26 Février 2007

Permalink 17:53 pm, Richard Martineau / Franc-parler, 614 mots  

Le mystère Québec

La scène politique regorge de mystères.

Le mystère Boisclair — pourquoi autant de Péquistes critiquent leur chef alors qu’ils l’ont élu?

Le mystère Dion — pourquoi autant de Libéraux fédéraux critiquent leur chef alors qu’ils l’ont élu?

Et le mystère Québec — pourquoi Mario Dumont et son discours néo-conservateur sont si populaires à Québec, alors qu’ils se cassent les dents à Montréal?

Afin de résoudre cette énigme, qui laisse les résidents du Plateau pantois, je suis monté dans l’autobus du Journal en direction de la Vieille Capitale.

Le fossé

Joanne Marcotte et Denis Julien ont écrit, produit et réalisé le documentaire L’Illusion tranquille, qui est à la pensée néo-conservatrice québécoise ce que Fahrenheit 9/11 de Michael Moore est au mouvement anti-Bush.

Selon eux, c’est simple : si les résidents de Québec se montrent si sensibles au discours de Mario Dumont, c’est que l’État, pour eux, n’est pas une présence abstraite et théorique, mais une réalité qu’ils côtoient quotidiennement.

« Nous, le gaspillage, on l’a dans la face à longueur de jour, de dire Joanne Marcotte. Beaucoup de résidents de Québec travaillent dans la fonction publique. Les dépenses inutiles, le temps perdu, le manque de productivité, la gestion irresponsable des fonds publics, le copinage, les renvois d’ascenseurs, tout ça fait partie de leur paysage quotidien. Ils ne font pas seulement qu’en entendre vaguement parler : ils le voient! Veux, veux pas, vient un moment où ça te tombe sur le coeur… »

« Et à Québec, il existe une grande dichotomie entre les travailleurs du privé et ceux du secteur public, renchérit Denis Julien. Nous avons tous un beau-frère qui travaille pour l’État et qui a un fonds de pension confortable et d’excellentes conditions de travail, alors que dans le privé, tu rames comme un fou. Tu as de la misère à mettre de l’argent de côté pour tes REER alors que les privilégiés du système profitent de leur retraite dorée (qu’ils se sont payée à même tes taxes et tes impôts) pour faire de la marche rapide sur les Plaines et aller au cinéma l’après-midi. Tout ça finit par créer un sentiment de frustration et d’injustice… »

Une ville à deux têtes

David Desjardins, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Voir Québec, abonde.

« Québec est une ville schyzophrène, explique-t-il. D’un côté, tu as les fonctionnaires qui se la coulent douce et qui nagent le vent dans le dos, et de l’autre, les travailleurs du privé qui tirent le diable par la queue. Ce fossé est inscrit dans la géographie même de la ville : il y a la Haute-Ville, pour les notables, et la Basse-Ville, pour le peuple… »

Pourtant, n’était-ce pas l’une des promesses de Charest, éliminer le gaspillage et gérer les fonds publics de façon responsable?

« Oui, mais il ne l’a pas fait, répond Denis Julien. Monsieur Charest aurait pu repenser le système au grand complet, mais il s’est contenté de le gérer. Beaucoup d’électeurs trouvent qu’il manque de courage et qu’il a dilapidé sa crédibilité en menant des combats inutiles, comme ceux du Suroît et du Mont Orford… »

Bref, si les gens de Québec flirtent avec Mario, c’est qu’ils sont déçus de Jean Charest et qu’ils associent le PQ à un État obèse, lourd et coûteux.
Permalien 19 commentaires Bookmark and Share

Commentaires:

Commentaire de: Jesse Leveille
eh bien. C'est une bonne analyse et moi j'ai un autre mystère. Pourquoi tout le monde qui vote pour l'ADQ ou qui veulent voté pour eux justifie pourquoi ils ne veulent pas voté pour les autres au lieu de dire pourquoi ils votent ADQ. Je comprend pas pourquoi il faudrait faire un vote de charité. Est-il possible qu'un partie de droite représente les intérêts collectif québécois? Je veux dire je ne parles pas d'un partie d'extrême droite, mais d'une idée de centre droite honnête et crédible? En tout cas j'ai bien hâte de voir des gens qui donne des choses positive a dire sur Mario Dumont.
Voici mon wet dream; ''un gouvernement minoritaire Adéquiste avec une balance du pouvoir Québec solidaire'' là il y aurait une vraie remise en question des deux autres partie et un vrai débat de société.
Permalien 2007-02-26 18:26:48
Commentaire de: robert lavigne
drole comme quand on vis dans le gaspillage on le conteste mais on le tolere....je pense plutot que les gens de quebec en général veulent se distinguer des gens de montréal en votant a tout prix différement de la grande ville......petite politique de petit village...il est vrai qu avec dumont leur taux de chomage vas augmenter..........ils auront tout leurs temps pour chialer contre le gouvernement pour les coupures dans la fonction publique a ce moment la........mais ca n arriveras pas......dumont auras peu etre 10 conté et 20% du suffrage........pas beaucoup plus...belle analyse des gens de quebec par M.Desjardins....
Permalien 2007-02-26 18:47:36
Commentaire de: Pierre Lemieux
Permettra-t-on au p'tit fonfon de la capitale que je suis de nuancer le propos suivant: " les privilégiés du système profitent de leur retraite dorée (qu’ils se sont payée à même tes taxes et tes impôts)".

Dans les faits, la caisse de retraite des fonctionnaires se finance avec les milles dollars annuels qui sont prélevés sur la paye pendant que l'État employeur prend congé de participation au régime de retraite depuis belles lurettes.

La différence entre un "privé" et moi, c'est qu'on ne me laisse pas le choix de mettre de côté une partie de ma paye pour financer ma future retraite: on le fait à ma place avant même que j'ai vu la couleur de mon chèque de paye.

Autre point: c'est vrai que la fonction plublique c'est gros, c'est vaste et c'est compliqué. Et c'est justement pour ça qu'il faut éviter les généralisations du genre "ils gagnent en moyenne 50 000 $" comme on a lu la semaine dernière dans les quotidiens de Québécor.

Ainsi, il y a plusieurs syndicats dans la fonction publique québécoise et dans celui qui représente 40 000 salariés la moyenne salariale est d'environ 33 000$. Saviez vous que le type ou la fille qui vous explique votre rapport d'impôt au téléphone gagne aux alentours de 32 000$.

Alors quand on entend à la radio des animateurs du matin "défendre" le "p'tit salarié du privé qui peine à payer la grosse vie des fonctionnaires avec ses impôts enlevés à la source sur son pauvre 35 000 $", on rage.

Le hic, c'est que devant la nécessité de raccourcir sans cesse les manchettes à X nombre de lignes dans le journal ou à X nombre de secondes dans l'électronique, les journalistes on pris une raccourci facile pour décrire ce qui se passe dans la fonction publique: on ne parle pas des "professionnels" ou des "analystes" du gouvernement (un autre syndicat à part d'environ 20 000 membres), ni des hauts fonctionnaires, ni des cadres, ni des commissaires, ni des actuaires du ministères des finances. Non non non. Ça étirerait la phrase qui prendrait trop de place. On préfère se rabattre sur le seul et même mot: on va dire "UN FONCTIONNAIRE a décidé". Wow! Et on martèle le mot "FONCTIONNAIRE" à chaque bulletin de nouvelle de telle sorte que le citoyen moyen s'imagine que son voisin qui est agent de bureau à 29 000$ au gouvernement gagne deux fois plus.

