28 Juin 2011

Permalink 12:56 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 15 mots  

De bon goût

Un de mes amis a pris cette photo en Beauce et me l'a envoyée...

bar


Permalink 06:53 am, Richard Martineau / Franc-parler, 15 mots  

"Kessé qui fait, Charest????"

Hitler pogne les nerfs et dénonce l'état pitoyable du Québec...

Un classique...





Permalink 06:51 am, Richard Martineau / Franc-parler, 600 mots  

Les gougounes

Hier, en lisant le texte hallucinant de Sarah-Maude Lefebvre sur les armes que les jeunes du primaire et du secondaire apportent avec eux à l’école (carabines, haches, explosifs, poings américains), je pensais à ce que Jasmin Roy m’a dit il y a quelques jours, quand nous sommes allés faire de la promo pour TVA et LCN dans la région d’Orford.


UN DÉTAIL RÉVÉLATEUR

« J’ai prononcé des conférences dans plusieurs écoles de la province, m’a-t-il dit, et chaque fois que j’entre dans un établissement, on me présente le directeur ou la directrice. Or, à plusieurs reprises, la personne qui dirigeait l’école me recevait dans son bureau en short et en gougounes… »

Vous me direz qu’il n’y a pas vraiment de lien entre le fait qu’un directeur d’école porte des gougounes et le fait que des jeunes apportent des haches et des carabines à leur école.

Vous avez raison.

Quoique…

C’est le genre de petit détail qui en dit long sur notre conception de l’autorité.


MON AMI LE DIRECTEUR

De dire Jasmin Roy : « Quand j’étais jeune, et qu’on nous envoyait dans le bureau du directeur, on était dans nos petits souliers. Le directeur était une figure d’autorité, et il nous recevait en veston-cravate. On le respectait…

« Veut, veut, pas, quand tu occupes un poste d’autorité, l’habit fait le moine. Quand ton supérieur te reçoit en short et en gougounes, tu n’as pas la même relation avec lui… Il n’a pas vraiment d’ascendance sur toi, c’est comme s’il descendait de deux, trois crans et qu’il se mettait à ton niveau…»

Imaginez une scène de la vie quotidienne d’une école.

Un p’tit gars se fait pincer avec un poing américain dans son casier, et son prof l’envoie dans le bureau du directeur.

Le bonhomme le reçoit en chemise hawaïenne et en flip-flops.

Imaginez la même scène, maintenant, mais dans un beau clair-obscur, avec un directeur peu jasant qui porte un habit sombre et une cravate.

Pas la même chose, non ?

C’est la différence entre être reçu par Jerry Lewis et par Don Corleone.


F**K L’AUTORITÉ !

« Les parents doivent assumer leurs responsabilités, a lancé la présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Josée Bouchard. Ce n’est pas normal que des enfants du primaire aient accès à des armes… »

Eh non, ce n’est pas normal.

Tout comme ce n’est pas normal que des enfants du primaire pensent qu’ils peuvent apporter des armes à l’école sans être punis.

Quand on discute des problèmes qui accablent l’école, on parle souvent des bulletins, de la réforme, de la bureaucratie, des commissions scolaires…

Mais c’est toute notre relation avec l’autorité qui est à revoir. C’est le problème « numero uno » de notre société.

Personne n’a peur.

On n’a plus peur des policiers, on n’a plus peur du prof, on n’a plus peur du directeur, on n’a plus peur des parents, on n’a plus peur du premier ministre…


LE CLUB MED

La seule chose qui nous fait peur, c’est la hiérarchie.

Ça, ça nous fout la trouille.

Il faut que tout le monde soit sur le même pied d’égalité.

On aimerait vivre dans un gros club Med, avec des Gentils Membres et des Gentils Organisateurs en gougounes…