22 Novembre 2011

Permalink 06:38 am, Richard Martineau / Franc-parler, 173 mots  

L'hypocrisie de la FTQ

Avez-vous vu cette nouvelle de l’Agence QMI hier ?

La FTQ, qui ne cesse de pourfendre la décision du gouvernement Charest d’interdire le placement syndical sur les chantiers de construction, va investir, via son Fonds des travailleurs, dans l’industrie de la construction en Alberta, l’une des plus déréglementées au pays !!!

C’est-y assez fort ?

Pourquoi le Fonds de la FTQ a choisi d’investir des millions de dollars dans la construction en Alberta ? Parce que ça rapporte !

Et pourquoi ça rapporte ? Parce que la construction, là-bas, est plus efficace depuis que le gouvernement l’a déréglementée !

La leçon est claire : si vous voulez brasser de grosses affaires, ne faites pas ce que les syndicats vous disent de faire !

Le placement, c’est bon pour les syndiqués. Mais le syndicat, lui, préfère la déréglementation, car ça lui permet de faire plus de fric…

Et après ça, Michel Arsenault veut qu’on le prenne au sérieux…



Permalink 06:38 am, Richard Martineau / Franc-parler, 386 mots  

La cigale et la fourmi

Ainsi, les squatteurs du Square Victoria à Montréal, qui se sont vus squattés à leur tour par des itinérants, des toxicomanes et des malades mentaux, ont décidé de ne nourrir dorénavant que ceux qui participent activement au fonctionnement du camp.

Tu ne mets pas la main à la pâte ou l’épaule à la roue ? On ne te nourrira pas.


UN MODÈLE POUR LA SOCIÉTÉ ?

En entendant cette nouvelle, je n’ai pu m’empêcher de sourire.

N’est-ce pas JUSTEMENT ce que les indignés reprochent à notre système : ne s’intéresser qu’à ceux qui travaillent et abandonner les laissés pour compte à leur sort ?

On dirait La Cigale et la fourmi, de Lafontaine : « T’as bu et tu t’es drogué tout l’été pendant que nous travaillions activement à construire un monde meilleur ? Eh bien, danse, maintenant ! »

Si je me fie aux courriels que j’ai reçus, je ne suis pas le seul à avoir trouvé cette situation ironique.

« La décision des indignés est intéressante, m’a écrit Michel Joseph. La société devrait peut-être s’en inspirer et restreindre ses services à ceux qui contribuent à leur financement.

« Puisqu’on peut supposer sans grand risque de se tromper qu’une majorité de ces indignés doivent se retrouver parmi les 40 % de la population qui ne paie pas d’impôts (qui d’autres pourrait camper en permanence au centre ville ?), ils risqueraient fort de souffrir de leur propre remède… et peut-être réviseraient-ils leur position idéologique ! »


FINIE, LA RÉCRÉ !

Pierre Degarie, un lecteur, va dans le même sens :

« Si je comprend bien le message des indignés, seuls ceux qui participent à leur événement devraient avoir droit à une ration de bouffe. Si je traduis cette action à l'échelle de notre société, ça voudrait dire que les gens qui ne paient pas d'impôts ne devraient plus être supportés financièrement par ceux qui travaillent !

« Selon moi, c’est la preuve que le temps est venu de mettre un terme à la récréation et d’obliger ces pseudo indignés à retourner jouer à Donjon et Dragon dans le sous-sol de leurs parents… »

Vraiment, personne chez les indignés de Montréal n’a vu l’ironie de leur position ?