6 Juin 2011La fin des partis?
Voici ce qu'a dit Louise Beaudoin pour expliquer sa démission du caucus du PQ :
" Je fais de la politique depuis 40 ans et je n’ai jamais vu une population aussi négative envers la classe politique. Ce qui se dit sur les blogues, dans les médias sociaux, le reflet des sondages… La langue de bois, faire de la politique comme si on était à la guerre, ça ne passe plus. Il faut dénoncer cette vieille façon de faire. Il y a une crise de la démocratie. Les citoyens se sentent étrangers par rapport à leur député... " Bref, selon l'ex-députée péquiste, qui siège maintenant comme " Indépendante indépendantiste " (sic), la ligne de parti, c'est fini. Les citoyens veulent que leur député dise ce qu'il pense vraiment... Qu'en pensez-vous? Est-ce réaliste? Pourquoi avoir un système de parti, alors, si chaque membre et chaque député aurait la permission de "suivre sa propre trajectoire idéologique", indépendamment de ce que son chef préconise ? Commentaires:Commentaire de: Louis Francoeur
Ce n'est pas la fin DES partis politiques, c'est la fin D'UN parti politique: le PQ.
Commentaire de: alain lecompte
le problème est que les direction d'un parti est prise par le caucus, et non par tous les députés élus de ce propre parti. Ainsi, en consultant tout les députés, ceux ci devraient se rallier à la majorité et suivre le groupe, point.!
Commentaire de: Carl Chateauvert
Tant que nous serons dans un système parlementaire britannique, la disparition de la ligne de parti est irréaliste. Le Premier ministre est le chef du parti ayant obtenu le plus de sièges et son pouvoir repose sur l'assentiment de l'Assemblée nationale. La discipline de parti est donc indispensable, d'un côté ou de l'autre de la Chambre bleue.
Par contre, si nous avions un système ressemblant à celui des Américains, alors là, oui, il pourrait y avoir plus de dissidence puisque le pouvoir du Président ne repose pas sur l'assentiment et la composition du Congrès, mais sur le peuple. Commentaire de: Nelson Roy
La ligne de parti ne devrait s'appliquer que pour les sujets qui ont un lien direct avec le programme électoral ou l'idéologie du parti.
Dans le cas présent c'est un projet de loi privé. Aux États-Unis, les représentants à la chambre et les sénateurs sont libres de voter selon leurs convictions. Commentaire de: John Doe
C'était prévisible que des membres du PQ abandonneraient avec une si mauvaise campagne. Mais au bout du compte, il y a de la vérité qui jaillit.
Depuis que internet existe presque partout, même au travail, le résultat net est que la télévision et les médias ne contrôlent plus l’information dans sa totalité. Il y a bien des gens qui sont informés sur des choses qu'on n'entendra pas parler nul part ailleurs que sur internet, des documentaires à la Zeitgeist et Home vous font ouvrir les yeux sur une réalité cachée, une sorte de prise de conscience qui n'existait tout simplement pas avant le visionnement de ceux-ci. La majorité des gens voient bien que les banques mènent le monde et que les politiciens sont littéralement comme de simples marionnettes soumises à la même réalité. Peu importe leurs intérêts, une chose prédomine, c'est-à-dire l'argent, toujours l'argent. Des promesses brisées, de plus en plus de lois, de plus en plus sévère pour les automobilistes avec de nouvelles façons d’écœurer les gens en inventant le terme '' grande vitesse '' pour ensuite se faire remorquer à même nos frais, on sait maintenant que les policiers ont un cota, les caméras sur les routes pour des tickets supplémentaires (on vous dira que c'est pour la sécurité), etc. À force de prendre les gens pour des ignorants et des valisent, le gouvernement va atteindre la limite et cette limite est plus proche qu'on le voudrait. Les événements sont secondaires, c'est d'abord la prise de conscience, ensuite les gestes suivent et c'est toujours comme ça. Commentaire de: Georges Allaire
C'est pourtant simple: le présumé politique des dernières décennies a rendu l'âme (si âme est la bon mot). Les citoyens se chamaillaient pour élire une majorité qui s'exprimait dans leur propre langue et recevaient, en retour, des bénéfices financiers et sociaux appréciables. Mais il coûte plus cher assurer un bénéfice au moyen d'une armée de fonctionnaires mieux payés que leurs commettants que de le faire soi-même. Au terme, les fonds publics ont fondu et les élus n'ont plus les moyens d'offrir les bénéfices attendus par leurs électeurs.
