1er Décembre 2010

Permalink 12:37 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 20 mots  

Quand la droite et la gauche se rejoignent

Même la droite libertarienne est POUR un moratoire sur les gaz de schiste!

(Merci à Joanne Marcotte pour le lien...)








Permalink 09:11 am, Richard Martineau / Franc-parler, 8 mots  

Petite annonce

Remerciements à la population de Kamouraska pour faveur obtenue...


Permalink 08:42 am, Richard Martineau / Franc-parler, 600 mots  

Transparence: jusqu'où?

Je vous lance un défi, aujourd’hui.

Pendant les 48 prochaines heures, dites tout ce qui vous passe par la tête, pas de mensonge, pas de gant blanc, rien.

Que la vérité.

Dites à votre blonde qu’elle a grossi, à votre chum que vous détestez sa mère, à vos enfants qu’ils ne savent pas dessiner, à votre meilleur ami que le cadeau qu’il vous a donné à votre anniversaire est nul et que vous l’avez échangé.

Vous verrez, très rapidement, votre vie va devenir un enfer.


BÊTISE DE GAMIN

Le mensonge est essentiel à la vie. C’est le lubrifiant qui facilite les rapports humains.

Idem pour les pays. Les chefs d’État ne peuvent pas dire tout haut ce qu’ils pensent de leurs voisins ou de leurs vis-à-vis, car on passerait sans cesse d’une crise à l’autre.

Ça s’appelle la diplomatie.

En dévoilant publiquement des milliers de télégrammes diplomatiques confidentiels (télégrammes qui affirmaient entre autres que Sarkozy est « autoritaire », qu’Hugo Chavez est « fou » et que la Russie est « un État mafieux »), le directeur du site WikiLeaks s’est comporté comme un gamin qui, pour foutre le bordel dans sa famille, vole le journal intime de sa sœur et en lit des extraits à haute voix au souper dominical.

C’est peut-être rigolo, ça excite peut-être les Internautes du monde entier, mais ce n’est pas malin pour deux sous.

C’est même carrément stupide.


DES PRODUITS DU VOL

Mais là où le directeur de WikiLeaks devient irresponsable, c’est lorsqu’il se met à dévoiler des secrets d’État pouvant mettre en jeu la sécurité même de son pays.

C’est bien beau, la transparence, mais il y a une limite qu’on ne peut franchir.

Après tout, le monde n’est pas un jamboree scout, mais un tournoi de poker, et dans un tournoi de poker, tu ne révèles pas ta main à tes adversaires.

Voilà pourquoi on attend toujours une trentaine d’années avant de rendre certains documents publics. Pour ne pas se tirer dans le pied.
Comme l’a écrit un lecteur dans le quotidien français Le Télégramme :

« Sans la moindre considération pour la nécessaire protection de légitimes secrets d'États, les animateurs de WikiLeaks jettent sans discernement à la volée électronique des centaines de milliers de documents. Quelle est leur finalité ? Se souviennent-ils que ces textes sont les produits de vols ? »


LE SECRET

C’est quoi, la suite ?

Les militants de WikiLeaks vont révéler l’identité d’agents secrets sous prétexte qu’ils ne sont pas d’accord avec les positions du gouvernement américain ?

Ils vont rendre publiques des négociations secrètes, dévoiler les points faibles des troupes armées participant à la guerre en Irak et en Afghanistan ?

Mettre à jour la collusion et la corruption est une chose. Dévoiler des secrets d’État en est une autre.

Le combat pour la transparence est légitime. Après tout, les citoyens sont en droit de savoir si leur gouvernement leur ment ou pas, ou si leur chef a déclaré la guerre sur la base de fausses allégations, par exemple.

Mais passé un certain point, la transparence devient une sorte de totalitarisme.


UN MAL NÉCESSAIRE ?

C’est plate à dire, ce n’est pas très politically correct, mais parfois, pour faire des omelettes, il faut bel et bien casser des œufs.

Loin des micros et des caméras…