Un dernier point: les "p'tits" fonctionnaires ne sont pas des créatures éthérés qui se matérialisent au bureau le matin ni une espèce qui de bibittes qui se reproduisent jusqye entre eux-autres. La pluspart de mes collègues ont un conjoint qui travaille...dans le privé. On connait donc les conditions du privé car on en reçoit des témoignages tous les soir à l'heure du souper...

Voulez un spécimen d'un des ces témoignages? En voilà un beau: "mon boss m'a dit que j'avais pas besoin d'augmentation cette année vu que j'ai un conjoint qui gagne cher au gouvernement..."
Permalien 2007-02-26 19:31:29
Commentaire de: El Vince
Désolé, mais ils sont tous dans les patates.

Premièrement, à Québec, on n'est pas 2 blocs séparés au couteau. Les goûts/intérêts de l'étudiant de l'université Laval, du fonctionnaire provincial, du travailleur d'usine ou du chauffeur de taxi de Québec sont tous bien différents.

Deuxièmement, la dochotomie haute ville/basse ville est vieille et dépassé. Des condos pas achetables, il y en a aussi à la basse ville de nos jours. Et de toutes façons la majorité de la ville reste en banlieue, et se sacre complètement de la basse ou la haute ville. C'est n'importe quoi ce qu'il dit le clown de Desjardins. Et pourquoi tu demandes un avis sociologique à un "rédacteur en chef"? C'est un brasseu de papier qui décide où seront les annonces dans un journal tellement mauvais qu'il est gratuit. Aussi bien demander à un chauffeur de taxi ou à un blogueur anonyme qui utilise "El Vince" comme nickname, ça a aucune crédibilité.

Pis finalement Rico, la base même de ton article ne tient pas debout: l'ADQ n'a jamais obtenu plus de 50% des votes dans la région; on ne peut pas dire qu'il est "si populaires à Québec". D'ailleurs aucun parti ne récolte 50% des voix dans quelque région que ce soit.

Quant à la foutaise des deux pseudos-documentaristes, c'est tellement loin de la réalité que ça ne vaut pas la peine d'y répondre.
Permalien 2007-02-26 19:50:02
Commentaire de: El Vince
@Pierre: Blah, la vérité est tellement plate, aussi bien inventer des histoires. C'est faux, mais au moins c'est divertissant.

Mais j'te comprends de t'insurger. Moi-même je suis au privé, et le gouvernement provincial m'a offert un emploi. J'ai refusé, mon salaire aurait baissé d'environ 30% pour la même job.

Michel Hébert du JdeQ gagne 250 000$ par année. Mais ils chiale pareil. Comme si c'était pas assez d'avoir sa retraite dorée au soleil.
Permalien 2007-02-26 20:00:10
Commentaire de: Carole Chouinard
Trop de personnes ont l'air d'oublier que les fonctionnaires aussi paient des impôts...

NON je ne suis pas fonctionnaire.

Oui, certainement, on pourrait sauver de l'argent en dégraissant.

Mais on dirait qu'aussitôt qu'on parle d'emplois syndiqués au Québec, y a du monde qui capote. Ils s'imaginent que c'est en n'ayant que des petites jobines à 8 piasses de l'heure que les Québécois vont s'enrichir? Certains, qui pourtant veulent faire de l'argent, sont ben contents d'en voir d'autres avec des emplois précaires et des salaires de Chinois... C'est à n'y rien comprendre.
Permalien 2007-02-26 20:03:53
Commentaire de: India G.
J'ai bien hâte de lire votre analyse du «Mystère Montréal» ! Car là-bas aussi, il y a quelque chose de bien plus mystérieux : leur obsession de voter juste bleu ou juste rouge et d'ignorer les autres options. Lorsqu'on voit que deux partis qu'on remet au pouvoir l'un après l'autre n'apporte aucun changement notable, c'est notre droit d'essayer autre chose. On l'a compris ici et les autres autour, commencent aussi à se réveiller. Il reste juste ceux-là de la grande île... mais c'est pas pour demain «l'éveil» !
Permalien 2007-02-26 20:21:50
Commentaire de: therese girard
Bravo M. Martineau, vous n'avez pas peur de dire ce qu'il faut sur les partis politiques. Question à poser à Boisclair. LE cANADA A LUTTÉ 3 ANS POUR RÉGLER la crise du Bois d'oeuvre, par 3 fois, un jugement a été favorable au Canada, 3 fois Bush a dit non. Que ferait notre petit pays indépendant avec ses 8000h pour lutter contre les USA et que dire de la mondialisation
Permalien 2007-02-26 20:37:48
Commentaire de: Nelson Roy
Y'a pas de mystère à Québec, arrêtez donc de chercher...

