10 Mars 2011

Permalink 22:14 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 87 mots  

Bonnet blanc, blanc bonnet

Un texte à lire, pour les naïfs qui croyaient qu'Obama ferait les choses différemment...



Le 22 janvier 2009, deux jours après son investiture, le président américain avait promis de fermer le centre de détention de Guantanamo. Par un nouveau décret présidentiel signé lundi 7 mars, il entérine son existence et la reprise des procès devant des tribunaux militaires.

Ces mesures reviennent à confirmer le rôle central joué par le centre de détention dans la politique américaine de lutte antiterroriste.




Permalink 07:49 am, Richard Martineau / Franc-parler, 47 mots  

À bas le blanc

Maudite hiver de merde !!!!!!! Ça ne finit jamais, cette saison débile ?

Vivement les terrasses, les filles en jupes, les repas à l'extérieur, les parcs, le vert !

Vivement la vie !

Je comprends les retraités qui foutent le camp en Floride jouer au Shuffleboard en bas trois-quarts...


Permalink 07:19 am, Richard Martineau / Franc-parler, 228 mots  

Un moratoire déguisé

Avez-vous vu comment le ministre Arcand a joué avec les mots ?

Il ne propose pas un moratoire. Il propose une période d’attente de quelques années, histoire de s’assurer que tout est sécuritaire…

Si c’est pas un moratoire, c’est quoi ?

« Un moratoire (du latin morari : retarder) est un terme de droit qui désigne une décision d’accorder un délai ou une suspension volontaire d’une action », dit le dictionnaire.

C’est ce qu’a fait le gouvernement, non ?

Alors qu’on utilise le mot, et qu’on parle de moratoire !


JOUER SUR LES MOTS

Ma théorie est que le ministre Arcand ne veut pas utiliser le mot « moratoire » car il ne veut pas donner l’Impression d’avoir plié devant les groupes de pression qui exigeaient, justement, un moratoire.

Alors il dit qu’il y aura une période d’attente. Ça passe mieux et ça protège son indépendance…

C’est comme François Legault ou Jean-François Lisée qui utilisent le terme « gauche efficace » pour donner un certain « vernis d’acceptabilité sociale » à ce qui reste dans le fond des mesures de droite.

Ou les hockeyeurs agressifs qui utilisent le terme « corsé » pour nous faire accepter des comportements sauvages, totalement inacceptables socialement.

C’est fou comme le langage peut déformer la réalité, parfois…



Permalink 07:18 am, Richard Martineau / Franc-parler, 315 mots  

Un autre accommodement

Si je vous croisais dans la rue et que je vous sautais dessus en vous rouant de coups, je serais immédiatement arrêté, menotté et accusé d’agression grave.

Mais si je faisais exactement la même chose sur une patinoire, on me laisserait vous taper dessus et aucune accusation ne serait portée contre moi.

Pourquoi ?


DEUX POIDS, DEUX MESURES

On dit souvent que le hockey est une religion, au Québec.

Si c’est vrai, cette tolérance envers la violence gratuite est un accommodement complètement déraisonnable.

Au lieu de dire : « Si vous êtes sikh, vous pouvez entrer dans une école avec une arme blanche », on dit : « Si vous portez un chandail de hockey et des patins, vous pouvez frapper qui bon vous semble sans aucun problème ».

Pourquoi ? Pourquoi ce double standard ?

Pourquoi le fait de porter les couleurs d’une équipe de hockey me donnerait le droit d’échapper à la loi ?

Pourquoi accepte-t-on sur la glace un comportement qu’on jugerait complètement déplacé (pour ne pas dire carrément sauvage) dans un bar ou un resto ?


VOUS VOUS TROMPEZ DE SPORT !

On essaie tant bien que mal d’apprendre à nos enfants à bien se conduire, à respecter les gens et à ne pas avoir recours à la violence pour régler leurs problèmes.

Puis on ouvre la télé, et qu’est-ce qu’on voit ? Des images d’un match Canadiens-Boston, où des hockeyeurs pompés à bloc laissent tomber leur bâton pour transformer la patinoire en ring de boxe.

Hey, les boys : vous vous êtes trompés de sport !

Envoyer votre adversaire au tapis est le but de la boxe. Celui du hockey, c’est de pousser une rondelle dans le filet du camp adverse.

Vous voulez vous casser la gueule ? Enlevez vos patins et appelez Yvon Michel ! Nous, ce qu’on veut voir, c’est du hockey.