger.

Dans Salavatore Giuliano, le personnage principal ne fait que passer. On l’aperçoit de dos, on sent sa présence, on voit son cadavre.

Dans Carlos, le terroriste sanguinaire est présent dans chaque plan ou presque. Tout le film tourne autour de lui, alors que le contexte socio-politique de l’époque est à peine esquissé.

Les motivations psychologiques et politiques du personnage ne sont jamais expliquées.

Pourquoi Carlo était prêt à tuer et à mourir pour défendre les Palestiniens ? On n’en sait foutrement rien.

Tout ce qu’on sait, c’est qu’il était beau, qu’il avait un look d’enfer quand il tirait de la mitraillette et qu’il aimait caresser le corps de ses petites amies avec une grenade.

Bref, le degré zéro du film politique.


UNE ŒUVRE IRRESPONSABLE

Ma déception est d’autant plus vive qu’Olivier Assayas est un grand cinéaste.

Mais avec cette biographie qui a l’épaisseur d’un clip, ce réalisateur nous donne aux mieux un biopic inutile, au pire une œuvre moralement irresponsable.

Dans une scène particulièrement « parlante », Carlos et ses amis détiennent des otages dans un avion. Assayas nous montre l’un des kidnappeurs pleurer, mais ne nous fait jamais partager l’angoisse des otages.

Un choix esthétique qui en dit très long.


5 Octobre 2010

Permalink 10:52 am, Richard Martineau / Franc-parler, 76 mots  

Octobre, 40 ans plus tard

Question du jour: croyez-vous qu'on sait tout ce qu'il y a à savoir sur la Crise d'octobre?

Pensez-vous qu'on nous cache des choses? Croyez-vous les gens qui affirment que la police SAVAIT où Pierre Laporte était détenu?

Le FLQ était-il infiltré? Jouait-il le jeu du gouvernement?

Les activités du FLQ faisaient-elles l'affaire des fédéralistes?

Le FLQ a-t-il AIDÉ ou NUI au mouvement souverainiste?

Bref, le mystère d'Octobre est-il résolu, selon vous?


Permalink 07:19 am, Richard Martineau / Franc-parler, 491 mots  

Les "petites gens"

De passage à Tout le monde en parle, Marc Bellemare a dit qu’il était « naïf de penser que le Parti libéral du Québec s'intéressait au sort des petites gens… »

Entendez : en refusant de réformer le principe d'indemnisation sans égard à la faute (ce qu’on appelle familièrement le « no fault »), le PLQ a démontré qu’il n’avait pas le sort du « monde ordinaire » à coeur…


APPLAUDISSEMENTS FACILES

Rien de mieux quand on veut mettre l’opinion publique de son côté que de se présenter comme le défenseur des « petites gens ».

Le peuple adore ça. C’est une façon extrêmement facile de récolter des applaudissements.

Malheureusement, n’en déplaise à Marc Bellemare, rien ne prouve que la réforme du « no fault » aurait amélioré le sort du « monde ordinaire ».

Celui des avocats, certainement. Mais celui des « petites gens » ?

Pas sûr.

En mai 2003, alors que le ministre Bellemare claironnait à qui voulait l’entendre que sa réforme du « no fault » n’entraînerait pas de hausses des primes d’assurances, le Bureau d’assurance du Canada affirmait au contraire qu’elle aurait des répercussions directes sur le portefeuille des assurés.

« Si on est exposé à un risque additionnel, soit des poursuites contre des criminels, et qu'on paie des indemnités de plus, les primes vont suivre la même courbe de croissance. Si les sinistres augmentent, il va automatiquement y avoir un impact sur les primes », a expliqué le vice-président du Bureau.


LES MOYENS DE POURSUIVRE

Il n’y a pas que le Bureau d’assurance du Canada qui s’opposait à la réforme du « no fault ». CAA-Québec souhaitait également le maintien de ce régime.

« Le principe du no fault doit être maintenu dans l’intérêt de tous », affirmait l’organisme sans but lucratif.

« Même si on peut comprendre les victimes de vouloir décider elles-mêmes de poursuivre ou non la personne responsable de la situation tragique dans laquelle elles se trouvent, qui va poursuivre dans les faits ? Seuls les gens fortunés qui pourront se le permettre ? Quant aux chauffards riches, ils pourront bien se défendre... Et il ne faut pas oublier que la majorité des coupables de conduite dangereuse sont généralement insolvables…. »


UNE AFFIRMATION DÉMOGOGIQUE

Je ne dis pas que Marc Bellemare avait tort de vouloir réformer le principe du « no fault ». Celui-ci ouvre effectivement la porte à plusieurs aberrations (des chauffeurs ivres indemnisés par l’État après s’être blessés dans un accident qu’ils ont eux-mêmes commis, par exemple).