Le vote adéquiste est à mon avis autant un vote de conviction (je vote par conviction) qu'un vote de protestation (les bloquistes, au fédéral).

Votant par conviction, être un bon gauchiste, je voterais Québec Solidaire.

Actuellement, il n'y a que l'ADQ qui puisse faire en sorte que le prochain gouvernement soit minoritaire, et du même coup, responsable. Pas de gouvernement de merde pour les prochaines années.


Je copie-colle ma réponse que j'ai écrite dans un des billets précédent du blog de Martineau, à savoir: "Pourquoi voter ADQ?"

1. Je suis en faveur d'un remboursement massif de la dette, de façon plus prononcée que cette farce de "fond des générations", afin que dans le futur, il soit plus facile pour les payeurs d'impôts de financer les programmes sociaux dont les pauvres ont besoin. C'EST UN COUP À DONNER, AU PLUS VITE.

2. Je suis en faveur d'un système de santé mixte, dans lequel lorsque les médecins ont rempli leur quotas de chirurgies, limités par un budget, ceux-ci puissent opérer dans le privé, s'ils en ont envie.

3. Je suis en faveur d'une certaine déréglementation et débureaucratisation du travail, afin qu'il soit plus facile et moins décourageant pour les entrepreneurs de se démarrer une business.

4. Je suis pour le dégel des frais de scolarité.

5. Bien que les libéraux aient démarré le récent projet d'Hydro, l'ADQ attendait après ça depuis belle lurette. Nous sommes en faveur d'un développement très large de l'exportation de l'hydroélectricité afin de faire du Québec l'Alberta de l'est du Canada, sans les GES.

6. Je suis en faveur de la récente annonce de Mario Dumont de donner 5200$ par enfant de bas âge, par famille, afin d'aider à la natalité.

7. Supprimer les structures bureaucratiques et organismes gouvernementaux inutiles, entre autres les commissions scolaires, qui, semble-t-il, n'existent qu'au Québec.

9. Je suis partiellement contre l'interventionnisme d'État, au niveau économique et social.

10. Comme les libéraux l'ont fait, je suis en faveur de la concurence dans les services publics. L'ADQ prône cette position depuis longtemps. Nous sommes contre les monopoles d'État. Inclure la concurence dans les services publics fera en sorte d'en augmenter l'efficacité, comme dans toute bonne concurence. Personnellement, j'irais jusqu'à modifier la loi sur le travail afin que ça touche aussi les municipalités.

10. Je ne suis pas souverainiste.


En passant, l'ADQ n'a jamais promis de grosses baisses d'impôts alléchantes comme le PLQ l'a fait. Nous baisserons les impôts seulement si les finances publiques le permettent, c'est ce qu'on appelle gérer les finances de façon responsable.

