31 Octobre 2011Un cas de psychiatrie
Décidément, je ne comprends plus rien.
Un jour, vous pulvérisez Gilles Duceppe et son parti. Le lendemain, vous le voulez à la tête de la province. Coudonc, prenez-vous de la drogue, ou quoi ? REPARTIR À ZÉRO Je commence à comprendre pourquoi Lucien Bouchard a décidé de tout abandonner pour aller gagner sa vie comme avocat. Il en avait ras le bol des sautes d’humeur de la population québécoise. « Continuez de changer constamment d’idées et d’appuyer tout et son contraire, moi, je débarque et je vais aller faire de l’argent », s’est-il dit, découragé de voir les électeurs qui avaient voté pour un parti souverainiste au provincial appuyer la loi sur la clarté du PLC. C’est comme si on repartait à zéro chaque fois qu’on votait. Il n’y a aucun lien entre nos décisions, aucune stratégie, aucun fil conducteur, rien. Un coup, on va à gauche, l’autre coup, on va à droite, on avance, on recule, Layton au fédéral, Legault au provincial, on débarque Duceppe, on le remet à la tête du PQ, et hop, on ferme les yeux et on pige un nom au hasard. AUCUNE LOGIQUE À moins que ça ne soit justement ça, la stratégie… « Duceppe ne veut pas faire le saut au PQ ? On va s’arranger pour qu’il n’ait pas le choix. On va détruire le Bloc, on va voter contre lui dans son propre comté, et il devra aller se réfugier sous la tente péquiste… » Et même si le raisonnement de l’électorat québécois était aussi tordu, aussi machiavélique… Comment peut-on en quelques jours passer de Legault, qui porte à droite, à Duceppe, qui est plus à gauche que le NPD ? Et comment peut-on voter pour un parti souverainiste alors que nous n’avons jamais été si peu intéressés par la souveraineté ? Elle est où, la logique ? Non seulement je ne comprends plus rien aux sautes d’humeur des Québécois, mais ça ne me tente même plus d’essayer de comprendre. Trop compliqué. Je laisse ça aux psychanalystes… L'embryon, un être humain?
Le 8 novembre, les électeurs du Mississippi devront se prononcer sur un texte de loi accordant le statut d’être humain à tout embryon, et ce, dès le moment de la conception.
Si cet amendement est accepté, l’avortement deviendra illégal dans cet État, y compris dans les cas de viol et d’inceste. On interdira aussi la pilule du lendemain et l’utilisation du stérilet (un moyen de contraception qui empêche l’œuf fécondé de se fixer sur l’utérus). Ce qui est particulier, dans toute cette histoire, est que le même jour, les électeurs du Mississippi devront se choisir un nouveau gouverneur. Or, l’amendement sur la loi sur l’avortement a reçu l’appui du candidat républicain ET celui du candidat démocrate ! DE GROSSES QUESTIONS J’imagine que les Conservateurs vont regarder ce qui passe là-bas de très près… Mais comme l’a demandé un journaliste du webzine Slate : si l’embryon est considéré comme un être humain à part entière dès le moment de la conception, cela veut-il dire que les citoyens du Mississippi pourront voter à 17 ans et 3 mois ? Et quel sera l’impact sur les signes astrologiques ? Dilemme, dilemme… 30 Octobre 2011Un peu d'économie...
Hier, le journal Le Monde a publié une entrevue avec Jean-Claude Trichet, le président sortant de la Banque centrale européenne. Le journaliste a demandé à monsieur Trichet ce qu’il pensait du mouvement des indignés...
« Les gens ressentent un certain désarroi face à la mondialisation, a-t-il répondu. Il faut dire que nous assistons à des changements très rapides. « En premier lieu, la science et la technologie progressent à une vitesse sans précédent : un grand succès, mais qui oblige à l'adaptation permanente. « Deuxièmement, les pays émergents (l'ensemble de l'ancien "tiers-monde") progressent à un rythme sans précédent : un autre grand succès, mais qui conduit à des transformations économiques importantes. « Et en troisième lieu, il y a l'allongement continu de la durée de la vie, qui est aussi un prodigieux succès mais qui pose des problèmes de financement. » TROP VITE Bref, le système capitaliste est victime de ses succès. Les technologies sont trop performantes, l’économie mondiale croît trop rapidement et les gens vivent trop vieux (ce qui fait peser un poids considérable sur les finances publiques). Résultat : les gens ont de la difficulté à s’adapter. Avant, le système était à la remorque de l’humain. Maintenant, c’est l’humain qui est à la remorque du système. Tout va trop vite, l’économie s’emballe grâce aux avancées foudroyantes de la science et des technologies et nous avons l’impression d’être laissés sur le bord de la route… D’où le besoin que certaines personnes ressentent de prendre un moment d’arrêt et de planter leur tente afin de réfléchir… Avec des amis comme ça...
Le 19 mai dernier, Mouna Diab, une Montréalaise de 26 ans, a été arrêtée à l’aéroport Pierre-Trudeau alors qu’elle tentait de s’envoler pour le Liban avec des pièces d’un fusil d’assaut AR-15 dans ses bagages.
Madame Diab voulait faire parvenir cette arme au Hezbollah, une organisation considérée par le Canada comme « l’un des groupes terroristes ayant les plus importantes capacités techniques dans le monde ». « ILS MANQUENT D’INFORMATION » L’ironie dans cette histoire est qu’en février 2007, Mouna Diab faisait partie d’une délégation de huit femmes voilées que le Congrès islamique canadien avait envoyée à Hérouxville afin d’expliquer à André Drouin et à sa bande de « péquenots » que contrairement à ce que leur code de vie laissait entendre, les musulmans n’étaient pas tous des terroristes en puissance. « Ces gens ont l’air chaleureux, mais ils manquent d’information. C’est pour ça que nous allons les voir. Pour nous faire connaître. Ça va bien aller », disait Mouna Diab à une journaliste de La Presse. « J’avoue que le code de vie m’a blessée. J’ai décidé d’aller à Hérouxville pour parler de notre réalité aux citoyens. Je ne crois pas que nous parviendrons à leur faire changer d’idée complètement à notre sujet. Mais on va au moins les faire réfléchir. Et ça, c’est déjà bon ! » Malheureusement pour les Musulmans qui rejettent tout recours à la violence, pas sûr qu’essayer d’exporter une arme d’assaut à un groupe terroriste va « faire réfléchir » et participer à combattre les préjugés… Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemi, comme dit le dicton. En passant : madame Diab a-t-elle enregistré son arme lorsqu’elle l’a achetée ? 29 Octobre 2011Il faut savoir
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je me pose une question concernant Pauline Marois : pourquoi s’accroche-t-elle ?
Croit-elle vraiment qu’elle a une chance de remporter les prochaines élections ? Est-elle masochiste ? Veut-elle avoir le dernier mot ? Est-ce une question de fierté, d’orgueil ? UNE SEULE CONCLUSION POSSIBLE « Il faut savoir quitter la table lorsque l’amour est desservi », chantait Aznavour. Dans le cas de madame Marois, l’amour n’a pas seulement été desservi : on l’a lavé, essuyé et rangé dans l’armoire. Les chaises ont été montées sur les tables, et on a fermé la lumière et barré la porte du restaurant. Pourquoi la chef du PQ persiste-t-elle à rester ? Ne voit-elle pas qu’il n’y a qu’une seule conclusion possible à cette farce — c’est-à-dire encore plus de contestations et d’humiliations ? Madame Marois est riche. Elle pourrait se retirer dans ses terres, parcourir le monde en long et en large et jouir de la vie pour les trente prochaines années. Pourquoi ne le fait-elle pas ? Quel plaisir retire-t-elle de la présente situation ? TERMINUS Vous me direz que les politiciens aiment le pouvoir, qu’ils sont profondément convaincus qu’ils peuvent changer les choses, faire une différence et détourner le cours de l’histoire… Oui, je sais. Mais soyons sérieux : à tort ou à raison, l’aventure de madame Marois à la tête du Parti québécois est terminée. Je le sais, vous le savez, tout le monde le sait. Plus la chef du PQ retarde le moment de son départ, plus celui-ci se déroulera mal, et plus le parti s’enlisera… « Il faut savoir, coûte que coûte / Garder toute sa dignité / Et, malgré ce qu'il nous en coûte / S'en aller sans se retourner… » Espérons que Pauline Marois écoutera le grand Charles. Pour elle, pour son parti, et pour nous, qui peinons de la voir ainsi s’accrocher à une formation qui ne veut visiblement plus d’elle. Partez la tête haute, madame Marois. Comme Bernard Landry l’a fait lorsque vous lui avez montré la porte. D’UN EXTRÊME À L’AUTRE Quant aux militants péquistes qui demandent la tête de madame Marois après lui avoir accordé un vote de confiance record il y a quelques mois : ça ne vous tenterait pas de mieux calibrer vos médicaments ? On a l’impression que vous ne réfléchissez pas deux minutes lorsque vient le temps de vous choisir un chef. Vous vous précipitez sur le premier venu, vous le catapultez au sommet de l’Olympe, et après quelques mois, s’il ne fait pas l’affaire, vous le roulez dans le goudron, le recouvrez de plumes et le sortez du village assis sur un rail. Selon les rumeurs, vous verriez maintenant Gilles Duceppe dans votre soupe. Un homme qui a été pulvérisé lors des dernières élections fédérales ! Allez voir un médecin, chers amis péquistes, je suis sûr que vous êtes bipolaires… 27 Octobre 2011Excès de confidentialité
Je veux absolument vous faire lire ce courriel que j’ai reçu aujourd’hui. Je trouve que son auteure pose une excellente question, très juste, très pertinente :
« Ma belle adolescente de 15 ans a fait une tentative de suicide la semaine dernière, c’est là que j’ai appris qu’elle prenait du Prozac pour une dépression majeure. « Je comprends la loi voulant qu’un jeune ait accès à des services de santé confidentiel à partir de 14 ans, à moins qu’il n’y ait un danger immédiat pour sa vie. Mon problème avec ça est que j’ai moi-même fait une dépression il y a quelques années, et sans le soutien de mes proches, je ne m’en serais peut-être pas sortie. « Comment une jeune de 15 ans peut se sortir d’une dépression, sans que ses parents ne soient au courant du mal dont elle souffre ? Après tout, il ne s’agit pas d’une MTS ni d’une prescription de pilule anticonceptionnelle ! Dans ces cas, oui, je comprendrais qu’on respecte la confidentialité. Mais on parle ici d’une dépression ! « Je trouve aberrant que l’on ait attendu que ma fille fasse une tentative de suicide pour m’en parler. Sans cela, je n’aurait rien su et n’aurait pas pu demander l’aide nécessaire… » Qu’en pensez-vous ? Après le printemps, l'hiver
Décidément, le printemps arabe n’a pas duré longtemps.
