5 Décembre 2010

Permalink 20:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 571 mots  

La culture de la honte

Pauvres démocraties occidentales…

Pendant que les dictatures du monde entier se pètent les bretelles et bombent fièrement le torse, nous passons notre temps à nous flageller, à nous critiquer et à douter de nous-mêmes.


LE « COURAGE » DE WIKILEAKS

Au lieu de défendre bec et ongles nos valeurs, nous défendons les « droits » des gens qui utilisent les largesses de notre système pour faire reculer NOS droits et NOS libertés.

Nous donnons généreusement des munitions aux gens qui souhaitent notre perte et aiguisons vigoureusement la lame de ceux qui veulent scier la branche sur laquelle nous sommes assis.

Regardez ce qui s’est passé avec WikiLeaks.

Le directeur de WikiLeaks a-t-il et le courage de dévoiler des secrets d’État de la Corée du Nord, de l’Iran ou de l’Arabie Saoudite ?

Bien sûr que non : il s’en est pris seulement aux démocraties.

Il sait que s’il avait eu l’audace de trahir les secrets de Kim Jong-il ou de Mahmoud Ahmadinejad, il croupirait actuellement dans une geôle infecte ou balancerait doucement au bout d’une corde.


MEA CULPA

Contrairement aux dictatures, qui ne baissent jamais les yeux malgré les crimes horribles qu’elles ont commis, les démocraties croulent sous la honte.

Au lieu de dire : « Nous avons mis fin à l’esclavage », nous disons : « Nous avons eu des esclaves, mea culpa, mea maxima culpa. »

Au lieu de dire : « Nos femmes et nos hommes ont les mêmes droits », nous disons : « Longtemps, nos femmes ont vécu dans la soumission, mea culpa, mea maxima culpa. »

Toujours en train de souligner nos mauvais coups plutôt que nos bons, et de rappeler les bassesses notre passé plutôt que les grandeurs de notre présent.


TOUT EST DE NOTRE FAUTE

Au lieu de nous promener avec le visage de Martin Luther King ou de Lester B. Pearson, le fondateur des Casques bleus, sur nos chandails, nous arborons fièrement la face de Che Guevara, un dictateur en herbe qui dirigeait des pelotons d’exécution.

Des terroristes barbus viennent tout juste de mettre New York à genoux que déjà, nous blâmons l’Occident.

Tout ce qui se passe de mal dans le monde est de notre faute, et si des populations entières étouffent sous les bottes de terribles dictateurs ou de théocrates séniles, c’est parce que notre insouciance crasse et notre égoïsme aveugle ont permis leur émergence.


UNE IDÉE CHOQUANTE

En ce jour de repos et de réflexion, je vous propose une idée audacieuse, choquante, révolutionnaire.

Et si au lieu de toujours courber le dos, on relevait la tête ?

Et si on se tenait debout, deux secondes ?

Et si on était fier de ce que nous sommes et de ce que nous avons accompli ?

Et si on cessait de se tirer constamment dans le pied, de présenter toujours l’autre joue et de tendre chaleureusement la main aux gens qui méprisent ce que nous sommes ?


FIERS DE NOTRE HÉRITAGE

Nos ancêtres ont lutté très fort pour que nous puissions vivre dans un État de droit qui protège les principes de liberté et d’égalité.

Le moins que l’on puisse faire pour honorer leur mémoire est de défendre fièrement et vigoureusement l’héritage qu’ils nous ont laissé.