9 Novembre 2011

Permalink 06:37 am, Richard Martineau / Franc-parler, 5 mots  

Une femme texte PENDANT son mariage!!!




Regardez la face du mari...



Permalink 06:35 am, Richard Martineau / Franc-parler, 579 mots  

Indignés: d'un bout à l'autre de la 20




On parle beaucoup de la rivalité Québec-Montréal, ces temps-ci.

Plus particulièrement, du fossé idéologique qui sépare Régis « C’est moi qui commande » Labeaume et Gérald « Je l’sais pas, j’étais pas là » Tremblay.


NAPOLÉON CONTRE BADEN POWELL

Le symbole le plus représentatif des différences qui existent entre ces deux maires est l’affaire des indignés.

Du côté de Québec, pas de tataouinage. Le maire Labeaume fait tout ce qu’il peut pour déloger les campeurs, dusse-t-il passer pour un « dictateur amical ».

À Montréal, c’est le contraire. Gérald Tremblay (qui est le genre à s’excuser quand on lui marche sur les pieds) joue la carte de la « tolérance » et est prêt à aider les « indignés » à construire des cabanes pour les aider à passer l’hiver. (Ce qui a été refusé par le Conseil municipal)

Bref, c’est le vieux conflit entre la « droite » de Québec (« Sacrez-moi ça dehors, ces maudits crottés ») et la « gauche » de Montréal (« Amir Khadir et Luc Ferrandez sont de grands démocrates à l’écoute du peuple »).


PARLE, PARLE, JASE, JASE

Personnellement, je n’ai rien contre les « indignés ». Une société qui ne s’interroge pas sur son avenir et ses façons de faire est une société morte. Idem pour la jeunesse.

Le photographe français William Klein a tourné un documentaire sur mai 68 intitulé Grands soirs et petits matins.

Je me le suis fait parvenir par Amazon, il y a quelques mois.

Qu’est-ce qu’on y voit ? Principalement, des gens parler. Des vieux, des jeunes, des étudiants, des ouvriers, des patrons et des mères de famille s’arrêter au beau milieu de la rue à trois heures de l’après-midi et discuter — de politique, d’amour, d’argent, de sexe, d’économie.

C’était ça, mai 68 : un gros brassage d’idées. Les gens avaient besoin d’arrêter la roue qui tourne pour discuter entre eux du genre de société qu’ils voulaient avoir.


CONTRE LE SYSTÈME, TOUT CONTRE

Eh bien, c’est ce qui se passe, aujourd’hui : une certaine frange de la population ressent le besoin de mettre un pied sur le frein et de réfléchir à voix haute.

Qu’y a-t-il de mal à ça ?

C’est d’autant plus sain que le capitalisme est justement un système qui évolue grâce aux contestations qu’il génère. Plus on le conteste, plus il s’adapte et plus il croît.

Aucun système économique n’est capable d’intégrer et de digérer ses critiques comme celui-ci.

La preuve : à New York, des entrepreneurs impriment des t-shirts à l’effigie des « indignés » ! Et des vedettes gonzillionnaires profitent du mouvement pour se faire de la pub et vendre leur produit — c’est-à-dire : eux !


LE ZOO

Mais faut-il transformer des parcs en camps de réfugiés pour avoir cette conversation ? Il n’y a pas un moyen, disons, plus « civil » de le faire ?

Richard Desjardins fait-il du camping pour dénoncer les minières ? Non, il réalise des films. Dominic Champagne occupe-t-il un parc pour combattre les gazières ? Non : il écrit dans des journaux et participe à des réunions.

Actuellement, j’ai l’impression que les « indignés » parlent aux « indignés ».

Ça ne vous tenterait pas d’élargir votre public et de sortir de votre enclos ?