Bonne journée
Permalien 2007-02-26 22:49:18
Commentaire de: Dunham Bush
Si les néo-conservateurs, comme vous les appelez, sont les seuls à prôner le démantèlement de structures désuètes et rendues inutiles, c’est bien dommage. Je me considère comme étant de gauche, mais je reconnais qu’il y a effectivement une modernisation de l’État québécois à faire. On a qu’à penser aux Régies régionales de santé, aux commissions scolaires, aux nombreux ministères que se chevauchent et aux secteurs de l’économie trop règlementés (par exemple l’industrie de la construction) pour se rendre compte qu’un État trop lourd, à notre époque, met en danger les acquis de la population en matière de services sociaux. S’accrocher à ces vieilles structures ne fait pas de nous des progressistes, mais des conservateurs. Les superstructures, comme les infrastructures ont besoin après un certain temps d’être remplacées et améliorées et il est bien dommage que seul l’ADQ ait le courage de l’affirmer. Il est aussi faux de croire que la social-démocratie ne puisse exister sans le fonctionnarisme. On sait trop bien que l’URSS s’est effondrée sous le poids de ses fonctionnaires et de ses apparatchiks et qu’une fois le communisme disparu, les plus corrompus d’entre eux sont devenu les capitalistes les plus sauvages. La Révolution Tranquille est la plus grande réalisation moderne du Québec et ce n’est pas de la jeter à la fenêtre qu’il faut, mais de l’améliorer pour lui permettre de survivre à notre époque. Pour faire cela, il faut bien commencer par se désendetter. C’est bien dommage, mais c’est la réalité.


Permalien 2007-02-26 23:59:00
Commentaire de: Eusebius 22
Il n'y a pas de grand mystère, si on fait exception de Montréal et sa grande périphérie, le reste du Québec a plutôt tendance à avoir des idées plus à droite...

Les gens ont aussi des motivations plus pragmatique, l'économie, le développement et la conservation font parti du quotidien des gens qui sont bien prêt à se débarrasser des deux grands partis qui ont peu aidé à l'amélioration de l'état des régions.

Dans la région de la métropole, on est toujours au prise avec l'éternelle dualité PQ vs PLQ/ fédéralisme vs indépendance. Ce qui s'explique par le fait que le problème de la langue y est manifeste, contrairement aux régions.

Les gens des régions aimeraient bien voir des gens qui leur ressemblent un peu... tout simplement!
Permalien 2007-02-27 00:04:55
Commentaire de: Nelson Roy
Et pour répondre à monsieur Lavigne, même si un gouvernement adéquiste réduisait l'État assez pour que beaucoup de fonctionnaires se retrouvent au chômage, cela n'aurait que peu d'incidence car la Ville de Québec est en plein emploi, taux de chômage très bas, les employeurs s'arrachent les cheveux de la tête pour trouver de la main d'oeuvre.


J'ajoute par rapport aux salaires privé-public que oui, peut-être que les salaires sont plus élevés au privé, mais nous ne jouissons pas de 4 semaines de vacances après une seule année d'embauche, et nous n'avons pas droit à ce qu'on appelle la sécurité d'emploi. Si nos employeurs n'ont pas de travail à nous donner, ils nous mettent à pied, avec possibilité de rappel, comparé aux employé municipaux et provinciaux qui ont une clause béton dans leur convention collective.
Permalien 2007-02-27 00:09:02
Commentaire de: Dunham Bush
En passant, le seul gouvernement qui a osé prendre des mesures pour éviter que la fonction publique fasse couler le Québec, c’est celui de M. Lévesque qui à l’époque de la récession du début des années 80 a eu le courage de diminuer leur masse salariale même s’il savait que cela lui coûterait sa prochaine élection. Alors ceux qui assimilent le PQ au fonctionnarisme se trompent souvent.

Permalien 2007-02-27 00:21:46
Commentaire de: Johanne Duguay
QUAND ALLEZ-VOUS DÉNONCER
LES ABUS ?

Si vous voyez du gaspillage, du copinage, de la dilapidation des fonds publics, qu'attendez-vous pour le dénoncer bon sang ? On veut des noms, des exemples pour que ça cesse. C'est bien beau de critiquer et de mettre tout le monde dans le même sac. Ou bien votre courage n'égale que votre indifférence ou bien vous en profitez comme tous le autres.
Permalien 2007-02-27 06:41:38
Commentaire de: jacques courcelles
Pourrait-on cesser de critiquer la fonction publique? À ce que je sache, le public et le privé sont ouverts à tous. Si vous avez fait votre choix, assumez-le.

