16 Février 2012Pour votre information
La députée Fatima Houda-Pépin aux Francs-Tireurs, sur les accommodements déraisonnables et la naïveté de l'Occident face à la montée de l'intégrisme musulman...
(Vous pouvez aussi aller sur le site de Point de bascule)... Réponse de Bernard Drainville
Réponse de Bernard Drainville, député péquiste de Marie-Victorin, à mon entrée précédente sur Pauline Marois et la mort du registre des armes à feu...
La tragédie de Polytechnique s'est déroulée le 6 décembre 1989. Le registre des armes à feu, quant à lui, a été créé par une loi en 1995. On ne peut donc dire « que dans ce cas-là, le registre était totalement INEFFICACE », puisque le registre n'existait pas. Mais de toute façon, là n'est pas la question. Mme Marois a mentionné le nom des 14 jeunes victimes de Poly pour une raison très simple : après la mort tragique de ces 14 femmes, leurs parents, leurs amis et ensuite la société civile se sont mobilisés pour que soit mis sur pied un registre des armes à feu. D'ailleurs, je t'invite à prendre connaissance du reportage de TVA qui cite la mère d'Anne-Marie Edward, Suzanne Laplante-Edward, qui parle du vote d'hier soir: « C'est le soir le plus triste depuis le 6 décembre 1989 quand nous avons perdu notre fille. » C'est pour cette raison que nous avons mentionné leurs noms. Car il faut sauver le registre par nécessité, parce qu'il sauve des vies, mais aussi parce que nous avons un devoir de mémoire. Bernard Drainville Député de Marie-Victorin _________ Ma réplique: Je comprends la tristesse des parents des victimes de Poly. Mais il faut aussi prendre les faits en considération. Non seulement Marc Lépine a-t-il commis ses meurtres avec une arme semi-automatique obtenue légalement, mais il avait obtenu un permis d’armes à feu émis par la Sûreté du Québec. Étant donné que Lépine n'avait jamais eu de problèmes avec la justice, et qu'il n'était pas dans le "radar" des policiers, un registre n'aurait malheureusement rien changé à ce qui s'est passé... La démagogie de Pauline Marois
Afin de protester contre la mort du registre des armes à feu, Pauline Marois a lu à l'Assemblée nationale le nom des 14 victimes du massacre de Poly.
Or, l'arme utilisée pour commettre ces meurtres ÉTAIT ENREGISTRÉE!!!! Preuve que dans ce cas-là, le registre était totalement INEFFICACE. L'art de se mettre le doigt dans l'oeil... Comme quoi quand c'est le temps de tirer sur les Conservateurs, tous les coups sont permis... Non, rien de rien, il ne regrette rien
Un prof de musique censure une chanson d'Édith Piaf car on y entend le mot "Dieu"...
Dieu que c'est ridicule... La preuve que beaucoup de gens ne comprennent absolument pas le concept de laïcité... Ce n'est pas interdire l'utilisation du mot DIEU en public, voyons! Sinon, il faudrait rebaptiser l'hôpital Hôtel-Dieu! Le pire est que la Commission scolaire a appuyé le prof en question. Preuve que les gens qui y travaillent ne sont pas tous des génies... La paix à tout prix
Je suis sûr que si la CAQ baisse dans les sondages, c'est parce que François Legault a dit qu'il allait réouvrir les conventions collectives des profs et des médecins, et au Québec, on n'aime pas la chicane...
On veut la paix sociale, quel qu'en soit le prix... Des manifs, des marches, des grèves? Ça nous fait peur. Alors on vote PQ ou PLQ, deux partis qui ne veulent pas faire de vagues et qui ne veulent rien changer... À n'y rien comprendre
Avez-vous vu le sondage Léger Marketing publié dans Le Journal de Montréal?
