31 Août 2011

Permalink 15:04 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 266 mots  

Pour que tu m'aimes encore

Hier, je vous présentais un petit sketch sur le PQ. Voici maintenant la chanson thème que Pauline Marois va utiliser lors de la prochaine campagne.

Il s’agit d’une version étonnante du célèbre succès de Céline Dion Pour que tu m’aimes encore…

(Après, je lâche le PQ pour quelques jours et passe à un autre sujet, je vous le jure…)

On se tire dans le pied
On se poignarde dans le dos
On se tape sur le nez
On se dit des gros mots

Et on claque des portes
On fait des psychodrames
J’ai beau être faite forte
Ça te secoue une femme

Je baisse dans les sondages
Je sais, ça décourage
Mais je travaille très fort
Pour que tu m’aimes encore

Je tiens des assemblées
Aux quatre coins du Québec
J’organise des soupers
Je quémande des chèques

Je souris à Drainville
Je fais tout pour la cause
J’ai appelé Luc Mervil
Et même Gérald Larose

Je mets d’l’eau dans mon vin
J’écoute les citoyens
Je fais tous ces efforts
Pour que tu m’aimes encore

Pour ne pas vous faire peur
Je parle de gouvernance
Bien qu’en fait, j’ai à coeur
L’idée d’indépendance

Pour séduire les gauchistes
J’ai vendu mon château
Contre le gaz de schiste
J’ai joué à l’écolo

J’ai traité mon caucus
Comme une bande de minus
Et j’ai pris seule la barre
Pour que tu m’aimes encore



Permalink 15:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 102 mots  

Collaboration spéciale

Demain, j'interviewe Philippe Katerine à Paris pour Les Francs-Tireurs...

Quelle question vous aimeriez que je lui pose?

Moi, personnellement, ces chansons infantiles/enfantines, je suis dans la ouate avec mon toutou, pouce dans la bouche, grande veste de laine qui semble avoir été achetée au Village des valeurs, ça me laisse plutôt froid...

Vous? Vous en pensez quoi, de Philippe Katerine?

Un grand artiste dans la lignée des peintres dadaïstes et du compositeur Érik Satie, le Gainsbourg des années 2000... ou un escroc qui se fout de notre gueule en répétant "J'aime tes fesses" 50 fois de suite?








30 Août 2011

Permalink 12:25 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 323 mots  

Référendum populaire: réplique

Réponse de Bernard Drainville au texte que j'ai écrit sur son idée de référendum populaire:




En réponse à ton texte sur les référendums d'initiative populaire, je t'écris ces quelques lignes pour t'expliquer mon point de vue.

Je tiens d'abord à te rappeler que l'idée de se doter d'une loi sur les référendums d'initiative populaire n'est pas vraiment nouvelle. Plusieurs l'ont déjà proposée au Québec, surtout comme une stratégie d'accession à l'indépendance.

Mais les référendums d'initiative populaire ne serviraient pas simplement pour un éventuel référendum sur l'indépendance. Ça pourrait fonctionner pour d'autres enjeux, par exemple pour celui de la commission d'enquête.

On se rappellera que l'hiver dernier, alors que 80 % des Québécois voulaient une commission d'enquête, Jean Charest s'est entêté et a refusé de la tenir. Avec une mesure comme celle que je propose, les Québécois auraient pu se mobiliser pour forcer Jean Charest à agir. Je pense que ça aurait été dans l'intérêt des Québécois de pouvoir le faire.

Le but, c'est de mettre l'intérêt public à l'avant-plan. Parce que l'intérêt citoyen doit en tout temps primer sur l'intérêt partisan.

Sur le principe de la chose, je pense qu'on est beaucoup mieux servi par une démocratie qui agit en fonction de ce que veut le monde, plutôt qu’en fonction de l'intérêt partisan du PM ou des partis politiques. Dans le cas précis de la commission d'enquête, la volonté de Jean Charest a prévalu sur la volonté de 80 % de la population.

Si on avait eu le référendum d'initiative populaire, j'ai la conviction que nous aurions réussi à recueillir les 850 000 signatures, tellement les gens la voulaient, cette commission. Et aujourd'hui, nous l'aurions, cette commission.

Et on aurait pu commencer à faire le ménage !





Permalink 12:00 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 532 mots  

L'arme ultime

La scène se déroule dans le bunker du Parti québécois. Pauline Marois est assise à une table, les yeux rivés sur un document que vient de lui présenter le député de Gouin, Nicolas Girard.

Nicolas Girard, mal à l’aise:
Tous les sondages le démontrent, madame. Plus de 60 % de la population n’appuie pas la souveraineté. L’option a rarement été aussi impopulaire.

Pauline Marois, qui ne lève pas les yeux du document:
Même avec le plan en dix points de Bernard Drainville ?

Nicolas Girard:
J’en ai bien peur, madame. Comme je vous l’ai dit, les gens ne veulent rien savoir d’un référendum, alors imaginez ce qu’ils pensent d’un processus qui pourrait permettre à 15 % des électeurs d’en déclencher un…

Pauline Marois, regardant Nicolas Girard dans les yeux:
Et la gouvernance souverainiste ?

Nicolas Girard, nerveux:
Les gens ne savent pas ce que ça veut dire, madame.

Silence pesant. Pauline Marois regarde le document en soupirant.

Pauline Marois, explosant:
Et je suis censé faire quoi, moi ? Me laisser insulter comme une dinde ? Je vais regarder le parti couler dans les sondages pendant que les rats quittent le navire ?

Nicolas Girard, prudent:
Je crois qu’on n’a pas le choix, madame. On va devoir sortir l’arme ultime…

Pauline Marois, incrédule:
Vous voulez dire… ?

Nicolas Girard:
Oui, madame. Il faut appeler Capitaine Québec.

Pauline Marois, regardant Nicolas Girard avec gravité:
Que Dieu nous vienne en aide… (Elle prend le combiné du téléphone et signale) Jean-François ? Le temps est venu. Appelez Gérald Larose.


SCÈNE DEUX

Pauline Marois est affalée dans un fauteuil, épuisée. Brusquement, la porte de son bureau s’ouvre et un Géral Larose ébouriffé, vêtu de son costume bleu en lycra, entre en trombe.

Gérald Larose:
Ne craignez plus rien, madame, me voici !

Pauline Marois, levant les yeux au ciel:
Vous pouvez organiser les états de la souveraineté ?

Gérald Larose
Vous voulez rire de moi ? Toutes les troupes sont sur un pied de guerre ! Paul Piché, Biz, Luck Mervil, tout le monde est là ! J’ai même demandé à Raoul d’écrire un nouveau thème. Vous voulez l’entendre ? (Il se met à chanter) Référendum-dum-dum, référendum-di-di-dum…

Pauline Marois, excédée:
Ok, Ok, Gérald… ! On est pressé, on n’a pas le temps. Vous ne pouvez pas prendre le dernier rapport et juste changer les chiffres ?

Gérald Larose:
Parfait ! (Il baisse la voix) Si vous voulez, on peut inclure un document prouvant que l’indépendance guérirait les problèmes d’incontinence. Ça rassurerait les personnes âgées…

Pauline Marois, se massant les tempes:
Faites ce qu’il faut…

Gérald Larose, tout sourire:
Yes, that’s my girl ! (Il prend Pauline Marois dans ses bras, la couvre de baisers puis sort de son bureau en chantant) À partir d’aujourd’hui, demain nous appartient !!!

Pauline Marois reste silencieuse pendant quelques secondes. Puis elle prend le téléphone…

Pauline Marois:
Pierre ? C’est Pauline. Si tu veux la job, elle est à toi. Je m’en retourne à Charlevoix…

29 Août 2011

Permalink 11:15 am, Richard Martineau / Franc-parler, 584 mots  

Le tout pour le tout

La semaine dernière, je suis allé luncher avec un ami avocat féru de politique.

« Peux-tu m’expliquer ce qui se passe actuellement au PQ ? lui ai-je demandé. Je ne comprends plus rien. Les souverainistes sont en train de se trucider alors qu’ils devraient surfer le vent dans le dos… »

« C’est simple, m’a-t-il répondu : ils jouent le tour pour le tout. »


PAS DE TEMPS À PERDRE

« Les militants purs et durs savent que le temps est compté, m’a dit mon ami. Dans cinq, six ans, c’en est fini du projet souverainiste. C’est une question de démographie. Les immigrants ne s’y intéressent pas, les jeunes trouvent que c’est une idée dépassée…

« Il leur faut donc agir le plus rapidement possible, avant que la fenêtre d’opportunité ne se referme définitivement. Or, le PQ est prudent, il marche sur des œufs et ne parle pas trop d’indépendance de peur de perdre les prochaines élections…

« Ce tataouinage exaspère les purs et durs de la souveraineté qui veulent réaliser leur rêve de leur vivant et qui n’ont plus de temps à perdre. Pour eux, c’est tout de suite ou jamais. Ils ont donc décidé de dynamiter le PQ afin de remettre la question à l’avant-plan.

« Ils jouent le tout pour le tout. Ou l’indépendance se fait bientôt, ou elle ne se fera jamais. Ils préfèrent perdre debout que de ne rien faire… »


LA BRIGADE GRISE

Bref, c’est tout ou rien.

Ou on gagne par la peau des dents, ou on se pète spectaculairement la gueule.

De toute façon, il faut bouger : les babyboomers qui ont lutté toute leur vie pour voir le Québec devenir un pays ne sont plus jeunes, jeunes.

Certains sont à la retraite, d’autres s’acheminent vers le quatrième âge.

Ils ont donc décidé de brandir leur sabre pour une dernière attaque, et de foncer tête baissée vers la forteresse fédéraliste.

C’est la charge de la brigade grise.

Un dernier sursaut de vie avant le repos du guerrier.


IZNOGOUD

Et puis, il y a les ambitions personnelles.

Regardez Pierre Curzi : après avoir conspué le PQ et dansé sur son cadavre, il dit qu’il est prêt à revenir… si c’est lui le chef.

Il veut être calife à la place du calife.

Pourquoi se contenter d’être le troisième violon dans le fond de la salle quand on peut être le gars qui se fait aller la baguette sur le podium, en avant ?

« Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », dit l’adage. Et qu’est-ce que la politique, sinon un formidable zoo humain ?

Oubliez Occupation double et Jersey Shore.

L’émission de télé réalité ultime est la scène politique. L’homme s’y révèle dans toute sa splendeur et toute sa bassesse, enrobant ses appétits personnels dans toutes sortes de beaux discours altruistes.

Faire de la politique autrement ? Faites-moi rire ! Les politiciens n’ont qu’un but : gagner.


QUESTION QUIZ

D’ailleurs, vous croyez que les démissionnaires du PQ auraient claqué la porte de leur parti avec autant de grogne et de violence si celui-ci avait régné dans les sondages ?

Poser la question, c’est y répondre.

L’homme n’est pas si difficile à comprendre, finalement…




28 Août 2011

Permalink 03:28 am, Richard Martineau / Franc-parler, 124 mots  

Félicitations!

Je voudrais féliciter les souverainnistes anti-PQ pour les efforts qu’ils ont mis ces derniers temps à démolir le seul parti ouvertement séparatiste.

Votre acharnement n’a pas été vain.

Grâce à vous, les fédéralistes vont remporter les prochaines élections haut la main, et le PQ va être rabaissé au rang de formation marginale…

Au nom de tous les gens qui, depuis des lustres, ne cessent de répéter que votre combat est ridicule et dépassé, je vous dis chaleureusement « Bravo ».

Vous avez réussi à leur donner raison. Même Jean Charest et ses amis de Power Corporation n’auront pas réussi un tel coup de maître.

J’espère que vous êtes fiers de vous.



Permalink 03:27 am, Richard Martineau / Franc-parler, 428 mots  

Dur, dur l'examen

Il y a quelques jours, je déplorais le fait que les recteurs d’universités ne cessent de baisser la barre afin d’aider les futurs enseignants à passer leur test de français obligatoire.

« Les futurs profs vont pouvoir passer l’examen cinq fois, écrivais-je. Et s’ils se plantent, ils auront droit à un cours de perfectionnement en français !

« Pourquoi ne pas changer l’examen et le rendre plus facile afin de faire passer davantage d’étudiants, tant qu’à faire ? »


CONNAISSANCE PARCIMONIEUSE

Cette chronique m’a valu plusieurs courriels, dont celui-ci que je trouve particulièrement savoureux. (Je cache le nom de la signataire par charité humaine.)

« Je ne suis pas d’accord avec votre chronique. Je vais commencer ma deuxième année de bac en enseignement primaire en septembre.

« J'ai passé le test de français cet été. J'ai réussi la partie rédaction à 95 % mais j'ai échoué la partie code linguistique à 60 %.

« Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de passer cette partie du test mais, sérieusement, en tant que futur enseignant, est-ce qu'on a besoin de savoir ce que le mot « parcimonie » veut dire ? Pensez-vous qu'un enfant va arriver en classe un bon matin et me demander : « Madame, qu'est-ce que ça veut dire le mot parcimonie ? »

« On n'est pas des ordinateurs, on est des humains et c'est normal, pour un humain, de ne pas connaître tous les mots… »


LES ENFANTS DE LA FACILITÉ

Vous avez bien lu.

Demander à un futur enseignant qui en est à sa DEUXIÈME année d’université de connaître la définition du mot « parcimonie » est trop exigeant !!!

Pas étonnant qu’Umberto Eco va sortir une version simplifiée de son best-seller Le Nom de la rose. Les gens connaissent de moins en moins leur langue, lisent des livres de plus en plus faciles, écrits avec des crayons de plus en plus gros…

Partout, sur les plages, aux abord des piscines et dans les parcs, on voit des adultes lire des livres destinés aux adolescents : Harry Potter, Marc Lévy, des sagas historiques qui semblent avoir été écrites pour la télé…

Qu’est-ce que vous voulez faire contre ça ?

Ce n’est pas seulement le système d’éducation qui s’enfonce dans la médiocrité, c’est la société au grand complet.

La notion d’effort fout le camp, l’art cède la place au divertissement, les gens parlent n’importe comment, et Indignez-vous, un pamphlet de 32 pages rempli d’élucubrations marxistes simplissimes, passe pour un essai magistral.



Permalink 03:25 am, Richard Martineau / Franc-parler, 542 mots  

Quelle excellente idée!

Ainsi, pour attirer davantage de gens vers le PQ, Bernard Drainville propose de permettre les « référendums d’initiative populaire ».

Grâce à ce processus, les citoyens pourraient obliger le gouvernement en place, quel qu’il soit, à tenir un référendum.