Que les députés, en groupes ou individuellement, disent la réalité crue et ils ne seront ni crus ni appuyés. Passer de parti à indépendant est une vaine tentative de fuir la responsabilité qu'on a eu avec d'autres en accablant les autres avec lesquels on était. Mais cela ne crée pas plus de richesse sociale ni n’offre de solution à l'indigence publique. Commentaire de: Allen Guilbert
Ce n'est pas d'un député qui dit ce qu'il pense que les citoyens veulent ils veulent un député qui les représente En démocratie la représentation est l'un des quatres principes fondamentaux La démocratie ce n'est pas remettre à chacun un peu de pouvoir c'est garantir à tout le monde d'être entendu et assurer à tout ceux qui dérogent aux règles et aux lois qu'ils seront poursuivis et jugés Définition : Ensemble de règles et principes qu'une société se donne à un moment donné de son histoire par le biais d'une charte ou d'une constitution (ou les deux) par lequel elle vise à assurer l'avenir et préserver l'héritage des collectivités qu'elle représente, tout en protégeant les droits et liberté des individus qui l'a composent. Comme institution la démocratie repose sur quatre grands principes fondamentaux. 1) La volonté populaire ( Élection, référendum, consultation et règle de la majorité ) 2) La liberté d'expression ( Droit de parole, liberté de culte et droit à la dissidence) 3) Le parlementarisme ( Représentation, commission ) 4) La justice. ( Égalité équité et sécurité) Aucun des quatre grands principes prit séparément, n'est en mesure d'assurer et de garantir la démocratie. Aucune démocratie n'est absolue et nulle société ou gouvernement ne peut prétendre la posséder complètement. Seul l’interaction de ces quatre grands principes assure et ce à des degrés divers (dépendamment des objectifs fixés par une société) la pérennité de la démocratie. Si l'un des quatre principes fondamentaux vient à faire défaut, les fondements de la démocratie ne sont plus assurés. Par contre si trois des quatre principes mentionnés sont chancelants mais que le quatrième repose sur du solide, la démocratie par sa définition demeure. A la lumière de celle-ci il est plus facile de voir les faiblesses et les forces de notre démocratie, de la comparer avec celle des autres, pour réaliser à quel point la nôtre n'est pas si mal » Allen guilbert Commentaire de: Sierra Charlie
J’ai l’impression que nous sommes dans une sorte de réplique sismique de la Révolution tranquille : après l’Église, c’est maintenant les partis qui se fait larguer.
C’est la perte de confiance envers le « système » : droite, gauche, fédéralisme, souverainisme, ces repèrent ne signifient plus rien et les Québécois votent surtout en fonction de l’honnêteté et de l’intégrité qu’ils perçoivent d’un candidat. Alors, les vieux discours des politiciens ne tiennent plus la route, et ils deviennent eux-mêmes les artisants de cette perte de crédibilité envers leur parti. Comme les Églises, les partis vont finir par être désertés. Commentaire de: champetier ivan
Louise Beaudoin en a été,de ces gouvernements qui ont rendu les citoyens tels qu'ils sont face aux politiciens! Faudrait-il le lui rappeller?
On dit qu'on récolte ce que l'on sème! Commentaire de: andré michaud
On ne peut à la fois choisir d'être membre d'un parti et agir comme un indépendant !! On peut cependant comme André Arthur être indépendant et près d'un parti..
Commentaire de: yvan rochon
Je serais bien d'accord a ce que la ligne de parti ne soit pas obligatoire tout le temps mais il faut retenir qu'un gouvernement quel qu'il soit a besoin de savoir ou il s'en va.Si le rejet d'une législation ne met pas en cause la stabilité du gouvernement ca va mais si ca devait amener des élections trop fréquentes c'est pas facile a accepter.De plus chaque personne qui se présente pour un parti doit savoir ce qu'il devra défendre.Remarquez bien que dans la situation de l'amphithéatre c'est Mme Maltais qui a présenté le projet de loi alors il apparait évident qu'elle n'a pas consulté ses collegues.Mais il y en aura plusieurs pour mettre ca sur le dos de Jean Charest.