Non seulement les frères musulmans ne cessent de gagner du terrain en Égypte, mais les barbus ont remporté les élections en Tunisie et la Lybie sera assujettie à la loi islamique. C’est ce qu’on appelle changer quatre trente sous pour une piastre… DES RADICAUX MODÉRÉS Que disaient nos experts en politique internationale, déjà ? Ah oui : « Nous assistons à une révolution post-islamiste… » (Le Monde) Bravo pour la justesse de votre analyse, les amis ! Votre clairvoyance passera à l’histoire. Si vous continuez comme ça, on va vous transférer à la météo… La meilleure de la semaine est la déclaration du parti islamiste tunisien, le Ennahdha. « Ne craignez rien, nous sommes des modérés… », a dit leur leader. C’est comme je vous disais : « N’ayez pas peur, je suis un homophobe modéré », ou « Bonne nouvelle, le nouveau chef du KKK est un raciste modéré. Il veut juste fouetter les Noirs au lieu de les pendre… » Ça vous réconforterait ? UN NON-SENS « Islamiste modéré » est un oxymore (deux mots qui se contredisent), au même titre que « cigarettes légères » ou « Ontario nightlife ». Ça n’existe tout simplement pas. Un islamiste est une personne qui manipule l’Islam à des fins politiques. En quoi cela peut-il être une bonne nouvelle ? Ce qui s’est passé en Tunisie pose une question épineuse : devrait-on permettre à des formations anti-démocratiques de prendre part à des élections démocratiques ? N’est-ce pas un non-sens ? C’est comme si on permettait à un athée de briguer la direction d’une organisation islamiste ! « L’islamisme permettra de stabiliser ces pays, a dit un expert. C’est ennuyant, mais c’est un passage obligé si on veut finir par instaurer la démocratie dans cette région du monde … » Aurait-on dit ça du nazisme dans les années 40 ? Accepter l'Inacceptable
Imaginez ce qui arriverait si j’entrais chez vous à deux heures du matin avec trois de mes chums et qu’on vous demandait de sortir de votre logement : la police se pointerait, non ?
Alors pourquoi la police ne fait rien quand des fiers-à-bras de la FTQ débarquent sur un chantier de construction et obligent d’honnêtes travailleurs à quitter leur poste ? L’intimidation est maintenant légale ? GARE AUX GORILLES Je ne comprends plus rien. D’un côté, on ne cesse de dire que la lutte contre l’intimidation et le harcèlement à l’école est une priorité, mais de l’autre, quand des gorilles encerclent un travailleur et le menacent du regard, les autorités baissent les yeux et font comme si elles n’avaient rien vu, rien entendu. Faudrait se brancher. C’est correct ou pas d’écoeurer le monde ? Idem pour le tabac. On oblige les propriétaires de dépanneurs à cacher leurs paquets de cigarettes sous peine d’amende, mais on permet aux Mohawks de vendre des cigarettes aux mineurs et de fumer dans leur casino. Comment voulez-vous faire régner l’ordre dans de telles conditions ? C’est comme si vous disiez à vos enfants : « Toi, t’as pas le droit de manger des bonbons, mais toi, vas-y fort et vide le plat… » SOYONS COHÉRENTS Si les gros bras ont pris autant de place sur les chantiers, c’est parce qu’on leur a PERMIS de prendre autant de place. Ça nous arrangeait. Si le gouvernement veut vraiment faire le ménage et éradiquer cette culture de la terreur qui règne depuis trop longtemps sur les chantiers, il devra être cohérent et traiter ces « incidents » avec tout le sérieux qu’ils méritent. C’est illégal, d’intimider et de menacer des gens ? Alors envoyez la police et jetez-moi ces abrutis en prison ! CINQ ANS DE PRISON Voici ce qu’on peut lire sur le site educaloi.qc.ca : « L’intimidation, c’est quand une personne qui n’en a pas le droit empêche quelqu’un de faire une chose qu’elle a le droit de faire ou force quelqu’un à faire quelque chose qu’elle a le droit de ne pas faire. « L’infraction peut être commise en faisant des menaces ou en utilisant la violence à l’endroit de quelqu’un, en endommageant les biens d’une personne ou en encerclant quelqu’un de façon menaçante contre son gré. « La personne déclarée coupable de l’infraction d’intimidation est normalement passible d’une peine d’emprisonnement d’une durée maximale de cinq ans. » C’est clair, non ? 25 Octobre 2011Une religion égalitaireJe dois vous raconter une anecdote qui m’est arrivée la semaine dernière à l’émission que j’anime sur les ondes de LCN. Je parlais de la conférence islamiste Calling the World Back to Allah. Je me demandais si Abdur Raheem Green, le fameux imam anglais qui enseigne qu’on devrait lapider les femmes adultères, y participerait comme on l’avait annoncé. Une téléspectatrice nommée Aïcha a alors appelée en studio pour me demander d’un ton sec d’arrêter de dire que le Coran recommande la lapidation des femmes adultères. « Allah veut aussi qu’on lapide les hommes adultères », lança-t-elle, toute fière. « Ah, comme ça, c’est une religion égalitaire ? », dis-je, sarcastique. « Oui, répondit la femme. L’adultère est un péché grave et la personne qui le commet doit être lapidée, qu’elle soit un homme ou une femme… L’Islam ne discrimine pas selon le sexe, contrairement à ce que vous prétendez… » La dame était toute contente de me dire ça ! Pour elle, c’était la preuve que la vision tordue de l’Islam défendue par les fondamentalistes était humaniste ! Et après ça, certains commentateurs disent qu’il n’existe pas de mouvance islamiste radicale au Québec… Bien noooooooon… La culture des gros bras
Ainsi, selon Michel Arsenault, le grand patron de la FTQ, les événements qui ont paralysé les chantiers de construction hier étaient des « initiatives spontanées ».
Il n’y avait rien de planifié. NOUS PRENEZ-VOUS POUR DES VALISES ? En répétant ce mensonge aux journalistes, en nous mentant en pleine face, en nous parlant comme si nous étions des imbéciles, non seulement le matamore de la FTQ a-t-il manqué de respect envers tous les Québécois, mais il a prouvé plus que n’importe quel reportage ou n’importe quelle enquête que le temps était venu de faire un ménage dans le milieu de la construction. Un gros, qui mettrait un terme à cette culture du harcèlement et de l’intimidation qui empoisonne le monde syndical depuis trop longtemps. Je ne sais pas si vous le savez, monsieur Arsenault, mais nous ne sommes plus en 1971 : nous sommes en 2011. Au cours des 40 dernières années, beaucoup de choses ont changé. La violence n’est plus tolérée, les institutions (qu'elles soient politiques, religieuses ou syndicales) ne sont plus à l’abri des critiques, et un taupin qui utilise ses gros bras pour intimider un travailleur ou une ministre n’est plus considéré comme un camarade, mais comme un criminel. LA HONTE Vous ne sentez pas le vent tourner, monsieur Arsenault ? Le syndicalisme tel que vous le pratiquez n’a plus sa place dans le Québec moderne. Il est aussi grotesque, ridicule et dépassé que les enterrements de vie de garçon qu’on organisait dans les années 70, avec des gars attachés les bras en croix et recouverts de moutarde, de ketchup et de bière à l’arrière d’un pick-up. Vos fiers-à-bras ne suscitent plus le respect, mais l’écoeurement, la honte. Nous en avons ras-le-bol de cette culture de la brutalité que vous nous imposez. Il fut un temps où l’on pouvait trouver ça folklorique, comme le tir de camion ou la course du cochon graissé. Plus maintenant. C’est juste pathétique. Vous êtes pathétique, monsieur Arsenault, vous et vos goons que vous lâchez sur les chantiers afin d’enfoncer votre message. DES MENACES Voici un courriel que j’ai reçu hier : « Je travaille sur un chantier en région éloignée et ce matin, des fiers-à-bras nous on dit de ne pas rentrer au travail. « J’ai parlé à plusieurs travailleurs sur le campement et la majorité veulent travailler, mais ils ont peur de subir de l’intimidation. » En voici un autre : « J’ai 67 ans et j’ai travaillé 35 ans dans le milieu de la construction. À l’époque de l’autoroute 10, si tu ne donnais pas de l’argent aux p’tits boss de chantiers, tu ne travaillais pas. « Plus tard, j’ai été nommé cadre dans une entreprise, et quand je refusais de prendre un employé de tel ou tel syndicat, je recevais des menaces. J’ai été battu, on a brisé mon camion, on m’a cassé le nez… » Vous êtes fier de ça, monsieur Arsenault ? UNE COMMISSION INUTILE ? Pas étonnant que la FTQ se soit prononcé CONTRE la création d’une commission d’enquête. « Ça ne donne rien », a dit le patron de la FTQ pour expliquer sa position. Le pire est que Michel Arsenault pense que la population va avaler ces couleuvres. Quel mépris… Les trois petits cochons
J’ai un conseil pour les Canadiens de Montréal : pourquoi vous ne prenez pas Jean Charest dans votre équipe ?