Il suffirait de convaincre 800 000 personnes de signer un registre et bingo ! on aurait un référendum sur la séparation du Québec.


LA DICTATURE DE LA MINORITÉ

On dirait que le PQ fait exprès.

Alors que les sondages montrent que la grande majorité de la population NE VEUT PAS entendre parler de souveraineté, l’un des ténors du parti propose de faciliter la tenue de référendums portant sur… la souveraineté !

Coudonc, êtes-vous sourds ? Faut-il vous le crier en latin pour que vous compreniez ?

Il suffirait que 800 000 personnes (soit 11 % de la population) trouve que le gouvernement devrait tenir un référendum sur la souveraineté pour que le processus soit AUTOMATIQUEMENT enclenché et que la province au grand complet se retrouve paralysée par un débat dont la majorité des gens ne veulent pas !

Bonjour la démocratie.

Et après ça, on dit que le PQ veut « se rapprocher du peuple »…

C’est à se demander s’il n’y a pas un mauvais plaisantin qui verse du LSD dans la machine à café du quartier général du PQ…


LE COUTEAU SUR LA GORGE

Vous imaginez le bordel, vous ?

Un twit de l’Alberta décide de piétiner le drapeau du Québec en direct à la télé ? 800 000 auditeurs de ligne ouverte signent une pétition et paf, on se retrouve avec un référendum !

Le gouvernement canadien décide de verser une subvention à Terre-Neuve plutôt qu’au Québec ? 800 000 frustrés signent une pétition, et on est parti pour deux mois de chicane !

Êtes-vous sérieux ? Est-ce vraiment comme ça que vous voulez diriger le Québec ?

Transformer chaque petite crise en référendum potentiel ?

C’est le retour du couteau sur la gorge.

Sauf que cette fois-ci, ce n’est pas le gouvernement qui maniera l’arme blanche en disant au Canada : « Écoute-nous ou on te saigne », mais 150 000 cégépiens, 250 000 séparatistes purs et durs et 400 000 bozos !


LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU QUÉBEC

Cette obsession du « pouvoir citoyen » est en train de devenir complètement grotesque. C’est à quel parti va remettre le plus de pouvoir dans les mains de monsieur et madame Tout-le-monde.

Vous aimez les citoyens tant que ça, amis politiciens ? Démissionnez et demandez à Jean-Marc Léger de diriger la province !

Chaque jour, son équipe de téléphonistes posera une question aux citoyens, et la réponse du bon peuple deviendra de facto une politique du gouvernement de la République populaire du Québec !

Ça, ça serait de la vraie démocratie directe !

Êtes-vous pour la peine de mort ? Oui ? Érigez des potences !

Êtes-vous pour la castration des pédos ? Oui ? Appelez le doc Mailloux et donnez-lui des ciseaux affûtés !


PAUVRE PQ

Et moi qui croyais que Bernard Drainville incarnait la voix de la raison au PQ…

Pauvre madame Marois.

Pourquoi reste-t-elle à la barre de cet asile quand elle pourrait couler des jours heureux dans son palais ?






25 Août 2011

Permalink 06:34 am, Richard Martineau / Franc-parler, 583 mots  

La coalition impossible

Le végétarisme est à la mode, depuis quelque temps.

Mais ce mot passe-partout est utilisé à toutes les sauces pour désigner différents groupes qui ne partagent pas la même vision des choses.

Il y a ceux qui ne mangent pas de viande mais qui bouffent du poisson, les végétaliens qui ne touchent pas aux œufs ni aux produits laitiers, les puristes qui ne mangent que des légumes crûs, les macrobiotiques qui évitent les pommes de terre et les fruits exotiques, etc.


CHACUN SON KIT

Idem pour les souverainistes.

Il y a les purs et durs qui veulent une élection référendaire, les étapistes qui veulent y aller petit à petit, les tenant de la gouvernance souverainiste qui veulent arracher le maximum de pouvoirs à Ottawa, les indépendantistes de droite, les indépendantistes de gauche, etc.

Bref, il y a autant de souverainistes que de sortes de jeans chez Gap.

Terminée, l’ère du « One size fits all ». Désormais, chaque tranche de la population a son petit kit idéologique.

La souveraineté est comme un buffet : vous prenez une assiette et vous la remplissez comme vous voulez.

Un zeste de Parizeau, une once de Marois, un grand bol de Facal, une lampée de Lévesque, et ça y est, vous avez un repas équilibré.

Alors que votre voisin qui porte un t-shirt à l’effigie de Che Guevara, lui, pigera plutôt dans la casserole du SPQ libre.

Chacun ses goûts, chacun son mets.


ALLIÉS DE CIRCONSTANCE

Le Nouveau Mouvement pour le Québec tente un exercice intéressant, ces temps-ci : réunir TOUS les tenants de la souveraineté autour de la même table.

Un peu comme dans Le Parrain, quand Don Vito réunit les Tattaglia, les Barzini, les Cueno, les Stracci et les Corleone dans le même resto italien.

« Mettons nos différents de côtés et luttons ensemble pour un même objectif… »

(Bon, ce n’est peut-être pas de très bon goût d’utiliser Le Parrain pour parler du mouvement souverainiste, mais vous savez ce que je veux dire…)

L’idée est noble. Après tout, ces gens visent tous le même but.

Mais je vous gage un dix que ça ne marchera pas. Ce beau paquebot va couler à la première vague…


LA CHICANE

Vous imaginez Joseph Facal mangeant avec Pierre Dubuc, vous ? Ou Jacques Parizeau complotant avec Pauline Marois ?

Voyons ! On va voir ça quand Patrick Huard va se marier…

(Oups, ‘scusez : on va voir ça quand Anne-Marie Losique va rentrer chez les Sœurs, d’abord.)

Les souverainistes sont comme les gauchistes : ils se méfient tous les uns des autres.

Les maoïstes détestent les communistes qui détestent les socialistes qui détestent les marxistes-léninistes qui détestent les trotskistes qui détestent les anarchistes qui détestent les membres de la Ligue ouvrière qui détestent…

C’est la chicane perpétuelle.


CAP À GAUCHE

Le PQ devait être le parti de la Grande Coalition. Or, celle-ci n’a jamais vraiment tenue.

Dès le début, le PQ a viré à gauche. Les tenants de la droite se sont retrouvés étrangers sur leur propre bateau.

Enfermés dans la soute à charbon pendant que les amis des grandes centrales syndicales déambulaient sur le pont.

Et vous me dites que ces gens-là vont enterrer leurs haches de guerre ?

Vous rêvez, les amis.



24 Août 2011

Permalink 22:05 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 359 mots  

Un petit bémol: post-face

Plusieurs lecteurs m'ont écrit pour me dire qu'il n'est pas décent de critiquer un homme public qui vient de décéder alors que sa dépouille n'est pas encore enterrée.

1) Je ne suis pas un ami de la famille, mais un chroniqueur. Mon rôle, dans ces cas-là, n'est pas de consoler ou de réconforter les proches ou les fans, mais de tenter de soupeser l'héritage politique (tant positif que négatif) du disparu...

2) Quel est la durée de silence prescrite? 24 heures? 48? 72? Trois mois?

3) Vous croyez que les journalistes auraient gardé un silence "poli" et "respectueux" si c'était Harper qui avait rendu l'âme?

Poser la question, c'est y répondre. Son décès n'aurait même pas été annoncé que déjà, on aurait tiré à boulets rouges sur son héritage...

4) Je n'ai qu'un seul guide, lorsque j'écris: garder mon sens critique, au risque de me faire des ennemis. Je ne suis pas là pour être aimé. C'est le cadet de mes soucis. Écrire n'est pas un concours de popularité...

5) Vous préfèreriez que je fasse l'hypocrite? Vous ne trouvez pas qu'il y a suffisamment d'hypocrites comme ça, dans la vie?

6) Quoiqu'en disent les idéalistes, nous n'avons pas besoin de rêves, dans la vie, mais de lucidité... On n'est JAMAIS trop lucide.

Qu'y a-t-il de mal à dire que Jack Layton n'était pas un saint? Vous ne trouvez pas ça complètement obscène, tout le cirque qui entoure sa mort? Tout cet étalage d'émotion destiné à la galerie?

7) Peut-on poser des questions?

Par exemple: le chef du NPD n'avait-il pas la responsabilité de dévoiler son état de santé AVANT de briguer les suffrages? S'il se savait gravement malade, ne DEVAIT-IL PAS nous le dire?

Aux États-Unis, les chefs doivent dévoiler leur état de santé avant de se présenter, afin de s'assurer que les électeurs ne votent pas pour un homme qui risque de ne pas pouvoir terminer son mandat... Simple question d'honnêteté...

Est-ce si mesquin de poser cette question ?

Est-ce moi qui suis méchant, ou vous qui êtes naïfs ?








23 Août 2011

Permalink 17:44 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 52 mots  

Hard On for the Queen

Quand le gouvernement fédéral a annoncé que Jack Layton aurait des funérailles d'État, le communiqué disait que Jack Layton était «chef de la loyale Opposition de Sa Majesté et membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada".

My God!!!!!

Harper est vraiment bandé. sur la Reine...





Permalink 06:23 am, Richard Martineau / Franc-parler, 512 mots  

Le club des déconnectés

Selon le sondage Léger Marketing/Agence QMI publié hier, l’appui à la souveraineté serait de 36 %.

Et après, on nous dit qu’on assiste à « un gros mouvement de fond » pour l’indépendance, un « automne québécois » qui rappellera le « printemps arabe ».

Où ça ?

Faut-il être complètement déconnecté du peuple pour lancer ce genre d’affirmations ! Faut-il vivre dans sa bulle, faut-il prendre ses rêves pour des réalités !


LA « PAROLE CITOYENNE »

À la première réunion du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), Pierre Curzi a dit qu’il était heureux de voir que « les citoyens reprennent enfin la parole ».

Quoi, ils l’avaient perdue ?

Pourtant, à ce que je sache, les partis politiques sont composés de citoyens, non ? Ce sont des citoyens qui ont accordé un taux de confiance historique à Pauline Marois, ce sont des citoyens qui votent, ce sont des citoyens qui se présentent aux rassemblements des partis politiques.

Je regardais les images de la réunion du NMQ et j’avais l’impression d’assister à une assemblée générale de cégépiens ou à une réunion des anciens combattants de Mai 68.

« Il faut que les citoyens disent ce qu’ils veulent », « Il faut que les citoyens se fassent entendre »...


LA CAUSE DU PEUPLE

Vous voulez que les citoyens décident de ce qui se fait au Québec ?

Parfait, alors arrêtez de parler de souveraineté, baissez les impôts, sacrez des fonctionnaires dehors, diminuez l’immigration et rétablissez la peine de mort.

Parce que c’est ce qu’ils veulent, les citoyens : qu’on cesse de les écœurer avec l’indépendance, qu’on amaincisse l’État, qu’on arrête d’accepter n’importe qui et qu’on pende les pédophiles par les couilles.

Ah, c’est beaucoup moins drôle, hein ? Soudainement, la « parole citoyenne » est moins sexy, moins éclairée…

Les militants professionnels ne cessent de vanter « le peuple ». Mais dans le fond, ils n’en ont rien à foutre, du peuple.

En fait, c’est même le contraire : tout ce que le peuple aime les dégoûte, toutes les positions que le peuple appuie les rebute.

Ce n’est pas le peuple qu’ils aiment, mais la conception rose nanane qu’ils s’en font.

On leur présenterait le peuple en chair et en os qu’ils hurleraient d’effroi et prendraient leurs jambes à leur cou…


BARRER LA ROUTE À LEGAULT

Regardez comment les bienpensants qui adorent parler du « bon peuple » ont réagi aux propos que le vrai peuple a tenu lors des audiences de la Commission Bouchard-Taylor.

Ils ont freaké.

Quoiqu’ils disent dans leurs réunions « populaires », les militants professionnels ne veulent pas que le peuple parle, ils veulent parler à sa place.

Ce week-end, Jocelyn Desjardins, l’instigateur du NMQ, a clamé haut et fort à qu’il « faut barrer la route à François Legault ».

Or, c’est justement pour François Legault que le bon peuple va voter !

Preuve que son mouvement est déconnecté…


22 Août 2011

Permalink 23:33 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 276 mots  

Petit bémol

Désolé si ce que je vais vous dire vous choque, mais...

Chaque fois qu'une personnalité meure, on a droit à 48 heures de superlatifs...

C'était le dernier esprit libre, le dernier honnête homme, le dernier grand artiste, après lui, le déluge, le pays ne sera plus jamais le même...

Je comprends que nous soyions peinés par la mort de Jack Layton.

Mais enfin, il ne faudrait pas en faire un saint...

Le NPD, qu'il dirigeait, est un parti fortement centralisateur, financé par (et à la solde des) grosses centrales syndicales, un parti qui s'intéresse tellement au Québec qu'il a présenté des candidats unilingues anglophones...

De plus, le NPD s'est acoquiné avec des groupes pro-islamistes, allant même jusqu'à appuyer la candidature de Samira Laouni, une femme voilée qui a travaillé à titre de chargée de projets au Congrès Islamique canadien (CIC), une lobby ultra religieux qui a milité pour que l’Ontario permette l’instauration de tribunaux de la charia.

Enfin, il y a quelques années, Jack Layton et sa femme vivaient dans un logement subventionné destiné aux pauvres alors qu’ils faisaient tous deux un très bon salaire.

Bref, un peu de sens critique, s'il vous plaît !

C'est dommage que l'homme n'ait pas réussi à battre son cancer... C'était un homme intègre, un travailleur acharné...

Mais de là à le sanctifier, il y a peut-être une marge...

______

PS: à tous ceux qui me lancent des insultes parce que j'ai osé dire que Layton n'était pas parfait et que son parti n'est pas sans tache: garder son sens critique est-il un crime?















Permalink 21:07 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 36 mots  

Le message de Jack

Je trouve que la lettre d'adieu de Layton peut aussi s'appliquer aux gens qui, comme moi, se situent plus à droite sur l'axe politique: soyez optimistes, ne lâchez pas, impliquez-vous, et on va changer le monde!


Permalink 10:25 am, Richard Martineau / Franc-parler, 15 mots  

Pauses musicales

Il avait l'air d'un maudit bon Jack, qu'on soit d'accord avec ses politiques ou pas...









Permalink 09:55 am, Richard Martineau / Franc-parler, 124 mots  

RIP

Jack Layton est mort...

Quel étrange destin, quand même.

Juste comme le chef du NPD récoltait enfin le fruit de nombreuses années de travail acharné, la Grande Faucheuse est passée...