Hallucinant… La CAQ que la population mettait en tête est rendue troisième, et le PQ que tout le monde disait mort est remonté... L’électeur moyen québécois est le plus imprévisible au monde. Il agit comme une poule pas de tête et a la capacité de concentration d’un écureuil sur un double espresso… Tous les experts, aujourd’hui, se grattent la tête en prenant des Advil... Même Jean Charest, le PM le plus impopulaire de l’histoire du Québec, est en train de se faufiler ! On parle beaucoup des bouleversements climatiques. Ici, on vit des bouleversement politiques sans précédent, on passe de l’hiver à l’été en deux jours... C’est comme si la population au complet était en PMS, on ne sait plus ce qu’on veut, on court dans toutes les directions... Comment se tirer dans le pied
L’autre jour, dans une chronique qui m’a valu une volée de bois vert de la part de certains lecteurs (et une quasi menace d’excommunication de la part de certains tenants de la droite, qui n’ont pas accepté que je déroge de la ligne officielle du « mouvement »), de disais que j’éprouve beaucoup de respect pour les éducateurs et les éducatrices qui travaillent dans les garderies.
« Ils ne font pas qu’occuper les enfants, écrivais-je, ils les consolent, les écoutent, les encouragent, les encadrent, les aident à grandir… » ÉTIRER L’ÉLASTIQUE Hier soir, on apprenait que les éducateurs affiliés à la CSN avaient décidé de suspendre les prochaines journées de grève prévues pour donner une dernière chance aux négociations. Tant mieux. Mais si les éducateurs n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, que vont-ils faire ? Vont-ils de nouveau sortir dans la rue et prendre la population en otage ? Si oui, pensent-ils vraiment que ça va les aider dans leur cause ? Croient-ils que les parents vont les appuyer le sourire aux lèvres et leur faire des « Hi Five » quand ils vont les croiser dehors, avec leurs pancartes ? Non : la population va juste mettre davantage de pression pour que le gouvernement (qui s’est traîné la patte dans ce dossier) sorte une loi spéciale de sa poche et oblige les éducateurs à retourner au travail. UN SABOT DE DENVER Dans Les fonctionnaires contre l’État, un essai percutant sorti en France l’année dernière, Agnès Verdier-Moliné, vice-présidente de l’Institut français pour la recherche sur les administrations publiques, affirme que les fonctionnaires forment un véritable contre-pouvoir, une sorte de « sabot de Denver » qui, à force de défendre aveuglément et obstinément le statu quo, paralyse le gouvernement et empêche toute réforme. Elle parle bien sûr de la France, mais son analyse vaut pour la plupart des pays occidentaux. « Ces hommes et ces femmes sont censés servir l’intérêt général, écrit-elle, mais leur lobby est devenu tellement puissant qu’il a fini par se retourner contre l’État. « Les fonctionnaires qui défendent leur statut à vie et leurs taux de cotisation privilégiés n’ont pas conscience de faire financer leurs retraites par les autres… » GRÈVES À RÉPÉTITION Vous imaginez ce qui va se passer le jour où le gouvernement va finalement décider de s’attaquer aux droits acquis de professeurs, des médecins ou des cols bleus ? L’enfer. Des dizaines de milliers de fonctionnaires vont descendre dans la rue. Sans oublier les associations étudiantes et les organismes communautaires qui prétendent parler « au nom de la population » (alors que tout ce que veut la population est de pouvoir continuer à travailler en paix sans se taper des grèves à répétition du secteur public). Ça sera une lutte à finir : dans le coin droit, l’État, dans le coin gauche, la fonction publique. De quel côté va pencher la population, selon vous ? Du côté des fonctionnaires qui sont payés à même nos impôts et qui jouissent d’une protection dont ne peuvent même pas rêver les travailleurs du secteur privé ? Ça me surprendrait… Les temps ont changé, gens de la fonction publique. « Time to wake up and smell the coffee… », comme disent les Anglos.
|
Richard Martineau est chroniqueur au Journal de Montréal.
Pour lui écrire, cliquez ici! Pour lire sa biographie, cliquez ici! Pour lire ses chroniques, cliquez ici! 10 derniers articles10 derniers commentaires
Archives
Participer au blogueRechercherAutres blogues |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