Actuellement, le premier ministre est le meilleur patineur au Québec. La façon dont il glisse, virevolte et tournoie avec la commission d’enquête est une véritable merveille. On dirait Toller Cranston sur l’acide. Ne manque qu’un petit pantalon serré et une chemise bleue avec du froufrou... PAILLE, BOIS, BRIQUES Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on assiste actuellement à un remake des Trois petits cochons. Jean Charest a affirmé qu’il ne ferait pas de commission, et la population a dit : « Nous allons hurler, nous allons crier et nous allons faire exploser ta maison de paille ! » Jean Charest a changé d’idée et a annoncé qu’il mettrait sur pied une commission, mais sans pouvoir d’assignation et sans immunité pour les témoins, et la population a dit : « Nous allons hurler, nous allons crier et nous allons faire exploser ta maison de bois ! » Puis Jean Charest s’est ravisé et a donné plus de mordant à sa commission, et la population a dit : « Nous allons hurler, nous allons crier et nous allons faire exploser ta maison de briques ! » Une porte ne peut être à la fois ouverte et fermée, dit le dicton. Le premier ministre a cru qu’il pouvait entrouvrir la porte de son bunker, tout en se protégeant de la brise de protestation qui soufflait dehors. Mal lui en prit : le vent s’est engouffré dans l’interstice et a fait sortir la porte de ses gonds. Avec pour résultat que la cabane libérale risque d’être complètement soufflée par la bourrasque. MAMAN FRANCE, PAPA JEAN Vous avez entendu ce qu’a dit Jean Charest concernant sa « nouvelle » commission d’enquête ? « Si dans la progression de ses travaux, avec le cumul des éléments de preuve qu'elle aura réunis, et tout en les protégeant, la juge Charbonneau en venait à la conclusion qu'un pouvoir de contrainte devenait nécessaire, elle pourra alors en faire la recommandation au gouvernement, lequel acceptera sa requête… » En d’autres mots : lorsqu’elle voudra assigner des témoins à comparaitre, la juge France Charbonneau devra se tourner vers le premier ministre et lui demander la permission. Bonjour l’indépendance ! En bon français, on appelle cela de l’ingérence politique… Pauvres députés libéraux : tout ça sent l’improvisation à plein nez. À VIVE ALLURE Si ça continue, le PLQ deviendra comme le PLC : un vieux souvenir. Des images d’enveloppes brunes surgiront dans notre tête dès qu’on entendra son nom. Jean Charest ne peut plus rien faire pour arrêter le train de la commission : il a quitté la gare, il filera bientôt à vive allure et rien ni personne ne pourra freiner sa course. Le premier ministre aura beau demander à la juge Charbonneau d’y aller mollo et de ne pas trop jeter de charbon dans la fournaise de la locomotive, trop tard, les journalistes sont sur un pied de guerre et les citoyens sont crinqués à l’os. SAUTER PAR LA FENÊTRE Jacques Dupuis et Nathalie Normandeau doivent être contents : ils ont quitté l’express libéral avant qu’il ne s’emballe et ne fonce dans le mur. Les leçons de Lynda Thalie
De retour à mon blogue, désolé, un problème technique m'a empêché de poster des textes, mais tout est maintenant réglé...
___________ Il y a quelques mois, Lynda Thalie a publié son autobiographie. La vie de cette chanteuse d’origine algérienne est passionnante. Mais ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant est son point de vue sur les accommodements raisonnables et la place de la religion dans la vie publique. UN ESPACE NEUTRE Lynda Thalie est une fille douce. Mais lorsqu’elle traite du voile et de l’intégrisme religieux, elle n’a pas la langue dans sa poche et peut se montrer aussi intransigeante que Djemila Benhabib. « Accepter des accommodements pour des motifs religieux ne risque d’engendrer que le chaos et la cacophonie, écrit-elle. Nous ne pouvons pas gérer un pays en pliant à tous vents. Il nous faut un terrain neutre où ne règne aucune religion, un espace public laïc, libre, égal pour tous. « La fonction publique est là pour représenter le gouvernement. Elle se doit d’être neutre afin que chacun se reconnaisse dans l’État. C’est une condition impérative au maintien de l’ordre et de l’équité. « On ne cache que ce qui est laid, ce qui est mal. La femme est belle, la femme est bonté. Nous nous sommes battus pour l’égalité totale entre les hommes et les femmes. Une femme qui porte le voile ne peut pas être l’égale de l’homme qui, lui, ne le porte pas. » LE BEURRE ET L’ARGENT DU BEURRE « L’intégration va dans les deux sens, continue Lynda Thalie. À quoi ça sert de s’acharner à vouloir intégrer des gens qui n’en ont pas la volonté ? « Si les gens arrivent ici en voulant vivre très exactement comme ils le faisaient dans leur pays d’origine, mais juste avec de meilleures conditions de vie, ça ne marchera plus ! Ces gens-là vont se cloisonner, se ghettoïser, tout en profitant des avantages que donne la vie dans une société démocratique et libre. » Si c’était un « Québécois de souche blanc et catholique » qui écrivait ce genre de propos, il se ferait traiter de xénophobe par les bien-pensants. Mais Lynda Thalie est née en Algérie et a été confrontée très jeune aux horreurs du fondamentalisme religieux. Elle peut donc nous parler dans le blanc des yeux en toute liberté. LA SPIRALE DU MAL « La vue d’une femme voilée me fait mal, c’est viscéral : ça me chavire, ça me bouleverse, confesse la chanteuse. Quand, jeune, j’ai dû porter le voile pour aller à l’école, j’ai ressenti cette obligation comme un échec. Comme si ma résistance avait été vaincue. Comme si j’avais été soumise. « Un jour, en Algérie, une annonce apposée sur la porte de la mosquée de notre cité nous annonçait que les femmes et les jeunes filles qui ne portaient pas le voile se mettaient en danger de mort. « Résultat : les femmes ont commencé par porter le voile. Ça a commencé par un petit voile coquet. Puis un voile plus sombre et plus austère. Et on a fini par ajouter le vêtement long qui cache tout le corps… » UNE RÉALITÉ Paranoïaque, Lynda Thalie ? Non : lucide. Le fondamentalisme religieux n’est pas une abstraction, pour elle, c’est une réalité, qu’elle a côtoyée jour après jour. Elle a décidé de prendre la plume pour nous en parler. Écoutons-la… 22 Octobre 2011Oh, le gros complot!!!!!!
Une vieille affaire sur laquelle je m'étais déjà expliquée ressurgit sur Internet... Pourquoi? Fouillez-moi!
Je vous renvoie donc au texte que j'ai publié là-dessus en FÉVRIER 2011. Dieu que les Internautes ont du temps à perdre avec des niaiseries... 21 Octobre 2011De futures bonnes musulmanes...La mosquée Al Rawdah, où se déroulera finalement la conférence CALLING THE WORLD BACK TO ALLAH, organise des "concours de récitation du Coran pour les moins de huit ans..." Sur un vidéo de l'événement, on y voit des fillettes de 4-5 ans recouvertes d'un voile de la tête au pied... Ça se passe ici, à Montréal, au 12253, boulevard Laurentien, dans le nord de la ville... Mais il n'y a pas de radicaux islamistes à Montréal, nooooon.... 20 Octobre 2011Bravo, Québec!Une lectrice, Geneviève Plante, m’a envoyé un courriel concernant la fameuse conférence islamiste Calling the world back to Allah, qui devait se tenir à l’université Concordia demain. « En cette ère de cynisme généralisé, je voudrais dire un gros bravo à notre gouvernement, écrit-elle. Oui, oui, notre gouvernement, qui a adopté une motion demandant à Ottawa d’interdire l’entrée à deux islamistes radicaux qui devaient prendre la parole lors de cet événement ! « Pour une rare fois dans ma vie, je suis fière d'être Québécoise. Je fais partie d’un groupe qui, suite au texte posté sur le site Poste de veille et à votre chronique du 1er octobre, a envoyé énormément de courriels à divers organismes et ministères afin de faire bouger les choses. « Nous voulions tenir une contre-manifestation appelée Calling the world back to peace, love and pride. Je me rends compte aujourd'hui qu'avec un peu de mobilisation, les choses peuvent bouger. » Le gizmo![]() Le PQ s’est trompé : ce n’est pas une patente à gosses que nous a présentée le Premier ministre, hier, mais un machin, un truc, un bidule qu’il a lui-même bizouné dans son sous-sol pour nous donner l’impression que son gouvernement fait tout ce qu’il faut pour lutter contre la corruption et la collusion dans le domaine de la construction. LA COMMISSION QUI N’EN EST PAS UNE Ce gizmo possède quatre caractéristiques originales… Un : cette commission d’enquête ne sera pas assujettie à la loi sur les commissions d’enquête. Deux : les témoins ne seront pas assignés à comparaître. Trois : les citoyens courageux qui décideraient de se porter volontaires par grandeur d’âme et charité chrétienne ne seront pas protégés par l’immunité. Et quatre : les témoins importants parleront à huis clos, loin des caméras, alors que le volet public de cette commission qui n’en est pas une permettra à la population en délire d’entendre des théoriciens et des spécialistes réfléchir à voix haute sur les pistes de solutions que le gouvernement pourrait adopter. Wow ! Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, la dernière fois que j’ai été aussi excité est quand j’ai visité le pavillon de l’Ontario à l’Expo 67. LES BONS SAMARITAINS Ce que je ne comprends pas dans cette pseudo commission sont les dispositions concernant les témoins. Jean Charest croit-il vraiment que des gens impliqués dans le domaine de la construction vont aller déballer leur sac de leur plein gré, comme ça, juste pour le kick, en sachant qu’ils risquent de se faire poursuivre par des entrepreneurs multimillionnaires ou des firmes de génie conseil ? Si oui, cet homme mérite d’être empaillé à Disneyworld après son décès. « Quoi que je dise, quoique je fasse, je vais me faire critiquer par l’opposition », a dit le Premier ministre hier. C’est vrai. Tout le monde l’attendait avec une brique et un fanal. Mais il aurait quand même pu essayer. Malheureusement, le bidule que Jean Charest nous a présenté hier ne fait même pas semblant de ressembler à une vraie commission. C’est comme si un chauve se mettait un morceau de tapis sur la tête et nous disait : « T’as vu, ma belle perruque ? » Rendu là, aussi bien se promener le crâne à l’air… 19 Octobre 2011Le monde à l'envers
Le 1er octobre, je vous parlais d’une conférence islamiste qui devait se dérouler le 21 octobre à l’université Concordia.