Reste à savoir si le rapprochement qu'il a tenté vers le Québec lui survivra au sein de son parti. Rien n'est moins sûr...

C'est ce qui arrive quand on vote pour un chef, et non pour un parti.

Quand le chef part, on se retrouve gros Jean comme devant, pogné avec les idées mises de l'avant par sa formation...

On a voté Layton, on se retrouve avec le NPD.

Comme on dit en bon français, "it's a whole new ball game"...

C'est une autre paire de manches...













Permalink 06:28 am, Richard Martineau / Franc-parler, 184 mots  

Va va voum

Vous savez ce qu’est une M.I.L.F. ? Il s’agit d’un acronyme vulgaire (« Mother I’d Like To F… ») utilisé pour désigner une femme de 40 ans qui a eu des enfants et qui est vachement sexy.

C’est la version cochonne des fameuses « soccer moms », les mamans de banlieue qui vont mener leurs enfants au terrain de jeux en 4 X 4.

Eh bien, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis quelque temps, la politique américaine est prise d’assaut par les M.I.L.F.

Quand ce n’est pas Sarah Palin, la « louve de l’Alaska », c’est Michele Bachman.


COMPLEXE D’OEDIPE

Avant, les Républicains avaient un faible pour les millionnaires d’âge mûr qui savaient manier une carabine.

Maintenant, ils n’ont de yeux que pour les « babes » quadragénaires.

Ils ont lâché le Papa autoritaire qui sait se faire respecter des soldats pour la Maman qui sait comment gérer un budget.

« La femme est l’avenir de l’homme », écrivait Aragon.

Il ne savait pas si bien dire…



Permalink 06:27 am, Richard Martineau / Franc-parler, 386 mots  

Pas sa fôte

Ainsi, un bulletin d’information envoyé par le député néo-démocrate Tyrone Benskin était rempli de fautes de français.

Bof, pourquoi s’énerver le poil des jambes avec cette histoire ?


UNE SOCIÉTÉ DE CANCRES

Regardez les tests de français qu’on fait passer aux futurs enseignants.

La note de passage est de 70 %.

Vous faites TROIS fautes à tous les dix mots que vous écrivez (et ce, à la TROISIÈME année de votre bac) ? Aucun problème, vous pouvez enseigner le français aux enfants !

C’est pas beau, ça ?

Et attendez, ce n’est pas tout. Parce qu’un nombre trop grands de futurs profs échouaient ce fameux examen, la Conférence des recteurs des universités du Québec a accepté de baisser la barre.

Avant, les élèves avaient quatre chances pour passer ce test. S’ils ne parvenaient pas à le passer après quatre tentatives (pas un, pas deux, pas trois… quatre !), ils étaient expulsés du programme d’éducation.

Eh bien maintenant, les futurs profs vont pouvoir passer l’examen une cinquième fois ! Et s’ils se plantent, ils auront droit à un cours de perfectionnement en français !

Vive le Québec…

Pourquoi ne pas changer l’examen et le rendre plus facile afin de faire passer davantage d’étudiants, tant qu’à faire ?


LE MAUVAIS ACCENT

Et après ça, on s’étonne qu’un député écrive mal le français.

Nous avons élu des candidats UNILINGUES ANGLOPHONES, bordel !

Si NOUS ne respectons pas NOTRE propre langue, voulez-vous me dire pourquoi les autres la respecteraient ?

Samedi, dans le courrier des lecteurs de La Presse, on pouvait lire le témoignage d’une femme qui affirme que sa cousine a été renvoyée de l’école du Plateau Mont-Royal où elle enseignait car elle avait… un accent du lac Saint-Jean !!!!

Si cette dame parlait avec un fort accent haïtien, arabe ou espagnol, tout le monde trouverait ça charmant.

Mais elle s’exprime, ô scandale, avec un accent du terroir québécois, alors on la vire manu militari en lui disant qu’elle « ne vient pas d’ici » et qu’elle « ne parle pas comme les gens de Montréal ».

Pauvre peuple qui ne cesse de se nier, de se mépriser et de se fuir…



21 Août 2011

Permalink 21:27 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 596 mots  

Jeter un froid

Il y a deux semaines, l’ex-vice président américain Al Gore a littéralement pété les plombs lors d’un colloque sur le réchauffement de la planète à Aspen, Colorado.





Affirmant que les « experts » qui osent critiquer le bien-fondé de ses théories sur le climat sont des « pseudo-scientifiques qui se font passer pour des scientifiques », le prix Nobel de la paix (qui semblait sur un pied de guerre) a répété trois ou quatre fois que les théories « fumeuses » des « climato-sceptiques » étaient de la « bullshit ».

« Bullshit, bullshit, bullshit ! », a-t-il hurlé.


PAS UN DEUX DE PIQUE

Le coréalisateur du documentaire Une vérité qui dérange devrait acheter l’édition de juin 2011 du magazine français Books. Il y trouvera une entrevue fascinante avec Richard Lindzen.

Lidzen n’est pas un « pseudo-scientifique ».

Membre de l’Académie des sciences américaines et professeur de climatologie au Massachussetts Institute of Technology (la célèbre institution de recherche où enseigne Noam Chomsky, le pape de l’extrême gauche américaine), on lui doit un livre (Dynamics in Atmospheric Physics, publié aux Presses de l’université de Cambridge, rien de moins) qui est considéré comme l’ouvrage de référence en physique de l’atmosphère.

Bref, c’est loin d’être un deux de pique.

Il est à Al Gore ce que Ferran Andria, le chef du restaurant espagnol El Bulli, est à Sœur Angèle.

Or, selon Lindzen, la théorie du changement climatique est une illusion.


C’EST LA FIN DU MONDE !

« L’augmentation du climat est de l’ordre de 0,7 degrés en 150 ans, dit-il. C’est dérisoire ! Nous subissons quotidiennement des écarts de température plus importants sans même nous en rendre compte. Bâtir des scénarios d’apocalypse à partir d’un phénomène aussi anodin est risible. »

Selon cet expert, l’état des modèles en climatologie est hautement imparfait et rappelle celui des modèles en économie, qui ont été incapables de prévoir la crise de 2008.

Les amis d’Al Gore nous répètent toujours que l’Antarctique se réchauffe, lance Lindzen. Or, c’est faux. Ça va plutôt dans le sens contraire, vers davantage de glace.

La seule partie de l’Antarctique qui se réchauffe effectivement est la Péninsule, une excroissance qui pointe vers le Chili, et « il s’agit d’un phénomène local dont il n’y a pas lieu de tirer quelque conclusion globale que ce soit ».


ALIMENTER LA PEUR

Pourquoi tout ce brouhaha autour du réchauffement de la planète, alors ?

« À mon sens, le décollage de cette théorie a été le fait de directeurs d’instituts de recherche qui étaient soucieux d’obtenir des financements pour leurs laboratoires, avance Richard Lindzen. Pour cela, créer une peur collective autour d’un problème est une excellente méthode, qui a fonctionné au-delà des espérances.

« La climatologie a été pervertie par des logiques de clans et de propagande, conclut le chercheur. Elle est instrumentalisée par des idéologues, des chercheurs en quête de financements et des politiciens opportunistes. »

Comme Al Gore, qui a utilisé cette cause pour ressusciter sa carrière moribonde.

Et qui pique une crise dès que quelqu’un ose émettre le moindre bémol sur ses théories…


VIVE LE DÉBAT

Je ne dis pas que Lindzen a raison.

Mais pourquoi on ne peut même pas débattre de cette question sans se faire insulter ?



Permalink 21:24 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 187 mots  

En dessous de nous...

Après avoir passé les trois dernières semaines à Québec afin de remplacer François Paradis à TVA en direct, je suis revenu à Montréal vendredi.

Les ponts, les embouteillages, les cônes oranges, les détours, les travaux.

Oh bonheur. Oh joie.

Chaque fois que je reviens de Québec, je déprime.

La ville m’apparaît chaque fois plus terne, plus grise...

Savez-vous quelle est la différence entre les résidants de Québec et ceux de Montréal ?

Les gens de Québec s’intéressent passionnément à ce qui se passe dans les couloirs de leur hôtel de ville, ils suivent l’actualité municipale de très près, alors que les Montréalais s’en foutent…

Les scandales s’accumulent et on hausse les épaules.

« Une autre poutre qui s’effondre ? Ah ben… Aye, c’est-tu écœurant, la visite royale, non ? »

Les Montréalais agissent comme s’ils habitaient une métropole internationale, comme si « les p’tites magouilles » qui agitent « le p’tit monde » de la politique municipale n’étaient pas dignes de leur intérêt…



Permalink 21:23 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 161 mots  

S'en foutre royalement

Voulez-vous me dire pourquoi Stephen Harper a décidé d’ajouter le mot « Royal » aux différents corps d’armée ? Ne voit-il pas que ça va ajouter de l’eau au moulin des séparatistes québécois ?

À moins que le Québec ne pèse tellement plus dans la balance que le Premier Ministre canadien s’en foute royalement…

Qui sait ? On est peut-être rendu là.

Avant, quand le Québec perdait sa suce, il n’avait qu’à crier pour que le fédéral accourt et la lui remette dans la bouche.

Aujourd’hui, le Canada ne s’occupe plus de nous. Le fédéral nous laisse dans notre chaise haute et dans notre couche pleine, et vaque tranquillement à ses affaires pendant que nous hurlons à pleins poumons…

Si c’est ça, ça n’augure rien de bon pour nous.

Le temps est peut-être venu d’arrêter de chialer et de prendre nos responsabilités…


Permalink 21:22 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 237 mots  

Les lunettes roses

Il y a des gens qui ne manquent pas de confiance en eux.

Prenez Jean-Marie Aussant, l’un des députés démissionnaires du PQ.

Il y a quelques semaines, cet homme n’était connu que des maniaques de la politique. Personne n’aurait pu mettre un nom sur son visage.

Aujourd’hui, il souhaite fonder un parti souverainiste et croit qu’il réussira là où René Lévesque et Lucien Bouchard ont échoué.

C’est ce qu’on appelle être optimiste… (ou pas se prendre pour un 7-Up...)


INVERSEMENT PROPORTIONNEL

C’est quand même bizarre, vous ne trouvez pas ?

Moins les gens parlent de souveraineté, plus il y a de groupes et de partis souverainistes ! Le nombre de commis voyageurs vendant la souveraineté est inversement proportionnel à la popularité de la cause…

Bientôt, les séparatistes ne sauront plus où donner de la tête : Option Québec, Parti Québécois, Nouveau Mouvement pour le Québec, Bloc…

On milite pour quel groupe, on envoie notre contribution à quelle adresse ?

Les militants séparatistes devront faire comme Nycole Turmel : ils devront frapper à toutes les portes et collectionner les cartes de membres.

Au lieu d’avoir une grosse fanfare, on va avoir une trompette ici, une clarinette là…

« Pouet pouet » à gauche, « Pouet pouet » à droite.

Et dans le milieu, l’orchestre symphonique du PLQ qui enterra tout ce beau monde avec sa grosse caisse électorale.


19 Août 2011

Permalink 11:41 am, Richard Martineau / Franc-parler, 24 mots  

Par ici les pédos

Child


Certains designers sont complètement tordus...

Des mannequins de 10 ans qui posent comme des "pitounes"...

Il y a une limite à ne pas franchir, non?











Permalink 11:00 am, Richard Martineau / Franc-parler, 25 mots  

Le PQ vous écoute

Le PQ va faire des "assemblées citoyennes" pour se rapprocher du "vrai monde".

Croyez-vous à cet exercice?

Est-ce seulement une opération de relations publiques?


Permalink 09:31 am, Richard Martineau / Franc-parler, 15 mots  

Le thème musical de la journée

Votre mission, si vous l'acceptez, est de rétablir la confiance populaire dans le PQ...





Permalink 09:21 am, Richard Martineau / Franc-parler, 11 mots  

Bientôt sur un écran?

Après Snakes on a plane, voici Bees on a plane!












Permalink 09:08 am, Richard Martineau / Franc-parler, 38 mots  

Touche pas à mon film!

Une maison de production est en train de préparer un remake de... Blade Runner!!!!

À quand un remake de Citizen Kane, tant qu'à faire?

Qu'est-ce qui ne marchait pas dans l'original?

Qui va remplacer Harrison Ford? Justin Bieber?




18 Août 2011

Permalink 16:07 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 22 mots  

Le thème musical de la journée

Jean-Marie Aussant, d'Option Québec, et Jocelyn Desjardins, du Nouveau Mouvement pour le Québec, combattant avec courage les fédéralistes...










Permalink 09:20 am, Richard Martineau / Franc-parler, 71 mots  

Au-delà des images

Un texte extrêmement intéressant sur la famine en Somalie.




L'aide humanitaire, non merci !

Il faut arrêter de traiter l'Afrique comme une victime, estime The East African. L'action des ONG ne fait que maintenir les gouvernements dans un état de dépendance. Et les journalistes étrangers, proches de ces organisations, ne prennent pas la peine de chercher les causes réelles des difficultés que connaît le continent.




Permalink 08:01 am, Richard Martineau / Franc-parler, 77 mots  

Sur la gueule

L’autre jour, je disais que le combat entre le conseiller municipal Marc Pettersen et l’animateur Carl Monette (qui n'aura finalement pas lieu) devrait être diffusé à la télé.

Or, savez-vous que ça existe déjà ?

L’émission I Gotta Grudge, présentée sur Score Network, permet à des gens ordinaires qui ont des comptes à régler de venir se taper sur la gueule devant les caméras.

On n’arrête pas le progrès…




Permalink 08:00 am, Richard Martineau / Franc-parler, 523 mots  

La séparation

Vous avez vu ce qui se passe dans les rangs du mouvement souverainiste ?

Quel bordel…

Les séparatistes sont tellement séparatistes qu’ils se séparent même du parti séparatiste.


ALLO J’ÉCOUTE

Voulez-vous bien me dire comment Pauline Marois peut, une journée, décrocher un taux de confiance historique de 93 %, et, le lendemain, être lapidée à coups de haches par les souverainistes ?

Faut croire qu’il y a une méchante bande d’hypocrites là-dedans…

Jocelyn Desjardins, l’instigateur du Nouveau Mouvement pour le Québec, affirme que le PQ a deux problèmes : il ne parle pas suffisamment de souveraineté et il n’est pas à l’écoute des citoyens.

Or, c’est JUSTEMENT parce que le PQ est à l’écoute des citoyens qu’il ne parle pas trop de souveraineté !