Commentaire de: gigi gazaille
La partisannerie ne devrait exister que durant les campagnes électorales. Après le jour du vote, les gagnants prennent les rênes du pouvoir et doivent administrer pour tous. Les membres de tous les partis élus devraient travailler ensemble au bon fonctionnement du gouvernement.
L'Opposition ne devrait pas être là pour tout bloquer, parce que s'ils ne sont pas les proposeurs, c'est surement mauvais. Mme Marois a joué ce jeu-là, depuis qu'elle est à la tête du PQ, essayant toujours de tout faire dérailler, de rendre le Gouvernement non fonctionnel: dans le seul but de se faire du capital politique. Mme Beaudoin a raison sur ce point. Commentaire de: Thérèse Julien
Encore une fois, c'est de vouloir tenter d'imposer la vision d'un scrutin proportionnel comme étant plus "démocratique".
En théorie ça peut passer! En réalité, c'est toujours le Parti gagnant (majoritaire) qui décide peu importe. Les différents groupes (représentants) des suffrages universelles peuvent: chiâler, critiquer, protester etc., ça ne sert qu'à ralentir toutes RÉFORMES potentielles dans un lapse de temps "acceptable" c'est tout - en d'autres termes, c'est le maintien du sempiternel statu quo. On voit régulièrement, depuis au moins 20 ans, ce que ce genre de Parlement produit ie.: sempiternels débats, sempiternels engueullades, chacun y met son grin de sel sans toutefois, produire quelqu'avancement de projets que ce soit... Ça ne produit que des coallitions lesquelles, ne sont fonctionelles QUE lorsque tous pensent dans la même boîte (gauchistes ou droitistes), à quelques différences près c'est tout. Commentaire de: france lemay
Église larguée, politiciens largués, parents largués, gens d'affaires largués...le petit peuple est roi! Les enfants-rois ont de 7 à 77 ans et n' acceptent plus l' autorité. C' est pourquoi ils élisent des crétins comme députés.(NPD)Ainsi, ils seront plus faciles à blaster...à manipuler.Tout l'monde veut être la vedette,le chef. Les égos sont gros comme Jupiter. Le Québec traverse une époque d'anarchie totale. «Écoutez-moi...c'est moi qui a raison...je suis la vérité, le chemin et la vie». Les Québecois se permettent même de faire la leçon aux Américains,aux Canadiens Anglais et à la planète toute entière. Plus besoin des Charest-Marois-Duceppe-Harper...On va se diriger nous-mêmes en suivant les cônes oranges de Jack Layton. Quelle farce! Et en même temps, quel drame! C' est triste et angoissant de constater que l' horizon économique et politique est de plus en plus bouché et que des individus comme Khadir, Beaudoin, Curzi et Lapointe font la pluie et le beau temps au Parlement. Leurs OPINIONS PERSONELLES, on aurait pu s'en passer. En réalité,elles n' ont pas plus d'importance que celle d' un cône orange. Et s' ils étaient conséquents avec leurs belles paroles moralisatrices,ils devraient démissionner de leur poste de députés au sein d' un Parlement qu'ils disent anti-démocratique. Ben non..! Le salaire, les avantages...Ils jouent les vierges offensées alors qu'ils sont en réalité des traîtres, des rebelles sans cause. Et dans le cas de Khadir, un déphasé social. Ah les Québecois!!! Les champions du chialage,de la critique,de l'immobilisme, de l'endettement et du quêtage à Ottawa. Et ça se dit indépendantistes. Après la Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, ce sera à qui le tour..? Eh oui... À ce moment-là, les enfants-rois seront les maîtres d' un Parlement-bidon entouré de cônes oranges.
Commentaire de: jimmy Brindle
En siégant comme indépendantiste , vous avez renié votre parti et sa raison d`être . Vous n'êtes pas un parti désigné et vous ne représenté , que de façon générale , et d'une voix sans appuie , les gens de votre comté .
Il faut quelques fois savoir se taire et d'autres fois dénoncer les situations inacceptables . La transparence est de rigueur en tout temps , ni personnes et ni parti politiques ne peuvent être au dessus des lois . Il n'y à pas de vielles façons de faire , seulement des gens qui ne sachent faire correctement et honnêtement . Commentaire de: gigi gazaille
@ france lemay
On ne peut qu'applaudir à deux mains: votre exposé. Le Québec est en pleine crise d'adolescence. Mais, il y en a dont la crise d'adolescence tourne au drame. Est-ce que François Legault sera le Messie tant espéré, pour prendre la pôle avant de frapper le mur. Commentaire de: Thérèse Julien
Est-ce que les Beaudoin, Curzi et als représentent vraiment une majorité ? NON et ma réponse.