Je vous disais que deux des participants avaient déjà affirmé que les gais étaient des malades mentaux et que les hommes « devraient avoir le droit de battre leur femme lorsque celle-ci transgresse un interdit islamique ». CONFÉRENCE HAINEUSE DÉPLACÉE Eh bien, c’est pire que prévu. Abdur Raheem Green, un des conférenciers, enseigne que l’adultère mérite « une mort lente et douloureuse infligée par lapidation » ! Suite aux nombreux courriels qu’elle a reçu, l’université Concordia a décidé de ne pas permettre la tenue de cet événement dans ses locaux. Mais ça ne veut pas dire que cette réunion sera annulée, elle sera juste déplacée. Dès que je sais où, je vous fais signe. ON SE TROMPE DE CIBLE Le plus ironique est que pendant que des islamistes organisent une conférence à Montréal pour crier leur haine des gais et des femmes, le chroniqueur de La Presse Marc Cassivi ne trouve rien de mieux à faire que de vomir sur Djemila Benhabib, une femme qui consacre courageusement sa vie à combattre les fous d’Allah ! Dans une chronique qu’il a publiée hier, Cassivi tire à boulets rouges sur l’auteure de Ma vie à contre Coran et Les soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident. Pas un mot sur les islamistes qui préparent un pow wow haineux le 21 ! Rien sur la conférence qui s’est déroulée au Palais des congrès le 7 septembre, au cours de laquelle Tariq Ramadan a affirmé qu’on devrait interdire TOUTE critique de la religion ! Aucun mot sur le festival islamiste Journey of Faith qui s’est déroulé les 2 et 3 juillet dernier à Toronto, et qui donnait la parole à deux conférenciers qui prônent l’exécution des gais et des infidèles ! À croire le chroniqueur de La Presse, c’est Djemila Benhabib, le problème !!! C’est elle qui pose une menace à la démocratie !!! Allô ? Y a quelqu’un dans l’avion ? RÉPONSE DE GUY. A Selon Cassivi, Guy A. Lepage aurait dû inviter une personnalité pro-islamiste à Tout le monde en parle dimanche soir, afin d’offrir un contrepoids aux propos « pernicieux » de Djemila Benhabib ! J’ai demandé à Guy A. ce qu’il en pensait. Voici ce qu’il m’a répondu : « L'entrevue qu'on a faite est un point de vue (très défendable) d'une invitée qui a un commentaire éditorial à présenter (comme Amir Khadir, Éric Duhaime, André Pratte...) « Notre équipe a choisi des questions à lui poser, l'invitée a choisi ses réponses. « Rien de ce qui n'a été dit dans l'entrevue avec Djemila n'est insensé. Rien de ce que j'ai coupé non plus. « 1,4 millions ont vu une femme déterminée et articulée défendre un point de vue (qu'on soit d'accord ou pas) avec conviction et humanité. « Chaque analyste, téléspectateurs ou gérants d'estrade peut commenter ou s'inscrire en faux. À chaque réalité, sa perception. « Marc Cassivi a le droit à son opinion. Je ne lui en veux pas. Comme disait mon grand-père, il n'y a pas mort d'homme. « Néanmoins, dans le sujet abordé par Djemila, il y a meurtre de femmes. « Donc, je maintiens. » 18 Octobre 2011Le vrai BatmanUn site consacré à des "gars ordinaires" (des plombiers, des caissiers, des pompiers...) qui, le soir, se déguisent en super héros et "combattent le crime"... Il y en aurait plus de 600 à travers le monde, dit-on... Un peu étrange, non? D'un côté, je trouve ça noble, d'un autre, j'ai le goût de dire: GET A LIFE! Les monstres
Le texte percutant de Sarah-Maude Lefebvre sur la violence à l’école, dans lequel on apprenait que des centaines de professeurs se font menacer et insulter chaque année, a fait beaucoup parler, hier, et avec raison.
Il brossait un portrait hallucinant de notre système scolaire. Cela dit, entre vous et moi, êtes-vous vraiment surpris ? MAUDITS FONCTIONNAIRES L’école ne vit pas en vase clos, c’est un reflet de la société. Or, s’il y a une valeur qui a piqué du nez au cours des dernières années, c’est le respect de l’autorité. Ajoutez à ça le culte de l’enfant roi, qui nous amène à traiter chaque bambin comme s’il était le centre du monde ; la désaffection des parents qui pellettent leurs responsabilités dans la cour de l’État et la vulgarité de la culture populaire actuelle, qui multiplie les « Fuck you » et les « Fuck Off », et vous vous retrouvez avec une horde de p’tits baveux. Avant, quand on croisait un enseignant, on l’appelait « Monsieur » et on le saluait bien bas. Aujourd’hui, on dit que c’est un maudit fonctionnaire qui se plaint pour rien et qui se poigne le beigne deux mois par année. Comment voulez-vous que les enfants respectent leurs profs, avec un tel discours ? LE CLIENT A TOUJOURS RAISON À force de répéter que les fonctionnaires sont des serviteurs payés avec NOS taxes, on a fini par développer une mentalité de client. L’école n’est plus perçue comme une extension de la maison, mais comme un commerce qui procure des services. « Je paie pour envoyer mon enfant à l’école et je veux en avoir pour mon argent. » Pas : je veux que mon enfant ait une éducation de qualité, je veux qu’il connaisse plus de choses que moi, je veux qu’il soit allumé, curieux, cultivé. Mais : je veux qu’il ait un diplôme. Arrangez-vous comme vous le voulez, abaissez les standards s’il le faut, mais assurez-vous qu’à la fin de secondaire, MON enfant aura un diplôme qui lui permettra de se trouver un boulot. C’est tout ce qui compte, maintenant : le papier. LA « VRAIE » RICHESSE La bonne nouvelle est que le Québec ne se distingue pas : c’est partout pareil. En France, en décembre 2005, une jeune professeur d’arts plastiques s’est faite poignarder à sept reprises dans sa classe parce qu’elle demandé à l’un de ses étudiants de retirer son blouson. Onze jours avant de se faire agresser, elle s’était faite insulter par ses élèves. « En un seul vol, on fait plus que ton minable salaire mensuel », lui a-t-on lancé avec mépris. Bref, cette prof n’était pas respectable parce qu’elle ne gagnait pas beaucoup d’argent. À quoi s’attendre d’autre quand on vit dans une société qui ne cesse d’associer réussite et richesse ? On vit dans une société qui ne cesse de promettre « tout, tout de suite ». Et après, on se demande pourquoi les jeunes ont perdu la notion d’effort… LA VRAIE QUESTION Comme le disait Jaime Semprun, le fils du grand écrivain Jorge Semprun : la question la plus inquiétante n’est pas « Quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? » mais « À quels enfants allons-nous laisser le monde ? » 17 Octobre 2011L'intimidation ordinaireLe Coming out de Patrice Brisebois par mrnorth On parle beaucoup d’intimidation, ces temps-ci. Les tyrans d’école qui harcèlent et terrorisent leurs compagnons de classe. Mais qu’en est-il de l’intimidation ordinaire pratiquée régulièrement par des adultes ? L’ESPRIT DE MEUTE Je pensais à ça, la semaine dernière, en regardant la sortie courageuse que Patrice Brisebois a faite à l’émission Le Match, à TVA Sports, et en lisant l’entrevue émouvante qu’il a accordée à ma collègue Michèle Coudé-Lord. Le gars était tellement écoeuré de se faire huer chaque fois qu’il sautait sur la glace du Centre Bell qu’il a fini par craquer. « La souffrance était tellement grande que chaque huée me détruisait à petit feu et minait ma confiance, a-t-il confié. Après les parties, je me cachais pour ne voir personne, je pleurais dans ma voiture à mon retour à la maison… » Moi, ce sont les gens qui le huaient qui m’intéressent. C’est qui, ces colons ? Aimeraient-ils, eux, qu’on les hue devant des milliers de personnes ? PUNCHING BAGS Le pire est que ces bozos faisaient probablement ça devant leurs enfants. Maudite belle leçon à donner à ton fils ! « Tu vois le gars qui est à terre ? Eh bien, chaque fois que tu le croises, écrases-le encore un peu plus, insultes-le, humilies-le… » Je ne comprends pas les gens qui huent, que ce soit au hockey ou au théâtre. Pour moi, c’est un acte d’une extrême violence, un coup de poing asséné avec la bouche dans la seule intention de blesser. Les gens croient que les personnalités publiques sont des punching bags dénués d’émotion. T’as le droit d’agir comme bon te semble avec elles. Au cours des années, je me suis fait cracher dessus dans la rue, insulter devant mes enfants, invectiver. Jamais les gens qui me traitaient de la sorte ne se seraient permis d’agir de façon aussi odieuse avec des quidams ordinaires. Mais parce que je passe à la télé, ils se permettent de me taper dessus. Si ce n’est pas de l’intimidation, c’est quoi ? TYRANS DU CLAVIER Sur Internet, c’est pire. Les harceleurs pullulent. Parce que les gens sont assis dans leur sous-sol devant leur ordinateur, ils croient qu’ils ont le droit de vous envoyer n’importe quelle vacherie. Une insulte de 140 caractères, un clic, et voilà le travail. Et après ça, ces tyrans du clavier vont pleurer sur le sort des pauvres enfants qui se font intimider à l’école… Et ce que vous faites, vous, c’est quoi ? Quand vous vous mettez à dix pour écœurer une personnalité, la bombardant de courriels ou de gazouillis méprisants, ou la prenant à partie avec vos petits copains, ce n’est pas de l’intimidation, ça ? C’est le même esprit de meute. Et ce n’est pas parce que vous vous cachez courageusement derrière un clavier ou un pseudonyme que c’est moins dégueulasse. Au contraire… 16 Octobre 2011Les gentils, les méchants
Vous êtes un honnête travailleur ? Vous respectez les lois ? Vous vous décarcassez tous les jours pour nourrir votre famille et bien élever vos enfants ?