Et c’est parce qu’il est à l’écoute des électeurs de la région de Québec qu’il appuie le projet de l’amphithéâtre !


UN MOUVEMENT DE FOND ?

Contrairement à ce qu’affirme Lisette Lapointe, qui pousse l’optimisme jusqu’au ridicule (ou qui a lâché le Coteau de l’Élisette pour les volutes de l’herbe bleue), il n’existe présentement aucun mouvement de fond pour la souveraineté.

C’est quand la dernière fois que vous avez parlé de ce sujet avec vos amis ? Il n’y a que chez les Parizeau où l’on passe les soirées à débattre de ça.

Ailleurs, on discute de sujets plus importants. Comme le doigt d’honneur de Jacques Languirand ou le retour de Sidney Crosby.


LA PHRASE CREUSE DE L’ANNÉE

Les démissionnaires du PQ ne cessent de répéter qu’il faut faire de la politique autrement.

Comme le demandait l’historien Éric Bédard (dont j’apprécie toujours la justesse de vue) sur sa page Facebook cette semaine : c’est quoi, ça, faire de la politique autrement ?

Organiser des soupers macaroni au lieu des soupers spaghetti ?

Lancer ces souliers, manifester devant un marchand de chaussures ? Faire des high five aux bébés au lieu de les embrasser ?

Louise Beaudouin se scandalise du fait que le PQ appuie le projet de l’amphithéâtre pour gagner des votes dans la région de Québec.

Quoi ???? Un parti qui est prêt à appuyer un projet populaire pour gagner une élection ???

Alertez les médias, on a un scoop !!!


JOHNNY CROONER

Jean Charest doit être mort de rire. Pas surprenant qu’on ait annoncé son décès prématurément…

D’ailleurs, l’avez-vous vu, avant-hier, quand il a réagi à cette fausse nouvelle ?

Chemise blanche entrouverte à la BHL, cheveux ondulés, veston impeccablement coupé, démarche féline, sourire lumineux…

On ne l’avait jamais vu aussi cool cat.

Difficile à croire que son parti accumule les tuiles et les poutres.

Pendant ce temps-là, le PQ, qui devrait surfer le vent dans le dos dans les sondages, a l’air de la famille Lavigueur, se pointant du doigt, se tirant les cheveux, se chicanant.

Quel spectacle désolant.

Ça donne quasiment envie de voter PLQ…



17 Août 2011

Permalink 23:23 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 42 mots  

Qu'est-il arrivé à ce cinéaste?

La bande-annonce du dernier film de Francis Ford Coppola, un drame d'horreur mettant en vedette un clone de Stephen King joué par un Val Kilmer gonflé à l'hélium...

Ça regarde mal...

On est vraiment très loin du Parrain et d'Apocalypse Now...





Permalink 16:01 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 14 mots  

Le thème musical de la journée

En hommage à Jean Charest, qui est mort d'une crise cardiaque la nuit dernière...





Permalink 09:07 am, Richard Martineau / Franc-parler, 365 mots  

Tout contre

Ainsi, Gilles Duceppe sera analyste à Radio-Canada, un organisme dont la mission PREMIÈRE est « de maintenir et de valoriser l’identité nationale » et « d’enrichir et de renforcer la structure politique du Canada » (comme l’indique clairement la « Politique de CBC/Radio-Canada »).

Remarquez, ce n’est pas surprenant.

Ça fait 20 ans que monsieur Duceppe louange les vertus de la souveraineté sur une plate-forme fédéraliste…

C’est comme un végétarien qui accepte de flipper des boulettes de viande hachée au MacDo.

À force de passer son temps à Ottawa, l’ex-chef du Bloc a fini par y prendre ses aises. Il est contre le fédéralisme, tout contre.

Monsieur Duceppe fera comme Bourgault l’a fait dans son temps : il sera la caution souverainiste de Radio-Canada.

À quand une chronique dans La Presse ?

Et ne me dites pas que monsieur Duceppe a besoin de gagner sa vie: il touche une pension de 140 000 $ par année!!!!

Avait-il vraiment besoin de s'associer à Radio-Can?

_________


DERNIÈRE HEURE:

MONTRÉAL, le 17 août 2011 /CNW Telbec/ - À la suite d'un malentendu sur la nature de son mandat, Gilles Duceppe a choisi de ne pas être chroniqueur hebdomadaire à l'émission Médium large.

En effet, l'équipe avait proposé à M. Duceppe de parler en toute liberté de sujets liés à la culture, à la science et au sport avec la possibilité d'élargir à d'autres enjeux sociaux. Monsieur Duceppe ne voulait pas aborder les sujets de façon partisane, mais souhaitait également pouvoir se prononcer sur l'actualité et sur les politiques publiques.

La directrice de la Première Chaîne, Anne Sérode, précise : « La politique programme de Radio-Canada stipule clairement qu'on doit respecter un délai de deux ans avant de pouvoir engager une personne qui vient de quitter la politique active pour parler de sujets faisant l'objet de débats publics en tant qu'animateur, journaliste ou chroniqueur. Par contre, la même politique permet d'engager une personnalité politique si son passé n'a aucun rapport avec le rôle qu'on lui confie. Nous comprenons la décision de M. Duceppe et regrettons qu'il n'ait pas été dès le départ, informé des limites imposées par nos politiques. »








Permalink 09:04 am, Richard Martineau / Franc-parler, 261 mots  

Bedaine interdite

Dimanche soir, Canal D présentera un documentaire sur le 281, le célèbre bar de danseurs nus pour dames.

Vous y apprendrez que là-bas, les danseurs n’ont pas le droit d’avoir de bedaine. « Les bedaines, les filles en ont déjà à la maison », de dire la propriétaire en riant.

Vous imaginez un propriétaire de club de danseuses qui dirait que dans son bar, les filles n’ont pas le droit d’avoir un gros cul, de la cellulite et une culotte de cheval car les gars « en ont déjà à la maison » ?

Le bonhomme se ferait lyncher sur la place publique.

Mais quand c’est une fille qui dit ce genre de choses sur les gars, ça passe comme du beurre dans la poêle…


CRISE D’HYSTÉRIE

En passant, je suis déjà allé au 281 pour les fins d’un reportage.

Contrairement aux clients des bars de danseuses qui sont plutôt silencieux, un œil sur leur bière et l’autre sur la jeune et jolie Shirley qui tourne autour d’un poteau en mâchant sa gomme, les clientes, elles, sont hystériques, égratignant le dos des danseurs, criant comme des gamines à un show de Justin Bieber et se battant entre elles pour savoir qui sera la première à glisser un 20 $ dans la culotte du gars déguisé en pompier.

Des vraies folles.

« Les femmes vont dans les bars de danseurs pour s’amuser alors que les gars vont dans les bars de danseuses par voyeurisme », m’a-t-on dit.

Bien tiens.



Permalink 09:02 am, Richard Martineau / Franc-parler, 14 mots  

L'épave

Quel tapon...

Un autre zouf qui se croit tout permis parce qu'il est connu...




16 Août 2011

Permalink 14:39 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 66 mots  

DSK: c'était un viol

L'examen médical pratiqué sur Nafissatou Diallo quelques heures après son agression présumée par Dominique Strauss-Kahn le 14 mai à New York a conclu que la femme de chambre avait été violée, rapporte mardi L'Express, en citant le rapport d'un hôpital new-yorkais.

***

Qui a dit que le pôvre DSK était victime d'une horrible machination et d'une cabale des médias de droite????





Permalink 14:14 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 17 mots  

C'est plus fort qu'eux...

Les séparatistes sont tellement séparatistes qu'ils se séparent même du parti séparatiste...


Permalink 11:37 am, Richard Martineau / Franc-parler, 51 mots  

Armée royale: excellente idée!

Ainsi, les Forces armées canadiennes vont devenir les Forces armées royales...

Parfait!

Personnellement, je suis 100 % d'accord avec ça.

Au moins, c'est clair. C'est ça, le Canada: un membre de l'Empire britannique.

Vous n'aimez pas ça? Vous savez quoi faire et pour qui voter.

Sinon, fermez votre gueule et avalez...








Permalink 11:24 am, Richard Martineau / Franc-parler, 39 mots  

Le thème musical de la journée

Pour saluer le Défilé de la fierté gaie...

(Un ami gai m'a déjà dit qu'il a "découvert" son homosexualité en regardant cette série remplie de gars portant des collants très, très serrés...)






Permalink 11:18 am, Richard Martineau / Franc-parler, 247 mots  

Regardé de travers

Hier, je disais qu’avec toutes ces histoires de pédophiles, ce n’est pas facile d’être un homme et d’œuvrer auprès des enfants. On se fait toujours regarder de travers, comme si on avait des intentions douteuses…

Ce texte m’a valu plusieurs réactions. Dont celle-ci venant d’un lecteur de Trois-Rivières, Bob Bouchard :

« Je personnifie le Père Noël dans un centre commercial depuis 10 ans. Lorsqu’on m’a embauché, on m’a demandé une preuve de mon casier judiciaire que j’ai obtenu en me présentant au poste de police.

« Mais même après ces 10 années de pur bonheur passées auprès des enfants, je me sens de plus en plus épié par les parents quand je prends un enfant dans mes bras. Avant, personne ne faisait attention à ces gestes, mais de nos jours, ces gestes deviennent des incitatifs pour des poursuites ou des arrestations.

« Par chance, le centre qui m’embauche me fait confiance. Heureusement, car je fais ce métier pour faire plaisir aux enfants… »

Je vous comprends, monsieur. Mon père a été Père Noël comme vous pendant de nombreuses années.

À l’époque, il était accueilli chaleureusement par les parents. Mais je suis sûr que s’il faisait la même chose aujourd’hui, il sentirait un petit froid.

Qui sait ? Un jour, on va peut-être remplacer les Pères Noël par des Fées…



Permalink 11:17 am, Richard Martineau / Franc-parler, 339 mots  

Le fond du baril

Ainsi, le morning man de Radio X au Sauguenay, Carl Monette, a accepté le défi que lui a lancé le conseiller municipal Marc Pettersen de venir l’affronter dans un ring de boxe.

Ce combat épique devra avoir lieu le soir de l’Halloween.


À COUPS DE POINGS

On touche ici le fond du baril.

Alors qu’on se fend en quatre pour dire à nos enfants de ne pas régler leurs différends à coups de poings, un conseiller municipal invite un animateur de radio qu’il accuse de diffamation à monter sur un ring pour pouvoir lui casser la gueule !

Que le morning man de Radio X accepte l’invitation de Marc Pettersen n’est pas surprenant. Après tout, c’est de la belle publicité gratuite — comme organiser un concours de wet t-shirt ou faire tirer des prothèses mammaires.

Faut ce qu’il faut pour se faire remarquer dans la jungle des radios privées.

Mais qu’un politicien, qui est censé montrer l’exemple, a recours à ce genre d’exercice pour régler ses comptes est hallucinant.


EN DIRECT À LA TÉLÉ !

Après Régis Labeaume qui raccroche au nez d’une lectrice de nouvelles au beau milieu d’une entrevue téléphonique, les députés qui s’insultent en Chambre, Amir Khadir qui lance son soulier et le maire de Saint-Théodore-d’Acton qui dépose une roche de 20 tonnes devant la résidence de son ex, voici maintenant un conseiller municipal qui se prend pour Hulk Hogan.

C’est quoi, la suite ? Une bagarre dans une piscine remplie de Jell-O ?

Tiens, ça pourrait faire une émission de télé pour V : À coups de poings. Chaque semaine, des personnalités publiques qui se vouent une haine réciproque se tapent sur la gueule devant un public en délire.

Avec Reggie Chartrand comme arbitre, Jean-François Plante comme analyste et Samantha Ardente comme pitoune qui se promène entre les rounds en G-string et en talons hauts.

Succès bœuf assuré.



15 Août 2011

Permalink 08:43 am, Richard Martineau / Franc-parler, 29 mots  

Le thème musical de la journée

Thème de l'émission de télé des Monkees, le groupe américain qui a été créé de toutes pièces par un producteur pour "planter" les Beatles...




Permalink 08:40 am, Richard Martineau / Franc-parler, 87 mots  

Dangereux ou pas?

En novembre, des spécialistes vont se pencher sur son état mental. Ils doivent évaluer son degré de « dangerosité », pour savoir si on le garde à l’hôpital psychiatrique ou si on le sort.

On a beau dire que la démarche de ces experts est scientifique, tout cela reste quand même un exercice qui est loin d'être sûr.

Qui aurait pu croire que William Russell était un psychopathe ? Le gars était l’un des commandants les plus respectés des Forces armées !





Permalink 08:39 am, Richard Martineau / Franc-parler, 493 mots  

Le Père Noël est-il une ordure?

Jeudi dernier, à Québec, un homme qui oeuvrait depuis plusieurs années dans le mouvement scout a été accusé de contacts sexuels à l’endroit d’un garçon de 11 ans.

Ce qui est triste avec ce genre d’histoire, outre le fait qu’un garçon a probablement été agressé, est que ça participe à augmenter la méfiance des citoyens envers les adultes qui sont amenés à côtoyer des mineurs…



DANS LE MAGASIN DE BONBONS

Pas étonnant qu’il y ait moins en moins d’hommes qui choisissent de devenir profs au primaire.

Chaque fois qu’un homme annonce qu’il veut travailler auprès des jeunes, que ça soit à titre de prof, d’entraîneur ou d’éducateur dans un CPE, il se fait regarder de travers.

« Ah oui ? Tu veux travailler auprès des enfants ? Pourquoi ? T’aimes la jeunesse ? »

Veut, veut pas, c’est la première idée qui nous passe par la tête. On se méfie, on se pose des questions…

Rien de plus normal.

Après tout, si j’étais pédophile, c’est ce que je ferais : j’essaierais de me rapprocher de mes proies. Je deviendrais clown, entraîneur, Père Noël…

Je serais comme Dracula, j’essaierais de travailler dans une banque de sang.


SOUS SURVEILLANCE

Beaucoup d’hommes qui travaillent auprès des jeunes le disent : chaque fois qu’ils se retrouvent en présence d’un mineur, ils se sentent surveillés.

Résultat : ils évitent tout contact avec les jeunes afin de ne pas éveiller les soupçons, ne prennent pas des enfants qui pleurent dans leurs bras, évitent de se retrouver seuls avec eux, gardent leur distance…

Un homme qui travaille dans un CPE m’a même dit qu’il ne peut pas se retrouver seul avec des enfants sur son lieu de travail, il doit toujours se retrouver dans une salle vitrée, où ses consœurs (qui elles, sont au-dessus de tout soupçon) peuvent le surveiller…

Disons que ça n’encourage pas les hommes à choisir ce genre d’emplois !


