29 Mars 2011

Permalink 08:41 am, Richard Martineau / Franc-parler, 21 mots  

Après, on s'étonne du nombre de catastrophes naturelles

Des scientifiques veulent creuser un tunnel de 5 miles de long en direction du centre de la Terre...

Quelle EXCELLENTE idée!


Permalink 00:21 am, Richard Martineau / Franc-parler, 572 mots  

La tête sur le billot

Il y a trois choses de sûres, dans la vie : la mort, les taxes et les débats sur la pertinence du Bloc Québécois.

Ça revient chaque année.

Normal : le parti devait être là « en attendant », et en juin, il fêtera son vingtième anniversaire !

Il y a de quoi se poser des questions, non ?


LE PRINCIPE DE RÉALITÉ

D’un côté, le Bloc dit qu’il « protège les intérêts du Québec » contre « les méchants Conservateurs ».

De l’autre, il facilite l’élection des Conservateurs en attirant des votes qui pourraient aller au PLC ou au NPD, et participe à faire tomber Harper en sachant fort bien qu’on risque de se retrouver avec un gouvernement conservateur majoritaire !

C’est ça, protéger les intérêts du Québec ?

À LCN, hier, Daniel Paillé, député bloquiste dans Hochelaga, m’a dit qu’on ne pouvait tout de même pas tenir le Bloc responsable des faiblesses de Michael Ignatieff.

Vrai.

Reste que les chiffres sont là : Ignatieff a autant de chances de devenir premier ministre que Susan Boyle de gagner le concours Miss Monde. Les pronostics sont pires pour Jack Clayton.

Résultat : ou l’on se retrouve au point de départ (Harper minoritaire), ou les Conservateurs prennent les commandes d’un gouvernement majoritaire…

Ça ne dérange pas Gilles Duceppe de voir que le Bloc pourrait participer à une victoire de son pire ennemi ?

LA GUILLOTINE

C’est bien beau, dire : « On n’est pas responsable de la faiblesse du PLC », reste que la politique, c’est d’abord et avant tout de la stratégie.

Il faut prévoir deux ou trois coups à l’avance, anticiper les réactions de ses adversaires et agir en fonction de ce qui risque d’arriver, pas seulement en fonction de ce qui se passe maintenant.

Or, en participant à déclencher des élections fédérales, le Bloc met la tête du Québec sur un billot, en sachant pertinemment qu’Ignatieff n’aura pas le temps de se rendre à la guillotine à temps pour empêcher la lame de tomber…

Décidément, avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis.


LE TOUT POUR LE TOUT

Vous imaginez ce qui arriverait au Québec si Harper se retrouvait majoritaire, sans l’aide des habitants de la Belle Province ?

Tous les politiciens canadiens se diraient : « Plus besoin de flirter les %$@&* de Québécois pour gagner une élection. Fuck them ! »

On se retrouverait tout nu dans la rue et Gros Jean comme devant.

En précipitant la tenue d’élections, le Bloc joue gros. Très gros. Il joue en fait le tout pour le tout.

Car si Harper rentre fort, les Québécois risquent de se dire : « Finalement, le Bloc ne sert strictement à rien, merci, bonsoir, on tire la plogue… »


LE MOINS PIRE

Vous me direz que le Bloc n’avait pas le choix, qu’il ne pouvait quand même pas appuyer un gouvernement qui venait de se faire condamner pour outrage au Parlement et qui, dans son dernier budget, ne donnait que des grenailles au Québec.

Faux. En politique, on a toujours le choix.

Selon le Bloc, Harper est une plaie, un démon, un cancer.

Si c’est vrai, vaut mieux avoir un cancer de la prostate qu’un cancer généralisé, non ?