Mais de là à dire que cette réforme allait bénéficier directement aux « petites gens » est une affirmation démagogique contredite par plusieurs groupes et associations.

C’est bien beau, appuyer Bellemare dans son duel contre Charest. Mais il ne faudrait quand même pas perdre notre sens critique…



4 Octobre 2010

Permalink 20:43 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 52 mots  

Gag de mononcle

Après plusieurs années de recherches, les laboratoires Pfizer annoncent l'arrivée en pharmacie d'un nouveau traitement qui atténue les conflits de couple, tout en occasionnant très peu d'effets secondaires.

Il s'agit en fait d'une quadrithérapie, à prendre tous les jours au moment des repas...


médicaments

Dicommel, Faicommel, Penscommel, Pifermla...


Permalink 20:33 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 174 mots  

Geurk!

Nugget


Voici à quoi ressemble la pâte de viande dont on se sert pour faire les Chicken McNuggets de Macdo.

Vous avez bien lu: de la pâte de viande.

Rose.

Comme de la gomme baloune.

On prend un poulet complet avec les os, on le passe dans un mélangeur, et pour tuer les bactéries, on arrose ça avec de l'ammoniaque.

Puis on teint la pâte rose "couleur viande", afin de la rendre plus appétissante...

Hmmmmm-Hmmmm, un vrai délice!

DERNIÈRE HEURE:

Le site Huffington Post, qui a publié cette histoire, a jouté cet avertissement, probablement après avoir reçu une tape sur les doigts de la part de MacDo:

The story has been amended to reflect that although mass produced chicken nuggets at large may contain mechanically separated chicken, McDonald's famous McNuggets no longer do contain "mechanically separated poultry as defined by the federal government. The USDA now requires foods with mechanically separated poultry to be labeled as containing "mechanically separated chicken or turkey" in their ingredients lists.






Permalink 20:28 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 25 mots  

La marée jaune

La nouvelle connerie de Christine O'Donnell: elle était en possession de documents prouvant que la Chine s'apprêtait à envahir les États-Unis...

Cette femme est épeurante...


Permalink 08:08 am, Richard Martineau / Franc-parler, 594 mots  

La conjuration des imbéciles

« C’est pas fini tant que c’est pas fini », aimait à dire le très sage Yogi Berra.

On pourrait appliquer cette phrase à ce qui se passe présentement au Parti Républicain.


LE CAS O’DONNELL

On croyait que la montée fulgurante de Sarah Palin, une idiote qui se disait calée en politique internationale parce qu’elle « pouvait voir la Russie de sa fenêtre », sonnait la fin du déclin du Grand Ole Party.

Eh bien, non. Il semble que le parti d’Abraham Lincoln, qui a mis fin à l’esclavage en 1863, peut s’enfoncer encore plus profondément dans les affres de la bêtise et de l’ignorance.

La preuve : la popularité croissante de Christine O’Donnell, une gourde qui ferait passer l’ex-gouverneure de l’Alaska pour un prix Nobel de physique.

Née en 1969, cette militante ultraconservatrice, qui vient de remporter l’investiture républicaine pour la prochaine élection sénatoriale dans l’État de Delaware, est considérée par plusieurs Américains comme la nouvelle étoile du Parti Républicain.


UN NID DE COUCOUS

Comment le parti d’Andrew Johnson et de Theodore Roosevelt a pu tomber si bas ?

Car dire que Christine O’Donnell est une endive est une insulte aux légumes.

Non seulement cette jeune femme a-t-elle déjà avoué avoir flirté avec la sorcellerie quand elle était jeune, mais elle milite activement contre la masturbation (« Si mon mari se masturbe, à quoi je sers, moi ? ») et croit que l’évolution est un mythe (« Sinon, pourquoi y a-t-il encore des singes parmi nous s’ils se sont transformés en hommes ? »).

Même le très conservateur David Frum, ex-rédacteur des discours de George W. Bush (« L’axe du mal », c’est lui), est découragé de voir ce qui arrive à son parti !

Depuis que George Bush père a ouvert les portes de sa formation à l’extrême droite religieuse, histoire de mettre le Sud dans sa petite poche et Dieu de son bord, le Parti Républicain est envahi par les coucous de toutes sortes.