LES FEMMES MEILLEURES ?

On fait quoi alors ? Aucune idée…

D’un côté, je comprends ces hommes d’êtres frustrés. De l’autre, je veux protéger mes enfants…

Soyez francs : quand vous sortez et que vous faites garder votre enfant, vous appelez une femme, pas un homme ! C’est un réflexe naturel.

Cela, même si régulièrement, des gardiennes sont condamnées pour agressions et actes de violence sur des bébés.

C’est comme si on se disait que les femmes étaient naturellement plus responsables, plus dignes de notre confiance…

Alors que ça n’a rien à voir avec le sexe. Il y a de bons gardiens, comme il y a de mauvaises gardiennes.

Bref, pas évident.

Vous êtes un homme et vous travaillez auprès d’enfants ? J’aimerais bien vous entendre sur ce sujet…



14 Août 2011

Permalink 11:59 am, Richard Martineau / Franc-parler, 574 mots  

Montée de lait (ou: Descendons dans la rue!)

Parfois, je me demande comment on fait pour tenir et ne pas devenir complètement fou.

Comment on fait pour passer à travers nos journées sans hurler à pleins poumons, péter un plomb et tout sacrer là comme Michael Douglas dans Falling Down ?


LE BAL DES INJUSTICES

Vous ne vous posez pas cette question, vous ?

On pige des gonzilliards de dollars dans la poche des contribuables pour sauver des banques qui se sont retrouvées en faillite technique après avoir jonglé avec notre argent, et les gros patrons de ces mêmes institutions (qui ont fait leur job tout croche) utilisent les deniers publics que l’État leur envoie pour se donner de généreux bonis, sans aucune gène, aucune honte, comme s’il n’avait rien de plus naturel…

Un médecin qui a tué ses deux enfants est tenu criminellement non responsable, alors qu’un homme qui a étranglé un chat passe 45 jours en prison…

Des travailleurs honnêtes sont harcelés par le fisc pour des peccadilles alors qu’un présumé fraudeur qui a été mêlé à l’une des plus grosses crosses de l’histoire du Québec est réembauché par l’État et empoche trois ans de salaire…

Un chauffeur d’autobus qui a mis la vie de ses passagers en danger en remplissant un formulaire pendant qu’il conduisait son véhicule est défendu par son syndicat…

L’État vous prend la moitié de votre salaire en impôts, mais vous avez peur quand vous roulez sur les ponts, vous attendez quinze heures à l’urgence quand vous êtes malade et vos enfants sortent du secondaire sans maîtriser leur propre langue…


GELÉS BEN DUR

Et on se demande après pourquoi les gens consomment autant de pilules, d’antidépresseurs et d’alcool…

Heureusement qu’on se gèle la bine, bordel, sinon on se tirerait une balle dans la tête !

Comment en est-on arrivé là ?

Comme Dan Bigras le disait il y a quelques semaines dans nos pages, on est rendu qu’on accepte l’inacceptable sans broncher, sans dire un mot, en haussant docilement les épaules…

Pourquoi ?

C’est comme si rien ne nous dérangeait. On en a tellement vu qu’on ne se choque plus, on ne se scandalise plus…

Tout le monde sort dans les rues, maintenant : les jeunes, les voyous, chaque petite minorité raciale, sexuelle ou religieuse grimpe dans les rideaux et revendique ses sacro-saints droits…

À quand une grève du citoyen ordinaire, qui travaille fort, qui ne demande jamais rien, qui se fait presser comme un citron mais qu’on n’entend pas et qu’on ne remarque même plus parce qu’il est anormalement normal ?

À quand une manif de Jean et Janette ?


DANSE DU BACON

Allez, on sort dans la rue et on crie notre ras le bol !

Juste pour voir ce que ça ferait…

On se couche sur l’asphalte et on fait la plus grosse danse du bacon que le monde n’a jamais vu. La crise des crises, un énorme défoulement collectif, on sort de nos maisons à 18 h 15 le 1er septembre et on pousse le plus long, le plus terrible cri de l’histoire de l’humanité.

Après, on retourne dans notre salon et on regarde la télé jusqu’à l’heure du dodo, comme tous les autres jours.

Maudit que ça ferait du bien, non ?



Permalink 11:57 am, Richard Martineau / Franc-parler, 0 mots  

Le thème musical de la journée




13 Août 2011

Permalink 07:57 am, Richard Martineau / Franc-parler, 0 mots  

Le thème musical de la journée




Permalink 07:54 am, Richard Martineau / Franc-parler, 579 mots  

Le monde à l'envers

Si vous vivez dans un quartier chaud, que ça fait trois fois que vous vous faites cambrioler et que vous achetez une carabine pour vous défendre, on va dire que vous êtes un méchant facho.

Mais si vous saccagez des commerces, incendiez des voitures et lancez des pierres aux policiers, on va dire que vous êtes une pauvre victime de la société capitaliste.

Vous n’avez pas l’impression qu’on est tombé sur la tête, parfois ?


COMPAS MORAL

Je ne sais pas si vous partagez mon indignation, mais les propos que j’entends à la radio et lis dans certains journaux, depuis quelques jours, me jettent par terre.

C’est comme si on avait complètement perdu notre compas moral.

Le Nord est devenu le Sud, et le Sud, le Nord.

L’autre jour, je vous ai dit que je suis allé à La Courneuve, une banlieue française tristounette, aux lendemains des émeutes qui ont mis le pays de Sarkozy à feu et à sang, en 2005.

Je suis allé faire une entrevue dans un immense HLM où s’entassaient des familles d’immigrants qui tiraient le diable par la queue.

Les corridors sentaient l’urine, les murs étaient couverts de graffitis obscènes, la porte de l’ascenseur était déglinguée — bref, la grosse misère noire.

Que disaient les honnêtes travailleurs qui habitaient ce HLM ?

Disaient-ils que les responsables de ces saccages étaient des victimes ? Non : ils disaient que c’étaient des voyous.

S’ils entendaient nos sociologues patentés pleurer sur le sort des pôvres émeutiers de Londres, ils pisseraient dans leur culotte.


LA VICTIME EST COUPABLE

À la fin des années 90, l’auteur de romans policiers français Thierry Jonquet (un écrivain de gauche qui a longtemps milité dans des associations communistes) a découvert des seringues usagées dans le jardin d’une garderie située à côté de chez lui.

C’était la goutte qui a fait déborder le vase. Il est allé voir la police et leur a demandé de mieux surveiller son quartier…

Rien de plus normal, non ? J’aurais agi exactement comme lui. C’est ce qu’on appelle « faire son devoir de citoyen ».

Eh bien, imaginez-vous que Jonquet s’est fait traiter de fasciste par certains journalistes, parce qu’il avait osé « dénoncer un dealer qui a eu le malheur d’agir sous ses fenêtres » !

C’était lui qu’on pointait du doigt ! Ce chouchou des médias, encensé par tous les critiques, était soudainement devenu infréquentable juste parce qu’il voulait vivre dans un quartier plus propre et plus sécuritaire !!!!

Jonquet (qui est mort il y a deux ans) a écrit un petit livre là-dessus : Jours tranquilles à Belleville. Je vous le conseille fortement.

Ça va vous changer des âneries répétées ad nauseam par nos lologues à gogo…


DE LOIN

Le pire est que ces bien-pensants qui aujourd’hui prennent la défense des casseurs n’accepteraient JAMAIS d’habiter dans un quartier comme La Courneuve.
Ils aiment analyser la misère, mais de loin.

Pas drôle d’être pauvre…

Non seulement vous devez vivre dans un quartier malpropre et violent, mais si vous dénoncez les voyous qui se shootent sous votre balcon et défoncent régulièrement la porte de votre taudis, des intellos bon chic bon genre vont vous remettre à l’ordre et prendre la défense des bandits qui vous terrorisent…



Permalink 07:46 am, Richard Martineau / Franc-parler, 40 mots  

Quand ça va mal...

Ah non!

Alexis Gagné-LeBrun a claqué la porte du PQ!

Alexis Gagné-LeBrun se joint aux démissionnaires!

Alexis Gagné-LeBrun a signifié qu'il ne fera plus partie du parti de Pauline Marois!

Euh... C'est qui, Alexis Gagné-LeBrun?


12 Août 2011

Permalink 11:39 am, Richard Martineau / Franc-parler, 0 mots  

Le thème musical de la journée




Permalink 11:36 am, Richard Martineau / Franc-parler, 57 mots  

La charrue devant les boeufs

Tout à fait d'accord avec Pierre Paquette, qui a décidé de ne pas participer à la course au leadership du Bloc:

Avant d'élire un chef, il faut réfléchir sur l'avenir et la PERTINENCE de ce parti.

Le problème n'est pas la personnalité du gars qui conduit la charette.

Le problème, c'est la charette!





11 Août 2011

Permalink 16:21 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 169 mots  

Pourquoi sauver les banques?

Un spécialiste de la finances affirme qu'on devrait laisser les banques et les États faire faillite.

Tu gères mal tes finances? Tu coules!




Cela ne me gêne pas que des assurances, des gouvernements et des banques ayant acheté des obligations de la Grèce perdent de l'argent. Si certains pays font faillite, ils entraîneront les banques avec eux. Mais laissons ces établissements faire défaut tout en protégeant les épargnants.

Ce choix est nettement meilleur que de sauver les banques avec l'argent du contribuable et de se rendre compte deux années plus tard que les banquiers reçoivent des bonus record. Il faut punir les banquiers !

Le secteur financier est devenu bien trop gros par rapport à l'économie réelle. A mon avis, le secteur financier doit s'occuper de garder l'épargne des gens et de la prêter à d'autres. Les banques ne devraient pas s'occuper de trading.

Est-ce que le sauvetage des banques aux États-Unis a apporté quelque chose à l'économie ? Non.




Permalink 12:06 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 155 mots  

Et si les voyous étaient juste des voyous?

Une analyse juste et rafraîchissante des émeutes de Londres par le jeune sociologue Mathieu Bock-Côté...




Il y a un gauchisme sommaire dans cette sociologie victimaire qui domine dans l’interprétation médiatique actuelle des émeutes britanniques. On y sent un vieux fond de sauce marxisant au goût frelaté. D’un côté, les dominants, de l’autre, les dominés. (...)

L’existence d’une sous-culture gangstérisée popularisée par le rap entretient toute une frange de la jeunesse dans une posture antisystème. L’émeute n’en est que l’expression la plus radicale et la plus excitante.

La normalisation de l’émeute n’annonce rien de bon. Ceux qui paient le prix de l’affaissement de l’ordre social sont toujours les couches les plus modestes, alors que les milieux les plus favorisés ont les moyens de s’affranchir de la pulsion violente des masses insurgées.









Permalink 09:35 am, Richard Martineau / Franc-parler, 133 mots  

Jamais sans ma capuche

Pourquoi les jeunes émeutiers de Londres, Paris ou Montréal portent tous une capuche?

Un journaliste de The Guardian s'est penchée sur la question...




Pour les gamins qui vivent dans les banlieues et les cités des quartiers défavorisés où les menaces et les violences sont une réalité quotidienne, le sweat-shirt à capuche est avant tout un moyen de se fondre dans la masse – ce qui est le propre des vêtements fonctionnels.

David Cameron, dans un accès de clairvoyance, a déclaré en 2006 au Centre for Social Justice [un groupe de réflexion britannique] que ces sweat-shirts étaient “une manière de se rendre invisible dans la rue. Dans un environnement dangereux, on a intérêt à baisser la tête, à se faire discret, à ne pas se distinguer.”




Permalink 08:35 am, Richard Martineau / Franc-parler, 288 mots  

Les causes des émeutes

Un lecteur m'a envoyé un texte d'opinion éclairant sur les émeutes de Londres, qui a été publié dans le Daily Mail...

Lisez-le, l'auteur dit des choses importantes...




The depressing truth is that at the bottom of our society is a layer of young people with no skills, education, values or aspirations. They do not have what most of us would call ‘lives’: they simply exist. (...)

Not only do they know nothing of Britain’s past, they care nothing for its present.

They have their being only in video games and street-fights, casual drug use and crime, sometimes petty, sometimes serious.

The notions of doing a nine-to-five job, marrying and sticking with a wife and kids, taking up DIY or learning to read properly, are beyond their imaginations.

A key factor in delinquency is lack of effective sanctions to deter it. From an early stage, feral children discover that they can bully fellow pupils at school, shout abuse at people in the streets, urinate outside pubs, hurl litter from car windows, play car radios at deafening volumes, and, indeed, commit casual assaults with only a negligible prospect of facing rebuke, far less retribution.

They are products of a culture which gives them so much unconditionally that they are let off learning how to become human beings. My dogs are better behaved and subscribe to a higher code of values than the young rioters of Tottenham, Hackney, Clapham and Birmingham.

Unless or until those who run Britain introduce incentives for decency and impose penalties for bestiality which are today entirely lacking, there will never be a shortage of young rioters and looters such as those of the past four nights, for whom their monstrous excesses were ‘a great fire, man’.




Permalink 00:06 am, Richard Martineau / Franc-parler, 15 mots  

Le thème musical de la journée

Parce que dans la vie, on ne fait pas que parler de choses "sérieuses"....





Permalink 00:02 am, Richard Martineau / Franc-parler, 460 mots  

Le philosophe et les émeutes

Hier, je suis tombé sur une entrevue que le philosophe français Alain Finkielkraut a accordée à la radio au lendemain des émeutes qui ont enflammé les banlieues françaises en 2005.

Je vous en livre des extraits.

Vous verrez, ce qu’il dit sur ces flambées de violence urbaine qui ont mis la France, l’Angleterre et Montréal à feu et à sang est très intéressant, et tranche avec le discours politiquement correct ambiant…


LA RÉALITÉ EN FACE

« Tout échoue en Europe, dit le philosophe. Le multiculturalisme est un échec, on voit se développer des émeutes interethniques violentes en Angleterre, les profs ne sont plus respectés, ça craque de partout…

« On lance du haut des tours des boules de pétanques sur les policiers, on incendie des écoles et des gymnases, on met le feu à des autobus remplis de passagers, on attaque les pompiers, on saccage des commerces, on brûle des voitures… Et que disent les experts ? Que c’est la faute à la pauvreté.

« Or, il n’y a pas de lien de cause à effet entre l’aggravation des inégalités, la tristesse des banlieues, le chômage et la précarité, et des actes pareils.

