23 Novembre 2011

Permalink 14:53 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 30 mots  

Lard interdit

Vous mettez du p'tit change dans votre cochon?

Arrêtez ça, c'est discriminatoire pour les musulmans...

Bientôt, on va demander à Lise Bacon et à Martin Cauchon de changer de nom...





Permalink 12:32 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 79 mots  

Une présence discrète

Dans sa nouvelle campagne de pub, le Parti québécois ne mise pas beaucoup sur l'image de Pauline Marois.

Le parti préfère mettre son équipe — et les points principaux de son programme — à l'avant-plan.

Le Parti Libéral fédéral avait fait la même chose avec Michael Ignatieff: sa photo n'apparaissait même pas sur l'autobus de campagne!

Quand ta propre gang évite de se faire trop voir à tes côtés, ça regarde mal...





Permalink 12:27 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 204 mots  

Goûter son propre médicament

Ainsi, le ministre de la Justice Jean-Marc Fournier s'est rendu à Ottawa pour demander à Stephen Harper de revoir son projet de loi sur la criminalité et les jeunes contrevenants (C-10).

Il est revenu bredouille.

"Le gouvernement fédéral m'a dit que je pouvais venir discuter, mais ce n'était que pour gagner du temps", a-t-il dit aux journalistes.

Le ministre s'est dit déçu et frustré de n'avoir pas été entendu par le gouvernement Harper, de s'être cogné le nez sur une porte fermée et d'avoir été accueilli par une fin de non recevoir...

C'est plate, hein, monsieur Fournier de ne pas être entendu par des politiciens?

Eh bien, "join the club", comme disent les Anglais, car c'est EXACTEMENT comme ça que les Québécois se sont sentis lorsqu'ils ont demandé PENDANT DEUX ANS au Premier ministre Charest de mettre sur pied une commission d'enquête publique sur la construction.

On ne nous a pas écoutés... Et on nous a opposé une fin de non recevoir, sous prétexte qu'on était dans le champ et que le gouvernement avait raison...

Vous venez de boire le sirop que vous nous avez servi au cours des deux dernières années.

Savourez.







Permalink 12:12 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 589 mots  

Liberté d'expression: jusqu'où?





A-t-on le droit de tenir publiquement des propos qui vont à l’encontre de l’opinion de la majorité ?

Peut-on dire, par exemple, qu’on est contre l’homoparentalité, contre l’avortement ou contre le sexe avant le mariage ?


UN CONGÉDIEMENT CONTESTABLE

Comprenez-moi bien : ce ne sont pas des positions que je défends.

Personnellement, je suis pour le fait que les gais adoptent des enfants, pour le libre choix en matière d’avortement (du moins, en début de grossesse) et pour le sexe avant le mariage, en autant que ça ne retarde pas trop la cérémonie…

Mais les gens qui ne partagent pas mes opinions ont-ils le droit de le dire ?

Je vous pose la question à cause de l’affaire Goddard.

Damian Goddard était commentateur sportif sur la chaîne canadienne Sportsnet (propriété de Rogers). En mai dernier, ce journaliste qui se définit comme un catholique fervent a écrit sur Twitter qu’il était contre le mariage gai.

Résultat : ses patrons, qui craignent la controverse comme la peste, l’ont congédié.


LA LIBERTÉ SELON VOLTAIRE

Goddard n’a pas dit qu’il fallait tuer les homosexuels. Il ne les a pas comparés à des malades mentaux ou à des cannibales, comme les deux barbus qui se sont pointés à Montréal récemment. Il n’a pas déclaré la guerre aux gais.

Il a juste dit qu’il croyait que le mariage était une institution qui devait être réservée aux hétéros.

Méritait-il de perdre son emploi pour cela ?

La liberté d’expression ne s’applique pas qu’aux gens qui pensent comme nous. Elle s’applique aussi — pour ne pas dire d’abord — aux personnes qui ne pensent PAS comme nous.

Comme l’écrivait Voltaire : « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »


PLAINTE OFFICIELLE

Vous me direz que je suis mal placé pour parler de liberté d’expression, étant donné que je critique souvent les islamistes.

Attention : il y a une marge entre dire qu’on est CONTRE le mariage gai, et clamer haut et fort qu’il faut BATTRE et TUER les homosexuels !

Ce n’est pas du tout la même chose !

La première affirmation est une opinion, alors que l’autre est un appel au meurtre et un discours haineux.

Damian Goddard (qui est maintenant porte-parole d’un organisme qui lutte activement contre le mariage gai) a logé une plainte auprès de la Commission des droits de la personne.

Je suis curieux de voir comment cette institution, qui penche généralement à gauche, va traiter sa demande. Va-t-elle aller dans le sens de la rectitude politique ambiante ou va-t-elle défendre son droit d’appuyer des idées impopulaires, pour ne pas dire archaïques ?

Devrait-on avoir le droit, en 2011, de dire, par exemple, qu’on est contre les mariages mixtes, même si c’est une idée totalement imbécile ?

Question délicate…


AVEC MOI, LE DÉLUGE

Si Goddard parlait de religion en ondes, on pourrait comprendre la décision de son employeur. Mais ça ne semble pas être le cas…

La semaine dernière, aux Francs-Tireurs, le maire de Montréal a dit qu’il croyait dur comme fer à l’Arche de Noé.

C’est bizarre.

Mais tant qu’il n’essaie pas de transformer le stade olympique en musée créationniste, je m’en fous…