J’aimerais vous poser une question. Vous ne vous trouvez pas niaiseux, des fois ? RÉVEILLEZ-VOUS ! Tout le monde pige dans le plat de bonbons, tout le monde tourne les coins ronds pour grossir leur portefeuille et beurrer leur tartine des deux côtés, et vous, vous êtes là, à respecter stupidement les règlements et à ne traverser qu’au feu vert. Déniaisez-vous, que diable ! Vous n’irez jamais loin si vous ne trichez pas. Vous pensez que les patrons de multinationales qui cachent leurs sous dans les îles Mouc Mouc et brassent de grosses affaires dans des Républiques de bananes ou des dictatures islamiques s’embarrassent de la morale, vous ? Absolument pas. Ils regardent ailleurs quand le prince Mohamed fouette des femmes adultères et pend des homosexuels, puis se lavent les mains et comptent leur fric. BONDIEUSERIE Et puis, arrêtez de me dire que le crime ne paie pas. C’est faux. C’est une bondieuserie que les bandits répètent aux gens honnêtes pour les décourager d’empiéter sur leurs platebandes. Le crime paie. Amplement. Sortez l’argent de la drogue du système bancaire mondial, et toute l’économie s’effondrera comme un château de cartes. De même, la corruption est l’activité la plus populaire au monde. C’est l’huile qui permet aux rouages du système économique de rouler. Partout, aux quatre coins de la planète, l’industrie de l’enveloppe brune fonctionne à plein régime. « Gratte-moi le dos, je gratterai le tiens. » Chaque jour, des millions de personnes prononcent cette phrase, en russe, en farsi, en espagnol, en arabe, en wolof. C’est l’esperanto de notre système économique. Apprenez à la dire dans les principales langues, et vous n’aurez plus aucun problème. Les portes du monde s’ouvriront. LA SEULE JUSTICE Autre niaiserie que les maîtres du monde disent aux gens honnêtes pour calmer leurs frustrations et les empêcher d’exploser : face à la mort, tout le monde est égal. Baliverne. Allez dire ça aux vieux qui crèvent la bouche ouverte dans des corridors d’hôpital, faute d’avoir des amis bien placés ou des liasses de billet vert empilés dans des coffrets de sécurité, bien à l’abri de l’État vampire qui suce chaque contribuable jusqu’à la moelle. Idem pour les fameux remords qui empoisonneraient le repos des bandits. Le sommeil du juste n’existe pas. Ce sont les gens honnêtes qui se tourmentent, gigotent toute la nuit et se demandent s’ils ont bien agi avec leurs proches. Les crapules, elles, dorment sur leurs trois oreilles dans des draps en soie, heureuses d’avoir passé Go et collecté 100 000 dollars. LE PARADIS À LA FIN DE VOS JOURS Regardez autour de vous : les intervenants qui prennent soin des enfants, des malades et des vieux gagnent moins que des ouvriers spécialisés, alors que les athlètes qui s’amusent sur la glace ou les vedettes qui se font pomponner devant les caméras passent au cash et sont traités comme des dieux. Elle est où, la logique, là-dedans ? Pas étonnant que la religion revienne en force. Rien de mieux que la promesse d’une justice céleste pour endurer l’injustice qui règne ici bas… 14 Octobre 2011De bons travailleurs obéissants...
Un lecteur, André Vézina (merci monsieur!), m'a envoyé ce monologue du regretté George Carlin.
Si vous comprenez l'anglais, vous devez ABSOLUMENT l'écouter... Prenez dix minutes de votre temps — TOUT est là. 13 Octobre 2011Bel hypocrite
Al Gore a apporté son soutien officiel aux "indignés" de Wall Street.
Quel hypocrite... C'est sous son administration qu'a commencé la dérèglementation du système bancaire! C'est Clinton qui a foutu le bordel! Allô? Une vente qui fesseÀ quand un escalier mobile?
Une organisation environnementale demande au Népal d'installer des toilettes portables dans l'Everest pour éviter aux alpinistes de souiller davantage le toit du monde jonché de tonnes de détritus, des camps de bases à son sommet.
The Suburban antisémite?
Une petite nouvelle qui m’a fait chaud au cœur : dans un éditorial particulièrement vitriolique, le journal The Suburban a DÉNONCÉ la décision du maire de Hampstead d’interdire le bruit pendant deux fêtes juives.
Oui, oui, The Suburban, le journal anglophone dirigé par une figure légendaire de la communauté juive de Montréal, Beryl Wajsman ! J’ai hâte de voir comment mes amis du National Post, qui ont traité Benoit Dutrizac et moi d’antisémites parce que nous avions osé dénoncer la décision du maire de Hampstead, vont couvrir cette nouvelle. Je vous gage qu’ils vont se la fermer et prendre leur trou… Vomir sur la tête d’un journaliste québécois francophone, pas de problème. Mais sur le directeur de The Suburban ? No way. 12 Octobre 2011Petite plogue
Ce soir, aux Francs-Tireurs (T-Q, 21 hres), un de mes meilleurs reportages à vie : une visite des catacombes "interdites" de Paris.