« Nul déterminisme social ne peut rendre raison de ces saccages…

« Ce ne sont pas des émeutes sociales, ce ne sont pas des émeutes économiques, c’est un phénomène de violence urbaine, il faut regarder la réalité en face… »


UNE IMAGE EMBELLISSANTE

Finkielkraut continue :

« Au lieu d’incriminer les criminels et de les pointer du doigt, on incrimine leurs cibles : la société, la police, les institutions, l’État français… On assiste à une course à la désimputation des coupables, on excuse leurs gestes en prétextant la jeunesse, la misère…

« On renvoie aux criminels une image embellissante d’eux-mêmes. On érige les casseurs en militants politiques, on les exalte, on les légitime, et par le fait même, on les exhorte à aller de l’avant…

« C’est la logique de l’excuse. Pour les tenants de ce discours là, le mal n’existe pas, il n’y a que le malheur… »


LES PREMIÈRES VICTIMES

« On s’en prend à Nicolas Sarkozy (qui était alors ministre de l’Intérieur) parce qu’il a employé le mot racaille pour désigner les émeutiers. Or, le mot racaille est faible par rapport à ce genre d’action.

« Il ne faut pas oublier que ces banlieues qui s’enflamment ne sont pas seulement habitées par des délinquants, mais par d’honnêtes travailleurs, qui sont les premières victimes des saccages que ces voyous commettent… »

On est loin du discours habituel des lologues qui passent leur temps à déresponsabiliser les criminels, non ?



10 Août 2011

Permalink 16:01 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 117 mots  

Et 400 000 $ par ici...



Une «charte de bientraitance» destinée à rendre la vie plus facile aux personnes âgées homosexuelles et transsexuelles, élaborée avec le soutien du gouvernement du Québec, a été rendue publique mardi à Montréal.

Le document a été élaboré dans le cadre du programme «Pour que vieillir soit gai» de cette fondation, avec une subvention de 400 000 dollars canadiens du ministère québécois de la Famille et des Aînés.




Je m'excuse, mais on n'a pas déjà une charte des droits de la personne qui condamne l'homophobie????

Pourquoi fallait-il dépenser 400 000 $ pour une NOUVELLE charte protégeant les gais du troisième âge?

À quand une charte pour les nains homosexuels, tant qu'à faire?





Permalink 09:14 am, Richard Martineau / Franc-parler, 8 mots  

Le thème musical de la journée

Pour vous mettre un sourire sur le visage...




Permalink 09:11 am, Richard Martineau / Franc-parler, 581 mots  

Enfermés dehors

Après la France, c’est au tour de l’Angleterre d’être aux prises avec des émeutes.

Le cocktail qui a causé cette explosion est le même qui a embrasé les « banlieues rouges » françaises il y a quelques années : délinquance, culture de la violence, ressentiment contre un État qui est perçu comme injuste, raciste…


LA HAINE

Difficile de ne pas penser au film La Haine en regardant les images qui nous proviennent d’Angleterre.

Sorti en 1995, ce long métrage réalisé par Mathieu Kassovitz raconte les aventures de trois zonards qui, au lendemain d’une émeute qui a embrasé leur cité, souhaitent venger la mort d’un jeune arabe qui a été blessé lors d’une opération policière qui a mal tourné.

Bref, Montréal Nord à la puissance 10.

Dans une scène culte, les trois délinquants tentent en vain d’entrer dans un immeuble.

« Nous sommes enfermés dehors ! », crie l’un d’eux.

Dans le sens : « La société nous empêche de prendre notre place, de nous intégrer. »

Mais est-ce vraiment la société qui « enferme ces jeunes dehors », ou ne sont-ce pas plutôt ces jeunes qui refusent d’entrer ?


À FEU ET À SANG

En 2005, pour l’émission Les Francs-Tireurs, je suis allé tourner un reportage à La Courneuve, une banlieue de Paris qui venait d’être saccagée par des émeutiers.

La veille de notre arrivée, des délinquants avaient incendié un centre sportif que la municipalité venait tout juste de construire.

Quand on s’est pointé avec nos caméras, les cendres du bâtiment fumaient encore.

Les gens, là-bas, étaient furieux. « On n’a même pas eu le temps de s’en servir, ils ont détruit ce centre avant même qu’il n’ouvre ses portes, m’a lancé une mère de famille. Et qui ça va pénaliser ? Les enfants… »

Pourquoi les émeutiers ont mis le feu à ce centre ? Parce que c’était un symbole de l’État.

Et l’État, on le sait, est un rassemblement de cochons, qu’il faut combattre et saigner…


NUIT D’ENFER

Dès que des émeutiers mettent une banlieue à feu et à sang, on nous ressort toujours les mêmes explications : c’est à cause de la pauvreté, du chômage…

Et si c’était juste à cause de la racaille qui fait la pluie et le beau temps dans ces cités, et qui prend les honnêtes gens qui y habitent en otages ?

Dans The Daily Telegraph, un journaliste qui vit dans un des quartiers chauds de Londres a raconté la nuit d’enfer qu’il a vécue.

« À 22 h, une horde de plusieurs centaines de jeunes a envahi le quartier où j’habite. Ils ont détruit les vitrines des magasins, incendié des bâtiments et pillé le centre commercial local.

« Il y a quelques mois, mon fils de six ans s’est fait dépouillé par un adolescent. La semaine dernière, c’est mon voisin qui a surpris deux hommes qui essayaient de s’introduire chez lui.

« Notre premier ministre va devoir proposer une réponse solide s’il ne veut pas voir les citoyens ordinaires commencer à s’organiser en milices pour protéger leurs familles et leurs biens dans les jours à venir. »


LES CASSEURS

C’est bien beau, les explications sociologiques.

Mais il faut faire la différence entre des jeunes qui se révoltent et de simples voyous



9 Août 2011

Permalink 09:18 am, Richard Martineau / Franc-parler, 0 mots  

Le thème musical de la journée





Permalink 08:49 am, Richard Martineau / Franc-parler, 113 mots  

Deux poids, deux mesures?

Concernant l’affaire du voile à Parcs Canada, j’ai reçu ce courriel d’une lectrice :

« À Des kiwis et des hommes, cette semaine, j’ai vu une docteure en macrobiologie parler d’un événement organisé par l’American Cheese Society. C’était une religieuse voilée, et personne ne lui a fait la moindre remarque désobligeante…

« Pourquoi mon amie qui travaille à Parcs Canada, qui a étudié en droit, qui est née au Québec et qui porte elle aussi un voile déclenche-t-elle autant les passions, alors ? »

Peut-être parce qu’on parle dans ce cas-ci d’un UNIFORME officiel, madame, et que votre amie représente un organisme gouvernemental…



Permalink 08:48 am, Richard Martineau / Franc-parler, 482 mots  

Dommage collatéral

Le président Ronald Reagan, qui était loin d’être aussi imbécile que les journalistes de gauche l’ont laissé penser, a mis sur pied une stratégie brillante (mais fort coûteuse) pour venir à bout de l’URSS : la course aux armements.


LA GRENOUILLE ET LE BŒUF

L’idée était simple : les États-Unis allaient construire toutes sortes de gadgets pour menacer militairement l’URSS.

Les Russes, qui sont orgueilleux, allaient répliquer en construisant eux aussi toutes sortes de bébelles.

Et le coût astronomique de cette surenchère (« Mon missile est plus gros que le tien ») allait faire exploser l’économie de leur pays et détruire leur système.

C’est exactement ce qui s’est passé.

Les crapauds militaires russes ont voulu devenir aussi gros que le bœuf américain, ils ont dépensé une fortune pour construire des bombes et des écrans protecteurs, et leur pays (qui n’était déjà pas très riche) a fait patate.


LA DÉFENSE DÉPENSE

On a l’impression que les islamistes ont adopté la stratégie de Reagan.

Ils écœurent les Américains, les provoquent et les attirent dans des guerres sans fin, en espérant que le coût de ces interventions militaires finira par les mettre à genoux.

Or, devinez quoi ? Il semble que cette méthode porte fruit.

Regardez l’état de l’économie américaine.

La dette américaine dépasse le PIB du pays ! Et quel est le plus gros poste de dépense des États-Unis ?

La défense.

Selon le service de recherches du Congrès, un organisme non partisan, les États-Unis ont dépensé 1 283 milliards de dollars pour les guerres en Irak et en Afghanistan en 2011.

C’est tellement gros que je ne sais même pas ce que ça représente. Il y a combien de zéros, là-dedans ? Neuf ? Dix ?

Et qu’est-ce que ces interventions ont rapporté, concrètement ? Le monde est-il plus sécuritaire, le pays d’Obama est-il plus protégé ?


UN JEU DE DOMINOS

Bref, les terroristes islamistes doivent rire dans leurs barbes.

Car ce ne sont pas seulement les tours du World Trade Center que Ben Laden a réussi à jeter par terre, il y a dix ans, c’est tout le système économique américain.

Le fou d’Allah (qui n’était pas si fou lui non plus) savait probablement qu’en attaquant les États-Unis chez eux, il déclencherait un ouragan qui finirait par engouffrer la Maison-Blanche, le Pentagone et finalement Wall Street.

On parle souvent de dommages collatéraux, dans les guerres.

Mais qu’est-ce que cette crise économique gigantesque qui est en train d’ébranler les États-Unis et le monde, sinon un dommage collatéral de la guerre au terrorisme déclenchée par George W. Bush et continuée par Barak Obama ?


8 Août 2011

Permalink 19:05 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 641 mots  

À quand un parc Raymond Ellis?

Concernant le parc Villanueva, voici une chronique que j'ai publiée en août 2009, après que des artistes aient organisé un concert à la mémoire de ce jeune homme...

_______________


"Connaissez-vous Raymond Ellis ?

Jeune homme sans histoire qui était très près de ses parents, Ellis a grandi à Toronto mais est déménagé à Montréal car il trouvait la Ville-Reine trop violente.

Le 23 octobre 2005, alors qu’il venait juste d’ouvrir une boutique de vêtements sur la rue Sainte-Catherine, ce diplômé en Sciences sociales du collège Dawson a décidé de passer la soirée au bar Aria avec ses deux partenaires.

Il discutait tranquillement avec ses amis lorsque, sortis de nulle part, des membres de gangs de rue (qui l’ont pris par erreur pour le meurtrier d’un de leurs chums) lui ont sauté dessus, l’ont rué de coups de pieds et de coups de poings et l’ont poignardé à 11 reprises dans le dos.

Quelques heures plus tard, Raymond Ellis, 25 ans, succombait à ses blessures à l’hôpital.


MORT DANS L’INDIFFÉRENCE

« Sa camisole était tellement imbibée de sang qu’on aurait pu la tordre », a dit le pathologiste lors du procès des assassins d’Ellis.

Ce jeune homme est mort pour rien. Ses parents et ses amis ne pourront plus jamais le voir.

A-t-on monté un gros spectacle pour honorer sa mémoire ? Non.

Luck Mervil a-t-il prononcé un discours pour dire à quel point sa mort était tragique ? Non.

A-t-on organisé une marche de commémoration sur les lieux de son agression ? Non.

Le milieu du rap québécois s’est-il serré les coudes pour dénoncer ses assassins ? Non.

Des artistes ont-ils envoyé des messages d’appui à sa famille ? Non.

A-t-on eu droit à des reportages sur sa vie un an après son décès ? Non.


UNE VICTIME SANS DÉFENSE

« Fredy est mort dans des circonstances où il n'aurait jamais dû être tué, a lancé un rappeur lors du spectacle organisé ce week-end pour souligner le premier anniversaire de la mort de Fredy Villanuava. Les policiers ont tiré sur un jeune sans défense. »

Et Raymond Ellis, lui ?

S’il y a un jeune sans défense, c’est bien lui ! Il ne fréquentait pas des membres de gangs de rue. Son frère n’était pas une racaille. Il ne se trouvait pas dans une cour d’école en compagnie d’un récidiviste en bris de condition.

Il buvait tranquillement une bière dans un bar avec des amis.

Des petites frappes l’ont battu et poignardé, et qu’est-ce que le merveilleux monde du showbiz a fait pour lui ?

Rien. Strictement rien.

C’est vrai qu’il était un honnête citoyen. Et que les honnêtes citoyens, on s’en torche.


LA FAUTE À SON FRÈRE

Quoiqu’en disent Luck Mervil et ses amis, le principal responsable du décès de Fredy Villanueva est son frère Dany.

Quand on décide de joindre les membres d’un gang de rue, quand on joue les p’tites crapules, quand on s’introduit par effraction dans des maisons, quand on se fait prendre en possession d'un pistolet de calibre 22, quand on se fait épingler en compagnie de quatre complices cagoulés et de plusieurs armes à feu et quand on ne respecte pas les conditions de sa libération conditionnelle, on met les membres de sa famille en danger.

On les rend vulnérables.

Ils peuvent mourir dans une fusillade, tués par d’autres gangs de rue ou par des policiers.

Les participants du concert de ce week-end ont beau multiplier les discours et lever le poing en signe de protestation, la vérité est que si Dany Villanueva était un citoyen honnête, son frère serait encore en vie.





Permalink 10:50 am, Richard Martineau / Franc-parler, 28 mots  

Question quiz

Question du jour:

Devrait-on obliger les personnes âgées à passer régulièrement un test de conduite ?

Les conducteurs aux cheveux blancs constituent-ils un danger sur les routes?





Permalink 09:16 am, Richard Martineau / Franc-parler, 57 mots  

Parc Fredy Villanueva

La mère de Fredy Villanueva veut que le parc Henri-Bourassa porte le nom de son fils, pour garder son souvenir en vie...

Comme m'a déjà écrit un lecteur:

« À quand un parc qui portera le nom de Kim Ngu Lieu, cette Vietnamienne de 67 ans qui s’est fait tuer par trois délinquants de Montréal-Nord ? »


Permalink 08:47 am, Richard Martineau / Franc-parler, 546 mots  

Le monstre

C’est le 24 septembre prochain que le « bourreau de Beaumont », qui a terrorisé, agressé et maltraité sa femme et ses trois enfants pendant de nombreuses années, sortira de prison.

Il avait été condamné à 22 ans de pénitencier en 1997, mais sortira après avoir purgé 14 ans, soit les 2/3 de sa peine.


CINQ MOIS

Le plus étrange et le plus révoltant dans cette histoire est que une évaluation psychologique du « bourreau » réalisé en février 2011 affirmait que l’homme :

— avait de la difficulté à reconnaître l’ensemble de ses délits ;

— souffrait d’une problématique de mensonge pathologique active ;

— avait du mal à se plier à ses traitements pharmacologiques ;

— démontrait peu d’empathie face à ses victimes ;

— et niait avoir déjà expérimenté des fantasmes sexuels violents (alors qu’il s’automutilait les organes génitaux et agressait ses enfants !).

