24 Janvier 2012

Permalink 15:24 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 199 mots  

Le "contexte culturel"

Nouvelle de l'Agence QMI concernant le procès Shafia:



L'avocat de Mohammad Shafia a demandé aux jurés de prendre en considération le facteur culturel dans leur analyse des faits, relevant que l'essentiel du procès s'est déroulé en dari, la langue maternelle des accusés. L'avocat a estimé que ne connaissant pas cette langue et ses intonations, le jury ne maîtrisait pas forcément les codes permettant de différencier les nuances de certains témoignages, comme le sentiment de tristesse ou de colère.

Jouant une nouvelle fois la carte culturelle, Me Tremp a également rappelé que, pendant le procès, un expert avait expliqué que dans la culture afghane, il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre, car un homme fâché peut dire, sous le coup de l'émotion, des choses qu'il ne pense pas réellement.




Quand un Québécois de souche dit qu'il va tuer son fils, il faut prendre ses propos en considération.

Mais quand c'est un membre d'une communauté culturelle qui lance ce genre de menaces, il faut remettre ses propos dans "leur contexte culturel"...

Avons-nous une poignée dans le dos, bordel?




Permalink 15:17 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 111 mots  

Question quiz

Lu dans Le Journal de Québec:




Gilles Duceppe ne semble pas avoir enfreint les règles de la Chambre des communes en puisant à même son budget parlementaire afin de rémunérer durant sept ans le directeur général du Bloc québécois.

Voilà ce qu'avance Le Devoir, mardi, déboulonnant ainsi la nouvelle de La Presse qui a plongé, samedi, l'ancien chef bloquiste dans la tourmente le forçant à renoncer à un retour en politique à la tête du Parti québécois, lui qui semblait plébiscité par les sondages.




Question: pourquoi Duceppe ne s'est-il pas défendu et a-t-il jeté la serviette aussi rapidement, alors?



Permalink 07:15 am, Richard Martineau / Franc-parler, 561 mots  

Questions, questions

Je me pose plusieurs questions, aujourd’hui.

Des questions qui me turlupinent et auxquelles je n’ai pas de réponses…


LIBRE COMME L’AIR

Prenez l’affaire Davidson, la « taupe » du SPVM qui voulait vendre une liste de noms d’agents infiltrateurs à divers groupes criminels…

Je ne veux pas tomber dans les théories du complot, j’ai ce genre de trucs en horreur, mais vous ne trouvez pas ça bizarre que la police ait appris que Ian Davidson s’était réfugié dans un Best Western de Laval seulement quand on a trouvé son corps ?

Il n’était pas suivi ?

Il me semble que si tu sais qu’un gars a tenté de vendre des infos aussi sensibles à la mafia, tu surveilles ses moindres faits et gestes, non ?

Êtes-vous en train de me dire que des policiers ont arrêté Ian Davidson en octobre, qu’ils l’ont interrogé, puis qu’ils l’ont libéré dans la nature sans surveiller ses allées et venues ?

Désolé, mais j’ai de la difficulté à croire ça…

En fait, je ne le crois pas du tout.

Le gars était en possession d’infos hyper confidentielles et on lui aurait dit : « Fais attention à toi, Ian, bonne chance et à la prochaine » ?

Voyons !


UNE MORT QUI TOMBE BIEN

Comme l’écrit Normand Lester sur son blogue hébergé par Yahoo :

« Comment se fait-il qu'on était au courant depuis le mois d'avril de la trahison de Ian Davidson et qu'il était toujours en liberté ? Pourquoi ne l'a-t-on pas arrêté si on a saisi dans ses valises des documents compromettants ?

« Pourquoi a-t-il été relâché puisqu'on savait depuis des mois qu'il possédait des informations qui pouvaient mettre la vie de centaines de personnes en danger ? »

Maudites bonnes questions, qui mériteraient une enquête en bonne et due forme.

Je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais j’ai l’étrange impression que la mort de Ian Davidson arrange beaucoup de monde.

Dont la police…


GILLES « CHOKEUX » DUCEPPE

Autre question qui me tarabiscote : voulez-vous me dire pourquoi Gilles Duceppe a jeté aussi rapidement la serviette ?

Lui qui est aussi combattif…

Oui, c’est vrai, on l’a accusé d’utiliser des fonds publics pour payer le salaire de son organisateur en chef.

Mais, entre vous et moi, on a vu pires malversations dans le monde politique au cours des dernières années. L’ex chef du Bloc aurait pu se défendre tout en faisant son petit bonhomme de chemin au PQ. C’est un grand garçon, il peut marcher et mâcher de la gomme en même temps.

Les gens lui auraient probablement pardonné.

Mais non, il a tout de suite décidé de se retirer de la scène politique pour « laver sa réputation ».

Vous croyez ça, vous ?

Pas moi. J’ai l’impression que Gilles Duceppe attendait un prétexte pour accrocher ses patins.


LA VICTOIRE DE PAULINE

Il a peut-être compris qu’il n’avait aucun appui au sein du PQ, sauf celui du SPQ libre, un groupuscule gauchiste qui est une sorte de succursale non assumée de Québec Solidaire.

Alors il a tiré la plogue, pour aller « laver sa réputation » à temps plein.

Ce qui laisse Pauline Marois au volant du PQ.

Et François Legault mort de rire…