Des partys illégaux organisés dans des grottes situées à 200 pieds sous terre. Vous avez dit "underground"? Paris comme vous ne l'avez (peut-être) jamais vue... Charest a raison
« On veut une commission d’enquête ! », « On est écoeuré du manque d’écoute de Charest ! », « Il faut en finir avec la corruption ! »
Ça fait des mois que j’entends les gens crier ces slogans à la radio et à la télé. Or, samedi dernier, une manifestation a été organisée pour la tenue d’une commission d’enquête publique sur la construction. Combien de gens étaient présents ? Une centaine, tout au plus. ASSIS SUR NOTRE STEAK Hier, je vantais les vertus des milliers d’Américains qui, à New York, à Los Angeles et à Chicago, se sont levés de leur Lazy-Boy pour manifester contre les dérives du capitalisme spéculatif. « Ces gens-là ne savent pas vraiment ce qu’il faut faire pour réformer le système, mais ils en ont ras le bol de se faire fourrer et ils veulent que ça change », écrivais-je. Eh bien, il semble qu’au Québec, nous n’avons pas encore atteint ce degré d’écoeurement et d’indignation. On chiale, on chiale, mais quand c’est le temps de bouger, on ne fait rien. Fait trop beau, fait trop mauvais, on travaille la semaine, on se repose le week-end — on a toujours une bonne raison pour rester assis sur notre steak. Comme le chantait Ferland : « On pique des colères, on gueule à grands coups / Mais par en arrière, par en dessous, on est pissou / Maudit qu’on critique, maudit qu’on rouspète / La buée dans les barniques, la boue dans l’toupet / Mais par en arrière, on prend son trou… » LE SENS DES PRIORITÉS Finalement, Jean Charest a raison de ne pas mettre sur pied de commission d’enquête publique. Les Québécois n’en veulent pas vraiment. Si on en voulait, si ça nous tenait vraiment à coeur, on serait des centaines de milliers dans la rue à la réclamer. On brandirait des balais, des pancartes… Mais non. On préfère marcher pour le retour des Nordiques. Ça, c’est important ! Voulez-vous me dire pourquoi Jean Charest mettrait sa tête sur le billot pour sauver l’honneur d’un peuple qui adore se faire fourrer ? Je comprends le premier ministre de rester tranquillement les bras croisés devant ces scandales qui s’accumulent. Non seulement je le comprends, mais je l’appuie. Nous ne méritons pas une commission d’enquête. Nous méritons de macérer dans notre merde jusqu’à ce que l’odeur nous étouffe. DANS L’Q Les Québécois s’en remettent toujours à l’État pour régler leurs problèmes. « Prenez soin de nos vieux, prenez soin de nos jeunes, prenez soin de notre santé, prenez soin de notre culture, prenez soin de notre langue ! » Alors quand c’est l’État, le problème, on ne sait plus quoi faire, on est pris au dépourvu. On se tourne vers le PQ, l’ADQ, la CCQ, n’importe quoi qui finit par Q ! « Manifestez pour nous, revendiquez à notre place, criez en notre nom… » Nous ne comprenons pas que NOUS sommes responsables de NOTRE avenir. Si nous ne bougeons pas, si nous ne faisons pas clairement comprendre au gouvernement que nous sommes en colère, rien ne va changer. Jean Charest n’a pas peur des journalistes, des militants professionnels ou de l’opposition. Il a peur du peuple. Quand allons-nous sortir nos griffes ? _________ À ceux qui me demandent si j'ai participé à la manif: non. Éthiquement parlant, les journalistes ne peuvent participer à ce genre d'événements... Mais je parle de ce sujet régulièrement. C'est MA façon de mettre l'épaule à la roue... 11 Octobre 2011Mêlez-vous de vos affaires!![]() Sur le site de CNN, cette semaine, le spécialiste des nouveaux médias Douglas Rushkoff pourfend les commentateurs qui regardent de haut les citoyens qui participent au mouvement « Occupons Wall Street ». RAS LE BOL GÉNÉRAL « C’est vrai, les dénonciations, les exigences et les objectifs des manifestants qui occupent Wall Street sont multiples, écrit-il. Il est question de la protection de l'environnement, de la corruption, du chômage, des écarts de richesse grandissants, etc. « Mais ce mouvement décentralisé rassemble des individus provenant d'horizons variés. Ces gens sont-ils en mesure de définir avec précision la nature des problèmes auxquels ils sont confrontés et les moyens de les résoudre ? Non, pas encore. « Mais ni plus ni moins que le Congrès ou le président de ce pays… » En d’autres mots : oui, ce mouvement est incohérent et tire à boulets rouges sur tout ce qui bouge. Mais il est le reflet d’une écoeurantite générale. Les gens ont l’impression de se faire fourrer, et ils en ont ras le cul. Ils ne savent pas ce qu’il faut faire pour améliorer le système. Mais une chose est sûre : ils savent qu’il faut faire les choses AUTREMENT. SIGNE DE SANTÉ MENTALE C’est exactement ce que nous ressentons au Québec. Pourquoi les électeurs québécois ont-ils décidé en bloc de lâcher le Bloc et de se tourner vers le NPD ? Parce qu’ils voulaient essayer autre chose. « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à des résultats différents », disait Einstein. Après 20 ans de Bloc et 30 ans de guéguerre Québec-Ottawa, les électeurs ont eu le goût de soutenir une autre formation pour voir si on n’allait pas avoir un résultat différent. Pour reprendre les mots d’Einstein, c’est peut-être un signe de santé mentale. « ÉCOUTEZ NOUS ! » Avant d’apporter des réponses concrètes à des problèmes particuliers, il faut tout d’abord poser des questions, amorcer un dialogue. C’est ce que propose le mouvement « Occupons Wall Street » (qui se déplacera à Montréal le 15 octobre). Ce n’est ni un mouvement de gauche, ni un mouvement de droite. C’est un mouvement populaire qui lutte d’abord et avant tout contre l’immobilisme. « Bougez à droite ou bougez à gauche, mais bougez, simonac ! Parce que là, on s’en va directement dans un mur… » Regardez les politiciens : vous pensez qu’ils ont trouvé la réponse aux problèmes qui assaillent la société québécoise ? Vous croyez qu’ils ont trouvé LA solution ? Non. Ils ne sont pas plus éclairés que nous. « Occupons Wall Street », c’est le peuple qui dit aux politiciens : « Nous voulons faire partie des discussions. Nous avons nous aussi des choses à dire. « Parce qu’à chaque fois que VOUS prenez des décisions, c’est NOUS qui écopons… » ON SE LÈVE DU SOFA Je n’ai pas un orgasme pas dès que j’entends le mot « citoyen ». Mais je trouve qu’il y a quelque chose de sain dans ce mouvement. Depuis le temps qu’on dit que les gens ne se mêlent pas assez de leurs affaires, on n’est pas pour faire la fine bouche maintenant qu’ils se lèvent de leur Lazy-Boy et demandent des comptes ! Les pieds dans l'herbeCe printemps, pour mes 50 ans, j’ai décidé de me faire un cadeau. J’ai loué une maison de campagne dans un endroit féérique, près d’un village où l’on trouve le meilleur saumon fumé au monde. LOIN, LOIN DE LA VILLE Moi qui n’ai longtemps juré que par le béton, l’asphalte et le CO2, voilà que je passe mes week-ends les deux pieds dans l’herbe et la tête dans les nuages. Et, signe qu’on s’assagit en prenant de l’âge, j’adore ça. Dans son dernier livre, écrit alors qu’il se savait condamné par un cancer incurable, David Servan-Schreiber affirmait qui s’il pouvait recommencer sa vie, il passerait plus de temps dans le bois, loin du chaos des villes. Je le comprends. Le contact avec la nature est le meilleur antidépresseur au monde. Dix minutes, et vous oubliez tous vos soucis. Vous ne pensez même plus à la commission d’enquête sur la construction ! Quant aux faux débats, aux potins et aux vacheries qui excitent les mémères du Web — et qui, en ville, vous empoisonnent l’existence —, ils s’évaporent au fur et à mesure que les gratte-ciels diminuent dans votre rétroviseur. PROMESSE D’ÉTERNITÉ Dans son poème Anecdotes, l’écrivain Michel Houellebec (qui a remporté le Goncourt avec La carte et le territoire) écrit : « Je n’ai jamais pu supporter les trop longs moments d’union avec la nature / Il y a trop de fouillis et d’animaux qui glissent / J’aime les citadelles qu’on bâtit dans l’azur / Je veux l’éternité, ou au moins ses prémisses. » C’est ce que j’ai longtemps aimé, dans la ville : ce mouvement incessant, cette promesse de jeunesse éternelle, le fait que ça bouge tout le temps, que ça crie, que ça bourdonne, comme dans une grosse machine à boules. Ça m’empêchait de penser aux grains qui s’écoulent inexorablement dans le sablier. Or, après des années passées à jouer à cache-cache avec le temps, c’est l’inverse qui me plaît. LE TEMPS QUI PASSE Alors que la ville vit dans une sorte d’instant présent immuable, dans la nature, le passage du temps se rappelle toujours à notre regard. Les fruits pourrissent et tombent des arbres, les fleurs se flétrissent, les arbres changent lentement de couleur… Il y a le printemps, l’été, l’automne, puis l’hiver. Au lieu de lutter bêtement contre ce cycle, en se shootant du collagène dans le front et s’accrochant pathétiquement à notre jeunesse perdue, pourquoi ne pas l’accepter, le célébrer ? MILOU EN MAI Fin juillet, ma blonde m’a organisé un pow-wow bucolique pour mon anniversaire. Le lendemain des libations, alors que mes amis et moi cuvions péniblement notre vin, nos enfants couraient entre les arbres. Je me sentais dans Milou en mai, le magnifique film de Louis Malle, avec Michel Piccoli dans le rôle d’un patriarche heureux qui, en plein mai 68, savoure tranquillement la vie à la campagne entouré de ses enfants et de ses petits-enfants pendant qu’à Paris, les étudiants lancent des cocktails Molotov aux CRS. « C’est ça, le bonheur », pensais-je, le regard posé sur la nuque blanche de ma douce. Grâce à la nature, je suis prêt à entamer la deuxième partie de ma vie. Sereinement, entouré d’arbres qui se préparent à glisser dans l’automne… 10 Octobre 2011Chacun son histoire
Il y a quelques semaines, sur les ondes de France Culture, le philosophe Alain Finkielkraut déplorait le fait que dans les cours d’histoire dispensés dans les lycées français, on s’intéresse plus à l’apport des minorités à la société française qu’à l’enseignement des hauts faits de l’histoire de France.