Le 21 mars 2011, la Commission des libérations conditionnelles a refusé de lui accorder une semi-liberté, jugeant que « le risque était inacceptable pour la société ».

Mais cinq mois plus tard, on trouve que le bonhomme est assez équilibré pour le remettre en liberté sous surveillance !

Méchant retournement de situation, non ?


UN RISQUE IMMINENT

« Le risque de récidive dans un délit violent est évalué à élevé à long terme, et le risque de récidive sexuelle apparaît comme modéré / élevé », clame le rapport de la Commision des libérations conditionnelles.

« Quant à l’évaluation du risque de violence conjugale, elle a été complétée en juillet 2007 et fait état d’un risque imminent de violence élevé envers une partenaire… »

Et on le laisse sortir !!!!

Le « bourreau de Beaumont » est au début de la cinquantaine. Ça veut dire qu’il a de bonnes chances de se remettre en couple et, qui sait, d’avoir de nouveau des enfants.

Vous pensez vraiment qu’un homme qui a agressé sexuellement ses enfants pendants des années, qui les affamait, qui les brûlait avec des tisons, qui leur tapait dessus à coups de barre de fer, qui leur lançait des haches, qui les humiliait, qui cognait sur le ventre de sa femme enceinte avec des souliers à cap d’acier, et j’en passe, peut soudainement devenir un amant et un père normal ?

Si oui, envoyez votre c.v. à la Commission des libérations conditionnelles, vous avez une chance d’être embauché…


MÉFIEZ-VOUS DU GRAND AMOUR

J’aimerais vous dire qui est le « bourreau de Beaumont ».

Mais suite à une ordonnance de la Cour, on ne peut dévoiler ni son nom ni son visage.

(Petite info : son fils aîné, qui a écrit un livre émouvant sur le calvaire qu’il a subi, se fait appeler Patrick Gosselin. Mais Gosselin n’est pas le nom de famille de son père…)

Résultat : dans un an, un an et demie, une femme à la recherche du grand amour va peut-être découvrir que le beau gars qu’elle a rencontré dans un bar ou sur Internet, et dont elle attend un enfant, est en fait un monstre.

Super, non ?


INCROYABLE

Les trois enfants du bourreau ont appris la sortie prochaine de leur père en écoutant LCN. Personne ne les avait avertis.

À quand une société qui pense plus aux victimes qu’aux bourreaux ?



Permalink 08:45 am, Richard Martineau / Franc-parler, 590 mots  

Vive les schnocks!

Connaissez-vous Actuel ?

Ce magazine contre-culturel français a révolutionné le monde des imprimés dans les années 70-80.

Je ne manquais jamais un numéro.

Chaque mois, Actuel me jetait par terre avec ses reportages flyés, ses entrevues choc et ses photos hallucinantes.

On aurait dit Paris-Match sur l’acide.


VIEUX À GOGO

Le directeur d’Actuel, un millionnaire excentrique nommé Jean-François Bizot, caressait un rêve : publier un magazine branché pour « les vieux ».

Les vieux d’aujourd’hui, disait-il, ne ressemblent pas aux vieux d’hier, ils sont actifs, curieux, ils ont fumé du pot et écouté Frank Zappa, ils ne passent pas leur temps à tricoter ou à regarder par la fenêtre.

Malheureusement, Bizot est mort avant de pouvoir accoucher de son projet.

Or, bonne nouvelle : des anciens collaborateurs d’Actuel ont décidé de reprendre le flambeau et de mener ce projet avorté à terme.

La revue est sortie il y a quelques jours, à Paris. Elle s’appelle Schnock. Et c’est mon coup de cœur de l’année.


LA BELLE ÉPOQUE

Au sommaire : un reportage sur le vieux rockeur Eddie Mitchell, un hommage à Charles Aznavour, une rétrospective des films de Joël Séria (réalisateur libertaire spécialisé dans les navets érotiques remplis de dialogues salaces à la San Antonio) et une entrevue savoureuse avec le truculent comédien Jean-Pierre Marielle.

Bon, c’est très franco-français, mais j’adore le ton, l’humour et le côté « vieux anar des années 70 qui s’ennuie de la belle époque où l’on pouvait parler de sexe, d’alcool et de tabac sans qu’un spécialiste en sarrau blanc n’entre dans la pièce et ne nous fasse une leçon sur les MTS, la cirrhose du foie et le cancer du poumon »…


LES VRAIS MARGINAUX

Pourquoi une revue pour les vieux schnocks ?

Parce que pour les fondateurs de ce magazine, les véritables esprits libres de notre époque ne sont pas les jeunes, mais les vieux. Ce sont eux, les vrais marginaux, les vrais anarchistes.

Contrairement aux jeunes, qui sont gangrénés par le « politically correct » et qui appellent Greenpeace dès qu’ils voient quelqu’un écraser une fourmi, les vieux se foutent des idées à la mode et n’ont pas peur de dire le fond de leur pensée.

Ils n’ont rien à perdre.

Ils décapent, ils défrisent, ils brassent la cage et grimpent dans les rideaux.

Vous n’êtes pas d’accord ? Ils s’en torchent.


LE ROBIN DES BANQUES

Je reçois plusieurs lettres par jour. Et je peux vous dire que les plus défrisantes sont écrites par des personnes âgées.

Vous trouvez que j’ai un franc-parler ? Vous devriez lire ce que les aînés m’écrivent. Ayoye.

Ça vous décroche la mâchoire.

Ces gens-là n’ont pas de frein, pas de filtre.

Il y a quelques jours, j’ai eu le privilège de manger avec Yves Michaud, le Robin des banques, et sa formidable épouse Monique.

Des bulldozers dans des gants de velours.

À côté de ces deux-là, les jeunes altermondialistes ont l’air de petits toutous dégriffés.

Monsieur Michaud a plus de « front » que l’aile jeunesse du PQ au grand complet.

C’est mon schnock préféré.


LES DENTS POINTUES

À quand une revue semblable pour le troisième âge ?

Après tout, ce n’est pas parce qu’on porte des dentiers qu’on ne mord plus.



Permalink 08:44 am, Richard Martineau / Franc-parler, 578 mots  

Voile: une valeur canadienne

Quand Le Journal a annoncé que Parcs Canada s’apprêtait à fournir à ses milliers d’employés des uniformes officiels leur permettant de porter le voile islamique ou le turban sikh, un confrère de travail s’est tourné vers moi et m’a dit :

« C’est du bonbon pour toi, ça ! Tu vas certainement péter un plomb et écrire une chronique dénonçant cette décision ! »


UNE VALEUR CANADIENNE

Eh bien, non, cher ami, vous me connaissez mal.

Pour tout vous dire, je suis plutôt content de cette décision. Elle a le mérite de mettre les choses au clair : au Canada, c’est comme ça que ça se passe.

Le multiculturalisme est LA politique officielle du pays.

Comme l’a dit très candidement Natalie Fay, la porte-parole de Parcs Canada : « Cette vision tient compte des valeurs des Canadiens. »

Vous voulez rester au Canada ? La souveraineté ne vous intéresse pas ? Eh bien, assumez-en les conséquences.

Vous ne pouvez pas d’un côté, chialer contre les politiques et les valeurs canadiennes, et de l’autre, continuer à appuyer le fédéralisme.

Arrêtez d’agir comme des enfants gâtés.

Quand vous dites OUI au Canada, vous dites OUI au multiculturalisme…

That’s it, that’s all.

« Comme on fait son lit, on se couche », dit le proverbe…


UN ÉCHEC TOTAL

Le multiculturalisme est critiqué partout en Europe. En Angleterre, en Allemagne, aux Pays-Bas…

« L’approche multiculturelle (selon laquelle nous vivons côte à côte et nous nous en réjouissons) a échoué, totalement échoué, a lancé la chancelière allemande Angela Merkel en octobre 2010. Les immigrants doivent s’intégrer et adopter les valeurs allemandes. Les pays qui accueillent des immigrants sont en droit d’avoir des exigences envers eux… »

Même remise en question en Angleterre :

« Nous devons être sûrs que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise, a dit Ruth Kelly, secrétaire aux Communautés. Il est nécessaire de reconstruire des valeurs communes… »

Mais ici, au Canada, on continue de croire les yeux fermés aux valeurs rédemptrices du multiculturalisme.

« Permettez-leur de porter un voile et ils vont mieux s’intégrer… »

Pas sûr…


UNE FORÊT D’ICEBERGS

Le Québec penche en faveur de la laïcité. Le Canada favorise le multiculturalisme. Ces deux visions situées à l’opposée l’une de l’autre sont irréconciliables.

Comme l’a dit l’essayiste française Caroline Fourest, qui s’est intéressée de près à la « crise » des accommodements :

« C’est comme si comme si vous étiez à bord d’un paquebot et que vous vouliez contourner un iceberg. Le Québec veut le contourner en empruntant la voie de la laïcité, alors que le Canada veut le contourner en empruntant la voie du multiculturalisme.

« Le hic est que le chemin privilégié par le Canada mène tout droit à une forêt d’icebergs… »

Vous n’aimez pas ça ? Changez de bateau.

Sinon, fermez votre gueule et continuez de jouer du violon sur le pont du Titanic…


À VOUS DE CHOISIR

Comme je l’ai déjà écrit : le Canada veut que le pays se mette au diapason de ses minorités. Le Québec veut que les minorités se mettent au diapason du pays.

C’est ça, la réalité.

À vous de choisir l’option que vous préférez…



5 Août 2011

Permalink 11:12 am, Richard Martineau / Franc-parler, 37 mots  

Question du jour

Allez-vous participer aux manifestations qui se dérouleront dans 14 villes du Québec, demain, afin de dénoncer le verdit du procès de Guy Turcotte et rendre hommage aux victimes?

Trouvez-vous que c'est un exercice utile?


4 Août 2011

Permalink 10:59 am, Richard Martineau / Franc-parler, 52 mots  

Entre Jean Renaud et Samantha Ardente, qui est la personne la plus dangereuse ?

Une secrétaire qui a joué dans un film cochon est congédiée de l'école où elle travaillait...

Jean Renaud est sous le coup de 37 accusations de fraude, mais peut récupérer son poste au ministère des Finances plus une indemnité de trois ans de salaire...

Ben coudonc...










Permalink 10:51 am, Richard Martineau / Franc-parler, 57 mots  

La phrase de la semaine

La phrase de la semaine sur Sam Hamad va à mon confrère J. Jacques Samson:

"Affirmer que si une route ou une infrastructure est ouverte à la circulation, c’est qu’elle est sécuritaire, cela équivaut à proclamer que tout restaurant ouvert à la clientèle est automatiquement d’une salubrité irréprochable !"

Avouez qu'elle est bonne en maudit!






Permalink 07:20 am, Richard Martineau / Franc-parler, 595 mots  

Une Commission au plus sacrant

Selon Sam Hamad, ce qui s’est passé dans le tunnel Viger est la faute de l’entreprise privée…

Pas sûr que je lancerais de telles accusations si j’étais ministre libéral. En tout cas, pas avant le dépôt des résultats de l’enquête.

On a tous regardé la Commission Bastarache.

On sait que les entrepreneurs en construction en mènent large au Parti Libéral, et qu’ils auraient beaucoup de choses à dire si jamais ils se sentaient piqués au vif et avaient le goût de répliquer aux accusations du ministre…

Vous comprenez ce que je veux dire ?


RÉJEANNE PADOVANI

Hier, le journaliste Éric Grenier a publié un bon gag sur Facebook :

« On a enfin découvert le cadavre de Réjeanne Padovani dans la poutre du tunnel Ville-Marie, après 38 ans de recherches. Raison de l'effondrement ? »

Comme toute bonne blague, celle-ci contient un fond de vérité.

Car toute cette histoire commence sérieusement à ressembler au long métrage de Denys Arcand. Je ne parle pas de l’intrigue du film : la femme qu’on abat et qu’on coule dans une poutre d’autoroute, non.

Mais de sa toile de fond : la corruption, les retours d’ascenseur, la collusion entre le monde de la construction et celui de la politique, l’État qui ne prend pas ses responsabilités et qui ferme les yeux sur les agissements des entrepreneurs.

Et la population qui roule sur des routes de moins en moins sécuritaires, car construites par n’importe qui et inspectées n’importe comment…


LE PRIX DU SECRET

Une des entreprises embauchées pour exécuter certains travaux sur la 720 avait déjà été condamnée pour fraude fiscale et non respect du code de sécurité.

Qui nous dit que cette entreprise n’a pas été embauchée parce qu’elle est proche du Parti libéral ? Et que les travaux qu’elle a effectués n’ont pas été inspectés de très près car le gouvernement et le Ministère des transports font confiance aux amis ?

Je sais, je tombe dans la théorie du complot. Rien ne me permet de lancer de telles suppositions.

Mais c’est ce qui arrive quand on sent qu’on ne nous dit pas la vérité.

On se met à spéculer, à faire des liens, à voir des choses qui ne sont peut-être pas là…


LE BAL DES RUMEURS

Se pourrait-il que toutes les crosses qui ont cours dans le milieu de la construction mettent notre sécurité en danger ?

C’est fort possible.

Après tout, on ne parle pas ici de simples tergiversations financières, mais de routes, de ponts, de viaducs…

Voilà pourquoi il est IMPÉRATIF que le gouvernement mette sur pied une commission d’enquête sur la construction.

Parce que tant qu’on n’ira pas au fond des choses, les rumeurs les plus folles vont continuer de circuler…


ÇA PUE

La semaine dernière, lors d’un souper, j’ai discuté avec une avocate qui dirige un organisme regroupant des entrepreneurs en construction.

Elle m’a dit que les membres de son association sont écoeurés de se faire regarder de travers quand ils disent qu’ils construisent des routes…

Je les comprends.

Malheureusement, tant qu’on ne fera pas la lumière sur ce qui se passe dans ce milieu, le doute subsistera.

Et les gens continueront de se boucher le nez dès qu’ils entendront le mot « béton ».



3 Août 2011

Permalink 12:03 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 244 mots  

"Il a une belle voix..."

Iriez-vous applaudir cet homme?



À peine sorti d’une prison française où il purgeait une peine de cinq ans pour avoir organisé une tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne, le chanteur algérien de raï, Cheb Mami, sera une des têtes d’affiche du Festival du monde arabe (FMA) de Montréal, le 26 novembre.