Ils n'aiment pas "la décision" du Parti alors, ils ont deux choix possibles OU 1-. ILS traversent le planche pour joindre les rangs d'un autre Parti dont les idées rejoignent plus les leurs ou 2-. ILS deviennent des indépendants en Chambre... C'est ÇA la démocratie P.S.: Une 3 ième solution pourrait être leur démission de l'aréna politique OU, la formation d'un nouveau Parti politique, pas celui de Legault, mais qui tenderait beaucoup plus à gauche que le PQ d'aujourd'hui... Commentaire de: jimmy Brindle
La fin du Bloc à été le prélude de la chute prochaine du PQ . Un parti politique ne peut , éternellement , jouer sur la même corde éternellement et être dirigé par plusieurs chefs d'orchestres . Les évènements récents tendent à prouver ce fait .
Nul n'est besoin de majorité , l'importance de ces dissidents et la noble raison de se séparer est suffisante . Il se trouve , en ce parti , d'autres membres qui ne peuvent honnêtement partager la décision de Mme Marois et qui pourraient démissionner . Commentaire de: france lemay
À Gigi:
François Legault ne sauvera personne. Il est lui-même un démissionnaire du Parti Québecois, donc, dans le même bain que les 4 autres. Ce sont des infidèles. Les Québecois ne peuvent que se sauver eux-mêmes. Les chefs ne sont que des catalyseurs. L'action, c'est le peuple qui la fait. Et le peuple est tellement mêlé..! Nous vivons dans l'illusion d'avancer mais nous n'allons nulle part. Nous avons un même objectif mais n'avons pas la cohésion qu' il faut pour l'atteindre. Vous avez raison, nous sommes un peuple adolescent, qui s'imagine qu'il n'a plus besoin de ses parents alors qu'il est encore totalement dépendant. Nous sommes rebelles à l'autorité,mais sans cette autorité, nous sommes complètement ÉGARÉS. Trop d'egos,trop d'opinions, trop de tiraillements. Notre crise d' adolescence est loin d'être terminée.Est-ce que ça vous tenterait vous,d'être les parents de la famille Québecoise??? Alors chapeau aux politiciens qui essaient d' avancer en ligne droite malgré l'adversité.`Les démissionnaires sont des enfants rebelles qui quittent la maison avant qu' elle soit finie de construire, parce que ça ne leur tente pas de travailler. Ils veulent être leur propre patrons. Des p'tits boss des bécosses! Commentaire de: Adrien Arcand
Certainement qu'un député doit suivre la ligne de parti (pour en faire partie) et ne doit pas affirmer à tort et à travers le contraire des autres députés ou du programme du parti !
Ça prend un minimum de cohésion. Par contre un projet de loi PRIVÉ qui vise à museler la population et qui scelle une entente (présumément illégale selon la loi sur les Villes et Municipalités) avec un entrepreneur ne devrait pas faire l'objet d'un vote selon «la ligne de parti» ! Mme Marois a d'ailleurs avoué son erreur de n'avoir pas consulté ses députés avant de déposer le projet de loi-Labeaume et d'imposer un vote. Commentaire de: Charles Deleon
M.Arcand si Mme Marois a fait une erreur ca aurait du se régler entre eux pas devant le peuple....et si elle ne voulait pas s'excuser auprès d'eux et bien c'est elle la chef.
Ca prend un capitaine sur un navire et il vaut mieux un mauvais capitaine que pas de capitaine. Quand on élie un chef une couple de mois avant ..on se la ferme et on suit.. elle a le droit de se tromper..on protège son chef... quand ca dure trop longtemps on en reparle au prochain congrès. Alors la on prend une décision et si on la remet la on suit. Sinon on démissionne du parti. Qu'est ce que cette annonce ? Je suis un député indépandant et indépandantiste. J'en ai rien à ciré du indépandantiste .Savez-vous pourquoi? Parce qu'on le sait. Ils pourraient ne plus jamais en parler de leur vie ces trois là..on le sait qu'ils sont indépendantistes. Est ce que Jacques Pariseau a besoin de se dire ..indépendantiste. Laisser un commentaire:
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
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