« Au lieu de dire aux différentes minorités : “Voici l’Histoire de France, c’est la vôtre”, on leur dit : “On va vous enseigner l’histoire de votre communauté” », disait le philosophe. Bref, on alimente le communautarisme au lieu d’encourager le vivre-ensemble. HISTOIRE NATIONALE ÉVACUÉE Si l’on se fie à un rapport rédigé par la Coalition pour l’histoire, un regroupement d’intellectuels québécois qui ont l’enseignement de l’histoire à cœur, c’est la même chose au Québec. L’histoire des femmes, des autochtones, des immigrants (ce qu’on appelle l’histoire sociale) semble plus importante que l’histoire du Québec. Bref, on fait la promotion du multiculturalisme au lieu d’enseigner l’histoire nationale du Québec. « Le contenu du programme Géographie, histoire et éducation à la citoyenneté est surtout axé sur l’histoire des nations autochtones et de la diversité culturelle au Canada, soutient la Coalition, et ne fait en aucun cas référence à la nation québécoise et à son histoire. « Ce programme marginalise la question nationale au profit d’une approche sociale de l’histoire et traite comme secondaires des événements majeurs de l’histoire politique et nationale québécoise. » JE ME SOUVIENS DE QUOI ? Tout comme le cours d’éthique et de culture religieuse met la religion catholique (pourtant au cœur de l’histoire du Québec) sur le même pied que toutes les autres religions et croyances, le programme d’histoire du Québec traite l’histoire nationale comme « une histoire parmi tant d’autres ». De dire l’historien Éric Bédard, co-auteur d’une étude sur l’enseignement de l’histoire : « L’offre de cours des départements d’histoire québécois néglige les grands événements de notre histoire nationale. On ne parle pas de la Conquête de 1759, des Rébellions de 1837, de l’histoire constitutionnelle du Québec, de la Révolution tranquille… » Et après ça, on dit que notre devise est « Je me souviens » ! UN RÉCIT MORCELÉ L’histoire des minorités est en train de supplanter l’histoire nationale. On n’a qu’à regarder les films historiques qui sont tournés depuis quelques années en France pour s’en rendre compte. Indigènes traitait du rôle joué par les Arabes dans la Libération de la France ; L’Armée du crime, celui des Arméniens ; Liberté traitait du sort des tsiganes ; Les Hommes libres nous montre comment des musulmans ont sauvé des juifs de l’extermination nazie, etc. Certes, cette lecture de l’histoire française à la lumière des minorités est nécessaire. Mais où sont les grands récits nationaux ? On a l’impression que l’histoire ne sert plus à rassembler les citoyens derrière une vision commune du passé, mais à les diviser. Une histoire pour les femmes, une autre pour les autochtones… Chacun dans son coin. LA COURTE-POINTE « C’est comme si on se désaffiliait de la France, dit Alain Finkielkraut. On ne considère plus la nation comme une communauté de valeurs et de cultures, mais comme un bric-à-brac d’identités diverses, chacune avec sa mémoire, sa langue, ses références… » On peut dire la même chose pour le Québec. Contre les bidouilleurs
Je ne suis pas anticapitaliste, bien au contraire, et je ne trouve pas que les entrepreneurs ou les banquiers sont des bandits, mais je ressens une certaine sympathie (pour ne pas dire une sympathie certaine) pour les citoyens américains qui sont en train d’occuper Wall Street.
UN GROS CASINO Car le Wall Street d’aujourd’hui n’est pas le Wall Street d’hier. Alors qu’avant, le marché boursier servait d’abord et avant tout à amasser du capital pour permettre à des entreprises de CRÉÉER des emplois, de FABRIQUER des produits et de participer concrètement à la CONSTRUCTION et à l’ENRICHISSEMENT du pays, maintenant, on a l’impression que c’est un gros casino qui permet à des whiz kids de bidouiller toutes sortes de gadgets financiers leur permettant de faire le maximum de fric avec le minimum d’effort. Certains de ces gadgets sont si complexes que même les experts en finance en perdent leur latin. Pour le gonzillionnaire Warren Buffet (pas un fan d’Hugo Chavez et de Fidel Castro, à ce que sache…), les produits dérivés comme les subprimes sont des « armes de destruction massive ». Preuve qu’on peut exiger un meilleur encadrement de Wall Street sans être un apôtre de Karl Marx ! 6 Octobre 2011Le monde pleure Steve Jobs
Un texte intéressant du journal français Le Parisien:
Des jésuites aux rebelles syriens, le monde pleure Steve Jobs... Le magicien
Steve Jobs est mort.
Je l’ai appris hier soir en surfant sur Internet avec mon IPad. J’ai transmis l’information à l’un de mes amis avec mon IPhone. Puis j’ai digéré tranquillement la nouvelle en écoutant de la musique achetée sur ITunes avec mon IPod. BIG MAC Le monde est divisé en deux tribus adverses : les Mac et les PC. J’étais, je suis et je resterai toujours un Mac, même si parfois, quand il se met à geler sans raison au beau milieu d’un appel, j’ai le goût de prendre mon IPhone 4 et de le passer dans un moulin à viande… Rarement un homme que je n’ai jamais rencontré aurait-il fait autant partie de ma vie. C’est bien simple, chez moi, Steve Jobs est partout. Oui, c’est vrai, rayon technique, les gadgets Mac laissent souvent à désirer. Trop capricieux, pas assez fiables. Mais quel design !!!! Avec Jobs, la technologie froide est devenue chaude, sensuelle, lascive. Vous ne collez pas un IPod sur votre oreille, vous vous lovez contre lui, vous le caressez, le cajolez. SEX SHOPS Combien de fois ai-je entré dans une boutique Mac juste pour me rincer l’œil ? Pour les enfants de la révolution numérique, les boutiques Mac sont des Sex Shops remplis de créatures lubriques aux courbes invitantes et à la peau laiteuse. Le Mac Book Air ! Le Mac mini ! La petite boîte blanche de Time Capsule ! La petite boîte noire d’Apple TV ! L’IPod Nano ! L’IPod Schuffle ! Et le gros IMac avec un écran HD de 27 pouces ! On a le goût de toucher chaque objet, de les sentir et de leur chatouiller doucement la souris d’un doigt tremblant, juste pour voir comment ils réagissent… LE PARADIS Dans le film Defending Your Life, le comédien Albert Brooks imagine que le paradis ressemble à une communauté clôturée pour personnes âgées, avec des pelouses fraichement tondues, de la musak réconfortante et des voiturettes électriques qui ne font aucun bruit. Moi, dans mes rêves, le paradis ressemble à la réunion annuelle d’Apple. Tout le monde est cool, tout le monde sirote tranquillement un café latté, tout le monde sourit, et Dieu est là, devant nous, en baskets blancs et en col roulé noir, transformant le vin en eau et le plastique en or, et tenant dans ses mains un objet magique qui calmera toutes nos angoisses et résoudra tous nos problèmes… UNE NOUVELLE RELIGION Grâce à Steve Jobs (ou plutôt : à cause de lui), le capitalisme est devenue une religion et le shopping, un rituel sacré. Il a plus que créé une marque, il a littéralement créé un monde, un état d’esprit, une culture, un langage. Apple est venue au monde grâce à une pub-choc montrant des esclaves se révoltant contre Big Brother. Avec le temps, l’entreprise fondée par Steve Jobs et Steve Wozniak EST devenue Big Brother, omnisciente, omnipotente. Ce qui ne l’empêche pas d’être l’entreprise la plus admirée au monde. Pourquoi ? Tout simplement parce que Steve Jobs a réussi le miracle de tous les miracles, c’est-à-dire nous faire croire que les objets possèdent une âme. Ce qui, dans un monde qui ne jure que par le matérialisme et la consommation, est extraordinairement apaisant… 5 Octobre 2011Vivez comme si c'était votre dernier jour...
Le discours le plus inspirant et le plus touchant de Steve Jobs...
"Votre temps sur Terre est limité, ne le gaspillez pas..." 4 Octobre 2011Une image vaut mille mots![]() Le gouvernement Charest faisant le ménage dans le monde de la construction... Thriller
Je n’ai pas vu le spectacle que le Cirque du soleil a monté en hommage à Michael Jackson.
Mais je me demande : ils ont fait quoi pour illustrer le procès que des parents ont intenté contre le chanteur pour avoir pogné le cul de leurs enfant ? Ils ont demandé à des trapézistes de peloter un nain pendant qu’on entendait Bad ? C’est quand même génial d’être un artiste… Vous avez 45 ans, vous invitez des garçons de huit ans à passer la nuit avec vous, et personne ne s’offusque, tout le monde se pâme devant notre « naïveté », votre « pureté » et votre amour « immodéré » des enfants… Alors que si vous étiez plombier et que vous posiez le même geste, les gens feraient la queue pour vous vomir dessus… À quand un spectacle du Cirque sur Ike Turner, qui battait régulièrement sa femme Tina ? UNE IMAGE PHOTOSHOPPÉE Oui, Michael Jackson était un grand artiste. Mais a-t-on le droit de dire qu’il était AUSSI un crackpot fini ? On enferme des gens à l’asile pour moins que ça… L'excès a bien meilleur goût
Vous êtes invités à souper chez des amis et vous comptez prendre votre auto ?
Un conseil : si vous prévoyez prendre un p’tit verre, ne vous ménagez pas et allez-y en grand. Buvez jusqu’à ce que vous soyiez complètement paf. Comme ça, vous n’aurez pas de problème si vous vous faites pincer par la police... TROP SAOÛL Je ne vous raconte pas des blagues, c’est ce qui est arrivé dans la région de Lanaudière il y a quelques jours. Un homme qui a été arrêté pour avoir conduit un véhicule en état d’ébriété a été innocenté par un juge parce qu’il était trop saoûl pour comprendre les indications de la police ! Quand l’agent lui a lu ses droits et lui a demandé s’il voulait appeler un avocat ou non, le gars était trop paqueté pour prendre une décision éclairée. Alors le juge l’a acquitté ! Si le gars avait été un peu saoûl, il aurait été condamné. Mais vu qu’il était très, très saoûl — tellement qu’il ne se souvenait même plus s’il avait passé ou non un alcootest le lendemain —, le bonhomme a pu retourner chez lui !!! MANQUE DE JUGEMENT « La lecture des droits n'était pas suffisante dans le présent dossier, a dit le juge lorsqu’il a rendu sa décision. Le policier se devait d'aller beaucoup plus loin pour s'assurer que le défendeur comprenait bien ce qui se passait… » Bref, si l’automobiliste fautif n’a pas compris les indications du policier, ce n’est pas parce qu’il avait trop bu, non. C’est parce que le policier n’a pas pris soin de les lui expliquer clairement ! C’est le monde à l’envers… C’est comme un voleur de banque qui fonce dans un lampadaire avec son char après avoir été poursuivi par la police. Ce n’est de sa faute : c’est la faute du policier ! Si le policier ne l’avait pas poursuivi, le bandit n’aurait pas eu d’accident… J’ai toujours cru que pour être juge, il faut faire preuve de jugement. Il semble que non, ce n’est pas nécessaire. Ça vient en option. 3 Octobre 2011"J'ai choisi ce pays"
J’ai reçu un courriel que je veux absolument vous transmettre.