Permalien 2007-02-27 12:16:20
Commentaire de: Eusebius 22
@ Johanne Duguay

En tête de liste des abus, il faudrait placer plusieurs syndicats!

Et ça, ça fait japper, car ça attaque les Québécois eux-même!

Regarde autours de chez toi Johanne, tu verras que la fraude, le travail au noir, le vol de matériel, la non productivité au travail, etc. sont monnaie courante au Québec, c'est presque culturel. Certains politiciens vont parfois simplement la même chose à plus grande échelle.
Permalien 2007-02-27 15:11:39
Commentaire de: Suzanne Lauzon
Le MYSTÈRE DUMONT:
Quand on demande aux Québecois si ils veulent les meilleurs soins de santé pour les riches, et s'il veulent être pogné à pagné un prix fou des assurances santé, ils répondent NON NON NON, pourtant il vote Mario. Ceci est un grand mystère.
Permalien 2007-02-28 08:52:55
Commentaire de: robert barberis
M. Martineau, votre article sur Québec qui souligne la montée de L’ADQ a été confirmé par le dernier sondage. C'était du bon journalisme et ceux qui vous ont traité de libéral ou d’adéquiste avaient tort. Ce sondage, c'est des mauvaises nouvelles pour Jean Charest. Dans la région de Québec, sur onze comtés, les libéraux en ont gagné neuf aux élections d’avril 2003. C'est donc les libéraux qui ont le plus à perdre. Dans des luttes à trois, tout peut arriver et même le Parti québécois peut gagner certains comtés. Notons que 49% des électeurs de la région de Québec sont plutôt insatisfaits et très insatisfaits du gouvernement Charest.
Sur Montréal, il faut savoir qu’à l’ouest de la rue St-Laurent, les anglophones et assimilés votent tous pour le parti qui va les garder dans le Canada, c’est-à-dire le Parti libéral. Les majorités obtenues par les candidats libéraux sont proportionnelles au nombre d’anglophones. Plus il y a d’anglophones, plus les libéraux ont de fortes majorités. C'est automatique. Les gens de la ville de Québec ont bien raison de trouver ça plate, mais c’est comme ça.
Puisque l’ADQ monte dans les sondages, j’ai une question à poser aux adéquistes qui participent à ce blogue en le lisant ou en écrivant. Le programme officiel de l’ADQ a un chapitre intitulé: Autonomie du Québec: s’affirmer sans se séparer. Pour renforcer l’autonomie financière du Québec, l’ADQ propose et je cite “l’instauration d’un seul rapport d’impôt pour les contribuables québécois”. Ma question aux adéquistes comme Eusebius 22: comment allez-vous y arriver? Expliquez-nous quels moyens vous allez prendre pour atteindre cet objectif presque souverainiste? Vous qui êtes tannés “de ces éternels conflits qui ne mèment nulle part” qu’allez-vous faire si Ottawa dit non? Et pourquoi Ottawa dirait oui. On est très exigeant pour ceux qui sont en faveur du projet souverainiste qui répondent aux questions des uns et des autres. C’est bien beau les slogans duplessistes comme l’autonomie, mais comment Mario Dumont arrivera-t-il à son objectif d’un seul rapport d’impôt pour les contribuables québécois? On attend la réponse avec impatience.

Robert Barberis, Vieux-Longueuil, 28 février 2007
Permalien 2007-02-28 17:24:47

Laisser un commentaire:

Vous désirez réagir à cet article?
au Passeport Canoë pour laisser un commentaire.
Vous pouvez également ouvrir une session avec votre compte Facebook pour entrer un commentaire.
Loading...