8 Décembre 2010Nez Rouge
J'avoue que je ne comprends pas trop le principe d'Opération Nez Rouge...
Si tu sors et que tu bois trop, tu prends le taxi, point. Pas besoin d'appeler un bénévole qui va te conduire chez vous gratuitement, paie ton taxi, bordel! Me semble que c'est la moindre des choses, non? Tu te saoûles la gueule, et il faut aller te reconduire gratos? Faut-tu qu'on te borde et qu'on te chante une berceuse, en plus? Si tu as suffisamment d'argent pour boire dans un bar, tu as suffisamment d'argent pour te PAYER un TAXI... Suis-je seul à penser cela? _________ Certains lecteurs disent que Nez Rouge est utile car le conducteur rapporte ton auto chez toi... Quand tu vas à un party et tu sais que tu vas boire, tu y vas en TAXI, pas avec ton auto! Ou si tu y vas avec ton auto, c'est ton maudit problème si tu dois rentrer en taxi le soir, et c'est à toi de retourner le lendemain chercher ton char! C'est fou comme on se fie toujours sur les autres (l'État, les organismes) pour régler nos problèmes. Bientôt, on va demander à l'État de nous baisser la fermeture-éclair quand on va pisser.... Une pub-choc
Un organisme a eu la brillante idée de prendre toutes les pubs sur les dangers de la vitesse au volant qui ont été produites au cours des 20 dernières années, et d'en faire un montage.
Regardez ça, c'est assez percutant et assez émouvant, merci... Le contrat
Selon vous, quelle est la meilleure façon d'amener les jeunes à respecter les limites de vitesse et à ne pas conduire en état d'ébriété?
Faut-il leur faire signer un contrat, comme certains professeurs ont décidé de faire? Comment les responsabiliser? À l'envers de l'hiver
Il y a deux genres de personnes : celles qui vivent avec l’hiver, et celles qui vivent contre l’hiver.
J’appartiens à la deuxième catégorie. Ça fait 49 ans que je vis au Québec et ça fait 49 ans que je déteste l’hiver. J’haïs cette saison de toutes mes forces. Chaque fois que quelqu’un me dit qu’il aime l’hiver, j’ai envie de le prendre par la tuque et de lui enfoncer un popsicle dans la gorge. LA NÉGATION DE L’HIVER À regarder les gens aller, je soupçonne que je ne suis pas tout seul dans ma gang. Regardez ce qui s’est passé hier : autos sans pneus d’hiver, véhicules qui prennent le champ, embouteillages, carambolages… Sans oublier « les Pol Pot du vélo » (dixit Paul Arcand) qui s’entêtent à pédaler malgré les bancs de neige. On dirait que c’était la première fois qu’on voyait de la neige tomber. Le Québec a beau être une région nordique qui se pèle le cul six mois par année, les Québécois vivent dans la négation de l’hiver. On fait comme si cette saison n’existait pas. Comme si elle était une anomalie, une aberration. Un accident malheureux qui nous est tombé dessus cette année mais qui ne reviendra pas l’an prochain. COMME UNE CROTTE Ça me rappelle ma jeunesse. Au beau milieu de février, je portais encore un p’tit manteau de printemps. Pas de tuque, pas de gant, pas de foulard, rien. Je refusais de reconnaître l’existence de l’hiver. Résultat : je gelais comme une crotte. Et je passais l’hiver à sacrer. Aujourd’hui, j’ai appris. Je porte une tuque laide qui écrase mes cheveux, un Kanuk sans forme qui me fait passer pour le bonhomme Michelin, des bottes d’astronaute, des foulards bariolés que je passe mon temps à perdre ou à oublier. Je sacre toujours autant, mais au moins, je ne grelotte pas. LA « MAGIE » DE L’HIVER Il y a des villes qui sont faites pour l’hiver. Québec, par exemple. Quand il neige, le royaume du maire Labeaume ressemble à une p’tite boule en verre « made in China » qu’on agite pour voir tomber des flocons. C’est féérique, ça me donne presqu’envie de me coucher sur la terrasse Dufferin et de faire l’ange. Mais à Montréal, c’est l’enfer. Déjà que la ville n’est pas belle l’été. Mais l’hiver, c’est pire que tout. Montréal ressemble à un coup de poing dans un pâté à la viande. Que des immigrants aient décidé volontairement de quitter leurs palmiers pour venir s’installer ici me sidère. FELIZ NAVIDAD En Russie, en Suède, en Norvège, en Alaska, les gens embrassent leur nordicité. Ici, on la combat. « Mon pays, c’est l’hiver », chantait Vigneault. Bullshit : notre pays, c’est trois semaines dans un tout-inclus à Cayo Coco. Le mois de juin n’est pas encore commencé que déjà, on appelle notre agent de voyage pour s’assurer qu’on chantera Jingle Bells en espagnol. Un ami immigrant m’a déjà dit qu’il ne comprenait pas pourquoi le Québec s’est dit Non deux fois de suite. Comment voulez-vous que les Québécois se donnent un pays quand ils ne réussissent même pas à accepter leur situation géographique ? Être québécois, c’est peut-être ça. Se nier politiquement, culturellement et géographiquement.
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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