Il est signé Khalil Sade. « Je suis un émigrant. J'ai émigré au Canada pour vivre à la manière canadienne. J'ai choisi ce pays, il ne m'a pas été imposé. « Si je l'ai choisi c'est que j'ai décidé d'accepter les lois ainsi que les coutumes et les us qui y prédominent. » UNE CHARTE MAL INTERPRÉTÉE « Mon premier choc a été lorsque qu'un sikh a eu le droit de porter son turban avec l'uniforme de la GRC. Il changeait par ce fait un uniforme qui est un symbole patriotique et qui a plus de 300 ans d'âge, sous le prétexte d'appliquer la Charte des droits et des libertés. « Moi, je pense que la Charte est mal interprétée et qu’on la pousse trop loin. La liberté des uns s'arrête là où commence la liberté des autres, comme on dit… « La Charte garantit le droit à quiconque d'adhérer ou de ne pas adhérer à la GRC (ou à toute société), mais une fois qu'on décide, librement et en toute connaissance de cause, d'adhérer, on doit se plier aux règles et normes qui régissent la GRC. » NE PAS CÉDER UN POUCE « Il y a deux poids deux mesures, dans votre pays. « L'hiver passé, quelques jours avant Pâques, sur les ondes d'une station radio, un animateur se moquait carrément du Vendredi saint en faisant des blagues sur Jésus. Je n’ai entendu aucune réaction. Je me demande encore si cet animateur aurait ose faire une telle blague sur les juifs ou les musulmans ! « Toutes mes félicitations pour avoir le courage de dire ces choses-là, monsieur. N’oubliez pas : on ne retrouve jamais les coutumes et les traditions que l’on perd. « Chaque fois qu'on cède un centimètre, on va nous demander un mètre par la suite… » ILS PENSENT COMME NOUS Des témoignages comme celui-là, j’en reçois beaucoup. Des immigrants qui disent être complètement abasourdis devant notre peu de volonté à défendre notre culture, nos traditions… Combien d’Algériens, d’Haïtiens, de Roumains, de Marocains m’ont abordé ces dernières années pour me dire qu’ils étaient tout à fait d’accord avec mes chroniques ? C’est drôle, on ne parle jamais de ces gens-là. Chaque fois que des commentateurs bien pensants de La Presse ou de la Gazette s’en prennent aux gens qui, comme moi, critiquent les accommodements déraisonnables, ils font comme si c’était seulement des Québécois de souche qui pensent « comme ça » (c’est-à-dire : mal). Ils ne parlent JAMAIS des immigrants qui pensent EXACTEMENT la même chose. Bizarre, non ? MAUVAISE SURPRISE On voudrait nous faire croire que le combat contre les accommodements déraisonnables cache une confrontation entre les Québécois « de souche » d’un côté et les immigrants de l’autre. C’est complètement faux. En fait, souvent, ce sont les immigrants qui sont le plus contre les accommodements. Pourquoi ? Parce souvent, s’ils ont quitté leur pays, c’est justement parce qu’ils voulaient fuir l’intégrisme religieux qui était en train d’empoisonner leur vie ! Ils traversent la planète, arrivent ici et qu’est-ce qu’ils voient ? Des gens qui s’agenouillent passivement devant les barbus ! Imaginez leur surprise et leur déception… Une potion pas si magique
La mort subite d’un jeune hockeyeur de 17 ans, la semaine dernière, a relancé le débat sur les boissons dites énergisantes.
Devrait-on les retirer des rayons, ou à tout le moins en interdire la vente aux mineurs ? AUCUN CONTRÔLE Ces boissons que les jeunes consomment en grande quantité peuvent contenir autant de caféine que huit onces de café filtre. Donneriez-vous une « bonne tasse de café » à un jeune de 12 ans ? Parce que ces boissons contiennent différents dérivés d’herbage, elles sont considérées comme des « produits de santé naturels ». Résultat : la plupart ne sont pas contrôlées par un organisme de surveillance. Comme l’affirme un rapport éclairant rédigé par l’Association québécoise des médecins du sport (AQMS), non seulement Santé Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments ne vérifient pas si ces boissons sont nuisibles à la santé ou pas, mais la validité des allégations formulées sur les contenants n’a jamais été démontrée ! IGLOU IGLOU « La taurine est un aminoacide présent dans le corps, dont les nombreux effets positifs sont appréciés par les personnes qui désirent garder le corps et l’esprit éveillés », allègue un fabricant de boisson énergisante. « Notre produit a été créé en tenant compte de commentaires de coureurs, de pilotes et d’athlètes pour vous donner un survoltage d’énergie », affirme un autre. Vrai ou faux ? Personne ne le sait. Et pendant ce temps-là, les jeunes gobent ces boissons comme si c’était de simples jus de fruit… AVANT LES MATCHS La semaine dernière, à l’émission que j’anime à LCN, j’ai discuté avec le docteur Alexandra Bwenge, l’un des trois auteurs du rapport de l’AQMS. Elle m’a confié qu’il arrive souvent qu’elle reçoive des jeunes à l’urgence qui semblent sous l’effet d’une drogue quelconque. Leur cœur palpite, ils ont des bouffées de chaleur, sont mal en point… Or, après vérification, elle se rend compte que ces jeunes n’ont pas consommé de drogues illégales, mais des boissons énergisantes en vente en toute légalité dans tous les bons dépanneurs ! « Dire qu’il y a des entraîneurs de hockey qui demandent à leurs jeunes joueurs d’en consommer avant les matchs afin d’optimiser leur performance », m’a-t-elle dit, découragée… Pour l’AQMS, pas de doute : non seulement on ne devrait jamais consommer ce genre de produits avant une activité sportive, mais la vente de ces boissons devrait être carrément interdite chez les 14 ans et moins. À quand une réglementation plus sévère ? 1er Octobre 2011Chronique inutileAujourd’hui, j’aimerais vous transmettre une information complètement inutile. Sur son site Internet, l’organisme Poste de veille (qui lutte contre le fondamentalisme islamique) nous apprend que le 21 octobre, Montréal sera l’hôte de la conférence « Calling the World back to Allah ».
BATTEZ VOTRE FEMME ! Parmi les conférenciers qui monteront sur la scène et prendront la parole, on retrouve Hazma Tzortzis et Abdur Raheem Green. Tzortzis a déjà dit que qu’en tant que musulman, il « rejetait la notion de liberté d’expression » et croyait qu’on « devrait criminaliser l’homosexualité au même titre que la pédophilie et le cannibalisme ». Et Green a déjà dit dans une vidéo que les chefs de famille « devraient avoir le droit de battre leur femme lorsque celle-ci transgresse un interdit islamique ». ON S’EN FOUT Pourquoi vous dis-je que c’est une information inutile ? Parce que ça ne sert strictement à rien que je vous la communique. Personne n’ira manifester. Si c’était un groupe d’ultra cathos qui organisait une conférence du genre à Montréal, les organismes de défense des femmes et des gais loueraient des autobus et débarqueraient par centaine pour se faire entendre en criant « À bas le pape ! » Mais étant donné que ce sont des musulmans, on ne bougera pas le petit doigt. C’est comme ça. Les fous d’Allah peuvent dire devant des milliers de personnes qu’il faut pendre les gais et frapper les femmes, on s’en crisse. PRENDRE SON TROU Je vous gage mille dollars que la ministre de la condition féminine Christine Saint-Pierre ne dira pas un traître mot sur cette conférence. Quand des mannequins trop maigres exhibent leurs fesses plates dans des défilés, tout de suite, c’est le branle-bas de combat, on regroupe les acteurs du monde de la mode et on leur demande de se mettre au pas au plus sacrant. Mais des extrémistes islamistes qui remplissent des salles en disant qu’il faut battre sa femme ? Bof. Trop de trouble. On risque de passer pour racistes. Nos militantes professionnelles toujours prêtes à déchirer leur chemise pour un bout de cuisse dans une pub de bière préfèrent prendre leur trou et regarder ailleurs. SILENCE, ON PRIE C’est ça, le Québec. Vous voulez que j’arrête mes travaux de rénovation pendant votre fête religieuse ? Pas de problème, monsieur Greenberg, je vais ranger ma tondeuse à gazon dans le garage. Et quand je célèbrerai Noël en buvant mon Eggnog, vous pourrez passer la souffleuse de 7 le mat’ à minuit et demie, je n’irai pas frapper à votre porte et ne vous demanderai pas de me rendre la pareille. C’est comme ça, au Québec, on est fin. De la vraie guenille. LE MONDE EST FOU Parlant de religion… Saviez-vous que les animateurs de la BBC, le télédiffuseur public britannique, ont reçu un document de leur conseiller en éthique leur demandant de ne plus utiliser les expressions « avant » et « après » Jésus-Christ, car c’est offensant pour les non chrétiens ? Pas de farce. On devrait dire « avant » et « après » l’ère commune. C’est plus neutre, plus poli envers les juifs et les musulmans. Bientôt, je vous le dis, on va interdire le bacon, sous prétexte que c’est insultant…
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Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
Pour lui écrire, cliquez ici! Pour lire sa biographie, cliquez ici! Pour lire ses chroniques, cliquez ici! 10 derniers articles10 derniers commentaires
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