14 Janvier 2012

Permalink 10:11 am, Richard Martineau / Franc-parler, 400 mots  

Fausse représentation

Je vous le jure, j’essaie d’échapper au cynisme, je me fais violence pour ne pas y succomber, mais c’est peine perdue.

Chaque jour, l’actualité me prouve qu’on a toutes les raisons du monde d’être désabusé de la politique.

Comme l’a déjà dit l’humoriste français Philippe Bouvard : « Le cynisme finit par être le comble de la franchise dans une société d’hypocrites. »


SAUTE-MOUTONS

Regardez les députés qui sautent d’un parti à l’autre.

Il me semble que si les électeurs de ton comté ont voté pour toi alors que tu portais les couleurs du parti Machin, c’est la moindre des choses que tu demandes leur permission avant de changer de parti, non ?

Moi, si je vote pour le candidat du parti Machin, c’est parce que je me reconnais dans le programme dudit parti. Je ne veux pas qu’une fois élu, mon député qui a profité de la popularité du parti Machin pour obtenir mon vote et faire de la figuration au Parlement change soudainement de chandail et se mette à appuyer le programme du parti Bidule.

Si je voulais appuyer le parti Bidule, j’aurais voté pour le candidat Bidule !

Me semble que c’est clair…

Quand tu te maries avec une belle blonde et que ta femme, après un an, décide de changer de sexe et de devenir un homme, t’as une maudite bonne raison d’annuler ton mariage, non ?

Eh bien, ça devrait être comme ça en politique.


AUCUN COURAGE

Malheureusement, ce n’est pas le cas.

Les députés ont le droit de changer d’équipe comme ils veulent sans demander la permission à personne.

Et toi, le cave, t’es pogné avec un député qui ne représente plus tes valeurs…

C’est comme si tu commandais une pizza dans un restaurant, et que le serveur arrivait en disant : « Finalement, on a décidé que tu mangerais de la lasagne. »

Et le pire est que ça nous parle de courage…

Courage mon oeil.

Si vous aviez un tant soit peu de courage et de probité, vous démissionnerez et vous vous représenteriez à une élection partielle avec votre nouveau chandail sur le dos.

Déjà qu’on se fait fourrer quels que soient les résultats des élections, peut-on au moins choisir la couleur du dildo ?



Permalink 10:10 am, Richard Martineau / Franc-parler, 177 mots  

Les grands enfants (suite)

L’autre jour, je disais que j’étais découragé de voir des adultes lire des romans jeunesse.

Un auteur de roman jeunesse m’a écrit pour me dire que c’était honteux que je dénigre les artistes qui, comme lui, ont décidé de s’adresser aux jeunes.

Je ne dénigre pas ce que vous faites, monsieur. J’ai énormément de respect pour les artistes jeunesse.

Par exemple, je trouve que Shilvi (Sylvie Dumontier) est l’une des grandes artistes du Québec, toutes catégories confondues. Pas de farce, je suis sincère.
Ses tounes sont brillantes, la façon dont elle jongle avec les mots m’impressionne, ses albums (que j’écoute en boucle avec mon p’tit de trois ans « zédemi ») constituent de vrais petits bijoux.

Mais écouter les CD de Shilvi tout seul dans mon char quand je roule sur la 20 ?

Euh, non, merci. Ça ne m’est jamais passé par la tête.

Il y a un âge pour chaque chose, et une chose pour chaque âge…