21 Mars 2011

Permalink 08:26 am, Richard Martineau / Franc-parler, 384 mots  

Les vrais coupables

Jeudi dernier, les policiers de Montréal, avec la collaboration de la SQ, de la Gendarmerie du Canada et d’agents de Revenu Québec, ont démantelé un réseau de trafiquants de cigarettes dans la région de Lanaudière.

Seize personnes ont été arrêtées au cours de cette opération.


ON FERME LES YEUX

Ce vaste réseau criminel avait établi 50 points de vente sur l’île de Montréal, et écoulait entre 50 et 100 caisses de cigarettes par semaine.

Ça fait deux opérations du genre en très peu de temps.

En effet, il y a deux semaines, un autre réseau a été démantelé dans la région de Valleyfield. Cette fois-là, on a trouvé 600 caisses contenant 30 000 sacs de plastique — l’une des plus grandes quantités de cigarettes illégales jamais saisies dans un seul endroit.

Question quiz, qui m’a été posée par un lecteur, François Lacoste :

« On sait que ces contrebandiers s’approvisionnent dans les réserves amérindiennes. Pourquoi on ne remonte jamais à la source et on n’arrête jamais les GRANDS RESPONSABLES de ce trafic ?

« Pourquoi la police se contente d’épingler les camionneurs, les distributeurs, les revendeurs ? Serait-ce parce que c’est plus facile d’arrêter un blanc qu’un autochtone ? »


UNE JUSTICE RACISTE

Maudite bonne question.

Tout le monde sait où se trouve la source de ce trafic. Tout le monde sait où se situent les cabanes à tabac. Mais le gouvernement ne fait rien.

On préfère attendre tranquillement à la sortie des réserves, et arrêter les non autochtones qui bourrent leurs camions de cigarettes à plumes.

Comme m’a dit François Lacoste : « Essayez, vous, d’ouvrir une cabane à tabac à côté de chez vous. La police débarquerait après deux minutes… »

Et après ça, on nous parle de justice.

Bien tiens.

La police va m’impressionner le jour où elle va débarquer dans les réserves et menotter les premiers responsables de ce trafic.

D’ici là, ces opérations ne sont que des shows de relations publiques, de la poudre aux yeux…

On arrête le gars qui ramasse les flaques de pétrole qui flottent sur la rivière, pas celui qui pollue le cours d’eau.



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