En 2009, l’artiste a été condamné par la justice française pour «violence volontaire, séquestration et menace». Il avait donné son accord, en 2005, pour que ses proches tentent de faire avorter son ancienne conjointe, une photographe de presse. Vraisemblablement droguée puis cruellement violentée dans une maison d’Algérie, elle a néanmoins pu garder son enfant, aujourd’hui âgé de cinq ans.




Encore un artiste violent qui brandit le droit de monter sur une scène et de se faire aduler par les foules...

Monter sur une scène est un PRIVILÈGE, pas un droit!!!!



Interrogée sur le choix singulier de l’artiste algérien, Mme Ben Salah (responsable de la programmation du Festival du monde arabe) a soutenu que «prison ou pas, ça ne nous concerne pas. Ce ne sont pas des critères éthiques qui nous guident. Nos critères sont purement artistiques. Cheb Mami a une belle voix et un beau répertoire».




"Ça ne nous concerne pas"!!!!

C'est quoi, ça?

Madame Ben Salah n'est pas une citoyenne, elle est coupée du monde, elle vit sur un nuage?










Permalink 07:23 am, Richard Martineau / Franc-parler, 603 mots  

Le bout du tunnel

Avant-hier, mon confrère Taïeb Moalla a signé un dossier sur les députés qui ne résident pas dans la circonscription qu’ils représentent.

Afin de savoir si cette pratique était morale ou pas, il a demandé à Catherine Côté, prof de science politique à l’Université de Sherbrooke, ce qu’elle pensait de cette situation.

« C’est une illustration du double langage de notre système, a expliqué la prof. Le député est à la fois le représentant des électeurs de sa circonscription, mais il est surtout le représentant de son parti auprès de cette même population. »


AU SERVICE DU GOUVERNEMENT

C’est exactement comme ça qu’a agi Sam Hamad.

En tant que ministre des Transports et député de Louis-Hébert, monsieur Hamad est censé servir les citoyens du Québec.

Mais en refusant de rendre publics les rapports d’inspection des infrastructures et en cachant aux milliers d’automobilistes qui empruntent régulièrement l’autoroute Ville-Marie qu’en 2008, des inspecteurs ont jugé que le tunnel Viger n’était pas sécuritaire, Sam Hamad n’a pas servi la population.

Il a servi son gouvernement.

C’est le problème numéro Un avec les politiciens : ils ont censés être à NOTRE service, alors qu’ils sont au service de LEUR parti et de LEUR gouvernement.

Comme le dit madame Côté, ils représentent le gouvernement auprès des électeurs, au lieu de représenter les électeurs auprès du gouvernement.


UN RAPPORT CACHÉ

Hier, la sous-ministre des Transports a affirmé que tous les travaux d’urgence recommandés dans le rapport d’inspection de 2008 avaient été réalisés.

Si oui, pourquoi la poutre qui était justement visée par ce rapport s’est-elle détachée ?

Et pourquoi cela a-t-il pris trois ans — et un incident qui aurait pu être tragique — pour qu’on connaisse l’existence de ce fameux rapport ?

Après tout, c’est nous payons pour ces enquêtes, nous sommes en droit de savoir ce qu’elles contiennent, non ?

Et pendant qu’on y est, combien d’autres infrastructures ont été jugées non sécuritaires par des enquêteurs au cours des dernières années ?


DES PROPOS CLAIRS

Sam Hamad a dit que son gouvernement avait décidé de garder le rapport d’inspection de 2008 secret car il ne voulait pas qu’il soit mal interprété par des gens qui ne connaissent rien en ingénierie…

Voyons !

On pourrait dire ça de tous les rapports…

Et puis entre vous et moi, pas besoin d’avoir un post doctorat en génie civil pour comprendre ce passage suivant :

« On peut considérer l’état général (du tunnel Viger) comme étant critique quant à l’aspect sécurité des usagers… »

Me semble que c’est assez clair, non ?

Pourquoi le gouvernement n’a pas dit, dès le dépôt du rapport : « Des inspecteurs affirment que le tunnel Viger a des problèmes, mais ne craignez rien, on va le fermer momentanément et on va effectuer les réparations qui s’imposent » ?

Il me semble que ça aurait été bon pour le gouvernement, ça nous aurait prouvé que l’État a bel et bien les mains sur le volant et notre sécurité à cœur, non ?


VIVE LA TRANSPARENCE

S’il y a quelque chose que les événements des derniers jours prouvent est que la culture du secret n’est bonne pour personne.

Ni pour le gouvernement, qui voit son niveau de confiance fondre au soleil, ni pour la population.



2 Août 2011

Permalink 22:32 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 70 mots  

"Je suis indépendantiste dans un Canada uni..."

"J'ai TOUJOURS été fédéraliste", clame la chef intérimaire du NPD.

Pourquoi était-elle membre du Bloc et de Québec Solidaire, alors?

Pour le fun?

"J'ai acheté ma carte de membre du Bloc par appuyer une amie...", a dit madame Turmel.

Bien tiens... Maudite bonne raison de joindre les rangs d'un parti, non?

Maudit bon jugement!

Dire que les Québécois ont voté massivement pour ce parti...
















Permalink 22:23 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 191 mots  

La CBC sévèrement blâmée

Extrait d'un texte de l'agence QMI :





Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a critiqué la CBC pour son refus de diffuser les photos et la liste des noms des 30 hommes vivants illégalement au Canada suspectés d’être des criminels de guerre dans leur pays d’origine.

«J’ai renoncé depuis longtemps à essayer de comprendre la société d’État», a dit le ministre, mardi, sur les ondes d’une radio de Winnipeg.

Il a assuré que ce n’était pas comme si le gouvernement interférait chaque jour dans les affaires du réseau d’information.

«Je trouve ironique que la CBC, qui est habituellement si prompte à suspecter les forces armées canadiennes de crimes de guerre en Afghanistan, soit si réservée quand il s’agit de parler d’individus qui ont été accusés de crimes de guerre par des tribunaux».





Ouch! Bien envoyé!

Maudit que le ministre Toews a raison!

Quand c'est le temps de critiquer les soldats canadiens, la CBC n'hésite pas une seconde.

Mais quand c'est le temps de pointer du doigt des CRIMINELS DE GUERRE ÉTRANGERS, silence radio!










Permalink 14:53 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 71 mots  

Question quiz

Selon vous, Sam Hamad devrait-il démissionner ?

Certains répondent Oui, en disant qu'e le ministre des Transports connaissait le rapport de 2008 et qu'il l'a gardé secret...

D'autres répondent Non, en disant que le ministère des Transports a effectué les travaux de réfection nécessaires dans le tunnel Viger et que monsieur Hamad n'a pas rendu le rapport public pour ne pas alerter inutilement la population...

Qu'en pensez-vous?














Permalink 14:47 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 76 mots  

Syndrome de Tourette politique

La nouvelle chef du NPD a été membre du Bloc et est toujours membre de Québec Solidaire.

Ben coudonc...

Faut croire que la madame a BEAUCOUP de convictions, et qu'aucun parti ne peut à lui seul répondre à ses questions...

Cela dit... est-elle fédéraliste ou pas ?

Comment peut-elle à la fois appuyer le NPD (gauche fédérale) et QS (gauche indépendantiste) ?

Elle collectionne les cartes de parti comme d'autres, les cartes de hockey ?







Permalink 07:16 am, Richard Martineau / Franc-parler, 578 mots  

Le ciel sur la tête

Le travail m’amène à Québec pour les trois prochaines semaines.

Laissez-moi vous dire que j’en suis particulièrement heureux.

Pas de pont Champlain, pas d’échangeur Turcot, pas de tunnel Ville-Marie, pas de pont Mercier…

Le bonheur ! Je vais pouvoir conduire sans crainte que le ciel ne me tombe sur la tête…


DES PROPOS PRÉMONITOIRES

Le hasard a fait que vendredi soir, une amie m’a dit qu’elle avait croisé un ingénieur quelques jours auparavant. Le bonhomme lui a dit que selon lui, le tunnel Ville-Marie n’était pas sécuritaire à cause des travaux du CHUM effectués juste à côté.

« Les vibrations émanant de ces travaux de construction sont extrêmement dangereuses, lui a-t-il dit. Ça ne me surprendrait pas qu’un jour, tout s’écroule… »

Or, le lendemain, une poutre de 25 tonnes s’effondrait dans le tunnel !

Dire qu’on aurait pu ériger le CHUM sur un beau terrain vague à Outremont.

Mais noooon, c’était un quartier de riches, pouah !

On a donc préféré le construire à côté du Palais des Congrès et au-dessus du tunnel Ville-Marie, dans un coin de la ville tellement compressé, tellement dense, tellement comprimé que les malades devront prendre le métro pour s’y rendre…

Maudit qu’on l’a, l’affaire !


PLUS SÉCURITAIRE ?

Le 4 janvier 2005, l’ex-président de la CSN Marc Laviolette et les médecins « humanistes » Amir Khadir et Paul Saba ont organisé une conférence de presse pour demander au Ministre de la santé, Philippe Couillard, d’implanter le futur CHUM dans le centre-ville, sur le site de l’hôpital Saint-Luc.

« On doit poser la question de savoir quel site répond le mieux aux besoins de la population en terme d’accès aux soins, de développement urbain et de sécurité », a lancé (sans rire) le docteur Sabia.

On croit rêver en relisant ces propos…

Comment peut-on affirmer que le site du centre-ville est plus sécuritaire, qu’il respecte mieux le développement urbain et qu’il offre un meilleur accès aux soins ?

Il étouffe, il suffoque !

Ce coin de Montréal est tellement « squeezé » que le vent doit se mettre de côté pour souffler entre les bâtiments !

Pour l’instant, rien ne prouve que ce sont effectivement les vibrations causées par la construction du CHUM qui ont provoqué la chute d’une poutre dans le tunnel Ville-Marie.

Mais si jamais c’était le cas, j’ai hâte d’entendre ce que les docteurs Khadir et Sabia vont nous dire.


PROBLÈME DE TAILLE

En septembre 2008, le docteur Gaétan Barrette disait que le projet du CHUM dans le centre-ville fonctionnerait « si on rasait tout le quadrilatère ».

Ce n’est pas ce qu’on a fait. On a décidé de « raboudiner ». On ajoute ici, on gosse là, on pousse, on tire…

Comme si on essayait de faire entrer Ginette Reno dans le bikini de Marie Mai.

Pendant ce temps-là, il y a un maillot XXL à Outremont, qui est de la bonne taille et qui n’attend qu’à servir…


PLUS DRÔLE

Au début, quand les infrastructures commençaient à s’effriter, on trouvait ça drôle. « C’est le symbole parfait du modèle québécois, qui a été bâti dans les années 60 et qui craque de partout… »

Mais maintenant, on ne rit plus.

On attend quoi, pour agir ?



1er Août 2011

Permalink 09:05 am, Richard Martineau / Franc-parler, 47 mots  

Ça ne fera pas mal...

Une femme est morte après avoir subi un traitement qui consiste à t'enduire de boue et à t'envelopper dans une pellicule de plastique puis dans une couverture et enfin dans du carton. À 35 degrés.

Duh????

C'est bien beau, les thérapies alternatives, mais il faut utiliser sa jugeotte...


Permalink 08:59 am, Richard Martineau / Franc-parler, 36 mots  

Duh!

On aurait pu construire le CHUM sur un terrain vague à Outremont.

Ben non: on le construit au-dessus du tunnel Ville-Marie...

Résultat: les vibrations auraient peut-être causé le détachement d'une poutre de 25 tonnes.

Bravo!


Permalink 08:57 am, Richard Martineau / Franc-parler, 543 mots  

Vive les vicieux!

Ainsi, le gouvernement provincial songe à poursuivre les fabricants de cigarettes afin de les obliger à payer une partie des frais encourus en soins de santé.

La somme exigée pourrait s’élever à 30 milliards de dollars.

Pour Éric Gagnon, le porte-parole d’Imperial Tobacco, le gouvernement fait preuve d’une grande hypocrisie en agissant de la sorte.


MERCI DE FUMER

Difficile de ne pas être d’accord avec monsieur Gagnon.

Pendant des années, le gouvernement a rempli ses coffres grâce aux profits faramineux engrangés par la vente de cigarettes. Le stade olympique a été payé en totalité par les fumeurs ! Si ce n’était pas des drogués accrocs à la nicotine, ce trou sans fond resterait béant et on serait encore en train de casquer pour maintenir cet éléphant blanc ouvert !

Et là, soudainement, l’État joue les vierges offensées et pointe du doigt les fabricants de cigarettes en disant que le produit qu’ils vendent en TOUTE LÉGALITÉ est dégueulasse ?

Un peu de décence !

Si ce n’est pas de l’hypocrisie, je me demande ce que c’est…

C’est comme un pimp qui lèverait le nez sur la prostitution, en disant que cette pratique immorale va à l’encontre de ses valeurs personnelles !


DES SÉPULCRES BLANCHIS

D’un côté, l’État rempli ses poches avec le jeu, l’alcool et le tabac. De l’autre, il nous fait la morale et nous répète ad nauseam que ce n’est pas bon de jouer, de boire et de fumer.

C’est ce qu’on appelle vouloir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la fermière.

Si demain matin, les contribuables québécois cessaient d’acheter du vin, des cigarettes et des billets de loto, l’économie de la province s’écroulerait.

L’État a BESOIN des vicieux pour payer tous les services qu’il offre aux citoyens !

Ne nous racontons pas d’histoire : malgré ses airs pincés de p’tite Sœur du Bon Pasteur, l’État n’a aucune morale.

S’il savait qu’il ne causerait pas de scandale dans la population en nationalisant la prostitution, il y aurait des bordels à tous les trois kilomètres, et on importerait des Russes et des Thaïlandaises pour divertir les touristes.


UNE DÉCISION PUREMENT ÉCONOMIQUE

Regardez ce qui se passe en Californie.

Pendant des années, les politiciens de cet État faisaient la guerre à la drogue. Et maintenant, on songe à légaliser le pot.

Pourquoi ? Parce que l’État a changé de point de vue sur la mari ?

Absolument pas. C’est parce que l’État a besoin d’argent, point.

C’est l’économie qui détermine la politique, pas la morale.

Pourquoi l’État québécois songe à poursuivre les fabricants de cigarettes ? Parce qu’il trouve cette industrie dangereuse, par empathie pour les cancéreux qui font du camping sous une tente d’oxygène ?

Non : parce que ses coffres sont à sec.

C’est une décision purement économique. Si ça ne coûtait pas si cher de soigner les victimes de cancer du poumon, l’État laisserait Imperial Tobacco tranquille et continuerait de ramasser les taxes sans mot dire.