2 Décembre 2010

Permalink 17:25 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 45 mots  

Qu'avons-nous à apprendre de la France?

Une entrevue dont je suis plutôt fier avec Christian Rioux, correspondant du Devoir à Paris, sur les accommodements (dé)raisonnables, la laïcité et l'éducation.

Propos percutants et réflexions stimulantes, gracieuseté de l'un des esprits les plus affûtés du Québec...










Permalink 14:04 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 126 mots  

Gauche, droite

Hier, Jean-François Lisée a publié une lettre ouverte dans Le Journal de Montréal affirmant que j’avais tort de dire que la « gauche efficace » qu’il défend bec et ongles est en réalité une droite qui ne s’assume pas.

Selon monsieur Lisée, il s’agit bel et bien d’une vraie gauche.

Ce n’est pas parce qu’on est pour la hausse des frais de scolarité, la privatisation d’Hydro-Québec et la baisse des impôts pour les riches qu’on est de droite, paraît-il.

Ben coudonc. On en apprend tous les jours.

Harper devrait essayer ça : « Je ne suis pas de droite, contrairement à ce que vous pensez. Je suis pour une gauche hyper, hyper efficace… »


Permalink 14:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 453 mots  

Moi, le raciste (2)

Dans ma chronique d’avant-hier, je disais que de nombreuses personnes avaient déposé des plaintes au Conseil de Presse du Québec au fil des ans, affirmant (à tort) que j’étais raciste et islamophobe.

Plusieurs lecteurs m’ont écrit pour me demander si ces plaintes avaient été retenues par le Conseil.

Non. Elles ont été écartées.


UNE HONTE POUR LE QUÉBEC

Par exemple, le 29 octobre dernier, madame Chantal Bédard a déposé une plainte au Conseil de Presse affirmant que les propos que je tenais dans ma chronique du 18 octobre (intitulée « Barbus 1, Canada 0 », portant sur un jugement qui autorisait le port du voile intégral dans les tribunaux de l’Ontario) étaient « islamophobes » et lui donnait « honte d’être Québécoise ».

« Dans sa chronique, monsieur Martineau insulte une communauté au grand complet et désinforme le peuple », alléguait madame Bédard dans sa plainte.

(Notons que dans sa lettre, madame Bédard ne mentionnais jamais que dans ma chronique, j’écrivais que même l’Assemblée musulmane canadienne critiquait ce jugement insensé ! Cet organisme serait-il islamophobe lui aussi ? Faudrait-il le traîner devant la Commission des droits de la personne ?)


PLAINTE IRRECEVABLE

Qu’a répondu le Conseil de Presse à Chantal Bédard ?

Que « sa plainte a été jugée irrecevable, en vertu d’un principe voulant que la chronique laisse à leurs auteurs une grande latitude dans le traitement d’un sujet d’information. Elle permet aux journalistes qui la pratiquent d’adopter un ton polémiste pour prendre parti et exprimer leurs critiques, dans le style qui leur est propre, même par le biais de l’humour et de la satire. »

« Le Conseil de presse rappelle que, tout en restant fidèles à leur éthique professionnelle, les journalistes ont le droit et même le devoir d’aborder tous les sujets, mêmes les plus délicats… »

En d’autres mots, nous sommes en démocratie, et en démocratie, on a pleinement le droit de critiquer les religions, merci, bonsoir.


LE PARADIS

Si vous n’êtes pas contente, madame Bédard, je vous invite à quitter le Québec et à déménager dans une jolie théocratie où les infidèles sont emprisonnés et les écrivains menacés de mort. Là bas, personne ne critique Allah et les barbus peuvent rabaisser les femmes en toute quiétude, sans être embêtés par qui que ce soit. Le bonheur…

En passant, si vous voulez déposer une plainte contre moi et me traiter de tous les noms, contactez le Conseil de Presse, au (514) 529-2818.

Bientôt, ils vont ouvrir une ligne juste pour moi (« Pour les plaintes concernant Richard Martineau, faites le 3… »)



Permalink 14:01 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 103 mots  

Apologie de la diplomatie

Un des textes les plus intelligents que j'ai lus sur l'irresponsabilité crasse du directeur de WikiLeaks...



Les cables divulgués nous impliquent. Or, que gagnons-nous sur la scène internationale ? Que gagnons-nous dans les négociations avec la Corée du Nord, l'Iran ou en Afghanistan, à mettre ainsi à mal notre fiabilité, à ridiculiser nos diplomates, nos dirigeants ?

Face à cela, est-il bien à propos de triquer sur la « révolte des geeks » ?

Il semble parfois que les peuples des démocraties prennent un malin plaisir à employer leurs valeurs contre eux-mêmes.

La transparence n'est pas une vertu absolue. Le secret peut être utile, nécessaire, fructueux.