Ce n’est plus un parti : c’est un asile !


PAS MA TASSE DE THÉ

Entre les membres de la NRA (National Rifle Association) qui affirment sans rire qu’Obama est un communiste, aux cathos extrémistes qui croient durs comme fer que leur Président est un islamiste africain, en passant par les adeptes hystériques des « Tea Parties » qui comparent le gouvernement démocrate actuel à la monarchie britannique du 18e siècle, le Parti Républicain n’est plus que l’ombre de lui-même.

Incapables d’opposer un discours cohérent et logique aux réformes d’Obama, les Républicains ont recours aux insultes, aux mensonges et aux théories du complot.

C’est bien simple, on en vient à éprouver de la nostalgie pour l’ère Reagan !


DÉLIVRANCE

Ajoutez à ce cirque politique une méfiance pour tout ce qui semble un tant soit peu « intellectuel » (la grande époque des Mailer, Updike, Vonnegut et Vidal est bel et bien morte), et vous vous retrouvez avec un pays en déroute totale.

J’ai toujours pourfendu l’antiaméricanisme primaire. Mais j’avoue que mes voisins du Sud m’inquiètent. J’ai l’impression d’habiter à côté d’une famille de consanguins qui passent leurs journées à jouer du banjo sur leur balcon.

Plus ça va, plus je crois qu’Obama risque effectivement de se faire descendre.

Pas parce qu’il est noir. Mais parce qu’il est intelligent.



3 Octobre 2010

Permalink 14:39 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 606 mots  

La déroute

Aujourd’hui, tout doit se faire vite : manger (debout derrière un comptoir), converser (par courriel ou texto), jouir (par Internet).

Même le deuil se vit à la vitesse grand V.

Vous avez quelques jours pour pleurer lorsque vous perdez un être cher.

Après, vous devez vous relever les manches et affronter avec détermination le reste de votre vie, sinon votre entourage se posera des questions sur votre santé mentale ou votre force de caractère.


FOUS DE DOULEUR

Dans À l’origine d’un cri, de Robin Aubert, et Route 132, de Louis Bélanger, deux longs métrages québécois présentement en salles, deux écorchés vifs qui viennent de perdre l’un sa femme, l’autre son fils, décident de tourner le dos à la convenance et de plonger tête première dans leur deuil.

Le premier, joué par un Michel Barette spectaculairement sobre, déterre le cadavre de sa femme et l’amène avec lui dans une chambre de motel.

L’autre, interprété par un François Papineau étonnamment vulnérable, sèche les funérailles de son fils et part sur un nowhere éthylique avec un de ses amis.

Qui a dit que l’homme doit toujours, en cas de coup dur, serrer les poings, pencher la tête et avaler dignement sa douleur ?


APOCALYPSE NOW

Une fois les amarres sociales rompues, chacun de ces hommes vivra un Apocalypse Now intime, fait d’alcool, d’ouragans psychiques et de bagarres.

Dans À l’origine d’un cri, la dérive du personnage principal précipitera même son jeune fils (Patrick Hyvon, tout en violence contenue) et son vieux père (Jean Lapointe, immense comédien dans le rôle le plus courageux de sa carrière) au bord du précipice.

Que ceux et celles qui aiment leurs hommes forts et stoïques prennent garde : ici, le mâle a mal.

Rompant avec les justiciers à cape et autres Jack Bauer indestructibles qui peuplent notre imaginaire survitaminé, les road movies d’Aubert et de Bélanger renouent avec les antihéros mythiques des années 70, les regards effrayés de Pacino et la rage autodestructrice de De Niro.

Non seulement l’homme ne sauve plus la civilisation, mais il ne veut plus rien savoir d’elle, préférant se terrer dans des motels miteux ou des bars perdus remplis d’épaves.


LES MAUVAIS GARÇONS

Cinéma de loosers, donc ? Retour de l’homo quebecus impuissant, faible et impotent ?

Non, plutôt un gros doigt d’honneur à une société hyper normalisée, où tout le monde doit sortir son bac vert à heure fixe, manger des légumes et économiser son argent et ses émotions.

Dans À l’origine d’un cri et Route 132, l’homme éclate, explose, et renoue avec sa part de danger.

Terminé, le p’tit garçon gentil qui ne se chamaille pas dans la cour d’école et ne dit jamais un mot plus haut que l’autre : ici, les fameuses valeurs féminines n’ont plus loi, et l’homme est libre d’aller au bout de lui-même, de sa folie et de son agressivité, quitte à perdre la raison au terme de ce voyage au bout de la nuit.


À CŒUR OUVERT

Tout, dans notre société, vise le réconfort. Robin Aubert et Louis Bélanger, eux, ont décidé de déranger, de bousculer les conventions et d’effectuer une opération à cœur ouvert sans anesthésie.

Leurs films, bien sûr, ne feront pas courir les foules.

Ce qui rend leur existence d’autant plus importante…



2 Octobre 2010

Permalink 09:49 am, Richard Martineau / Franc-parler, 590 mots  

PQ: rien ne va plus

Avec l’enthousiasme débordant qu’on lui connaît, Denis Coderre (la plus formidable machine à serrer des mains jamais inventée par l’homme) a annoncé à qui voulait l’entendre (et à voir le nombre de lecteurs qui suivent religieusement ses twits, ils sont légion) qu’il était prêt à remplacer Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec advenant une mutinerie soudaine sur le pont du Titanic ou une démission surprise du capitaine.

L’infatigable député aurait pu attendre quelques jours salutaires avant de monter sur sa boîte à savon et lever la main.

En effet, si ça se trouve, ce n’est pas le PLQ qui va déclencher une course au chef, mais le PQ.


QUI N’AVANCE PAS RECULE

Car du côté du PQ, rien ne va plus.

Jean Charest a beau avoir les deux genoux par terre devant un Marc Bellemare qui vocifère, disquette en main, « M’a le faire saigner du nez, ton nez », Pauline Marois ne réussit pas à profiter de l’occasion qui se présente à elle sur un plateau d’or, d’argent et de bronze pour s’imposer.

Et vu que dans le milieu de la politique, l’incapacité d’avancer est perçue comme un recul, on peut supposer que tout ce qui peut grenouiller dans les coulisses du parti grenouille.

Je parierais même trois fleurs de lys que Bernard Drainville (que madame a rétrogradé de critique en matière de Santé au poste sibérien de critique des affaires intergouvernementales) se retient à deux mains pour ne pas faire un Denis Coderre de lui-même et distribuer son CV à tous ses amis Facebook.


LA POSE DE L’ORIGNAL

Que se passe-t-il ? Pourquoi Pauline Marois ne « passe » pas dans la population ?

Quand Pat Lagacé, mon confrère des Francs-Tireurs, a posé la question à Pierre Curzi, il y a quelques semaines, le député de Borduas, pourtant si volubile, s’est retrouvé à court de mots et a pris la pose de l’orginal paralysé devant un 18 roues filant à toute vitesse sur la 20.

Il a fallu quatre ou cinq Mississippi (« Un Mississippi, deux Mississippi… ») pour que l’interprète de Napoléon Plouffe sorte enfin de sa torpeur et avoue, la voix chevrotante, que le temps était peut-être venu d’enfourcher son vélo et d’aller monter des côtes.

Quelles que soient les raisons obscures qui empêchent madame Marois de décoller dans les sondages (les châles, le château, la SGF), reste que les faits sont les faits : la mayonnaise ne prend pas, le gâteau ne lève pas et le PQ stagne.


LE MOUSTIQUE

Le PQ me fait penser aux Doors après le départ de Jim Morrison en 1971.

Vous souvenez-vous ? Tout ce qu’ils ont réussi à faire est The Mosquito, une toune psychotronique qui a été reprise par Joe Dassin (« No me moleste mosquito »)…

Vous avez beau être d’excellents musiciens, sans une figure charismatique qui se dandine derrière le micro et attire les regards, vous êtes condamnés à jouer dans l’indifférence générale, entre le bar et les toilettes…

Cela dit, ne désespérons pas Billancourt.

Avec un peu de chance, Denis « le lapin Energizer » Coderre va peut-être retourner sa veste et se trouver une soudaine ferveur indépendantiste.

Après tout, l’homme est un agent libre.

Chef du PLQ, maire de Montréal, il est prêt à cogner à toutes les portes…



1er Octobre 2010

Permalink 17:16 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 36 mots  

De l'importance d'avertir vos invités qu'ils sont en ondes...

Joyeux anniversaire !

Et voici "les explications" de Gary Daigneault...

Cela dit, entre vous et moi, qu'il ait pris effectivement de la coke... Qu'est-ce que vous voulez ça fasse?

Il n'a quand même pas tué quelqu'un...